CNT 66
RAPPEL Projection debat.

« Retour sur Ouvéa » un film à voir ! Retour sur la lutte du peuple kanak et la Kanaky

mardi 25 novembre 2008

Confédération Nationale du Travail CNT 66

H.L.M. st. Mathieu cour F – 39 rue des Rois de Majorque.
BP 90256 PERPIGNAN cedex 66002
Tel/Rep : 04 68 34 33 31 Permanence le Mercredi de 15 à 19 h.
e-mail : cnt.66 no-log.org site : cnt-f.org/cnt.66/

Projection debat.
« Retour sur Ouvéa » un film à voir !
Retour sur la lutte du peuple kanak et la Kanaky

Samedi 29 novembre 2008 à 16 heures au local de la CNT 66, projection-débat du film de Medhi Lallaoui « Retour sur Ouvéa », réalisé à l’occasion du 20e anniversaire de l’assaut contre les militants kanaks repliés avec leurs otages dans une grotte en mai 1988, assaut qui aboutira au massacre de 19 Kanaks (DVD de 70 minutes, Mémoires vives Productions).

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Projection debat.
« Retour sur Ouvéa » un film à voir !
Retour sur la lutte du peuple kanak et la Kanaky

Samedi 29 novembre 2008 à 16 heures au local de la CNT 66, projection-débat du film de Medhi Lallaoui « Retour sur Ouvéa », réalisé à l’occasion du 20e anniversaire de l’assaut contre les militants kanaks repliés avec leurs otages dans une grotte en mai 1988, assaut qui aboutira au massacre de 19 Kanaks (DVD de 70 minutes, Mémoires vives Productions).

Le climat est à nouveau tendu en Nouvelle-Calédonie, à ce jour toujours colonie française, sur fond de condamnations de syndicalistes à des peines de prison ferme dont le président de l’Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploités (USTKE), Gérard Jodar, à la suite du blocage de l’entreprise de transport Carsud (groupe Véolia) au début 2008 ; et de projets d’implantation d’une nouvelle usine de traitement du nickel à Goro (Province Sud) ce qui va à l’encontre du rééquilibrage du Territoire prévu par les Accords de Matignon de 1988, et surtout avec l’utilisation d’une méthode chimique qui va nécessiter l’importation de milliers de tonnes d’acide du Japon et va déverser des dizaines de milliers de litres de déchets toxiques tant dans la montagne que dans le lagon. C’est pourquoi il n’est pas inutile de revenir sur la lutte du peuple kanak depuis la « prise de possession » par la France en 1853 pour maintenir ses structures sociales, sa culture, défendre des droits et s’émanciper du statut colonial ; et plus particulièrement sur les luttes radicales initiées en novembre 1984 et aboutissant en juin 1988 à la « trêve » des accords de Matignon.

Le 22 avril 1988, à deux jours des élections régionales sur la mise place du « statut Pons » et son exclusion des indépendantistes de tous les domaines clés de la vie du Territoire et date du 1er tour de l’élection présidentielle opposant Mitterrand et Chirac, les Kanaks relèvent le défi en mettant en place des barrages sur la Grande Terre et en occupant la gendarmerie de Fayaoué (île d’Ouvéa). La panique des gendarmes présents aboutira à la mort de 4 d’entre eux et à la prise d’otages de 27 autres durant deux semaines. Le 5 mai, à trois jours du 2e tour de la présidentielle, environ 300 militaires des troupes de choc de l’armée française (présente avec 11 000 hommes sur le Territoire) donnent l’assaut de la grotte de Gossanah où sont retranchés les militants kanaks et leurs otages, et ce malgré des projets de sortie de crise sans effusion de sang. Le bilan de l’assaut sera de 2 militaires tués et de 19 Kanaks massacrés, perte énorme pour ce petit peuple d’environ 60 000 individus (ce qui équivaudrait à environ 200 000 morts à l’échelle de la population française).

Les survivants du massacre ont demandé à Medhi Lallaoui, réalisateur militant de films autour de la colonisation (massacre de Sétif en 1945, Octobre 1961…) et des lutes de l’immigration de réaliser le film « Retour sur Ouvéa » en hommage aux disparus pour le 20e anniversaire du massacre ; et Medhi leur a présenté en 1ère mondiale à Gossanah en mai 2008.

A l’issue de la projection, nous pourrons débattre de ces évènements, de la situation actuelle en Kanaky et des perspectives du futur, le référendum d’autodermination devant avoir lieu au plus tard en 2014.

Daniel Guerrier, ancien coprésident de l’AISDPK,
Association information et soutien au droit de peuple kanak,
avec à l’époque : Jean Chesneaux, historien (décédé en 2007),
Jean-Jacques De Félice, avocat (décédé en 2008)
et Alban Bensa, anthropologue spécialiste du monde mélanésien.


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Retour sur Ouvéa

25 novembre 2008
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