Un syndicalisme autogestionnaire et sans permanent

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Externalisation, sous-traitance

La sous-traitance est actuellement une tendance lourde de l’industrie. Cela permet de diviser les personnels, d’externaliser les conflits sociaux, d’accroître la pression salariale grâce aux intermédiaires sans en assumer les risques (grèves...). Nettoyage, restauration, certains services administratifs, journaux d’entreprise, etc. sont actuellemnt presque systématiquement sous-traités.

L’extrernalisation permet aux entreprises de se débarrasser de services auparavant intégrés, en les livrant à des sous-traitants, souvent des filiales de multinationales, qui en fait servent d’intermédiaire et sont spécialisés dans l’exploitation de travailleurs ultraprécaires. Ainsi, le salaire initial du travailleur intégré dans la boîte est partagé entre le salarié, le (ou les) intermédiaire (s), la boîte autrefois employeur direct.

Une phase intermédiaire gérée plus ou moins brutalement sert de « sas » et à faire accepter leur sort aux salariés et empêcher leurs collègues de se solidariser avec eux. Durant cette phase, les anciens salariés restent en place. Dans un second temps, ils sont dirigés vers la sortie. Au bout du compte, les employés précaires et sous-payés ont pris leur place (quand ce ne sont pas les mêmes !).

C’est pourquoi il est absolument essentiel de refuser toute externalisation : dramatique pour les salariés concernés, elle ne fait qu’annoncer une situation commune à tous les autres salariés. Seule la lutte solidaire peut empêcher ce processus, dont l’unique intérêt est de diminuer les coûts de fonctionnement pour augmenter les bénéfices versés aux actionnaires.