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Rue du monde : des livres pour interroger et imaginer le monde (entretien avec Alain Serres)

mardi 29 novembre 2011, par Greg

Quelle étrange idée de limiter son regard à ces produits bêtifiants qui ne relèvent en rien de la littérature, se privant, du même coup, de la fabuleuse forêt de découvertes littéraires qui est, dans notre pays, offerte aux pas aventureux des enfants ! Une forêt de livres où l’on appréhende le monde sensible dans sa complexité et ses contradictions. De vrais livres où, dès le plus jeune âge, l’enfant élabore son point de vue, confrontent ses doutes, ses hypothèses, projette sa personnalité en construction, se pense, cherche, apprend son métier de lecteur en lisant entre les lignes ou même entre le texte et l’image. Ce chemin de papier proposé aux enfants est bien celui de la littérature, loin de tout enfermement éducatif ou didactique, de toute démagogie ou condescendance.

Alain Serres, Lettre ouverte aux critiques engagés,
janvier 2011.

8 juillet 2011 : nous nous rendons dans les locaux de la maison d’édition
Rue du Monde, pour y rencontrer Alain Serres, son animateur.
Comme en témoignent les nombreuses recensions publiées dans la revue 1,
nous partageons avec cet ancien instituteur sa conception exigeante et subversive d’une littérature jeunesse qui cherche à « allumer un petit feu mais pas à donner
du tout cuit. » Il nous a raconté comment ses livres sont aussi des passerelles
entre le monde des enfants et des adultes, qu’ils soient enseignants ou parents.

« Les oiseaux ont des ailes, les enfants ont des livres »

La plupart de nos livres sont « tous publics », ils sont publiés y compris pour des adultes, pour que les parents puissent prendre du plaisir à les lire avec leurs enfants. Ils ne sont pas du tout formatés pour l’école, mais en même temps on espère que nos livres apportent du grain à moudre aux enseignants, mais de manière créative, pas pour les transformer en dictées. Et nous savons que nos livres sont extrêmement appréciés et utilisés dans le monde scolaire. C’est aussi pour ça qu’on est en relation avec les syndicats enseignants – de tous horizons – parce qu’on y rencontre des personnes sensibilisées, inventives et dynamiques.

Ce que nous évitons, c’est de faire des livres didactiques, nous voulons faire respirer le travail des auteurs et prendre les enfants au sérieux, nourrir leur réflexion et leur proposer une image du meilleur de ce que sont les adultes.

Nous travaillons autour de « l’esprit d’enfance », nous ne sommes pas des « faiseurs de bouquins markétés ». On se moque d’ailleurs de cette tendance, par exemple avec Le Petit ChaPUBron rouge (voir note de lecture) où le conte est entrecoupé de pages de publicités.
On aime se faire plaisir, on n’a de comptes à rendre à personne. Contrairement à ce qu’on croit, les maisons d’édition véritablement indépendantes sont rarissimes. Très souvent, un grand groupe se cache derrière. Et l’objectif est toujours la rentabilité. Nous, on garde ce plaisir de faire ce que l’on veut.

« Des livres pour interroger et imaginer le monde »

Nous voulons partager du sens avec les enfants, c’est fondateur. Dans une vie, on rencontre 5, 10 livres. Nous, nous voulons provoquer ces rencontres avec des figures réelles ou fictives.

Nous défendons, à travers nos publications, un esprit critique, humaniste, ouvert aux autres cultures. Il s’agit de poser des balises : quel adulte j’ai envie d’être plus tard ? Je m’inspire de ceux que je connais, mes parents, ma famille, mes oncles, mes profs, les stars de la télé, de la chanson, du sport… Nous, nous proposons autre chose, de belles rencontres comme avec Wangari Maathai la femme qui plante des millions d’arbres (Franck Prévot, Aurélia Fronty, voir la note de lecture), première femme africaine prix Nobel de la paix. Elle, elle plante des arbres et, parallèlement, impulse un mouvement d’émancipation pour les femmes.

C’était pareil avec Missak (Missak, l’enfant de l’affiche rouge, Didier Daeninckx, Laurent Corvaisier - voir la note de lecture) ou Mandela (Mandela, l’Africain multicolore, Alain Serres, Zaü). Il s’agissait de proposer aux enfants d’autres figures, et ne pas les laisser se projeter uniquement dans les stars [1]. Cette série, « Grands portraits », présente des « trajectoires de vie qui font grandir notre humanité ». Dans ces ouvrages, le soin a porté non seulement sur le texte mais aussi sur sa mise en forme et en scène. Avec Mandela, il fallait rendre compte de la durée du temps d’emprisonnement – vingt-trois ans – ce qu’on a fait avec le cahier central et la série de photos. On se souvient aussi que le livre commence en couleur, puis en noir et blanc et se termine par le retour de la couleur.

« Graines de mots » [2] : engagés mais pas militants

C’est un problème complexe, comment dire des choses sans « bourrer le crâne », nous voulons faire du beau, sans élitisme. Nous ne sommes pas militants, mais nous travaillons aussi autour d’un engagement culturel, un regard sur le monde. On s’interdit les « mauvaises » pratiques qui peuvent naître d’un certain militantisme, on veut être dans la créativité. Le côté didactique peut devenir terrifiant, même à partir des meilleures intentions du monde. On a cette vigilance de ne pas tomber dans les travers de l’éditeur militant. On a un regard sur le monde. Mais on n’a pas pour autant envie de faire des discours, et si Rue du Monde a réussi quelque chose, je pense que c’est à ce niveau-là : il n’y a pas de « Tu dois penser que… » « Il faut penser… ». Nous, on leur fournit un matériau très dense, très détaillé, très documenté et on raconte des histoires. À l’enfant de faire le croisement. Au final, il va peut-être retenir deux chiffres, une info, une image… On travaille les maquettes avec cet objectif. Par exemple avec Quand nous aurons mangé la planète (Alain Serres/ Silvia Bonanni) sur l’écologie. Ou encore Terrible (Alain Serres, Bruno Heitz), un livre qui épingle les « papas machos ». Nous, on chahute ça pour des enfants de 4 ans. On raconte ce qui se cache derrière ce loup noir et terrible. Le livre va être offert aux enfants de 30 000 écoles mexicaines, un pays qu’on qualifie souvent de « macho ».

« Romans du monde »

Ce point de vue engagé mais un peu décalé n’empêche pas de croiser l’actualité, d’entrer en résonance. Avec Sœur blanche, Sœur noire, Yves Pinguilly aborde l’oppression des femmes soumises aux puissants et aux riches. L’histoire débute dans la Bretagne du xix e siècle et se poursuit aux Antilles. Par deux fois le héros défend des jeunes filles – l’une blanche, l’autre noire – des abus des maîtres, en les mettant en parallèle, que ce soit en France ou dans les colonies. Forcément, aujourd’hui, ça rejoint l’actualité.

Il y a aussi parfois des moments où les thèmes proposés peuvent bloquer. Par exemple Je ne pense qu’à ça de Karim Ressouni-Demigneux, qui interroge la question de l’identité sexuelle et de l’homosexualité. Il est sorti dans notre collection pour collégiens (à partir de 11 ans), et n’a pas marché, alors que c’est un texte très fort. Son auteur (qui a également publié Ce matin, mon grand-père est mort, qui évoque la mort vue par un garçon de 10 ans et Je suis un gros menteur - voir la note de lecture, où le héros, Mohamed, d’origine marocaine, décide de faire croire à ses amis qu’il est juif), Karim, est une personne de caractère, ses interventions dans les collèges sont passionnantes. Lui, docteur en histoire de l’art, fils d’une bourguignonne et d’un Marocain, prône et défend un athéisme affirmé. Les gamins qu’ils rencontrent sont souvent ébranlés par le discours qu’il leur tient.

« Contre-allée », comment rêver le monde…

Un de nos rêves est d’ouvrir les enfants aux autres cultures, via des récits sur le sujet, par exemple la question des sans-papiers, très présente dans notre catalogue (avec des titres en partenariat avec RESF). Une collection d’albums « Coups de cœur d’ailleurs » propose des découvertes et des productions d’autres pays. Dans cette sélection on retrouve aussi un peu notre patte, avec des histoires venues de Pologne, Corée, Inde, Japon, Italie, Australie, Iran, etc.
C’est la même exigence qui nous a conduit, dans la série sur les poètes du monde (collection « Petits géants du monde ») ou Le Tour de Terre en poésie - voir note de lectureà toujours présenter le texte à la fois en français et dans sa langue d’origine (en chinois, portugais, anglais, russe, inuktitut, wolof, etc.).

Mais sur les traditions et les cultures, on apporte aussi un regard différent. On est souvent enfermant dans des cultures que l’on a tendance à vouloir figer. À la maman algérienne, on va toujours demander un couscous, pas un hachis parmentier. Au Mexique, il y a les enchiladas, que l’on met des heures à préparer. Alors, les jeunes femmes mexicaines d’aujourd’hui, ont adapté la recette et font autrement afin que ce soit prêt en quelques minutes et ça devient une nouvelle tradition. C’est aussi cet aspect-là qu’il est intéressant de montrer et de partager. On a le droit de faire bouger ses racines. Non aux traditions, oui aux racines.

« Cuisine, cuisines »

« Quand on a goûté un millefeuille bien illustré, on veut dévorer toute la vitrine de la bibliothèque ou de la librairie. » (Alain Serres)

Une cuisine grande comme le monde (Alain Serres, Zaü - voir la note de lecture) : « un livre qu’on a envie de manger », ça me fait plaisir votre formule. Notre collection de livres de cuisine repose sur trois originalités : un format hors-norme (très grand, pas les standards traditionnels), des recettes qui ne sont pas « illustrées » mais accompagnées d’images qui renvoient à l’idée de voyage, on veut exprimer quelque chose d’autre, on s’en fout de voir des lentilles en photos. Enfin, on parle de gastronomie à des enfants, on ne veut pas juste leur dire de faire des yeux avec des cornichons. Ce que nous proposons, ce sont des recettes ambitieuses. Et d’ailleurs, Une cuisine grande comme le monde est l’un de nos beaux succès avec plus de 50 000 exemplaires vendus.

« Histoires d’histoire » : comment sont choisis les livres

On reçoit beaucoup de projets : 2 000 par an pour 25/30 livres édités, avec beaucoup de choses très faibles, souvent très didactiques où les meilleures des intentions se révèlent parfois contre-productives.
Donc, nous sommes souvent à l’origine des projets, en sollicitant des auteurs, nous sommes alors moteurs, à la naissance des projets, comme avec l’Oulipo (Le petit Oulipo – Anthologie de textes, Paul Fournel), c’est nous qui sommes allés vers eux.

À l’origine d’un livre il y a souvent des gestes personnels, on reste dans le jeu intellectuel à deux. Rarement entre l’auteur et l’illustrateur, pas en même temps en tout cas. L’illustrateur doit amener une lecture libre. En tant qu’auteur je me posais aussi des questions sur la manière d’illustrer et il est bon que l’illustrateur apporte sa propre lecture. Même avec les « grosses signatures » on s’écoute.

Cannibale / L’enfant du Zoo (Didier Daenickx, Laurent Corvaisier - voir la note de lecture) : je me disais que ce serait bien que des CM1/CM2 puissent aussi accéder à cette histoire. Daeninckx en avait aussi le désir, en particulier suite à une rencontre avec des collégiens en Nouvelle-Calédonie, où une petite fille lui avait raconté sa propre histoire, son grand-père avait été troqué contre des crocodiles et emmené de force en Allemagne. Puis il avait été adopté par une famille allemande… Cette histoire l’avait beaucoup touché et il en fait ce récit d’amitié entre une petite fille et un enfant kanak lors de l’Exposition coloniale de 1931.

Pour Missak, je lui ai parlé de l’idée d’un album (c’était à l’époque de la sortie du film de Guédiguian, L’Armée des Ombres - voir la note) sans même savoir qu’il était en train d’écrire son roman. Je vais le voir et il me dit qu’il est en train d’écrire sur le sujet pour les adultes…

À la rentrée, on propose un livre sur le 11 septembre : Je ne m’appelle pas Ben Laden - voirla note de lecture, une « histoire d’Histoires » de Bernard Chambaz sur la vague d’islamophobie. Quand il m’a dit qu’il partait faire un tour des USA en vélo et qu’il finissait son périple le 11 septembre, au détour d’une conversation, on a eu l’idée de ce projet. On travaille souvent en tandem avec le créateur, c’est un peu une sorte de ping-pong.

Quant à moi, puisque je suis aussi un des auteurs du catalogue, je suis frustré de ne pas pouvoir écrire tout ce que je voudrais. J’ai aussi besoin du regard de lecteurs extérieurs.

Quelques projets... « L’atelier de l’imagination »

J’ai l’idée et l’envie de proposer un livre sur le printemps arabe, un petit roman qui serait porté par le sujet. C’est vrai que le Maghreb est peu présent – dans son actualité en tout cas – car on parle de la guerre d’Algérie, de la poésie arabe, avec une anthologie pour les tout petits.

On avance actuellement sur différents projets : un ouvrage sur la Commune, période oubliée de notre histoire, un autre sur le pédagogue Korczak, qui mettrait en lumière et en contexte toutes les facettes de ce personnage extraordinaire. Enfin, on a l’idée aussi d’un livre sur les soupes du monde.

Et puis, pour les 15 ans de Rue du Monde, on prévoit aussi de lancer un site internet. C’est un énorme boulot, surtout qu’on ne veut pas se contenter de simplement mettre le catalogue en ligne. On a des tas d’idées pour faire quelque chose qui nous ressemble vraiment.

L’histoire de Rue du Monde : « La Maison aux histoires »

On s’est construit quelque chose de dingue quand, il y a quinze ans on a démarré chez moi, petit instit, sans local, sans salaire… J’avais pris une année de dispo.

Je suis porteur d’une histoire, aussi. Un des premiers hommes instituteurs en maternelle, à Mantes-la-Jolie puis à Saint-Quentin-en-Yvelines. J’avais déjà publié une cinquantaine d’ouvrages, beaucoup de poésies dans la collection « Poèmes pour grandir » avec Jean-Pier­re Siméon Cheynes éditeur (www.cheyne-editeur.com). Je m’intéressais aux pratiques pé­­da­gogiques actives, j’adorais les voyages, je suis arrivé au moment de créer la maison Rue du Monde, avec une expérience un peu unique . Et puis me voilà, avec une centaine de livres écrits et 300 bouquins édités. Au départ, je n’avais pas d’argent : il faut 30 000 euros pour faire un livre, et on m’a dit il faut en sortir au moins 25 par an…

Alors, on a inventé autre chose, autour de conférences, d’animations… on a été les premiers à proposer ces animations avec les enfants. Ça va faire quinze ans en février 2012.

Pas d’emprunt, mon capital, c’était moi, et mon rapport au livre. J’ai lancé une souscription pour réserver les 4 premiers livres, on a trouvé 1 000 souscripteurs, c’était le seuil pour se lancer.

Et, coup de chance, le premier titre, Le Grand Livre des Droits de l’enfant (Alain Serres, Pef) a eu un bel impact. On avait organisé un débat au salon du livre de jeunesse de Montreuil, le livre a été achevé d’imprimer la veille au soir de l’ouverture du salon. Là-bas, on avait juste un mètre de stand avec un seul livre à proposer et juste une affiche… Pef est venu dédicacer. On avait proposé un débat avec l’Unicef, Pef et Jean-Pi­er­­­re Rosenzweig, le juge pour enfant. La­ sal­le était blindée… et on a vendu 300 exemplaires sur ce salon. Au début, on a envoyé le livre seulement dans les librairies spécialisées en littérature jeunesse. Ce n’est qu’un an après qu’on a trouvé un diffuseur distributeur, Harmonia Mundi.

« Pas comme les autres »

Notre chance, et notre charme, c’est qu’on n’est pas obligés de faire de la soupe pour compenser nos projets ambitieux. On a rencontré un public, par exemple avec Une cuisine grande comme le monde.
On a su aussi garder une éthique dans le domaine de l’édition, contraire aux principes dominants, et cela en accord avec le contenu des livres que l’on propose. Depuis quinze ans, tous nos livres restent toujours disponibles, réédités, aucun n’est parti au pilon, c’est quelque chose de très fort.

On n’a pas d’objectifs de rentabilité, le stockage coûte très cher, les retours des librairies aussi. Mais tout ça, c’est « pour l’instant ».
On a choisi aussi d’imprimer nos livres en France, on peut aller suivre le travail, nouer des liens avec les imprimeurs, rectifier…
Les grands éditeurs font ça en Asie, c’est 25 à 30 % moins cher. Nous, on préfère aller voir les gars, assister à certains calages, il y a une chaîne graphique en France très riche qui est en train de s’écrouler. On arrive encore à éviter d’imprimer en Chine, mais déjà il y a des choses qu’il n’est plus possible de faire ici car les machines ont été envoyées en Asie.

Nos livres sont donc soumis à un double surcoût : au moment de la fabrication et au moment de la vente, car le prix forcément plus élevé induit des méventes.

Mais c’est un respect du lecteur, c’est aussi important pour un enfant qui n’est pas excellent lecteur d’avoir un bel objet, plus lisible…
Il se fabrique chaque année 6 000 à 7 000 livres jeunesse. Aujourd’hui, quand un livre revient de librairie, les éditeurs le mettent directement au pilon pour économiser du traitement et du temps.

« Texte et plus », à propos de « l’entreprise » Rue du Monde

On n’est pas une entreprise autogestionnaire, mais une société lambda que j’ai créée, l’ambiance est artisanale, voire familiale [5 personnes travaillent avec Alain Serres] mais on est attentif à éviter les pièges de ce genre de micro-structure. Dès le départ j’ai voulu qu’on se cale – et même qu’on soit au-dessus de la convention collective du secteur de l’édition – pour nous c’était important. Même chose pour les contrats avec les auteurs ou les illustrateurs, on veut quelque chose de « clean ». Les auteurs sont payés chaque année sur les ventes. On essaye d’être en accord avec ce qu’on dit dans nos livres.

On arrive à dégager de bénéfices sur un an pour pouvoir lancer les trois ou quatre premiers livres de l’année suivante. Mais l’an dernier on est passé sous la ligne rouge, la crise, des livres coûteux, la baisse des crédits aux CDI, aux bibliothèques municipales…

Ça ne nous empêche pas de reconduire l’opération « été bouquins solidaires ». Pour deux livres vendus, un livre est offert à un enfant qui ne peut pas partir en vacances, en partenariat avec le Secours populaire. 5 000 mômes partent symboliquement une journée à la mer et on va leur offrir à chacun un livre. C’est beaucoup pour nous mais on y arrive.

On doit continuer à se battre, on compte sur les enseignants, les bibliothécaires… ■

(Propos recueillis et mis en forme par F. Spinner et G. Chambat).

Alain Serres

Alain Serres, ex-enseignant en maternelle, publie son premier album en 1982. Depuis, il a sorti une cinquantaine d’ouvrages chez de nombreux éditeurs, allant du premier album pour bébé de 18 mois au documentaire pour jeunes adolescents. Il écrit aussi des recueils de poèmes, des chansons, des pièces de théâtre, etc.
En 1996, Alain Serres décide de créer les éditions Rue du Monde afin de proposer aux enfants « des livres qui leur permettent d’interroger et imaginer le monde ». Il propose de nombreux ouvrages ayant traits aux droits de l’Homme et plus particulièrement à ceux de l’enfant.
(Source :http://www.printempsdespoetes.com)

Les recensions de Rue du Monde dans N’Autre école

- Il faut désobéir ! Zep et Daeninckx

- Je suis un gros menteur, Karim Ressouni-Demigneux

- L’enfant du Zoo, Cannibale, Le Retour d’Ataï, Didier Daeninckx

- Une cuisine grande comme un jardin, Alain Serres, Martin Jarrie

- Wangari Maathai, la femme qui plante des millions d’arbres, Franck Prévot

- Le ginkgo le plus vieil arbre du monde, Alain Serres

- Première année sur la Terre, Alain Serres et Zaü

- Didier Daeninckx : Missak, l’enfant de l’Affiche rouge, Avec le Groupe Manouchian : Les immigrés dans la Résistance, etc.

- Le petit chaPUBron rouge, Alain Serres, Clotilde Perrin

- Je suis un humain qui peint, Alain Serres et Laurent Corvaisier

- La Cité, Karim Ressouni-Demigneux

- Tous en grève, tous en rêve, Alain Serres et Pef

- Même les mangues ont des papiers, Yves Pinguilly et Aurélia Fronty,

- Les contes de l’olivier : Contes juifs et arabes réunis

- Eloa, quand est-ce qu’on s’en va ?, Franck Pavloff,

- Je ne m’appelle pas Ben Laden !, Bernard Chambaz et Barroux

- Le Tour du monde en poésie  : Anthologie multilingue de poèmes du monde

Notes

[12 Tous deux dans la collection « Grands portraits » qui présente « des trajectoires de vie qui font grandir notre humanité ».

[23 Les intertitres sont repris des noms des collections de Rue du Monde.

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