Après Tolbiac à Paris, lundi 23 février, les forces de police ont évacué l’université Paul-Valéry à Montpellier !

Montpellier. « 50 flics pour évaquer O étudiant »… Cette intervention survient sur un campus quasi désert, les vacances universitaires ayant débuté vendredi soir.

Paris. Évacuation de Paris 1 Tolbiac…. Dimanche 22 avril, la préfecture refuse toujours d’admettre un blessé grave. Il ne serait pas hospitalisé à Cochin…

La lettre du Front social : évacuation de Tolbiac : vérité pour les blessés ! 

Toutes les infos ici : https://paris-luttes.info/

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Les précaires de l’Education nationale poursuivent leurs actions. Nouvel appel à la grève pour le 3 et 22 mai 2018.

A Rennes, elles et ils se sont mobilisés le 19 avril  devant l’Inspection académique.

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Dimanche à la zad, jeudi à la grève : les convergences se construisent

                                     Jeudi 19 avril, 50.000 manifestant.e.s à Paris, la moitié  en tête de cortège… 300.000 au total avec les régions. A Rennes 2 , 3000 étudiant.e.s en AG ce matin : le record du jour !

Le tract de la CNT : Macron déraille !

Les infos du Front social : les rendez-vous du 19 avril

             La ZAD est partout !

Les syndicats CNT apportent leurs soutiens et appellent à des actions concrètes de grèves et d’organisations de mobilisations pour combattre et rendre visible la répression subie à Notre-Dame-des-Landes.

De nombreuses mobilisations sont prévues partout à l’initiative d’organisations diverses, et un appel à aller à Nantes et sur la ZAD est lancé pour ce samedi 14 et dimanche 15 avril.

La fédération CNT éducation se joint à cet appel. La terre est à nous !

samedi 14 – manifestation contre les expulsions de la zad à Nantes –
rendez-vous 16h30 place du cirque
 (RDV aussi dès 14h30 contre la politique antisociale de Macron)

- dimanche 15 – convergence sur la zad à 12h sur le chemin de Suez pour répondre sur le terrain à l’opération d’expulsion

Toutes les infos sur zad nadir.org

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Contre « Parcoursup » et les fachos… En solidarité avec la zad : blocages en hausse dans les facs… Prochaine journée nationale d’actions le 19 avril

Lire, pour la région parisienne, les dernières infos ici :

https://paris-luttes.info/

et / ou  la lettre du Front social du 13 avril…

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Violences policières à la fac de Nanterre

La CNT éducation dénonce les violences policières et relaie le texte des occupantes de la faculté.

Communiqué d’occupantes de Nanterre du lundi 9 avril

Ce matin, à l’Université Paris X Nanterre, a eu lieu une intervention policière lors de l’occupation des bâtiments de Sciences Sociales en réaction à la Loi Vidal, mais également à l’expulsion de la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes.

Après avoir été repousséEs sur le toit d’un bâtiment, la trentaine d’occupantEs ont dû attendre trois heures sous la pluie battante, sans vivres. Une négociation avec les policiers a commencé. Face aux dangers de chutes, ces derniers ne voulaient intervenir Au terme de ces trois longues heures, la police accède aux requêtes des étudiantEs : deux amphis sont mis à leur disposition, et on nous promet que la police quittera les lieux.
C’est alors dans une ambiance chaleureuse que toustes (soutiens présents et occupantEs) se retrouvent dans une salle pour faire une assemblée générale et déjeuner tranquillement. Dans la salle, une petite centaine de personnes se réunissent.
Aux alentours de 15h, les CRS reviennent à la charge et interviennent dans les espaces obtenus précédemment : les accès sont bloqués, et un cordon de CRS se forme à l’entrée de la salle occupée. Dans l’incompréhension la plus totale, on cherche à dialoguer avec elleux. Aucune réponse.
C’est à ce moment qu’une charge violente repousse les occupantEs dans la salle, certainEs sont compriméEs, proches de l’asphyxie.
Finalement, les CRS pénètrent dans la salle : tout le monde s’assoit, affichant notre pacifisme. On nous dit qu’aucun mal ne nous sera fait, si nous acceptons de nous rendre unE à unE, en laissant tranquillement notre identité être contrôlée. La raison : « on veut vérifier que vous êtes tous étudiants. »
A cela, nous répondons que c’est à l’administration que nous souhaitons nous adresser, non aux policiers. Cette demande sera ignorée, par la police, comme par l’administration qui ne réagira pas à cette intervention. Cette même administration ayant demandé la fermeture administrative de la faculté, et même de la bibliothèque universitaire alors même que nous sommes en semaine de révisions.
Le refus de donner nos identités est collectif.
Les CRS commencent à prendre de l’espace, resserrant petit à petit l’étau. Les occupantEs se retrouvent confinéEs au fond de la salle, tentant une chaîne humaine. Un premier petit groupe de CRS forcent quelques étudiantEs à sortir, certainEs sont soulevéEs par les cheveux.
La violence ne fait qu’augmenter graduellement : des charges de petits groupes de CRS s’attaquent aux étudiantEs assis par terre, sans défense. Ils ont des gazeuses à la main, et n’hésitent pas à donner des coups de pied dans le tas en gazant à bout portant. Toustes sont évacuéEs violemment, certainEs sont tiréEs par leurs écharpes, complètement étrangléEs.
Il ne reste plus qu’une quinzaine d’étudiantEs dans la salle. On crie : « On veut sortir, laissez nous sortir ! » mais les charges se succèdent.
En somme, plusieurs copainEs interpelléEs (une dizaine), beaucoup de blesséEs (blessures superficielles et graves).

Cette violence n’aurait pu exister si la présidence n’avait pas demandé d’intervention. Or, Mr Balaudé a ouvert grand les portes aux compagnies de CRS sans se soucier du sort de ses étudiantEs, enseignantEs et de son personnel.

Nous exigeons sa démission immédiate, il est intolérable qu’un président de faculté, qui plus est célèbre la commémoration de Mai 68 depuis le début de l’année, permette à la police d’intervenir avec une telle violence au sein même de sa faculté.

Nombreuses sont les images témoignant de la violence inouïe qu’ont subie les étudiantEs, professeurEs, personnel de la faculté de la part des quelques centaines de CRS .

Nous rejoignons l’appel des professeurEs de Nanterre à faire grève demain, en solidarité aux personnes mobiliséEs aujourd’hui.
Plus que jamais, il est impératif de lutter contre la Loi Vidal et contre l’inacceptable répression des forces de l’ordre dans les facultés.

Nous appelons à rejoindre l’assemblée générale organisée par les professeurEs et personnel de Paris X à la faculté de Nanterre en réponse à la répression policière et administrative qui s’est abattue sur les occupantEs, demain à 10h.

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      Lundi 9 avril : expulsions à la zad 

Paris, Belleville, le 9 avril

Communiqué et dernières infos à lire ici   : https://zad.nadir.org/

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Vers la grève reconductible avec les cheminots ?…

Contre « Parcoursup » et les fachos : journée nationale d’actions dans les lycées et le supérieur mardi 10 avril.

L’essentiel de l’actualité dans Classes-En-Lutte. Le numéro d’avril 2018 est là :  Avril 2018

Pour s’abonner à Classes En Lutte : écrire à  classesenlutte-owner@cnt-f.org

L’intersyndicale du 13è arrondissement de Paris a rédigé un appel argumenté et convaincant pour se lancer dans la grève en mai !

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Un demi millier de manifestant.e.s à Paris, 22 rassemblements en régions, cette journée contre la précarité dans l’Education Nationale est une réussite. Prochain rendez-vous de grève avec les cheminots le 3 mai.

A Rennes (35), rassemblement ce 5 avril devant le rectorat. Pour cause de calendrier scolaire, les précaires seront, à nouveau, dans la rue, le 19 avril.

Rassemblement à Foix  (09) devant l’inspection académique. Les cheminots ont invité les précaires à venir à leur AG. Création du collectif ariégeois….

Grenoble (38). 70 précaires et soutiens devant le rectorat. Une délégation a été reçue.

En Savoie, dans la vallée de la Maurienne, tournée d’établissements pour distribuer des tracts et du matériel syndical (CNT, CGT éduc et SUD), recenser les problèmes des collègues et proposer une coordination pour les mobilisations futures.

Montpellier (34). 15 précaires devant le rectorat. Un rendez-vous obtenu pour mercredi 11 avril.

Valence (26). 40 mobilisé-es en AG qui bloquaient la rue devant l’Inspection académique. Une délégation a été reçue. Prochaine AG le 7 mai.

      Convergence des luttes ce 3 avril à Paris avec les cheminots

      Classes-En-Lutte, numéro spécial

Retrouvez la carte de France des rassemblements et manifestations sur le site de la CNT confédérale : http://www.cnt-f.org/

Unis, les syndicats CGT éduc-action, Sud et CNT éducation Paris appellent à la grève le 5 : En grève jeudi 5 avril

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Attaque fasciste contre le local de la CNT à Lyon.

L'Union Départementale 69 des syndicats CNT (Confédération Nationale du
Travail) appelle à un rassemblement mercredi 4 avril à 18h devant son
local situé au 44 rue Burdeau dans le 1er arrondissement de Lyon.

Communiqué du l’Union Départementale CNT du Rhône, 31 mars 2018 :

L'Union Départementale des syndicats CNT (Confédération Nationale du Travail) dénonce l'attaque de son local situé au 44 rue Burdeau dans le 1er arrondissement de Lyon dans la nuit du vendredi 30 au samedi 31 mars. Un groupe de fascistes a arraché la grille et brisé la vitre, tenté de casser le rideau de fer et dérobé du matériel militant.
Cette attaque se fait dans la suite d'autres attaques contre des locaux militants dans le 1er arrondissement, à savoir le local de la CGA (coordination des groupes anarchistes), le local du PCF et encore les attaques et dégradations contre Radio Canut. Outre ces actes de violences, depuis plusieurs mois, différents groupuscules fascistes essaient de recouvrir les murs du 1er arrondissement de différents pochoirs ou autocollants à caractère raciste ou haineux. Ces groupuscules, en particulier le Pavillon Noir (Bastion Social : groupuscule d'extrême droite émanation du GUD ; groupe violent dont des membres ont été condamnés à plusieurs reprises) pensent que la violence et ces actes d'intimidation feront taire l'action de la CNT. Actuellement, la CNT luttent aux côtés d'autres organisations afin d'obtenir la fermeture de leur local quai pierre Scize. Nous ne sommes pas dupes : si ces groupuscules se développent, c'est que les gouvernements successifs, en banalisant des discours voire des pratiques racistes et en détruisant les droits sociaux font le lit de leurs idées. Que ce développement se fait grâce au silence (voire à la complicité) de l'état, à la passivité de la police. En effet depuis plusieurs années, les groupuscules fascistes ont pignon sur rue, ils ne cessent de mener des actions violentes (agressions, provocations de rassemblements ou manifestations), et la seule réponse de la préfecture (représentant direct de l'état) a toujours été de minimiser cela et de faire croire à une guéguerre entre des groupuscules d'extrême-droite et d'extrême gauche.

Face à cela l'union départementale des syndicats CNT réaffirme sa volonté de continuer à lutter contre le fascisme et les idées haineuses qu'il transmet, sa volonté de lutter au sein des luttes sociales.

Face au fascisme, ¡No pasarán !

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A Rennes, l’administration limite le droit syndical.

Deux collègues du 1er degré membres de SUD Education 35 étaient mandaté.e.s pour représenter leur syndicat au Congrès de la fédération SUD éducation à Boulogne sur mer la semaine du 26 au 30 mars, tou.te.s les deux ayant fait leur demande d’ASA en temps et en heure pour pouvoir y participer.

L’un d’eux qui travaille à l’école X a essuyé un refus. Il a fait un recours auprès du TA. L’ordonnance du TA confirme le refus d’ASA pour « nécessité de service et […] problématiques de remplacement sur le département ». Le collègue ne s’est donc pas déplacé.

L’autre collègue n’a pas eu de réponse et s’est rendue au Congrès mais s’est vu notifier une mise en demeure avec obligation de reprendre son poste. La fédération SUD éducation a immédiatement envoyer un courrier à la Rectrice, rappelant que ce type d’ASA, de droit, fait partie des libertés fondamentales. La collègue est convoquée mercredi 4 avril à 17h à l’IA.

Le STE 35 est solidaire : l’appel à soutien

150 militant.e.s devant l’IA. La camarade est toujours menacée de sanction. L’Administration enquête sur ses services informatiques. Elle affirme avoir averti la collègue avant son départ via sa boîte mail professionnelle…

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Défendre la Maternelle / Action à Paris mercredi 28 mars… Une initiative parents-profs du 94 :

Un rassemblement est prévu devant le CNAM 292 rue saint Martin 75003 Paris, métro Arts et Métiers, ligne 11, à 15h00, mercredi prochain par le collectif éducation 94 parents-profs.

Ce sera la fin des Assises de la Maternelle qui se dérouleront le mardi 27 et le mercredi 28 jusqu’à 16h.

Au programme de ses assises : remplacer les écoles maternelles par des jardins d’enfants, sortes de crèches améliorées pour les enfants de 1 à 5 ans où quelques enseignants dirigeront plusieurs ATSEM (agents térritoriaux spécialisés en petite enfance) qui auront la charge des enfants.
Ces établissements seront payants au prorata familial par les parents ou completement payant s’ils sont privés.

Comme pour les crèches, les places seront difficiles à obtenir. Ce qui aura pour conséquence sur les enfants de classes les plus basses de ne connaître la sociabilisation qu’à partir de 6 ans et pour les parents qui n’auront pas les moyens de se payer une nounou, l’obligation de rester à la maison pour garder les enfants.

Évidemment, ce sont les couches les plus défavorisées qui seront les plus touchées, creusant encore plus l’écart entre ceux qui ont dès leur naissance une culture scolaire (bourgeoise) à la maison et ceux qui ne l’ont pas.

Au niveau pédagogique, c’est la conception de l’apprentissage individualiste qui est mis en avant, au détriment d’un apprentissage communautaire, voire mutualiste comme il est plus ou moins mis en place actuellement en maternelle.

Ainsi, ce n’ est pas qu’une question d’école maternelle et de professeurs jamais contents, mais bel et bien toute la sociologie française qui va être impactée par ces futures mesures.

Venez donc nombreux pour revendiquer la nécessité de garder une école gratuite dès 3 ans voire dès 2 ans dans les quartiers REP !

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 Répression syndicale.

Le gouvernement en autorisant le licenciement de Gaël autorise le licenciement d’un syndicaliste pour syndicalisme c’est-à-dire le licenciement de tous les syndicalistes qui luttent aux côtés de leurs camarades de travail
A Paris, rendez-vous : LUNDI 26 MARS 19 H M° VARENNE

Front social n°134 / Solidarité avec Gaël

La solidarité militante était au rendez-vous ce lundi 26 mars au métro Varenne. Plusieurs intervenants politiques et syndicaux ont dénoncé cette criminalisation des syndicalistes… Gaël n’est pas encore licencié…. 200 facteurs étaient en grève ce lundi 26, réunis devant le siège de La Poste des Hauts-de-Seine, à Nanterre. Ils ont reconduit la grève… Gaël militant de « lutte de classes » subit la décision « d’une ministre du capital ».

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En Seine St Denis, la vie scolaire du lycée Berthelot à Pantin est en grève. La CNT éduc 93 soutient et relaie l’appel ci-dessous :

Cher-e-s Tou-te-s

NOUS AVONS BESOIN DE VOTRE SOUTIEN

Depuis une semaine la totalité de mes collègues et moi sommes en grève. Nous sommes tous assistants d’éducation a.k.a surveillants ou pions pour les plus anciens, au lycée Marcelin Berthelot de Pantin.

Depuis trois ans maintenant la situation ne cesse de se dégrader, nous accueillons chaque année une centaine d’élèves de plus sans que jamais nos moyens humains et en équipements ne soient augmentés.

– Aujourd’hui nous sommes 4 a 5 par jours pour 880 élèves

– Les salles de permanence, d’études et le foyer ont été transformées en salle de classe faute de place

– Plus aucun équipement ne permet a nos élèves d’étudier

– Les équipes de ménage sont rincées, sous équipées

La liste est longue je pourrais continuer longtemps

Cette situation est préjudiciable à tous, et en premier lieu pour les élèves. Le climat scolaire actuel influence négativement les apprentissages et l’éducation de nos élèves. Nous réclamons, pour eux, le droit de suivre une scolarité dans de meilleures conditions, des conditions normales.

Originaires de la banlieue parisienne ou non mais en tout cas attaché.e.s à notre territoire, nous tenons à ce que la mission de service public de l’éducation se réalise dans une égalité des territoires. Or la situation actuelle ne fait que reproduire les inégalités, et nous refusons d’être les agents de reproduction d’une ségrégation scolaire.

Le lycée Marcelin Berthelot est l’unique lycée général et technologique de la ville. Nous constatons depuis des années qu’il est fui, notamment du fait de sa réputation. La situation actuelle ne fait que l’empirer et limiter, a fortiori, l’idéal de mixité sociale dont Pantin peut se targuer de représenter.

Nous avons mis en place une cagnotte en ligne pour nous soutenir : nous sommes tous précaires, nos salaires sont très bas,, temps plein comme mi temps et nous avons besoin de sous pour pouvoir continuer et espérer gagner. Le rectorat pourrait nous enlever a tous 2 semaines de salaire, et compter les week end, raison pour laquelle nous avons vraiment besoin de vous

Ce n’est pas de gaité de cœur que nous cessons le travail, d’ailleurs nous sommes présents tous les jours devant le lycée, aux abords, pour informer le quartier, les parents, les élèves, nous prévoyons d’ailleurs un rassemblement devant l’inspection académique ce jeudi avec personnels, parents élèves et toutes personne qui souhaite venir est plus que bienvenue.

Seule l’unité et la solidarité nous ferons tenir

Contribuez, partagez, likez, venez, faites ce que vous pouvez

Nous vous remercions tous d’avance

L’équipe du lycée Marcelin Berthelot

contact : berthelot.en.lutte@gmail.com

https://morning.com/c/GSSrSb/Soutien-aux-AED-du-Lycee-Marcelin-Berthelot-de-Pantin

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COMMUNIQUÉ DE SOUTIEN AUX ÉTUDIANT-E-S AGRESSÉ-E-S À L’UNIVERSITÉ DE MONTPELLIER (à lire ci-dessous). l’AG de lutte de Lille 2 a appelé à ce que le mercredi 28 soit une journée nationale de soutien. A Paris1, il a été décidé de bloquer toute la semaine (il y avait d’ailleurs 800 personnes en AG  lundi 26 mars…

 Le doyen a démissionné vendredi 23 …. Le jeudi 22 mars, des étudiant-e-s, suite à une décision d’AG, occupent un amphithéâtre de la faculté de droit et de sciences politiques de Montpellier. Cette action est réalisée dans le cadre des  mobilisations massives dans la France entière contre les nouvelles attaques sociales de Macron et de son gouvernement contre les services publics, notamment la réforme du lycée et de l’enseignement supérieur.

Le soir venu, le doyen de l’université est aperçu par plusieurs étudiant-e-s roder autour de l’amphithéâtre, comptant apparemment les présent-e-s. Peu de temps après, un groupe d’une dizaine de personnes, peut-être quinze, cagoulées et armées au moins de barres de bois, sinon davantage, pénètrent dans l’amphithéâtre. Comment ont-ils pu passer devant les vigiles et les membres de l’administration présent-e-s ? Devant le doyen qui était là ? Ce dernier a été vu ouvrant les portes aux agresseur-e-s. Les étudiant-e-s, enfermé-e-s, sont violemment pris à partie sans aucune sommation, insulté-e-s, frappé-e-s, mis au sol et traîné-e-s à terre, frappé-e-s de nouveau. Les étudiant-e-s finissent par parvenir à sortir, et l’on referme les grilles sur elles et eux, alors que certain-e-s sont encore dans l’interstice. Certain-e-s membres du personnel sont vu-e-s de loin en train d’applaudir cette violence sauvage et commanditée.

Plusieurs étudiant-e-s seront évacuées par l’hôpital. Points de sutures, entorse, hématomes au crâne, tel est le tribut payé par ces étudiant-e-s qui luttent pour leurs droits et pour les nôtres. Philippe Pétel, doyen de la faculté, refuse de condamner les attaques, se montrant même complaisant avec cette milice paramilitaire. La préfecture, la rectrice, l’administration, les ministères adoptent une position timorée, fidèles à leurs habitudes de traîtres, de lâches et de complices. La police, présente à l’extérieure, n’est pas intervenue durant l’agression. D’où tenait-elle ses directives ?

EST-CE CELA LA POLICE DU GOUVERNEMENT MACRON ?

EST-CE CELA L’UNIVERSITÉ QUE L’ON NOUS PROMET ?

La semaine dernière, le vendredi 16 mars, le lycée autogéré de Paris est attaqué en plein jour par une dizaine d’individu-e-s se réclamant du GUD (Groupe Union Défense), groupe d’extrême-droite particulièrement violent et officiellement dissous. En opposition aux pratiques pédagogiques libertaires et émancipatrices du lycée, les individu-e-s effectuent des saluts nazis, insultent, jettent des projectiles contre le bâtiment et agressent deux élèves qui seront blessé-e-s.

Les attaques fascistes de groupes violents, de milices, des corps répressifs de flics et autres CRS se multiplient. Partout en France, la répression officielle et officieuse enfle et se déchaîne contre les militant-e-s, les précaires, les opprimé-e-s, instituant un peu plus chaque jour un État policier qui existe déjà de longue date, mais qui, jusque-là, tachait d’opérer en coulisses. À présent, les fascistes et les flics ne craignent plus de se montrer en plein jour et en pleine nuit dans les lieux publics, les rues, les universités, dans leurs locaux qui fleurissent un peu partout (Aix-en-Provence, Chambéry, Lyon, Strasbourg…).

EST-CE CELA LA SOCIÉTÉ VOULUE PAR LE PRÉSIDENT DES RICHES ?

EST-CE CELA LE PROGRAMME DU QUINQUENNAT ?

PLUS QUE JAMAIS, LA LUTTE CONTINUE !

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La CNT FTE condamne l’agression des étudiant.e.s en lutte de l’université de droit de Montpellier survenue jeudi 22 mars.

Alors qu’une occupation d’amphi avait été votée en assemblée générale, pour la nuit, des individus cagoulés et armés ont agressé les étudiants réunis.

Le doyen de l’université Philippe Pétel était présent. Nous exigeons sa démission.

Paris, le 23 mars 2018

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22 mars 2018 : le printemps des luttes a commencé

Retour sur cette journée… avec quelques infos exclusives glanées en régions et à Paris…

     Paris, Boulevard Magenta                     15O manifestations en régions… 65.000 manifestant.e.s à Paris, 10.000 à Nantes, 55.000 à Marseille, 5.000 à Strasbourg, 3.600 à Brest et un cortège dynamique avec la CNT…, le printemps est bien là. Prochains rendez-vous : le 3 avril avec les cheminots et le 5 avril avec les précaires de l’éduc…

Pour mémoire / l’argumentaire de la Cnt :  l’appel du 22 mars 2018

29 / Brest. Belle manif le 22 mars. Banderole commune CNT et collectifs autonomes.

38 / Violences policières à Grenoble. Ce jeudi 22 mars, grosse mobilisation contre la politique de Macron : 10 000 personnes dans les rues.

Après la manif, environ 150 personnes se sont rassemblées dans une ambiance festive face au bâtiment IMAG de l’Université de Grenoble. Slogans, table de presse et diffusion de tracts étaient au programme de cet après-midi. Ce rassemblement avait été appelé par de nombreux syndicats, associations et collectifs. Ils contestaient l’invitation à un colloque universitaire d’acteurs de la militarisation des frontières (Frontex, Euromed police, Europol)  dont notamment le président d’Euromed police et le directeur des affaires juridiques de Frontex. Les organisateurs du colloque ont fait le choix de le maintenir sous haute surveillance policière ; les entrées étant filtrées par des membres de la BAC.

Vers 16 heures, le groupe s’est dirigé vers la salle de conférence afin de perturber l’intervention du chef d’Euromed police, et d’interpeller les membres du colloque. Des participant.e.s ont alors ouvert les portes aux manifestant.e.s qui sont entré.e.s en scandant des slogans pendant une dizaine de minutes. La police, en tenue anti-émeute est intervenue, frappant sans sommation les manifestant.e.s afin de les faire sortir. Bloquée contre un mur, des dizaines de personnes ont du faire face aux policiers sans pouvoir éviter les coups. Les organisateurs ne sont pas intervenus.

On déplore ainsi de nombreuses blessures, dont quatre ont dû être hospitalisé.e.s. Au dernier bilan, on recense deux personnes ayant eu besoin de points de suture à la tête, un doigt cassé, et une autre personne qui a dû subir un examen complet suite à de multiples coups.

Les organisateurs ont fait le choix de continuer le colloque, comme si de rien n’était…

67 / Strasbourg, 4 à 5000 manifestants le 22 mars. De nombreux lycéens et étudiants dans le cortège, qui ont profité de l’arrêt prolongé au moment où la tête de cortège arrivait sur la place Kléber, pour partir en manif « sauvage » et tenir une AG à l’université. Plus de 200 étudian-te-s et lycéen-ne-s se retrouveront finalement en AG au palais universitaire et prennent la décision d’occuper les lieux. La menace d’une évacuation policière se faisant pressante en début de soirée, appel est lancé (par Sud éduc) aux organisations syndicales des personnels pour assurer une éventuelle et nécessaire modération de l’action des forces de l’ordre. Sud éduc, SNESSUP-FSU, CNT seront présents au moment de l’assaut qui se traduira (un peu rapidement) par une sortie en groupe uni et un départ en manif sauvage en direction du centre ville. Vendredi 23 mars, le palais universitaire est resté fermé, sur décision de l’Administration.

93 / L’AG départementale des bahuts du Neuf-Trois avait applé à la reconduction de la grève dès le 19 mars :  Grève19mars2018 . Une centaine de grévistes avaient occupé l’école de la Légion d’Honneur à St-Denis le lundi 19 mars avant de manifester dans les rues. Mardi 20, un rassemblement était organisé devant l’Assemblée Nationale (Photos ci-dessous).

Jeudi 22 mars, les profs s’étaient données rendez-vous à Nation pour rejoindre le cortège Fonction Publique ensemble. Mobilisation dynamique avec plusieurs banderoles d’établissement. La manif, en mode sauvage, est allée jusqu’au métro Dugommier en musique. Arrivés sur place, les profs sont allés devant le carré de tête officielle avec les lycéens et étudiants présents et un beau cortège de plusieurs milliers de personnes largement Educ 93 s’est constitué. La CNT juste derrière.
Les profs ont eu plus de chance que le cortège des lycéens et étudiantes parisiennes rassemblées une heure plus tôt à Nation et qui ont dû se disperser à Charonne. Plusieurs manifestants ont été rudement matraquées par les CRS.

Dans le 94, dès février, plusieurs actions et grèves avaient été menées contre la carte scolaire et la baisse des moyens. A Villejuif, parents et profs avaient organisé Une Nuit à l’école K. Marx    et du du 19 au 22 mars  plusieurs initiatives ont été menées.  Le 22 mars, à Villejuif, une cinquantaine de personnes s’étaient rassemblées devant l’inspection de l’Education nationale ( vidéo disponible ici : https://youtu.be/axQE0YiJGos ). Audience refusée. Ecoles désertes proposées pour le 3 avril…

    2è jour de grève dans le Neuf-Trois

    1er jour de grève dans le Neuf-trois

  •  Toulouse. Menace d’intervention des forces de l’ordre au Mirail !Appel à soutiens !L’Université du Mirail (Jean Jaurès) est en grève depuis plus de 3 mois contre la fusion des universités toulousaines et contre la loi ORE. Après une première victoire avec la non attribution du financement IDEX, la ministre de l’Enseignement Supérieur Frédérique Vidal a déclaré l’université « ingouvernable ». L’ensemble des conseils centraux de la fac, dont le conseil d’Administration, ont été dissous. L’Université du Mirail a été placée sous tutelle et les personnes mobilisées sont désormais sous la menace d’une intervention policière. Alors qu’une journée de grève et de convergence est prévue ce jeudi 22 mars, et qu’une mobilisation nationale se dessine dans la jeunesse contre Parcoursup et le Plan Etudiants, le gouvernement tente d’abattre la mobilisation au Mirail et d’en faire un exemple. C’est sans compter sur notre détermination et sur la solidarité de l’ensemble du mouvement social. En effet des initiatives de soutiens sont d’ores et déjà organisées à Paris, Bordeaux, Rennes Nantes, Clermont Ferrand, et Lille mais aussi à l’international à Barcelone ou encore à Madrid.Nous, étudiant.e.s et personnels mobilisé.e.s, déclarons que l’université du Mirail est désormais occupée contre ce véritable coup de force de l’Etat. L’Assemblée Générale prévue ce jeudi 22 mars a 10h se tiendra dans tous les cas pour décider collectivement des suites de la mobilisation. Enfin, nous maintenons notre appel à la Coordination Nationale Etudiante du 24 mars à la fac du Mirail.Nous appelons l’ensemble des organisations syndicales, politiques, associatives, mais aussi l’ensemble des pôles d’enseignements et des lieux de travail à faire front et à prendre position publiquement contre la répression dont nous sommes victimes et à organiser partout des actions de représailles. En effet, c’est bien le même gouvernement qui nous réprime et qui s’en prend aux cheminot.e.s, aux travailleur.euse.s de la santé, auxfonctionnaires, aux travailleur.euse.s du privé, retraités, chômeur.euse.s et aux jeunes.Nous nous donnons rendez vous ce jeudi partout en France____________________________________________                                                                                                                                                                                                                                                         Marche des Solidarités 

Samedi 17 mars à Paris, 10.000 manifestant.e.s ont marché pour la liberté de circulation et d’installation… Marcher contre les violences policières… Marcher pour résister aux politiques sécuritaires et identitaires.

Le tract d’appel de la cnt : tract 17 mars

  Devant l’Opéra, avant le départ

       En tête de cortège                                                A Barbès

Le tract de Toulouse : Tract 17 mars

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A lyon, le Tartagueule à la récré n°130 de mars vient de sortir. Il est là :

Tartagueule à la récré n°130 – Mars 2018

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        Grève des précaires de l’éducation Jeudi 5 avril 2018

A Grenoble, une réunion de préparation de la grève est prévue le 10 mars 2018 à 13h30 au 12 rue des trembles.

Paris. Dans le cadre de l’appel à la Grève des précaires de l’éducation nationale du 5 avril, l’Assemblée Île de France a mis en place une caisse de grève. Pour nous aider à la financer, un repas était organisée à La Cantine des Pyrénées dimanche 4 mars à partir de 12h ( 77 rue de la mare métro Jourdain).

Le principe de la caisse de grève c’est que chacun-e peut contribuer en solidarité puis l’argent est redistribuée aux grévistes égalitairement. Nous avons également mis en place un pot commun sur internet : www.lepotcommun.fr/pot/950xw1c5

A lire dans la rubrique dédiée, colonne de droite, les dernières infos sur la préparation de cette journée du 5 avril…………………………………………………………/

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    Retrait du Livret Scolaire Unique Numérique : Motion unitaire Icem…

La Cnt éducation Paris relance sa campagne contre le livret scolaire unique numérique : Tract contre le LSUN

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Communiqué

Un autodafé identitaire au secours du roman national !

Sur son site riposte laïque, l'officine d'extrême droite a publié le 9 février un texte très violent contre un manuel rédigé par des enseignant.e.s d'Histoire Géographie accusé.e.s de mentir et de manipuler pour pervertir notre jeunesse, en renvoyant« dos-à-dos antisémites et critiques de l'islam ».Titrée « Enseignants à virer de l'éducation nationale », cette publication dénonce la déconstruction du roman national, donne la liste des noms de toutes celles et ceux qui ont participé à la rédaction du manuel, et accuse les autres, qui l'utiliseront, d'être leurs complices.

La fédération éducation de la CNT tient à exprimer son soutien le plus total aux collègues dont les noms sont jetés en pâture à la vindicte de la mouvance identitaire, invitée par l'auteure de cette publication à « laissez leurs noms sur twitter, sur facebook, que l'on trouve des traces de leurs forfaitures dès que l'on met leur nom sur google». 

Il lui pousse des ailes à cette mouvance identitaire, depuis que les plus hautes autorités de l'éducation nationale et de l'état flirtent avec les idées les plus nauséabondes du nationalisme et du fascisme, hésitant à condamner Maurras, invitant "espérance banlieue" à des colloques en Sorbonne, discourant avec la manif pour tous... 

Ces nostalgiques du roman national, de Charles Martel ou de Pétain ne sont que des réactionnaires qui instrumentalisent la laïcité pour distiller leur discours de haine jusque dans nos classes.
Leur école n'est pas la nôtre. Dans la nôtre, les savoirs, la culture et l'esprit critique sont les vecteurs de l'émancipation humaine. No pasaran !
CNT-FTE, 13 février 2018

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Communiqué fédéral

de soutien aux grévistes du collège Politzer de Bagnolet (93)
La fédération de l'éducation de la CNT salue la lutte des personnels du
collège Georges Politzer de Bagnolet. En grève depuis dix jours
maintenant, illes demandent d'abord, comme beaucoup d'autres collèges et
lycées de Seine-Saint-Denis... et d'ailleurs, une augmentation de la
Dotation Horaire Globale (DHG) qui leur a été donnée pour l'année
prochaine, identique à celle de cette année alors qu'une classe de plus
doit être accueillie. Illes se battent aussi pour que les locaux délabrés
de leur collège soient remis en état ; pour que le toit soit désamianté ;
pour que les agents soient plus nombreux/ses et travaillent dans de bonnes
conditions ...

Si le conseil départemental a répondu à une partie de leurs demandes,
l'inspection académique reste sourde. La délégation reçue le 5 février
s'est vue répondre "non" à tout ce qui a été demandé, de la DHG au
paiement des jours de grève (alors même que le directeur académique qui la
recevait reconnaissait que les revendications... n'étaient bien que le
résultat d'un manquement des institutions). Le collège Politzer n'a pas
l'apanage de ce mépris des autorités académiques de Seine-Saint-Denis qui
le distribue généreusement à tous ses établissements scolaires, lycées
professionnels en tête. Lorsque l'on voit le nombre de collègues qui, à
Stains, Villepinte, Sevran, Montreuil, Saint-Denis, Aubervilliers,
Bobigny... et partout ailleurs se mobilisent pour avoir une DHG qui leur
permette d'enseigner dans des conditions dignes, on se demande : à quand
un mouvement large et solidaire des collèges, lycées, lycées pro.,
écoles et universités ?

CNT-FTE , 7 février 2018

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Le tract d’appel de la CNT sup-recherche : 31 janvier et 1er février

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Communiqué

Flics : hors de l’école !

Le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, a « pris acte de l’expérimentation » de Christian Estrosi. « L’expérimentation » en question consiste a mettre en poste des agent-e-s des forces de l’ordre municipale dans certaines écoles de Nice.
C’est encore une fois sous le prétexte de l’antiterrorisme qu’est justifié cette mesure. Ainsi c’est dès les bancs de la communale que l’on habitue les enfants à une présence policière ou para-policière constante.
Si cette initiative est particulièrement choquante et symptomatique, elle n’est pas la première du genre. En effet nous avons pu constater la multiplications de la présence des vigiles et des policiers dans et aux abords des écoles, collèges, lycées et facultés.
Nous dénonçons cette application du tout-sécuritaire à l’éducation.
Les élèves et étudiant-e-s n’ont pas besoin de subir sur leurs lieux d’étude le climat paranoïaque savamment entretenus dans l’espace public par la présence de militaires armés dans nos rues, par les fouilles systématiques, par les discours médiatiques… Encore moins ces exercices « Intrusions attentats » devenus aussi réguliers qu’inefficaces et anxiogènes.

L’éducation telle que nous la défendons veut favoriser l’émancipation des enfants pour les conduire dans une vie d’adultes libres et conscient-e-s. Il semble que nos gouvernants préfèrent les transformer en des électeur-rice-s apeuré-e-s.

CNT-FTE, le 31 janvier 2018

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Mobilisations contre la sélection à l’entrée de l’Université

Diffusions de tracts à Amiens, Blocage du Conseil d’Administration de la fac à Rennes 2…. Manifestations prévues le 1er février, la mobilisation s’organise contre la sélection à l’entrée de l’Université…

Une coordination nationale s’est tenue à Paris samedi 27 janvier :

Texte de l’appel

Infos et analyse

Depuis lundi 15 janvier Parcoursup remplace APB (Admission Post-Bac).

Lundi 22 janvier, les lycéennes et lycéens de Terminales ont pu consulter les fiches de formations : « contenus pédagogiques, taux de réussite, attendus, etc…, pour saisir leurs vœux d’orientation, constituer leur dossier et fournir les pièces demandées (notes, lettre de motivation, etc.). Cette phase d’inscription s’achève le 13 mars, mais les candidats pourront finaliser leur dossier jusqu’au 31 mars. »

La CNT Supérieur Recherche analyse cette réforme :

Enseignement supérieur : un nouveau « Flan Étudiant »

Nos trois altesses Ed, Fred et J-M nous ont présenté le 30 octobre 2017 le « Plan Étudiants », rebaptisé dans cet article « Flan Étudiant ». Le projet de Loi est actuellement en examen au Parlement. Pour la faire brève, l’étudiant-e va connaître le bonheur absolu à la rentrée 2018… ! On a déjà entendu ça lors des précédentes réformes de l’université qui n’ont fait que saccager davantage les conditions d’études, de vie et de travail des étudiant-e-s et personnels des établissements universitaires.

La sélection, une idée neuve… ou pas…

Prenons cette citation du Flan Étudiant dans la partie « Une affectation simple et transparente » : « Si pour des raisons de capacités d’accueil, l’université ne peut admettre tous les candidats, la priorité sera donnée à ceux dont le parcours, la motivation et le projet sont les plus cohérents avec la formation choisie » (p. 22). Voilà, il n’y a plus de tirage au sort certes, mais une sélection à grande échelle qui ne dit pas son nom et qui va continuer de laisser des milliers de bâchelier-e-s sur le carreau.

Oui, oui si, non, ou si oui, non, si, oui, hein ?

La désormais tristement célèbre application postbac qu’utilisaient les étudiant-e-s pour postuler à des formations du supérieur est remplacée dans l’urgence par « parcoursup » censée être fonctionnelle courant janvier 2018. Les différentes formations du supérieur ont donc quelques semaines pour fournir des « attendus » spécifiques qui s’ajouteront aux « attendus » nationaux pondus par le ministère avec des trucs hyper précis comme « Savoir mobiliser des compétences en matière d’expression écrite et orale afin de pouvoir argumenter un raisonnement »… Des enseignant-e-s des différentes formations recevront les dossiers des candidat-e-s auxquel-le-s ils et elles devront répondre par « oui » ou « oui si », cette dernière réponse obligeant le ou la candidat-e à suivre un ou des modules complémentaires pouvant durer jusqu’à un an, sans assurance d’être pris-e après, et avec les conséquences financières que cela représente pour certain-e-s de passer une année sans revenu et qui en plus compte pour du beurre au niveau académique. Un « oui si » qui ressemble donc fort à un non, ou au mieux à un redoublement d’office avant même d’avoir mis les pieds dans sa formation.

Tou-te-s perdant-e-s… sauf les patrons !

Les capacités d’accueil de certaines filières où il y a plus de demandes que d’offres seront parfois augmentées, mais sans augmenter les effectifs déjà à bout de souffle, et pas suffisamment pour satisfaire entièrement la demande. On voit donc difficilement comment les candidat-e-s obtenant un « oui-si » pourraient tou-te-s être admis-e après avoir suivi leurs modules complémentaires qui servent donc plutôt à décourager les élèves dans l’espoir qu’ils et elles choisissent de se réorienter. Un calcul cynique mais qui risque de fonctionner. En bref, tout le monde est perdant : les élèves découragé.e.s qui ne tenteront même pas le coup, celles et ceux qui perdront un semestre ou un an sans même qu’on leur ait laissé une chance d’essayer, les enseignant-e-s qui auront plus d’élèves et devront aussi assurer les modules complémentaires sans augmentation d’effectifs. Il existait pourtant une façon de satisfaire tout le monde : augmenter les effectifs de personnel et accepter tou-te-s les candidat-e-s !! Mais pour ça bien sûr, il faut plus de moyens, et où trouver l’argent ? Nous on sait. Par exemple dans les milliards du crédit impôt recherche qui sert d’évasion fiscale aux grandes entreprises, ou dans les milliards de la recherche militaire qui sert l’impérialisme français de demain.

Zéro en solution

Les programmes et contenus des enseignements tournés uniquement vers les chaînes du salariat ; la précarité de centaines d’enseignant-e-s vacataires et de postdocs qui pourraient être recruté-e-s en tant que maîtres-se-s de conférence ; les conditions de travail des personnels administratifs dû à un manque criant de moyens dédiés à l’encadrement…

Et les étudiant-e-s étrangers ?

On ne s’émeut pas beaucoup de leur sort en France. Notons quand même qu’une réaction se fait jour pour la régularisation des étudiant-e-s sans papiers, qui sont des proies faciles pour les forces répressives françaises. Une AG y était consacrée le 19 décembre 2017 à la Bourse du Travail de Paris à l’initiative de l’association RUSF Paris I.

Pétitions, motions de conseils d’UFR, grèves (comme celle du 12 décembre 2017) se font jour.

Et rien ne nous empêche de nous inspirer des luttes passées en tenant compte du contexte d’aujourd’hui. Mais attendez, on est en 2018, c’est pas le cinquantenaire d’un truc cette année… ?!? On peut peut-être rappeler qu’en 1967 avaient été organisées des manifestations étudiantes contre le plan Fouchet et le système de sélection à l’entrée de l’université qu’il prévoyait…

Grèves, blocages, sabotages pour une université émancipatrice pour tou-te-s !

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              Flics : hors de l’école !

Jeudi 18 janvier à Paris plus de 300 militant.e.s se sont rassemblé.e.s devant le lycée Bergson puis ont défilé jusqu’à Stalingrad…

Le message a été reçu : manif interdite de passer devant un commissariat et Lycée fermé par la proviseure dès 16 heures…

Texte de l’appel :

Appel à manifester devant le lycée Bergson le 18 janvier 2018 à 18h

Les jeunes lycéen.ne.s et collégien.ne.s mobilisé .e.s ces dernières années subissent de plein fouet les effets de la militarisation de la police.

Robocops postés en embuscade aux abords des établissements, tirs de flashball et nerfs de bœuf s’abattent sur les élèves, qui, pour toute agressivité, s’en tiennent le plus souvent à empiler des poubelles pour organiser des blocages. Si quelques feux de poubelles partent parfois ici ou là, aucune violence envers les personnes -flics ou personnels…

Par contre, côté lycéen.ne.s, les blessures sont nombreuses et parfois graves, comme à Montreuil en 2010 où un jeune a été grièvement blessé lors d’un blocage contre la réforme des retraites par un tir de Flash-ball ou dernièrement à Cachan, où une jeune lycéenne a perdu un œil suite aussi à des tirs de Flash-ball. Et combien de traumatismes, de dépressions, de placements en hôpital psychiatrique, dus au déferlement de violence et à l’absence de soutien du côté adulte ?

Car après des gardes à vue humiliantes et traumatisantes, les jeunes qui ressortent des commissariats doivent encore affronter des conseils de discipline, qui se soldent par une exclusion. Une double peine qui accentue l’isolement et le sentiment de culpabilité.

Pour nous, il est impensable que des personnels des lycées, des collèges ou des écoles oublient leur mission première : éduquer. Éduquer et protéger à fortiori quand des jeunes sont mis en joue, frappé.e.s, insulté.e.s … Il est indigne que des proviseur.e.s filment les élèves pour les dénoncer ensuite à la police.

Ces dérives sont graves pour l’avenir de la jeunesse qui ne fait que réaffirmer son droit à manifester, à penser et à s’organiser collectivement.

L’Éducation Nationale n’a pas à jouer les auxiliaires de police. C’est aussi pour réaffirmer ces choix éducatifs que nous appelons à manifester devant le lycée Bergson et à soutenir les jeunes mobilisé.e.s les jours de grève en allant devant les lycées.

Le tract  CNT / CGT / SUD

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Plan étudiants, contrats aidés, violences faites aux femmes, le Tartagueule à la récré (bulletin de Lyon) vient de paraître  : Tarta 129 – janvier 2018

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Le 20 janvier, la lutte continue contre la politique de Macron et du Medef

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Vaulx-en-Velin : des familles sans abri ont passé Noël au collège Barbusse

Le 25 décembre, quatre parents et cinq enfants étaient toujours hébergés dans les locaux du collège.

L’établissement est occupé depuis trois semaines par des collègues solidaires.

Une manifestation était organisée à Vaulx-en-Velin (59) le jeudi 21 décembre 2017. Communiqué de Presse.

Les 10 enfants hébergés par les personnels du collège depuis le 1er décembre ne passeront pas le réveillon de Noël dehors. D. (6ans), D. (9 ans), N. (14 ans), N. (16ans), N. (19 ans), M. (6 ans), Y.(10 ans), L. (12 ans), E. (15 ans) et O. (20 ans) ne retourneront pas à la rue. Et la solution ne vient pas de la préfecture qui n’applique pas ses lois et ne met pas en place ce que disent le président de la République et un ministre devant la représentation du peuple français. Elle ne vient pas non plus de la métropole, propriétaire d’un logement vide dans le collège. Et elle ne vient pas de la mairie de Vaulx-en-Velin qui se cache derrière sa non-compétence sur ces questions. Non, encore une fois, ce sont les personnels du collège qui pallient la défaillance de l’état et qui peut permettre de continuer à faire croire que la France est le pays des Droits de l’Homme.

Défaillance de l’État, car une mère de famille seule avec 5 enfants en situation régulière et qui travaille devrait dormir à la rue. Défaillance de l’État car une famille qui a déposé une demande d’asile en France est contrainte de dormir à la rue. On est bien loin des discours des politiques qui se vantent de la tradition d’accueil de notre pays. Défaillance de l’État car la loi française précise que l’hébergement d’urgence est inconditionnel (avoir des papiers ou non, travailler ou non) et qu’on ne peut laisser dormir des enfants dans la rue.

Défaillance voire cynisme des collectivités territoriales avec M. Kimelfeld qui fait appeler son secrétariat pour s’excuser de son absence au barbecue de solidarité organisé devant le collège le 1er jour de l’hiver, mais qui oublie la raison principale de son invitation : combien de temps laissera-t-il un logement neuf, vide, chauffé au sein du collège en sachant que des enfants dorment dehors ?

Et pourtant jeudi 21 décembre (1er jour de l’hiver, à 18h), plus de 200 personnes ont participé à la manifestation organisée par les personnels, aux cris de « Pas d’enfants à la rue, Réquisition des logements vides ! » ou encore « Un Toit, c’est un droit ! ». Cette manifestation dans les rues de Vaulx-en-Velin a été soutenue et applaudie par la population. Mais non, la préfecture refuse de recevoir les personnels du collège pour qu’ils présentent la situation des familles. La préfecture, par son attitude, renforce encore le sentiment d’une zone de relégation, dont personne ne se préoccupe. On lit au fronton des mairies des termes comme fraternité ou égalité, mais il est plus que temps que l’État et les différentes collectivités les appliquent dans leurs actions.

Sur l’agglomération, des solutions de logement extrêmement nombreuses existent, mais il manque la volonté politique de régler ces problèmes. Les personnes qui ont réquisitionné un immense lieu rue Baudin, et accueillent des réfugiés, pallient les carences de l’État. Ils prouvent par le fait que notre métropole peut très largement accueillir les quelques centaines de personnes qui dorment dans les rues.

Ce président et ses ministres pensent-ils qu’ils peuvent se contenter de grandes déclarations d’intention ? Ils parlent de changement, de la fin d’un vieux monde : on est donc passé à l’ère de la communication, mais uniquement de la communication. Avant, quand un ministre déclarait qu’on pouvait effectuer des réquisitions (ce qu’a fait Agnès Buzyn, ministre de la santé début décembre), alors que l’État se refuse à le faire, elle s’excusait, disait s’être mal exprimée. Non, là, plus rien, on peut mentir à l’assemblée nationale et raconter n’importe quoi.

*Les mensonges

« La première bataille c’est de loger tout le monde dignement. Je ne veux plus, d’ici la fin de l’année, avoir des femmes et des hommes dans les rues (…) Je veux partout des hébergements d’urgence ».

Emmanuel Macron, Orléans, 27 juillet 2017.

« Aucune famille, aucun gamin, aucun jeune dehors. Ce sont les instructions données aux préfets ».

M. Mézard (ministre de la cohésion des territoires), Assemblée nationale 5 décembre 2017. !

Contact Presse :

Mickaël Goyot : 06 48 75 37 66

Sophie Fueyo:06 04 09 48 47

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Vaulx-en-Velin le lundi 18 décembre 2017

Manifestation pour familles sans logement à Vaulx-en-Velin

Collège Barbusse occupé depuis le 1er décembre

Barbecue solidaire

Les personnels du collège organisent une manifestation ce jeudi 21 décembre à 18h au départ de la mairie de Vaulx-en-Velin et se dirigeant jusqu’au collège Barbusse. A l’issue de cette manifestation un barbecue de solidarité sera organisé devant le collège. Les personnels de celui-ci et Mme Ahamada (maman salariée élevant seule ses 5 enfants et qui devrait dormir dehors) ont invité M. le Préfet, M. le président de Lyon Métropole, Mme la Maire de Vaulx-en-Velin et Mme la directrice de la DDCS (directrice départementale de la cohésion sociale) à se joindre à eux.

Les personnels souhaitent ainsi attirer l’attention sur ces 3 familles en ce premier jour de l’hiver, alors que le plan froid est en place depuis le 1er novembre.

A ce sujet, les personnels du collège ont envoyé une demande d’audience le vendredi 7 décembre à M. le Préfet par voie hiérarchique et sont surpris et étonnés de voir celle-ci sans réponse à ce jour. Les personnels souhaitaient en effet présenter les situations des 3 familles, dont une composée d’une mère de famille, travaillant, seule avec 5 enfants et en situation régulière. Une autre famille est demandeuse d’asile depuis le 11 octobre 2017 et devrait donc dans ce cadre être hébergée à Forum Réfugiés ou toute autre structure d’accueil des personnes en procédure de demande d’asile.

Ils souhaitaient rappeler, aussi, que l’article 345, alinéa 2-2 du Code de l’Action Sociale et de la Famille, ayant force de loi, stipule que« Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence. » En outre, il s’agit pour eux d’ obtenir des explications sur les déclarations de M. Mézard (ministre de la cohésion des Territoires) ayant assuré lors de la séance des questions au gouvernement du mardi 5 décembre : « Aucune famille, aucun gamin, aucun jeune dehors. Ce sont les instructions données aux préfets ». Malgré ces belles déclarations, aucune solution n’a été proposée aux trois familles. Il est ahurissant qu’un ministre puisse tenir de tels propos devant l’assemblée nationale sans s’assurer qu’ils soient suivis de mesures concrètes. L’action politique ne doit pas seulement se contenter de communication, les actes sont aussi son fondement.

Les personnels ont également convié à cette manifestation M. Kimelfed, président de Lyon Métropole. Celui-ci est propriétaire et assure la gestion des locaux de la Métropole dont les logements de fonction du collège font partie. Or, l’un d’eux est vide, neuf et chauffé depuis 4 ans…

Enfin, les personnels ont aussi invité Mme Geoffroy, maire de Vaulx-en-Velin, qui ne peut pas toujours cacher ses responsabilités derrière un faux aveu de manque de compétences sur le sujet. Depuis plusieurs semaines, des mairies se sont positionnées et ont apporté leur soutien à des familles sans logement, qu’en est-il de madame Geoffroy ? Qu’attend-on ? Rappelons que la mairie de Vaulx-en-Velin est propriétaire de l’ancien hôtel Henni, à 2 pas de la mairie, vide depuis maintenant 2 ans.

Il est inconcevable que les différentes collectivités territoriales se renvoient la balle pour éviter de se confronter à la réalité de ces jeunes (voire très jeunes) enfants actuellement sans toit et désirant pouvoir suivre leur scolarité de façon sereine.

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La Seine-Saint-Denis défile à Paris

Jeudi 14 décembre, la Seine St Denis défilait à Paris pour exiger un plan de développement. A lire ici le tract d’appel du 1er degré :  Appel intersyndical

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A Lyon, la solidarité s’organise pour éviter la rue à des familles et élèves sans abri. A lire, le communiqué de presse des personnels du collège Henri Barbusse : Occupation du collège


Contrats aidés et sélection à l’entrée de l’université : dernières infos et analyse 

  • Contre la suppression des contrats aidés, la mobilisation se poursuit. Ici la cité scolaire Paul Valéry (Paris 12è)  : COMMUNIQUE DE PRESSE

Suppression des contrats aidés : une attaque contre les services publics et  la vie associative : le communiqué de la cnt

  • En lien, une contribution d’un prof d’université, sous forme de lettre à un frère parent d’élève, pour lui expliquer ce qui se prépare via la sélection dans l’enseignement supérieur.

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La CNT soutient les camarades de Sud éducation 93

De la dénonciation des pédagogues, à celle de l’écriture inclusive, en passant par le rétablissement des évaluations nationales ou encore la négation des logiques sociales à l’œuvre dans les inégalités scolaires, le ministre de l’éducation s’inscrit de plain pied dans le discours historique de la droite la plus conservatrice. Nous dénonçons aujourd’hui l’attaque lancée par ce dernier, à l’appui de sites et collectifs d’extrême droite, contre la liberté syndicale, qui s’inscrit de fait dans la lignée du discours (programme ?) réactionnaire tenu sans discontinuité depuis son arrivée rue de Grenelle.

La CNT a adressé le message ci-dessous

à la fédération Sud éducation :

La fédération des travailleuses et travailleurs de l’éducation CNT dénonce l’intervention du Ministre de l’éducation nationale sur le contenu de la formation syndicale organisée par SUD éducation 93, et réaffirme son attachement aux libertés syndicales.

En dénonçant l’utilisation du concept de « racisme d’État », le ministère oublie tous les travaux attestant d’un apartheid scolaire. Il ferait mieux de dénoncer les contrôles policiers au faciès et le refus de scolarisation des migrants.

La CNT-FTE, jeudi 23 novembre 2017

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Elles et ils ont marché vers L’Élysée contre le président des riches !

3000 manifestant.e.s ont défilé à Paris samedi 18 novembre :

bilan de la marche / front social

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Des collégiens en garde-à-vue 48 heures. La CGT, SUD et la CNT éducation dénoncent ces violences : Lycée Bergson à Paris

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Mardi 10 octobre : public – privé en grève !

Plusieurs dizaines de milliers de grévistes ont défilé dans les rues des grandes villes pour défendre les services publics et dénoncer les ordonnances Macron contre le code du Travail. 130 manifestations en régions. 45.000 grévistes de République à Nation.

Le tract d’appel de la région parisienne : grève du 10 octobre

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Contrats aidés : grèves gagnantes !

Les « contrats aidés »  se mobilisent : Emplois Aidés.. En mouvement !..

En Martinique, après 3 semaines de mobilisations, un protocole d’accord a été signé avec le préfet pour maintenir les emplois aidés.

Lire ici : a1ere.francetvinfo.fr/martinique/contrats-aides-grandes-lignes-du-protocole-accord-516313.html

Au collège Vercors dans l’Isère, les personnels se sont aussi mobilisés

pour les contrats aidés. lire leur communiqué.

A Paris, elles et ils ont créé un blog : https://couteuxsesetinefficaces.wordpress.com/

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Au CP ou en 6è, les évaluations nationales, c’est toujours Non !

Le communiqué de la CNT à propos des évaluations CP et 6è, à télécharger ici : évals c’est non !

Dans un courrier adressé aux professeurs (en date du 18 septembre), la direction générale de l’enseignement scolaire modère ses ambitions :

 » Il s’agit d’une évaluation diagnostique (…) qui ne prétend pas évaluer de matière exhaustive des compétences (…) Vous aurez la possibilité de ne faire passer qu’une partie de ces exercices… »

En résumé : rétropédalage au ministère !

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Mardi 12 et jeudi 21 septembre, la saison 2 contre la loi Travail a bien commencé !

Le 12, 500.000 manifestant.e.s en régions dont 60.000 à Paris ont marché pour dénoncer les Ordonnances Macron. Autant de monde dans la rue le 21 à Paris… En régions, il faudra vérifier auprès des camarades, les préfectures ont bien du mal à compter correctement les manifestant.e.s! Plus de grévistes selon la CGT…

Télécharger l’argumentaire CNT contre les Ordonnances Macron

ici : macron-septembre-2017

Et après : que faire ? Bloquons tout !

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Samedi 9 et dimanche 10 septembre : en marche contre l’État d’urgence permanent !

A Paris, dimanche 10, du Père Lachaise à République 2000 personnes ont marché contre l’… :  État d’urgence définitif !

L‘état d’urgence a été renouvelé jusqu’à début novembre par le parlement. Or il a largement démontré son inefficacité contre les attentats. Il a été dévoyé contre les mouvements sociaux et les militant.e.s, contre les musulman.e.s ou supposés l’être, contre les migrant.e.s et leurs soutiens, contre les habitant.e.s des quartiers populaires, contre les mineur.e.s et les jeunes majeur.e.s. Des centaines d’interdictions de manifester ont été délivrées. Les discriminations et contrôles au faciès se sont multipliés et avec eux, des violences policières. La France est le seul pays d’Europe à avoir instauré l’état d’urgence en réponse aux attentats…


Communiqué de rentrée 2017

Maréchal, nous voilà !

C’est la rentrée des réacs, et en fanfare. Jean-Michel Blanquer est partout. Il clame son amour de la syllabique et des neurosciences. En quête de bonnes formules et de méthodes miracles, il a décidé d’en finir avec « l’égalitarisme destructeur » et la « méthode globale ». Comme jadis, l’ancien Secrétaire d’État à l’Éducation nationale et à la Jeunesse du régime de Vichy, Abel Bonnard, qui dénonçait « l’égalité fallacieuse » et « la haine de toute supériorité ». Il veut donc reconstruire « l’école de la confiance », celle qui évalue – les CP et les 6è auront droit à des évaluations dès septembre – et qui ouvre des « internats d’excellence » pour éloigner les jeunes des quartiers populaires. Évidemment, les redoublements vont être à nouveau facilités.

Lire, écrire, compter. Il va falloir faire vite, car pour le ministre tout va se jouer au CP. Et dès décembre, il faudra rendre des comptes : de nouvelles évaluations ? Pour y parvenir, il vante sa mesure phare les « CP à 12 élèves ». Cette année, elle concernera les REP +, puis l’an prochain les classes REP et enfin les CE1 en éducation prioritaire.

Le collège n’a pas échappé à sa méthode savante. En alimentant un discours nostalgique autour des langues anciennes et des classes bilangues, qui n’avaient jamais réellement disparu, Blanquer cherche à se démarquer du précédent gouvernement à peu de frais, gardant au chaud son projet d’autonomie des chefs d’établissements afin de recruter comme bon leur semble les profs et réfléchit à une rémunération au mérite.

Pour le lycée, la réforme du bac est prévue pour 2021. L’épreuve finale se réduira à 4 domaines, le reste en contrôle continu. Ça devrait coûter moins cher et facilitera probablement la sélection par les universités, également dans les cartons du ministère.

Le tout agrémenté de numérique à toutes les sauces, pour donner l’illusion d’une certaine modernité dans un océan réactionnaire mais aussi pour enrichir les entreprises du secteur.

L’école, enjeu politicien, est une vieille rengaine. Mais cette nostalgie de l’école d’autrefois marque le grand retour des partisans d’une école de l’ordre et de la nation. Une école au service des élites contre le peuple, et des élèves sommé·e·s d’apprendre au plus vite et sans rien comprendre. Un peuple « 100 % employable » comme le rêve le Médef.

De même, en supprimant les « contrats aidés », le gouvernement fragilise gravement l’école et plus généralement l’environnement social de nombreux élèves.

Aussi, une autre rentrée est nécessaire : celle du combat pour une école de l’émancipation. Nous sommes nombreux·ses à essayer de la construire.

Celles et ceux qui, au quotidien dans leur classe ou dans leurs cours, offrent aux élèves, le pouvoir, la parole qui éveillent au monde et le changent. Celles et ceux solidaires de toutes et tous les opprimé·e·s : migrant·e·s, pauvres, jeunes des quartiers populaires… Celles et ceux qui luttent contre les évaluations stigmatisantes, le livret scolaire numérique (LSU), une hiérarchie rétrograde et autoritaire…

Les 9 et 10 septembre, nous redirons notre opposition à l’état d’urgence permanent qui, sous couvert de « lutte contre le terrorisme », restreint les droits de celles et ceux qui s’opposent au pouvoir pour construire un autre futur.

Le mardi 12 septembre, nous serons en grève contre les ordonnances Macron, la saison 2 de la loi Travail, précarisant toujours plus les travailleuses et travailleurs du secteur privé comme du secteur public.

Car on a toujours raison de se révolter !

CNT – Fédération des Travailleur·se·s, 30 août 2017

Citations et références lues dans la presse, notamment interview de Blanquer à l’Obs du 24 août dernier et Claude Lelièvre pour sa comparaison avec Vichy, blog Médiapart du 29 août.

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La CNT a écrit aux Éditions Belin

pages du manuel Belin

Objet : lettre ouverte concernant un manuel scolaire

Madame, Monsieur,

Notre fédération a été alertée par un de nos syndicats à propos du contenu d’un ouvrage que vous éditez : le manuel d’Histoire-Géographie-EMC 4e (2016).

Dans le chapitre consacré aux migrations internationales, on y trouve (page 215) la reproduction d’une affiche de l’Adsav (en breton « relèvement ou renaissance »), organisation politique présentée comme « un parti nationaliste de la région Bretagne en France ». L’élève est alors invité à comparer cette affiche avec une autre affiche en anglais, et à répondre à la question suivante : « à partir de ces documents, décrivez les différences de point de vue sur l’accueil des migrants ».

Nous tenons à attirer votre attention sur ce parti politique. Adsav est bien plus qu’une simple organisation nationaliste. Adsav est ouvertement raciste, xénophobe et islamophobe. Pour s’en persuader, il suffit de visiter son blog.

Nous nous interrogeons sur la pertinence de ce document. Nous nous demandons, également, pourquoi cette affiche n’est pas présentée clairement pour ce qu’elle est.

Elle appelle à une manifestation à Pontivy. Sachez que lors de cette manifestation, les militants néo-nazis d’Adsav ont ratissé toute la ville en y commettant de nombreuses violences.

On trouve encore de nombreuses lectures de cette manifestation sur internet. A commencer par le site du journal Ouest France : http://www.ouest-france.fr/bretagne/pontivy-56300/attentats-de-paris-violences-en-marge-de-la-manifestation-de-ladsav-3840617

Nous demandons donc à ce que votre maison d’édition fasse le nécessaire, et qu’elle retire ce document si une réédition du manuel devait advenir.

En l’absence de réponse de votre part, ou en cas de réponse négative, nous inciterons nos adhérents et adhérentes à ne plus utiliser les ouvrages issus de votre maison d’édition.

Nous donnerons aussi une visibilité maximum à ce choix éditorial au-delà de nos seul.e.s adhérent.e.s.

Nous réclamons aussi, dans l’intérêt de vos lecteurs et lectrices, une meilleure attention de votre part quant au contenu des documents que vos présentez dans vos manuels.

Recevez, Madame, Monsieur, nos salutations syndicalistes

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LIVRET SCOLAIRE UNIQUE NUMÉRIQUE : EXIGEONS SON RETRAIT

Jeudi 11 mai, plusieurs syndicats et associations organisaient à Paris une première réunion publique contre le Livret numérique. Dans la grande salle Croizat de la Bourse du travail République, les intervenant.e.s et les militant.e.s pédagogiques ont rappelé les enjeux de ce nouvel outil imposé par le ministère de l’Éducation.

La mise en place du Livret numérique augure d’une visibilité sans oubli des parcours scolaires du CP au Compte personnel de formation, intégré dans la loi Travail. Ainsi, l’État puis les futurs employeurs auront un regard sans aucune zone d’ombres sur les « compétences » de chacun.e.

Au quotidien, à l’école ou non, nous sommes tous fiché.e.s… Mais, nous pouvons nous déconnecter.

Avec le Livret scolaire unique numérique, la déconnexion sera impossible.

Ce livret s’inscrit dans le « socle commun des compétences », dispositif européen dont les items adoptées en 2015 en affirment les priorités : « savoir obéir », « savoir s’adapter », « apprendre à apprendre » Il renforce l’étatisation et la mise sous contrôle des destinées scolaires.

Prendre l’exemple de l’Application Post-bac (APB) pour les choix d’études après la Terminale le confirme : ne pas renseigner une case bloque toute inscription.

C’est aussi une arme institutionnelle remarquable pour formater tout apprentissage (lire ci-dessous l’intervention de la CNT-fte).

Google et Microsoft. Le ministère de l’Éducation s’est liée aux deux monstres du secteur dont les services ne garantissent aucune confidentialité sur les informations collectées et gérées.

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L’intervention de la Cnt-fte :

La tyrannie de l’évaluation

Dans la vie quotidienne, les évaluations sont partout : à l’école, au travail, que l’on soit cadre, ouvrière, élève ou professeur, les moindres activités humaines sont systématiquement « évaluées ». Rendre des comptes, être mesurable, compétitive, est une injonction permanente, de moins en moins remise en cause.

Au nom de la rétribution au mérite, les évaluations exacerbent la concurrence, instaurent la loi du chacun contre tous et bien souvent tuent : la créativité, les différences, les réflexions, les questionnements, les tâtonnements, les créations collectives … Quand elles ne tuent pas tout court. (suicides chez PSA, chez les infirmières, à France Télécom…)

Il vaut donc toujours mieux savoir de quoi l’on parle et de quelle école.

En France nous connaissons deux écoles :

Celle de Jules Ferry, ministre de l’éducation qui écrasa la Commune et qui institua l’école publique, laïque et obligatoire pour « en finir avec le siècle des révolutions ».

Son école primaire n’est pas une école pour le peuple mais contre lui. C’est une école caserne, où l’on apprend aux élèves à se taire, à obéir, à s’ennuyer et à marcher au pas.

Une école élitiste qui contrôle pour trier les classes sociales, qui sélectionne pour inculquer les valeurs de la bourgeoisie : ne pas partager, ne pas s’entraider et s’enrichir aux dépens des autres. Accumuler les richesses.

Dans cette école l’évaluation a toute sa place : isoler, contrôler, classer et noter avec des couleurs, des points ou des mini-phrases. Le résultat est le même. Comparer, hiérarchiser, exclure et désespérer.

Et une autre, à l’image de certaines classes ou écoles qui s’organisent différemment, qui prennent le temps, élaborent des démarches de d’apprentissage loin de la culture de l’évaluation ou de celle du livret. Une école active, qui revendique que chacune a les moyens et la volonté de progresser. L’aménagement du milieu -jouets, mobilier adapté, espace, outils, documentation…- est une condition première des apprentissages. C’est parce que l’homme a libéré sa main, que son cerveau s’est développé. Et non pas l’inverse ! L’Agir, en lieu et place de la passivité, de l’immobilité, du silence, de l’ennui et du par-coeur. L’enfant n’est pas un vase qu’on emplit mais un feu qu’on allume.

École mutuelle, école du peuple pour et par le peuple. Où apprendre se met en œuvre collectivement, dans les deux sens du terme (apprendre de quelqu’un /apprendre à quelqu’un), où chacune est amenée à recevoir et à transmettre, où chacune est active dans la production de nouveaux savoirs vivants. Où vivre ensemble est un apprentissage majeur.

Dans cette école, nul besoin d’évaluer. De donner une valeur externe.

Pour la CNT-FTE, refuser les évaluations nationales et repenser les apprentissages à l’école avec des démarches co

Préavis de grève du lundi 16 avril au samedi 21 avril 2018

CNT-FTE
33 rue des Vignoles, 75020 Paris

le 6/04/2018

Objet : préavis de grève

Monsieur le Ministre de l’Éducation Nationale,
de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
110 rue de Grenelle,
75007 Paris

Notre fédération, régulièrement constituée et déclarée au niveau national, affiliée à la Confédération Nationale du Travail, dépose du lundi 16 avril au samedi 21 avril 2018, un préavis de grève concernant l’ensemble des personnels des établissements d’enseignement. Ce préavis doit permettre aux personnels de cesser le travail à tout moment pendant la période indiquée afin d’exiger l’abandon de la politique de casse du service public d’éducation, afin de protéger la scolarité de l’ensemble des élèves, et afin de se protéger de la répression hiérarchique.
En effet la Fédération des Travailleurs de l’Éducation de la CNT soutient les personnels qui se prononcent :

– contre la sélection à l’entrée de l’université ;
– contre une réforme des rythmes scolaires qui ne prend pas en compte les rythmes de travail et de vie des enfants et que l’état refuse de financer en laissant les collectivités locales assumer ;
– contre les suppressions d’emplois et de postes ;
– contre la remise en cause de la liberté pédagogique et l’obligation de soumettre les élèves à des pratiques anti-pédagogiques dans le premier degré (évaluations nationales, livret personnel de compétences) ;
– contre la précarité et toutes ses déclinaisons (CDI, CDD, CAE/CAV, CUI, EAP) ;
– contre le travail gratuit de la journée de « solidarité »;
– contre toute remise en cause du droit de grève et des droits syndicaux;
– contre la répression syndicale ;
– contre la mise en place des EPEP dans les établissements du premier degré
– contre la rupture de la scolarité d’élèves du fait de la politique d’immigration du gouvernement qui conduit notamment certains élèves et leurs familles à des situations de mal logement ou d’absence de logement, contre les perturbations du fonctionnement des établissements scolaires
par l’intrusion de forces de police à la recherche d’élèves « sans-papiers » ainsi que contre les pressions hiérarchiques et les sanctions envers les personnels engagés dans la défense des élèves « sans-papiers », avec notamment la multiplication de sanctions administratives ;
– contre le fichage des enfants à travers « Base-élèves », la version numérique du livret personnel de compétences et l’ensemble des fichiers de gestion et de notation des élèves ;
– contre les DHG dans les établissements du second degré, (suppressions des heures postes et multiplication des heures supplémentaires) ;

-contre la caporalisation et la hiérarchisation (projets de décrets étendant les pouvoirs des chefs d’établissement, conseils pédagogiques), et contre toutes les pressions hiérarchiques ;
– contre la dégradation des conditions de travail et de formation ;
– contre les conditions de remplacement à l’interne dans les établissements du second degré;
– contre les attaques contre les personnels TOS;
– contre la loi d’autonomie des universités, la dégradation du statut des enseignants-chercheurs, la masterisation (recrutement et formation des enseignants);
– contre la mise en place des préfets d’études et l’ensemble du dispositif ECLAIR ;
– contre les attaques des systèmes de solidarité, les primes « au mérite » et l’individualisation des salaires ;
– contre toutes les attaques au Code du Travail.

La Fédération des Travailleurs de l’Éducation de la CNT soutient les personnels qui se prononcent:
– pour un service public d’éducation de qualité;
– pour des embauches de personnels statutaires pour répondre aux besoins des établissements et la titularisation de tous les travailleurs et travailleuses précaires de l’éducation nationale ;
– pour une totale liberté pédagogique;
– pour une revalorisation salariale ainsi qu’une amélioration des conditions de départ à la retraite pour tous.

Afin d’éviter toute ambiguïté ou pression sur les personnels grévistes, nous vous demandons avec insistance de transmettre ce préavis à l’ensemble des Recteurs d’Académie.

Veuillez recevoir nos salutations syndicalistes,
Pour la FTE CNT, le secrétaire,

Alain Dervin

Classes En Lutte : les derniers numéros à lire ou à relire…

Classes En Lutte est la lettre mensuelle électronique de la CNT éducation. Elle est adressée à plusieurs milliers d’abonné.e.s.

Retrouvez ci-dessous en un clic les derniers numéros :

Cel / Avril 2018

Cel / hors série, sup à mars 2018

Cel / mars 2018

Cel / février 2018

Cel / janvier 2018

Cel / décembre 2017

cel / novembre 2017

Cel / octobre 2017

cel / septembre 2017

cel / Juillet – Août 2017

cel / juin 2017

cel / mai 2017

Cel / avril 2017

Cel / mars 2017

Cel / février 2017   + Le casier scolaire

cel / janvier 2017

cel/ novembre-décembre 2016

cel/octobre 2016

cel/septembre-2016

cel/ été 2016

Pour un mouvement des précaires de l’éducation…

L’assemblée des précaires de l’éducation d’IDF a lancé un appel à une journée de grève nationale le 5 avril pour dénoncer la précarité d’un grand nombre de personnels de l’éducation nationale. La CNT FTE soutient et appelle à diffuser au maximum l’appel ci-dessous, afin d’élargir et de construire ensemble cette journée.

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Grève des précaires de l’Éducation le 5 avril 2018 : où en sommes nous ?

#PrecairesEducNatEnGreve05042018

#PrecairesDeLeducationEnGreve

Depuis la rentrée 2016 nous, précaires de l’éducation nationale en Île-de-France, nous nous réunissons en assemblée ouverte afin de nous organiser collectivement.  Nous sommes AESH, AED, AP ou prof contractuel-les. Bien qu’ayant des statuts différents, nos revendications sont communes et relèvent d’une seule et même condition de précarité : classes sur-chargées, sous-effectifs, salaires minuscules, renouvellements incertains, missions aléatoires et informelles etc.

Dans ce cadre nous avons décidé d’appeler à une journée de grève nationale des précaires de l’éducation nationale le 5 avril 2018, parce que nous pensons que c’est seulement par la lutte nous pourrons satisfaire nos revendications. Nous demandons des meilleurs salaires, des effectifs à la hauteur des besoins, la reconnaissance pleine et entière de nos fonctions pédagogiques, une maîtrise de nos emplois du temps et la garantie du renouvellement de nos contrats ; à plus long terme, la titularisation de tout-es celles et ceux qui le souhaitent, sans conditions de concours, de diplôme, de nationalité, de formation ou de stage.

Nous avons lancé cet appel à la grève très en avance afin d’avoir le temps de nous organiser et de contacter d’autres collectifs qui s’organisent ailleurs sur le territoire. Nous avions d’ailleurs rédigé un « Appel aux collectifs de précaires de l’Éducation » que vous trouverez ci-dessous.

En région parisienne une nouvelle assemblée préparatoire de la grève est prévue le 15 mars. Le programme de la journée du 5 avril a été défini, avec une assemblée générale au matin, à 10h30 à la Bourse du Travail de Paris et la manifestation au départ de Place de la Sorbonne à 14h.

Une caisse de grève en ligne a été créée à l’adresse https://www.lepotcommun.fr/pot/950xw1c5. Elle sera alimentée par l’organisation d’un repas de soutien le 4 mars, à la Cantine des Pyrénées (Paris 20).  Le principe est simple: chacun-e peut contribuer en solidarité, puis l’argent sera redistribué aux grévistes.

Notre appel a été entendu par des collectifs locaux de précaires de l’éducation nationale qui se le sont réapprioprié et  s’organisent dans leurs régions. À Grenoble une réunion de préparation de la grève est prévue le 10 mars 2018 à 13h30 au 12 rue des trembles. Nous avons également eu échos de mobilisation qui s’organiserait dans les Hautes-Alpes, les Pyrénnées-Orientales, dans le Nord-Pas-de-Calais, en Meurthe-et-Moselle… Nous avons créé un post spécifique pour recenser tous les rendez-vous du 5 avril sur notre page facebook, pensez à l’alimenter.

Nous avions également rédigé un « Appel aux organisations syndicales de l’Éducation ». Au niveau national, l’appel à la grève du 5 avril est désormais relayé et soutenu par deux fédérations syndicales : la Fédération SUD Éducation (http://www.sudeducation.org/Greve-des-precaires-de-l-education.html) et la CNT-FTE (http://www.cnt-f.org/fte/2018/02/06/pour-un-mouvement-des-precaires-de-leducation/).

Les conditions de précarité que nous dénonçons et contre lesquelles nous nous battons ne concernent pas seulement les métiers précaires de l’éducation nationale et les contractuel-les. Au contraire, elles font partie d’une plus vaste offensive menée contre le service public. Dans l’éducation nationale cela prend la forme du projet Macron/Blanquer/Vidal, contre lequel étudiant.e.s et enseignant.e.s se mobilisent depuis désormais un mois. C’est pour cela que la date du 5 avril veut s’inscrire dans un contexte de mobilisation grandissante. Elle sera précédée par d’autres journées de grève que nous soutenons et auxquelles nous appelons sur le plan local et national, comme celle du 22 mars, journée de grève dans la fonction publique.

L’événement Facebook de la Grève des précaires de l’éducation : https://www.facebook.com/events/2068711710023792/permalink/2095384867356476/

La page Facebook : Assemblée des précaires de l’éducation – IDF

Le compte twitter : @Precaires_Educ

Mail : precaires.education[at]riseup.net

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Tou.tes en grève le 5 avril 2018 !

#PrecairesEducNatEnGreve05042018

#PrecairesDeLeducationEnGreve

Appel aux précaires de l’Éducation nationale à s’organiser et à se mettre en grève le 5 avril 2018.

Professeur.es contractuel.les, AVS/AESH, CUI, AED, AP, personnel d’entretien et de cantine, mais aussi élèves, enseignant.es titulaires et parents d’élèves, nous sommes tou.te.s concerné.e.s par la montée de la précarité dans la fonction publique : classes sur-chargées, sous-effectifs, salaires minuscules, renouvellements incertains, missions aléatoires et informelles etc.

Considéré.e.s comme des variables d’ajustement, alors même que nous sommes nécessaires au bon fonctionnement des établissements, nous enchaînons les contrats précaires souvent payés en-dessous du seuil de pauvreté.

Sans statut digne de ce nom, nous sommes souvent en but au mépris de nos hiérarchies.

Par ailleurs, par l’usage des contrats précaires, l’Éducation nationale fragilise nos droits, réduit les postes et nous met ainsi en concurrence, nous isole et nous contraint à accepter ses conditions. L’Éducation nationale est le premier employeur de précaires de France : elle entretient un système d’emplois subalternes fondé sur la précarité, en proposant une flopée de contrats à peine plus élevée que le RSA et en laissant leur renouvellement entre d’autres volontés que les nôtres : celles des gestionnaires du budget, notamment ceux et celles de nos établissements (nous voulons entre autres que notre recrutement puisse relever du Rectorat, non plus des chef.fe.s d’établissement). Ces contrats effectuent aussi la casse de la fonction publique, la mise au pas par la précarité de nouvel-

les générations de surveillant.e.s, AVS/AESH, assistant.e.s pédagogiques et enseignant.e.s, tou.te.s non titulaires. Cette situation ne fait que s’aggraver avec l’arrivée des services civiques dans les collèges et lycées.

En supprimant cet été plus de 20 000 contrats CUI dans l’éducation nationale, le gouvernement a bien démontré le mépris avec lequel, ici comme ailleurs, il nous considère.

Nous nous mobilisons pour de meilleurs salaires, des effectifs à la hauteur des besoins, la reconnaissance pleine et entière de nos fonctions pédagogiques, la maîtrise de nos emplois du temps et la garantie du renouvellement de nos contrats.

À plus long terme, nous voulons la titularisation de tou.te.s celles et ceux qui le souhaitent, sans conditions de concours, de diplôme, de nationalité, de formation ou de stage.

Nous appelons tou.te.s les précaires de l’éducation à se mettre en grève le jeudi 5 avril 2018, à mobiliser leurs collègues en prenant le temps d’en discuter collectivement dans leurs écoles et leurs établissements.

Si vous voulez participer à la construction de cette journée de grève :

– diffusez cet appel autour de vous et sur les réseaux sociaux #PrecairesEducNatEnGreve05042018 et #PrecairesDeLeducationEnGreve

– vous organisez ou voulez organisez la grève dans votre ville / région, vous pouvez nous contacter à : precaires.education@riseup.net

Le jour même :

Faire grève, ça permet de libérer du temps et de se rencontrer. Alors ne reste pas chez toi :

– Assemblée…

– Manifestation…

Faire grève j’ai le droit ?

Eh oui ! Tou.te.s les personnes travaillant avec un contrat de travail ont le droit de faire grève. Dans la fonction publique il suffit qu’un syndicat ai déposé un préavis de grève couvrant tous les personnels, ce qui est fait ! Ensuite pas d’obligation de prévenir, il n’y a pas de service minimum ni de délai de prévenance (seulement pour les enseignant.e.s chargé.e.s de classe du 1er degré)

Mais faire grève ça coûte cher !

C’est pour ça que nous appelons à la mise en place de caisses de grève : chacun.e peut contribuer en solidarité puis l’argent est redistribuée aux grévistes égalitairement.

Ne restons pas isolé.e.s, Organisons-nous,

Ce sont nos luttes qui construisent nos droits

événement facebook : Grève des précaires de l’éducation nationale

https://www.facebook.com/events/2068711710023792/

twitter : @Precaires_educ

Des migrants occupent un bâtiment de Paris 8

Au peuple français, aux étudiant.e.s, à celles et ceux qui dorment dans
la rue, aux personnes solidaires, aux personnes torturées par le
règlement Dublin.

Nous sommes des exilé.e.s du monde entier, des dubliné.e.s, des
réfugié.e.s statutaires à la rue. Nous sommes débouté.e.s de l’asile,
nous venons de traverser la mer, nous sommes des mineurs sans papiers.
Nous occupons l’Université Paris 8 depuis le 30 janvier 2018. Pourquoi
avons-nous du faire cette action ? Ces derniers mois, la France a
déporté de nombreuses personnes. Nombre d’entre nous se sont suicidé. Il
y a trois mois, un ami sous le coup du règlement de Dublin, déprimé,
s’est allongé sur les rails d’un train qui l’a percuté. Il y a dix jours
à Calais, la police a frappé et gazé des éxilé.e.s dormant dans la rue.
Un jeune a eu la moitié du visage arrachée par un tir policier. Un ami
qui avait rendez-vous à la préfecture y a été arrêté et mis en centre de
rétention administrative (CRA), avant d’être déporté en Italie. La
police française a ses gyrophares, ses sirènes et ses gaz, mais ni foi
ni loi.

Ce que le système d’immigration français attend de nous, ce sont nos
empreintes, pas nous. L’arbitraire et l’aléatoire sont notre quotidien,
à l’OFPRA, à la CNDA, à la préfecture. À l’issue des démarches,
certain.e.s sont refusé.e.s, d’autres dubliné.e.s indéfiniment,
assigné.e.s à résidence, déporté.e.s, et ce sans aucune logique.

Nous revendiquons les choses suivantes :
–    Des papiers pour tou.te.s
–    Des logements décents et pérennes
–    Pouvoir apprendre le français et continuer nos études
–    La fin des refus au Dispositif d’évaluation des Mineurs Isolés
Étrangers(DEMIE)
–    L’arrêt immédiat des déportations vers tous les pays, en Europe
comme ailleurs.

Nous attendons de tou.te.s les exilé.e.s qu’ils et elles luttent partout
en France contre l’oppression et l’injustice et contre les pratiques de
la police dans la rue.
A la population française : vous qui avez fait cette révolution que l’on
étudie dans les livres d’histoires, reprenez-la ! Nous remercions la
population de son soutien, qui, contrairement à son gouvernement, nous
montre sa solidarité.
L’administration de la fac utilise la carotte et le bâton dans les
négociations. Les un.e.s disent qu’ils vont nous donner un autre endroit
dans la fac, les autres nous menacent à mots couverts de faire entrer la
police. Nous demandons aux étudiant.e.s et aux professeur.e.s de
l’Université Paris 8 de nous soutenir dans nos revendications. Nous les
remercions et leur demandons de rester totalement avec nous, jusqu’au
bout. Nous nous joignons à la lutte des étudiants sans-papiers de
l’Université.
À nos ami.e.s mort.e.s en traversant la mer,
À nos ami.e.s suicidé.e.s,
À nos ami.e.s mort.e.s à cause des frontières,
À nos ami.e.s mort.e.s dans le désert,
À nos amies violées en Libye,
Nous ne vous oublions pas.

Les migrant.e.s de Paris 8

Tribune d’un collectif de détenus incarcérés à la maison d’arrêt des hommes de Fleury Mérogis

La grève des matons a des conséquences dramatiques pour les prisonniers. Publication ici d’un appel de prisonniers détenus à Fleury Mérogis qui organisent une lutte contre l’administration pénitentiaire et ses matons. La seule solution pour les prisons ce n’est pas de les bloquer mais de les ouvrir !

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Nous, prisonniers, condamnés ou prévenus, enfermés à la maison d’arrêt de Fleury Mérogis, lançons un appel contre la conquête sécuritaire qui se joue en ce moment à travers les mobilisations des surveillants de prison dans toute la France. Cet appel vise également à construire une force collective entre les détenus en lutte et à l’extérieur. Depuis plusieurs jours, des surveillants de prisons bloquent les entrées des maisons d’arrêt, centrales et centres de détention du territoire français.

Ici, à Fleury Mérogis, l’établissement est régulièrement paralysé depuis le début de semaine par plusieurs dizaines de surveillants, empêchant les parloirs avec nos familles, parfois venues de loin, empêchant les extractions dans le cadre des procédures judiciaires (bloquant les aménagements de peine), l’entrée des avocats, les cantines, les cuisine, le nettoyage et toutes les activités dédiées à la prétendue « réinsertion » Leurs revendications sont simples, ils réclament plus de moyens et plus de sécurité pour le personnel pénitencier, ce qui se traduit concrètement par un armement généralisé des surveillants, l’imposition de menottes aux détenus lors de leurs déplacements hors des cellules, et des restrictions conséquentes de nos libertés et de nos droits, pour le peu qu’il en reste.
Leur mouvement fait suite à diverses manifestations supposées de violence depuis quelques temps, qui, si elles existent, ne sont que des actes isolés, bien souvent en réponse à une violence bien plus importante de l’institution carcérale et de l’État en général. Depuis une semaine, nous assistons à une surmédiatisation d’événements sporadiques et minimes sur toutes les chaînes de télévision, sur fonds d’antiterrorisme.
Une insulte devient une agression, une bousculade un passage à tabac et un retard en cellule une mutinerie. Et nous voyons ainsi défiler ces mensonges sur BFM depuis le week-end dernier. Les surveillants et leur syndicat, interviewés par les médias, ont présenté la prison comme un « sanctuaire de criminels » où les détenus avaient « pris le pouvoir » dans des zones totalement abandonnées par les pouvoirs publics. Mais cette stratégie de désinformation ne s’arrête pas là et se couple à des actions bien réelles à l’encontre des détenus.
Ce jeudi 18 janvier au matin, alors que tous les parloirs avaient été annulés, que les activités n’avaient pas lieu et que nous étions séquestrés en cellule, sans information et sans même avoir été nourris, l’administration a finalement décidé, en réponse aux mobilisations de leur personnel, de lancer une nouvelle entreprise de terreur comme on n’en voit qu’en prison à l’encontre des détenus, et alors que rien ne s’était encore passé.
Vers 11h, plusieurs dizaines de surveillants et d’Eris, armés, cagoulés et prêts à intervenir étaient déployés dans toute la prison. Alors que les départs en promenade se faisaient sous pression, ponctués de coups de matraque et de bouclier, de fouille à nu arbitraires et d’insultes diverses, nous avons décidé de nous organiser contre ces violences gratuites, exercées pour satisfaire des surveillants en mal de reconnaissance. Sur le bâtiment D2, nous étions plus d’une centaine à refuser de réintégrer nos cellules à l’appel de fin de promenade, qui avait été réduite à 45 minutes au lieu des deux heures quotidiennes. Sur le bâtiment D1, c’est cette fois l’administration qui nous enfermait plus de 4h en promenade, pour prévenir un risque de blocage et en profiter pour fouiller une bonne partie des cellules. Dans les autres bâtiments, nous tentions plusieurs blocages, la plupart mis en échec par l’intervention violente des Eris.
À travers ces blocages, nous voulons exprimer notre droit à manifester, qui nous a été arraché lors de notre incarcération et nous voulons lancer un message vers l’extérieur, contre ce qui se joue en ce moment devant les prisons françaises : l’invisibilisation des violences quotidiennes à l’encontre des détenus – insultes régulières, coups, pressions administratives, les suicides réguliers, les piqûres forcées, les cellules en flammes comme à Fresnes il y a quelques jours, et même les viols, comme à la MAF ou à Meaux il y a quelques mois. Mais également, la stratégie des surveillants qui rappelle celle des policiers qui manifestaient illégalement, masqués et armés, en direction des lieux de pouvoir à l’automne 2016 au cri de « la racaille en prison ! », pour réclamer et finalement obtenir un nouveau permis de tuer.

À travers ces actes de résistance collective, nous nous mobilisons contre cette répression grandissante et contre l’entreprise sécuritaire de l’État pénal. Mais pour ce faire, nous avons besoin de construire une force collective, et que nos luttes soient entendues et relayées à l’extérieur. La violence, la vraie, elle est du côté de la prison, de la justice et de la police, qui frappent, séquestrent et légitiment ces exactions. La violence, c’est l’État.
Nous ne sommes pas des bêtes, nous sommes des êtres humains, et nous refusons d’être enfermés et renvoyés à des faits qui feraient de nous des parias, sans droits et sans dignité. Nous en appelons aujourd’hui à toutes celles et tous ceux qui, à l’extérieur, luttent contre les violences d’État. Nos mobilisations sont vaines si nous ne sommes pas soutenus et si les acteurs des luttes actuelles ne se font pas écho de nos combats. En effet, nous payons le prix fort de ces blocages, la vengeance de l’administration est terrible, plusieurs personnes ont d’ores et déjà été envoyées au mitard, le quartier disciplinaire, et nous savons tous que nos conditions de détention seront rendues encore plus difficiles, du seul fait d’avoir refusé ces injustices. Par ailleurs, nous avons besoin que des mobilisations fortes appuient nos mouvements, car l’administration sait qu’elle a les moyens de nous faire taire, en chargeant nos dossiers en vue de nos procès à venir ou en refusant nos aménagements de peine.
Ce texte ne s’adresse ni aux institutions, ni aux défenseurs des soit-disant droits de l’homme et des politiques traditionnelles car à nos yeux, il n’existe pas de prisons « plus justes ». C’est un appel à toutes celles et tous ceux qui, au printemps 2016, se sont soulevés contre la loi travail ; car nous aussi, nous sommes les premières victimes d’une précarisation massive qui nous a contraint à choisir entre la misère et la prison. C’est un appel à celles et ceux qui luttent contre le racisme, car nous aussi sommes les premières cibles d’un racisme d’État qui enferme toujours les mêmes personnes, des jeunes non blancs, parqués dans les prisons françaises. C’est un appel à celles et ceux qui luttent contre les violences policières, car nous sommes ceux qui subissent depuis toujours les violences des forces de police et nous sommes ceux qui se lèvent toujours lorsqu’un de nos frères tombe sous les coups ou sous les balles des forces de l’ordre.
Mobilisons-nous, à l’intérieur comme à l’extérieur des prisons. Construisons une vraie force contre la répression en bloquant et en perturbant les institutions répressives et les politiques sécuritaires. Brisons le silence de la prison, et brisons les chaînes qu’elle nous impose.
Liberté pour toutes et tous.

Un collectif de détenus incarcérés à la maison d’arrêt des hommes de Fleury Mérogis.

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Cette tribune a été publiée là :

https://fr.scribd.com/document/369962064/Tribune-d-un-collectif-de-detenus-incarceres-a-la-maison-d-arret-des-hommes-de-Fleury-Merogis

La Mauvaise Herbe : 4 numéros sont parus. Le numéro 4 vient de sortir !

Le Numéro 4 !

Il sera très prochainement disponible dans les bonnes librairies de Paris et en régions. On peut se le procurer aux permanences de la CNT : les lundis et mercredis à partir de 18h au 33 rue des Vignoles 75020 Paris, métro Buzenval …

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Retrouvez les 3 premiers numéros en lectures libres sur le site de la confédération CNT : http://www.cnt-f.org/-la-mauvaise-herbe-.html

La Mauvaise Herbe est disponible auprès des syndicats de la CNT.

En vente dans les très bonnes librairies au prix de 3 euros le numéro.

On peut aussi s’abonner : 4 n° = 10 euros !

Chèque à l’ordre de la CNT-FTE.

A adresser à : CNT-FTE STP67, c/o Lucha y fiesta, BP 30017,

67027 Strasbourg cedex 1

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Une nouvelle revue pour quoi faire ?

En avril 20125, réunis en congrès extraordinaire à Paris, les syndicats CNT de l’éducation ont voté à une très large majorité l’autonomie de la revue N’Autre École. Depuis treize années, N’Autre École était la revue de la fédération. À ce titre, les membres du comité de rédaction étaient mandaté-e-s en congrès. Le comité de rédaction de N’Autre École était composé de mandaté-e-s de la CNT mais aussi, depuis 2004, de camarades d’autres horizons. Ils et elles ont voulu s’émanciper de la CNT. C’est fait.

Pour autant, nous avons voulu poursuivre l’aventure. Nos exigences sont les mêmes : un espace dédié à nos idées et à nos pratiques. Contre la parole experte et pour le partage du pouvoir de l’écrit.

Plus que jamais, nous voulons une revue qui affirme ces choix. Qu’elle soit un outil de propagande pour les pratiques émancipatrices et égalitaires. Un outil pour penser collectivement nos réalités partagées.

Le dire et le faire dans un même élan. En essayant de rester au plus près de nos utopies, y compris dans leurs aspects les moins visibles pour les lectrices et les lecteurs. Les mandats tournent à la CNT. Il n’y a pas de permanent-e-s, de détaché-e-s, de spécialistes, d’expert-e-s en quoi que ce soit. Ce n’est pas toujours facile à faire vivre, à assumer collectivement et ce d’une manière autogestionnaire. Mais ce sont nos choix politiques : toutes capables, tous susceptibles d’assurer une tâche. Nous voulons prendre le temps nécessaire pour que chacun-e puisse trouver sa place.

Cette revue sera un complément à nos tracts, bulletins locaux, site, Classes en lutte (notre mensuel électronique). Si elle est un lieu d’expression privilégié pour les adhérent-e-s et les syndicats de la fédération des travailleuses et travailleurs de l’éducation, nous souhaitons aussi ouvrir ses pages aux écrits des syndicats d’autres branches professionnelles, ainsi qu’à des contributions extérieures à la CNT.

Nous ne souhaitons pas nous aliéner aux contraintes éditoriales : rythme de parution, pagination. Un, deux, trois numéros par an. Évidemment, nous tiendrons compte de ces éléments pour nos abonné-e-s.

Dans un paysage syndical totalement englouti dans la concurrence et la co-gestion, dans l’expertise et le métier de délégué-e-s, nous avons à cœur de faire vivre un autre syndicalisme, sans expert-e ni leader. Sans spécialiste ni porte-parole. Pour un partage le plus large des richesses de la pensée, de l’écrit et des pratiques.

Contre un système éducatif basé sur l’autoritarisme, la hiérarchisation des savoirs et des rapports sociaux, la soumission des individus, changeons l’école, changeons le monde ! Partageons le pouvoir pour ne pas le prendre ni le laisser à d’autres !

Ce premier numéro tout beau, tout neuf que vous tenez entre les mains aborde différents sujets qui nous tiennent à cœur. Dans leur diversité, ils relèvent tous de notre combat pour une éducation plus juste, plus libre et plus respectueuse des enfants, comme des travailleuses et des travailleurs. Que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur du système éducatif, les voies de cette lutte sont multiples. La mauvaise graine de la contestation de l’ordre injuste et dominateur s’insinue partout. Nous nous en faisons l’écho ici

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La Mauvaise herbe n°1 : le sommaire

  • Une nouvelle revue pour quoi faire ?
  • REP+, en grève contre la grande arnaque
  • Politique libérale et éducation réactionnaire : la réforme des rythmes scolaires, un cas d’école
  • L’école au rapport
  • Le collège de mes rêves, premier épisode
  • Affiche détachable réforme des collèges
  • Petit hommage à Alexandre Grothendieck
  • École Bric-à-brac : appel à soutien !
  • Aperçu des rencontres de pédagogie féministe en non-mixité
  • Le sifflet enroué : Sport, jeu ou activité physique ?
  • En avant la zizique : achronique punke
  • Chronique de l’éducagogue : lecture paresseuse de Zio Aldo
  • Notes de lecture / Films
  • Les titres auxquels vous avez échappé
  • Palmes académiques

Le numéro 2 est paru au premier semestre 2016.

A lire ci-dessous l’édito puis le sommaire

 

Semons la rébellion

Nos libertés sont réprimées : liberté d’expression, de circulation, de manifester, de se réunir. Nous avons décidé d’y consacrer notre dossier.

État policier

Les attentats furent l’occasion pour les gouvernements de renforcer l’arsenal autoritaire : ceux de janvier 2015, le prétexte à la loi sur le renseignement, ceux de novembre, à l’instauration de l’état d’urgence. Les fascistes, les nationalistes, les religieux, s’entendent à merveille avec les politiciens pour enfermer nos vies dans un carcan réactionnaire, obscurantiste et rétrograde. Nous ne voyons pas la fin de leurs dérives sécuritaires.

Ces politiques fabriquent du malheur, de la misère et de l’injustice. Précaires, étrangers fuyant la guerre, l’oppression ou la faim, en sont les premières victimes.

Ici et maintenant un autre futur se dessine

En soutien à la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes et à toutes les luttes de territoires, nous avons choisi d’illustrer l’ensemble de ce numéro avec des photos prises lors de la manifestation du 27 février.

Autre raison d’espérer, le mouvement social contre la loi « Travaille ! »  qui, à l’heure où nous écrivons, redonne déjà de belles couleurs au mouvement ouvrier.

Semons la rébellion !

À l’image du film Merci Patron !, finissons-en avec tous les Bernard Arnault de la Terre. Ne nous couchons plus jamais !

La Mauvaise herbe n°2 : le sommaire

  • Édito
  • Victoire pour une AVS
  • Un collectif pour ouvrir les frontières
  • Le numérique à l’école
  • Dossier : La liberté d’expression à l’école
  • Enseigner la liberté d’expression ? Oui, mais comment ?
  • Enseigner à Béziers
  • L’État était Charlie… donc pas moi
  • Pluralisme démocratique ou confusion ?
  • Patriotisme à l’école
  • Contre nous de la pyramide…
  • De quoi cette « laïcité » est-elle le nom ?
  • Liberté d’expression, jusqu’où ?
  • Zad partout !
  • Une librairie itinérante et autogérée
  • Philosophie et cinéma, un amour compliqué
  • Enseigner leur histoire aux enfants d’immigrés
  • Le collège de mes rêves, épisode 2
  • « C’est quoi ton genre ? » Un cahier de coloriage pour les enfants
  • À l’origine du cahier. Entretien avec Coco
  • Meurtre sexiste et média : un cas d’école
  • Israël-Palestine : le conflit dans les manuels scolaires
  • Le sifflet enroué : La pratique du « sport » à l’école
  • La domination sportive
  • En avant la zizique : Joe Hill, indomptable militant anarcho-syndicaliste
  • Notes de lecture
  • Films
  • Palmes académiques

 

Turquie : soutien aux enseignant.e.s en grève de la faim. Rassemblement à Paris, place de la République, samedi 1er juillet à 17h.

Entendez leurs voix, Soutenez leur résistance !
En Turquie, 2 enseignants sont en grève de la faim depuis le 9 mars !

Plus de 100 jours…

Nuriye Gülmen et Semih Özakça sont en grève de la faim depuis plus de 100 jours. Ces deux enseignants avaient été licenciés en octobre 2016 à la suite d’un décret publié sous l’état d’urgence. Ils font partie de ces 130 000 fonctionnaires qui ont été démis de leurs fonctions.

A la suite de l’appel à la résistance de Nuriye Gülmen le 8 novembre 2016, Semih Özakça et d’autres professeurs ont rejoint Nuriye Gülmen devant le monument des droits de l’Homme situé dans la rue de Yüksel à Ankara.

Torturés et placés de nombreuses fois en garde à vue, Nuriye et Semih ont entamé une grève de la faim le 9 mars dernier ; ils demandent :

1- La fin de l’état d’urgence ;

2- Que tous les fonctionnaires révolutionnaires, démocrates puissent retrouver leur travail ;

3- La fin des licenciements arbitraires ;

4-la réintégration des droits sociaux des 13 mille chercheurs et chercheuses d’ÖYP ;

5-La science ne peut être travaillée sans une sécurité d’emploi : le droit d’enseigner librement ;

A la suite d’une perquisition orchestrée par le gouvernement Nuriye Gülmen et Semih Özakça ont été emprisonné. Ils sont aujourd’hui dans une face critique de la grève de la faim, ils risquent de mourir à tout moment. La mère et la femme de Semih Özakça ont entamé une grève de la faim à la suite de l’arrestation de Nuriye Gülmen et Semih Özakça. 


Il est urgent aujourd’hui de les soutenir, c’est pour cette raison que nous appelons toutes les organisations, associations, syndicats à se rassembler ce samedi 1er juillet à 17h00 sur la place de la République.

Comité de soutien de 
Nuriye Gülmen et Semih Özakça


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Pour être signataire de l'appel vous pouvez nous contacter par e-mail, ou sur facebook :

https://www.facebook.com/events/315677278883672/?active_tab=about


Pour plus d'information :http://direniyoruz.net/category/internatonal/

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Bien que le durcissement autoritaire du régime date de plusieurs années maintenant, depuis l'été 2016, Recep Tayyip Erdogan et son gouvernement utilise le prétexte de la tentative de coup d’État menée par une partie de l'armée turque pour justifier d'une politique répressive visant une grande partie de l'opposition.
Parmi les personnes visées, des centaines de milliers d'enseignant.e.s licencié.e.s par décret mais aussi arrêté.e.s et mis.es en garde à vue, frappé.e.s, harcelé.e.s. Bien entendu, ces sanctions ont notamment permis de se débarrasser de syndicalistes, de chercheur.es.s indépendant.e.s, democrates opposé.e.s à la politique réactionnaire d'Erdogan. Parmi elles et eux, Nuriye Gülmen et Semih Özakça sont en grève de la faim depuis le 11 mars 2017 pour contester leur licenciement.
L'utilisation de l'état d'urgence, en Turquie comme en France, pour réduire des libertés déjà bien fragiles, est une des méthodes d'un autoritarisme de plus en plus affirmé visant à faire taire toute opposition aux politiques capitalistes et réactionnaires.

La Fédération des Travailleur.se.s de l’Éducation de la Confédération Nationale du Travail leur apporte tout leur soutien et exige leur réintégration immédiate ainsi que la levée de l'état d'urgence.

Nous apportons également notre soutien à toutes celles et tous ceux qui luttent au quotidien pour l'instauration d'une société démocratique et juste dans cette région.

CNT-FTE, 11 avril 2017

Tous les 2è mardis du mois de 20h30 à 22h30

Retrouvez ici l’intégrale des dernières émissions…

 

Au programme de l’émission du mardi 13 juin

Vies volées. Contre les violences policières : mobilisation pour Lamine Dieng

L’émission de radio de la CNT Éducation Région Parisienne aura lieu ce mardi 13 juin 2017 comme chaque deuxième mardi du mois de 20h30 à 22h30 sur Radio Libertaire 89.4

On peut écouter en ligne sur le site de Radio Libertaire en-dehors de la région parisienne.

A quelques jours du 17 juin, journée de mobilisation pour Lamine Dieng* à Paris, nous accueillerons Ramata Dieng, sœur de Lamine, des militant.e.s de la Coordination anti-rep et des syndicalistes investi.e.s dans la préparation de cette journée.

Il s’agira pour nous de revenir sur les causes de la mort de Lamine, le 17 juin 2007, qui n’est pas accidentelle mais s’inscrit dans une longue liste de violences policières qui ont fait de nombreuses victimes, tels Joseph Randolph (2007), Mohamed Boukrourou (2009), Hakim Djellassi (2009), Ali Ziri (2009), Louis Klinger (2010), Abdelhak Gorafia (2014), Amadou Koumé (2015), Adama Traoré (2016)…

A ce jour, le meurtre de Lamine, comme de nombreux autres, n’est toujours pas reconnu. C’est pourquoi la famille avec le collectif Vies Volées appelle à se rassembler nombreux.ses toute la journée du 17 juin, à la veille du verdict de la cour de cassation qui interviendra le 21 juin.

Ces violences policières ne doivent pas rester impunies et il y a tout à craindre qu’elles redoublent si les dispositions exorbitantes de la police liées à l’état d’urgence -indéfiniment prolongé- s’inscrivent durablement dans une loi de droit commun, comme le prévoit Macron.

Sous prétexte de lutte anti-terroriste, nous avons vu les libertés fondamentales (interdictions de séjours, assignations, fouilles et nasses) remises en question lors des manifestations contre la Coop 21, dans les ZAD ou contre la loi Travail. Elles ont été le théâtre de violences redoublées de la part de la police, faisant de nombreux.ses blessé.e.s et mutilé.e.s et parfois même des morts, comme Rémi Fraisse en 2014.

Nos échanges s’inscriront dans les convergences des luttes entre les familles de victime et les militant.e.s anti-fascistes et anti-capitalistes de ces derniers mois. Convergences qui doivent encore se renforcer pour en finir avec l’État policier.

Téléphone du studio radio,

pendant les pauses musicales au : 01 43 71 89 40.

Le lien vers Démosphère :  https://paris.demosphere.eu/rv/55080

*Le 17 juin 2007, Lamine avait 25 ans, était en bonne santé et heureux de vivre. Il a perdu la vie dans des conditions atroces, aux mains de quatre policiers. Quatre professionnels garants de la sécurité publique, appelés pour tapage nocturne. Seul, non armé, ne menaçant aucune vie, Lamine Dieng, a été plaqué face contre terre, chevilles sanglées et menottes aux mains, un bras passé par dessus l’épaule et l’autre replié dans le dos, son calvaire a duré une demi-heure au cours desquelles il a été plié et écrasé par près de 300 kg, correspondant au poids total des policiers agenouillés sur son dos. Après avoir traîné Lamine, entravé, sur le bitume avant de le jeter sur le plancher du fourgon de police, un agent s’agenouille sur sa tête pendant que deux autres compriment son thorax, agenouillés sur ses épaules, un quatrième agent s’agenouille sur les jambes de Lamine, repliées jusqu’au bassin. Le décès de Lamine est constaté trente minutes après l’intervention. Le 18 juin, la police des polices (IGS) conclut que Lamine Dieng est « mort naturellement d’un arrêt cardiaque, qui pourrait être dû à une overdose de cocaïne et de cannabis ». Le 22 juin, la famille dépose une plainte avec constitution de partie civile, qui ouvrira une information judiciaire le 10 juillet 2007 et durera jusqu’à aujourd’hui. En 2008, l’asphyxie est définitivement reconnue comme cause du décès de Lamine.

2009 Demande d’actes complémentaires par la partie civile, nouvelle audition des 8 policiers présents sur la scène.

2010 Les policiers sont placés sous le statut de témoins assistés, leur donnant accès au dossier pour préparer leur défense.

2011 Refus du juge d’organiser une reconstitution sur la scène de crime, au motif qu’elle ne permettra pas de « restituer l’état d’excitation » de Lamine.

2012 Confrontation des parties et pseudo-reconstitution… dans le cabinet du juge.

2013 Refus d’entendre les témoins du meurtre, au motif qu’ils n’apporteront aucun nouvel élément au dossier.

2014 Le juge d’instruction Patrick Gachon émet une ordonnance de NON-LIEU pour les 8 policiers mis en cause, après une instruction de 7 ans.

2015 La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris confirme le non-lieu.

2016 Attente du Pourvoi en Cassation 24 mai

2017 Audience devant la Cour de cassation.

21 juin 2017 Rendu de l’arrêt de la Cour de cassation.


Au programme de l’émission du mardi 9 mai

L’émission de radio de la CNT Éducation Région Parisienne aura lieu ce mardi 9 mai 2017 comme chaque deuxième mardi du mois de 20h30 à 22h30 sur Radio Libertaire 89.4 on peut écouter en ligne sur le site de Radio Libertaire en-dehors de la RP.

Ce mardi, nous accueillerons des lycéens et un professeur du lycée expérimental de St Nazaire https://lycee-experimental.org/ menacé de fermeture depuis que Bruno Retailleau, président de la Région Pays de la Loire et proche de Fillon a déclaré qu’il coupait les subventions ! Depuis plusieurs mois, adultes et élèves se mobilisent pour que l’aventure, qui a débuté il y a trente-cinq ans, continue. Ce lycée accueille, dans l’esprit de la pédagogie Freinet, des élèves venu.e.s de toute la France, soucieu.se.x d’apprendre différemment, loin des dogmes autoritaires. Pas de proviseur, de CPE, de projet pédagogique imposé par le haut : tout se décide collectivement pour construire des têtes bien faites et ouvertes sur le monde. Pas vraiment la tasse de thé de la droite filloniste !

Bien évidemment, nous ferons aussi un tour de l’actualité des luttes au lendemain de la première manifestation du quinquennat qui se sera tenue le 8 mai à République à Paris !

Toutes ces discussions seront entrecoupées de musiques de luttes, chroniques littéraires, rendez-vous des luttes hexagonales et internationales.


Au programme de l’émission du mardi 14 mars :

L’émission de radio de la CNT Éducation Région Parisienne aura lieu ce mardi 14 mars 2017 comme chaque deuxième mardi du mois de 20h30 à 22h30 sur Radio Libertaire 89.4 on peut écouter en ligne sur le site de Radio Libertaire en-dehors de la RP.

Au programme ce mardi, nous accueillerons un militant de la FAU allemande (Union Libre des Travailleurs/euses), syndicat anarcho-syndicaliste issu des luttes de 1968 et en bute aux difficultés depuis qu’en 2010, un jugement du Tribunal de Berlin l’a interdit… Nous ferons le point sur le système scolaire en Rhénanie-du-Nord-Westphalie où le manque d’enseignant.es. est patent, ou encore sur l’offensive de l’Armée et de ses services de recrutement qui organisent des événements « séduction » dans les écoles… Ce sera aussi l’occasion d’échanger sur le mouvement syndicaliste révolutionnaire dans cette région et de dresser un bref tableau de la situation sociale en Allemagne.

Puis nous accueillerons des syndicalistes et des enseignant.e.s qui nous parleront du stage intersyndical national co-organisé par la CGT, la CNT, SUD et le Collectif Anti-Hiérarchie (CAH) et qui aura lieu les 30 et 31 mai à la Bourse du Travail de Paris. Ce stage sera consacré aux évaluations des personnels des écoles et des lycées, mais aussi des élèves. Il s’agit pour nous d’interroger ce qui se joue dans les dispositifs d’évaluation. Dispositifs qui, pour être très récents, n’en sont pas moins terrifiants si l’on en croit deux chercheuses de l’université de Californie : Sally Dickerson et Margaret Kemeny nous disent que « Le stress le plus puissant, et le plus chronique, c’est l’inquiétude face au jugement d’autrui » (1).

Nous relierons nos réflexions à nos pratiques en espérant fédérer un mouvement de refus, tant des nouvelles modalités d’évaluation des personnels enseignants à la rentrée 2017 que du LSUN, véritable casier informatique des élèves. Ce stage est ouvert à tous les personnels, enseignants et non enseignants.

Vous pourrez nous appeler en direct pendant les pauses musicales

au : 01 43 71 89 40.

Mardi 9 mai : le lycée de St Nazaire et les luttes sur Radio Libertaire

L’émission de radio de la CNT Éducation Région Parisienne aura lieu ce mardi 9 mai 2017 comme chaque deuxième mardi du mois de 20h30 à 22h30 sur Radio Libertaire 89.4
On peut écouter en ligne sur le site de Radio Libertaire en-dehors de la RP.

 

Ce mardi, nous accueillerons des lycéens et un membre de l’équipe du lycée expérimental de St Nazaire https://lycee-experimental.org/ menacé de fermeture depuis que Bruno Retailleau, président de la Région Pays de la Loire et proche de Fillon a déclaré qu’il coupait les subventions ! Depuis plusieurs mois, adultes et élèves se mobilisent pour que l’aventure, qui a débuté il y a trente-cinq ans, continue. Ce lycée accueille, dans l’esprit de la pédagogie institutionnelle, des élèves venu.e.s de toute la France, soucieu.se.x d’apprendre différemment, loin des dogmes autoritaires. Pas de proviseur, de CPE, de projet pédagogique imposé par le haut : tout se décide collectivement pour construire des têtes bien faites et ouvertes sur le monde. Pas vraiment la tasse de thé de la droite filloniste ni de la gauche hollandaise, puisqu’il n’y a eu aucun engagement côté ministère non plus !

Bien évidemment, nous ferons aussi un tour de l’actualité des luttes au lendemain de la première manifestation du quinquennat qui se sera tenue le 8 mai à République à Paris !

Toutes ces discussions seront entrecoupées de musiques de luttes, chroniques littéraires, rendez-vous des luttes hexagonales et internationales.

Vous pourrez nous appeler en direct pendant

les pauses musicales au 01 43 71 89 40.

Non à la casse de l’éducation prioritaire

En 2015, le statut des Zones d’Éducation prioritaire a été supprimé au profit des politiques de la ville. Cette suppression a déjà entraîné une importante instabilité des équipes, par une hausse des départs, une diminution des titulaires, et des postes non pourvus. Si toute l’éducation est à notre sens prioritaire, force est de constater que l’idée de consacrer des moyens supplémentaires pour des établissements implantés dans des territoires “ghettoïsés” est nécessaire, pour assurer un semblant d’égalité des droits d’accès à l’éducation sur l’ensemble du territoire.

Nous opposons l’idée que l’école ne peut se prétendre meilleure que la société. Les écarts de richesses et d’accès à la culture se creusent ces dernières années en France, il est donc normal de constater un accroissement des difficultés scolaires de nos élèves dans des territoires touchés de plein fouet par cette dégradation de la situation sociale. Accuser les dispositifs d’aides aux territoires en difficultés d’être à l’origine de l’accroissement des inégalités, c’est penser l’École en vase clos sans l’inclure dans le contexte économique national. Au motif de l’égalité, le ministère a supprimé une mesure qui apportait, elle, de l’équité. Rendre l’éducation équitable en vue de réduire les inégalités sociales est pourtant une des missions du service public.

C’est pour ces raisons que depuis Septembre, de nombreux établissements anciennement ZEP, partout en France, manifestent et se mobilisent pour stopper la dégradation générale des conditions de travail qu’ils subissent depuis 2015 et la suppression du statut ZEP.

Pour que les moyens encore existants restent en place, qu’une carte complète des zones prioritaires soit fixée et qu’un statut unique soit établi pour les établissements, la mobilisation doit se maintenir et s’amplifier. Les personnels rassemblés en A.G le 08/12/16, ont voté la reconduite du mouvement de grève.

Toutes et tous en grève le 10 janvier 2017 pour exiger un véritable statut et des conditions de travail correctes (classes limitées à 30 élèves en lycée, maintien des aides spécifiques) dans le réseau de l’éducation prioritaire de la maternelle au lycée.

Rendez-vous :

à 12h à la bourse de travail pour une A.G des personnels

14h : départ du cortège rassemblement rue la légion d’honneur (Proche musée d’Orsay )

Pour suivre les actions et la mobilisation, le collectif “Touche pas ma Zep, regroupe les personnels, parents et élèves en lutte. :

http://www.tpamz.levillage.org/

La CNT éduc et social 95

La CNT 95 édite un bulletin. Il est ici : La mauvaise graine

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Argumentaire / Solidarité financière / liste des soutiens

Depuis la rentrée de septembre, des personnels de lycées sont en lutte pour sauver l’éducation prioritaire en lycée et tenter de réduire, à leur échelle, les inégalités sociales, notamment celles reproduites et amplifiées par le système scolaire. Face à la surdité du ministère, ils ont décidé, de la banlieue parisienne à Marseille en passant par l’Oise ou le Nord, de se mettre en grève reconductible à partir de la rentrée du 3 janvier 2017 (après déjà 5 journées de grève commune depuis septembre 2016) avec des taux de grève importants (jusqu’à 80 ou 90 % voire des lycées fermés).

Aidez-les à tenir en donnant à leur caisse de grève commune pour obtenir que le ministère tienne (enfin !) ses engagements. Il en va de l’avenir des élèves dans nos quartiers populaires. Nous vous invitons aussi à partager ce lien le plus largement possible.

Notre mouvement prend de l’ampleur, vous trouverez en PJ nos tribunes collectives parues dans le Monde (en réponse à la parution au rapport Cnesco) ou dans le Bondy Blog ainsi que le dernier article du Monde sur notre mobilisation (reportages sur des télés et radios nationales, le dernier en date sur France inter est passé ce lundi 9 janvier).

Lien vers la caisse de grève commune :

https://www.tilt.com/tilts/caisse-de-greve-touche-pas-ma-zep

En effet, deux ans après la promesse de Vincent Peillon de publier une carte des lycées en éducation prioritaire pour la rentrée 2015, celle-ci n’a toujours pas été réalisée. La conclusion est simple : les lycées ne font plus partie de l’éducation prioritaire. Les élèves de milieux populaires n’auraient donc plus besoin d’être soutenus lorsqu’ils quittent le collège pour arriver au lycée et obtenir leur premier diplôme !

La première conséquence sera la dégradation des conditions d’enseignement et de réussite des élèves de ces lycées accueillant une majorité d’élèves issus de milieux populaires : hausse des effectifs par classe, baisse de l’offre d’options et des cours en demi-groupe, etc. Cela signifiera aussi une dégradation des conditions de travail des personnels.

Pour une éducation réellement prioritaire allant de la maternelle au BAC

Le collectif « Touche pas ma ZEP !», constitué en cette rentrée 2016 et qui regroupe aujourd’hui 97 lycées mobilisés dans 14 académies, se mobilise pour l’obtention :

– d’une carte élargie de l’éducation prioritaire en lycée comprenant tous les lycées relevant de l’éducation prioritaire (ex-ZEP, zone sensible ou prévention violence, Plan Espoir Banlieues, Politique de la ville…) ou qui devraient en relever,

– d’un label commun de l’éducation prioritaire allant de la maternelle jusqu’au BAC et garantissant des moyens pérennes pour permettre la réussite de nos élèves (effectifs de classe limités, demi-groupes, personnels supplémentaires en vie scolaire…) et des compensations spécifiques pour l’ensemble des personnels (indemnités, droit à la mutation…) à même de stabiliser les équipes éducatives.

Assez de com’ ! Le ministère doit passer des paroles aux actes

Après avoir déclaré le 30 septembre que “nos inquiétudes étaient infondées”, le discours du ministère a changé face à la  montée et à l’extension nationale de la mobilisation. Mme Najat Vallaud Belkacem a même affirmé que nous avions “raison” pendant le débat parlementaire sur le budget début novembre.

Sous la pression du mouvement, la ministre a enchaîné les annonces depuis septembre :

  • Au lieu de la stabilité demandée, pour les mutations et les indemnités des personnels, prolongation d’une “clause de sauvegarde” qui ne fait que repousser de 2017 à 2019 la sortie programmée des lycées de l’éducation prioritaire (avec une dégressivité de l’indemnité spécifique pour tous les personnels dès la rentrée 2018 et qui disparaît dès la rentrée 2020)

  • Et au lieu de la garantie des moyens pérennes demandée, l’annonce de 450 emplois pour des lycées « défavorisés » – pour la seule rentrée 2017 – mais pour lesquels la ministre se refuse toujours à publier la liste précise des établissements concernés. De plus, il ne s’agit pas de créations de postes, ils sont en fait ponctionnés sur les nouveaux postes attribués dans chaque académie… Prendre aux autres établissements les moyens spécifiques nécessaires à la réussite de nos élèves n’a jamais été le sens de notre combat !

Et pour ce qui est de nos véritables demandes, elle s’engage à publier la carte de l’éducation prioritaire en lycée… mais lors du prochain quinquennat ! Le ministère est fébrile : on ne lâche rien pour obtenir une carte élargie de l’éducation prioritaire en lycée maintenant. Le cabinet de Vincent Peillon avait affirmé par courrier avoir entamé le travail dès 2014 : 2 ans pour rendre sa copie, d’après nous c’est suffisant pour le ministère de l’Education Nationale !

Au niveau syndical, l’appel « Touche pas ma ZEP ! » est déjà soutenu par : UNSEN CGT éduc’action, UD CGT 91 et 92, SNEP-FSU 81, 82 et Versailles, SNES-FSU 85 et 92, SNUEP-FSU 75 et Versailles, FSU 60, fédération SUD éducation, CNT-SO, Action et Démocratie/CFE-CGC, SGL (Syndicat Général des Lycéens), UNL (Union Nationale Lycéene) mais aussi par les associations FCPE Asnières-sur-Seine, Bagneux, Gennevilliers, Villeneuve-la-Garenne (92), Goussainville (95) et du lycée Paul Eluard de St-Denis (93)…

Plus de 200 universitaires et chercheu.se.s en sciences humaines et sociales (voir la liste complète ici) ont signé une pétition en ligne pour soutenir notre mobilisation dont Stéphane Beaud, Bernard Lahire, Laurent Mucchielli, Marwan Mohammed, Nacira Guenif, Philippe Corcuff, Eric Fassin, Camille Peugny (tou.te.s sociologues), Jean-Pierre Terrail (sociologue de l’éducation) Samuel Joshua (sciences de l’éducation), Christophe Ramaux (économiste), Laurence de Cock (historienne)…

Extrême(s)- droite(s) contre l’Éducation

La progression du FN, la banalisation des discours « décomplexés » et sécuritaires rappellent les dangers qui pèsent sur la société et sur l’école.

En mai 2016, un premier stage intersyndical régional entendait décrypter les vrais visages des extrêmes droites contre l’éducation.

Ce lien vous permettra de lire et diffuser…  L’argumentaire intersyndical