Un syndicalisme autogestionnaire et sans permanent

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« La technologie et le vivant : la fabrication de l’individu néolibéral »

Coorganisé par CNT-SIPMCS et le Collectif Malgré tout

lundi 15 mai 2017

Rencontre-débat, le 2 juin à 19 h 30, au local de la CNT, avec Miguel Benasayag, Jean-Michel Besnier et Bastien Cany. Coorganisé par CNT-SIPMCS et le Collectif Malgré tout.

Chaque époque a ses mythes. Et la nôtre n’échappe pas à la règle. Sa croyance centrale nous raconte la possibilité d’une vie sans limites, échappant aux exigences du corps et débarrassée de toutes formes de régulation. L’époque antérieure s’était achevée avec l’effondrement du mythe du progrès et du sens de l’histoire. Les techniques digitales dans leur alliance avec les technosciences se sont chargées de nous en fournir un autre, saturé et unique : le sens de l’augmentation.

À la grande promesse collective succède désormais la petite promesse individuelle d’une vie augmentée sur un mode purement quantitatif. Plus de performances, de compétences, d’argent, d’amis, de relations… À une condition toutefois : celle d’accepter de devenir cet idéal néolibéral d’homme sérialisé, sans histoire, sans qualités, qui apprend à désirer ce qui lui est utile et à administrer sa vie comme on gère un capital. « Tout est possible », affirme le nouveau scientisme postmoderne. Mais le prix à payer pour cette promesse de puissance illimitée est celui d’une déréalisation de la vie, d’une dérégulation de tout processus, de tout organisme. Face à elle, la tentation est grande aujourd’hui de regarder en arrière et de chercher dans un passé illusoire les racines d’un supposé ordre rompu. Ne voit-on pas ainsi monter, de manière quasi spéculaire, un monde des fondamentalismes religieux ou nationalistes et leurs limites sacrées mortifères ?

Comment agir face à ces deux intégrismes irrationnels aujourd’hui en guerre ? Quelle ligne de crête pouvons-nous aujourd’hui emprunter qui constituerait le terrain d’une alternative concrète, la base d’un nouvel engagement ? La constitution d’un contre-pouvoir autogestionnaire ne serait-elle pas la clé pour que le vivant et la culture reprennent la main, pour que nous redevenions des acteurs en situation et non plus des automates asservis ?

Coorganisé par CNT-SIPMCS et le Collectif Malgré tout
Ouverture des portes à 19 h
CNT, 33 rue des Vignoles, 75020 Paris, M° Avron/Buzenval

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