Syndicat interprofessionnel de la presse, des médias, de la culture et du spectacle

Un syndicalisme autogestionnaire et sans permanent

Coronavirus : soutien aux précaires !

La pandémie de Covid-19 qui frappe en ce moment l’ensemble de la planète oblige les industries de la presse, des médias, de la culture et du spectacle à prendre, à l’instar des organisations d’événements attirant un public important, des mesures de télétravail, de report ou d’annulation d’activités. La pandémie, parce qu’elle menace directement la vie des personnes à la santé la plus fragile, oblige l’ensemble de la société à en prendre la pleine mesure. Nous en prenons acte.

Cette crise sanitaire interroge une nouvelle fois le mode de développement qui a cours à l’heure actuelle. La libre circulation des marchandises à travers l’ensemble du globe, au mépris de toute logique écologique, est donc aussi un enjeu sanitaire. Mais elle interroge aussi le mode de répartition des richesses qui a cours en économie capitaliste. Les professions de santé qui doivent engager une bataille sanitaire pour sauver le plus possible de vies le savent déjà bien assez. Casser le système de soin hérité des luttes des travailleuses et travailleurs, comme l’ensemble des conquêtes sociales, pour permettre à chacune et à chacun de vivre protégé de la misère et de la maladie, c’est se trouver dépourvu quand arrive une crise sanitaire.

Pour nous, travailleuses et travailleurs de la presse, des médias, de la culture et du spectacle, cette crise sanitaire et les mesures de confinement ont aussi une autre traduction : les annulations de publications, de spectacles, d’événements peuvent être pour les plus précaires d’entre nous des pertes de piges, de prestations et de cachets. Sans aucune garantie qu’il ne s’agisse que d’un report d’activité. Pour des travailleuses et travailleurs économiquement fragiles, il s’agirait d’abord d’une perte sèche de salaire que bien peu d’entre nous peuvent se permettre, mais ce serait aussi la perspective de longs et difficiles échanges avec les services compétents pour le décompte des heures cotisées et le renouvellement de nos droits.

Pour ces raisons, nous exigeons  :
★ Le maintien des salaires, et donc des piges, prestations, CDD et cachets prévus ou la compensation intégrale par l’État ;
★ La déclaration par les entreprises des arrêts de travail pour garde d’enfants et du chômage partiel pour tous les précaires ;
★ Le report des dates anniversaires pour les intermittents et intermittentes et le maintien inconditionnel des indemnités chômage ;
★ L’annulation des décrets sur l’assurance chômage qui ont dégradé les conditions et les montants d’indemnisation.

Aux difficultés subies à des degrés divers par l’ensemble de la population ne doit pas s’ajouter, pour nous, une plus grande inconnue sur notre avenir économique. Cette réalité est partagée par tous et toutes les travailleurs et travailleuses en contrats précaires, dans tous les domaines d’industrie.

Que toutes les mesures soient prises pour contrer cette pandémie et protéger les vies des plus fragiles. Mais que les travailleuses et travailleurs précaires ne soient pas une nouvelle fois les variables d’ajustement du système. Plus que jamais, travaillons tous et toutes, moins et autrement. Sans oublier de se syndiquer, pour ne pas rester seuls face aux difficultés à venir !

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