Un syndicalisme autogestionnaire et sans permanent

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Critique des médias

De nombreuses associations se sont spécialisées ces dernières années dans la critique des médias. L’Acrimed, Pour lire pas lu, plus récemment l’observatoire français des médias.

La concentration des médias aux mains d’empire financiers, amorcée dans les années 70, a en effet connu une accélération foudroyante, remettant radicalement en cause le rôle de la presse dans l’information. Ainsi, alors même que la presse semblait s’émanciper de la tutelle politique (chute des monopoles de la télévision et de la radio), elle tombait sous la coupe bien plus tyrannique de multinationales bien peu soucieuses d’information de qualité.

La critique des médias s’exerce égalemet sur les réseaux de « médiarques », ce « Parti de la presse et de l’argent » qui forme un clan lié aux pouvoirs politiques et économiques, profitant de la libéralisation et la défendant vigoureusement en condamnant les « archaïsmes » (syndicats...) et les « priviléges » (acquis sociaux). Pour lire pas lu, en particulier, dresse la carte des liens entre ces élites du journalisme liées aux classes dominantes et à leurs intérêts, bien loin de l’immense majorité des salariés.

Ces associations font un travail salutaire et extrêmement profitable. Même si nous pourrions leur reprocher d’isoler artificiellement les conditions d’exploitation dans la presse, c’est-à-dire une perspective syndicale, des dérives qu’elles dénoncent, tout étant intimement lié selon nous. On ne pourra faire une presse de qualité avec des précaires sous-payés. On ne pourra faire une presse indépendante si les salariés ne peuvent exercer un contrôle éditorial.