Mise en avant

Elles et ils ont marché vers L’Élysée contre le président des riches !

3000 manifestant.e.s ont défilé à Paris samedi 18 novembre :

bilan de la marche / front social

Jeudi 16 novembre, L’intersyndicale CGT, Solidaires, FO… appelait à la grève :  170 défilés en régions. 40.000 manifestant.e.s à Paris de République à Nation.

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Classes En Lutte,

le mensuel de la CNT éducation,

novembre 2017 est là : Classes En Lutte n°182

Pour s’abonner à Classes En Lutte : écrire à  classesenlutte-owner@cnt-f.org

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Anti-hiérarchie. Il est temps d’imposer une alternative au management !

    Stage à Paris les 27 et 28 novembre…

Pour tout savoir : Stage cah. nov17

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JPEG - 1.9 Mo

Photo empruntée à Paris-Luttes. Infos, manif du 19 octobre 2017.

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Suppression des contrats aidés : une attaque contre les services publics et  la vie associative : le communiqué de la cnt

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Des collégiens en garde-à-vue 48 heures. La CGT, SUD et la CNT éducation dénoncent ces violences : Lycée Bergson à Paris

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Mardi 10 octobre : public – privé en grève !

Plusieurs dizaines de milliers de grévistes ont défilé dans les rues des grandes villes pour défendre les services publics et dénoncer les ordonnances Macron contre le code du Travail. 130 manifestations en régions. 45.000 grévistes de République à Nation.

Le tract d’appel de la région parisienne : grève du 10 octobre

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Contrats aidés : grèves gagnantes !

Les « contrats aidés »  se mobilisent : Emplois Aidés.. En mouvement !..

En Martinique, après 3 semaines de mobilisations, un protocole d’accord a été signé avec le préfet pour maintenir les emplois aidés.

Lire ici : a1ere.francetvinfo.fr/martinique/contrats-aides-grandes-lignes-du-protocole-accord-516313.html

Au collège Vercors dans l’Isère, les personnels se sont aussi mobilisés

pour les contrats aidés. lire leur communiqué.

A Paris, elles et ils ont créé un blog : https://couteuxsesetinefficaces.wordpress.com/

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Au CP ou en 6è, les évaluations nationales, c’est toujours Non !

Le communiqué de la CNT à propos des évaluations CP et 6è, à télécharger ici : évals c’est non !

Dans un courrier adressé aux professeurs (en date du 18 septembre), la direction générale de l’enseignement scolaire modère ses ambitions :

 » Il s’agit d’une évaluation diagnostique (…) qui ne prétend pas évaluer de matière exhaustive des compétences (…) Vous aurez la possibilité de ne faire passer qu’une partie de ces exercices… »

En résumé : rétropédalage au ministère !

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Mardi 12 et jeudi 21 septembre, la saison 2 contre la loi Travail a bien commencé !

Le 12, 500.000 manifestant.e.s en régions dont 60.000 à Paris ont marché pour dénoncer les Ordonnances Macron. Autant de monde dans la rue le 21 à Paris… En régions, il faudra vérifier auprès des camarades, les préfectures ont bien du mal à compter correctement les manifestant.e.s! Plus de grévistes selon la CGT…

Télécharger l’argumentaire CNT contre les Ordonnances Macron

ici : macron-septembre-2017

Et après : que faire ? Bloquons tout !

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Samedi 9 et dimanche 10 septembre : en marche contre l’État d’urgence permanent !

A Paris, dimanche 10, du Père Lachaise à République 2000 personnes ont marché contre l’… :  État d’urgence définitif !

L‘état d’urgence a été renouvelé jusqu’à début novembre par le parlement. Or il a largement démontré son inefficacité contre les attentats. Il a été dévoyé contre les mouvements sociaux et les militant.e.s, contre les musulman.e.s ou supposés l’être, contre les migrant.e.s et leurs soutiens, contre les habitant.e.s des quartiers populaires, contre les mineur.e.s et les jeunes majeur.e.s. Des centaines d’interdictions de manifester ont été délivrées. Les discriminations et contrôles au faciès se sont multipliés et avec eux, des violences policières. La France est le seul pays d’Europe à avoir instauré l’état d’urgence en réponse aux attentats…

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Le Livret scolaire numérique, c’est toujours non :

Motion unitaire : Icem, Sud, Cnt,…

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Communiqué de rentrée 2017

Maréchal, nous voilà !

C’est la rentrée des réacs, et en fanfare. Jean-Michel Blanquer est partout. Il clame son amour de la syllabique et des neurosciences. En quête de bonnes formules et de méthodes miracles, il a décidé d’en finir avec « l’égalitarisme destructeur » et la « méthode globale ». Comme jadis, l’ancien Secrétaire d’État à l’Éducation nationale et à la Jeunesse du régime de Vichy, Abel Bonnard, qui dénonçait « l’égalité fallacieuse » et « la haine de toute supériorité ». Il veut donc reconstruire « l’école de la confiance », celle qui évalue – les CP et les 6è auront droit à des évaluations dès septembre – et qui ouvre des « internats d’excellence » pour éloigner les jeunes des quartiers populaires. Évidemment, les redoublements vont être à nouveau facilités.

Lire, écrire, compter. Il va falloir faire vite, car pour le ministre tout va se jouer au CP. Et dès décembre, il faudra rendre des comptes : de nouvelles évaluations ? Pour y parvenir, il vante sa mesure phare les « CP à 12 élèves ». Cette année, elle concernera les REP +, puis l’an prochain les classes REP et enfin les CE1 en éducation prioritaire.

Le collège n’a pas échappé à sa méthode savante. En alimentant un discours nostalgique autour des langues anciennes et des classes bilangues, qui n’avaient jamais réellement disparu, Blanquer cherche à se démarquer du précédent gouvernement à peu de frais, gardant au chaud son projet d’autonomie des chefs d’établissements afin de recruter comme bon leur semble les profs et réfléchit à une rémunération au mérite.

Pour le lycée, la réforme du bac est prévue pour 2021. L’épreuve finale se réduira à 4 domaines, le reste en contrôle continu. Ça devrait coûter moins cher et facilitera probablement la sélection par les universités, également dans les cartons du ministère.

Le tout agrémenté de numérique à toutes les sauces, pour donner l’illusion d’une certaine modernité dans un océan réactionnaire mais aussi pour enrichir les entreprises du secteur.

L’école, enjeu politicien, est une vieille rengaine. Mais cette nostalgie de l’école d’autrefois marque le grand retour des partisans d’une école de l’ordre et de la nation. Une école au service des élites contre le peuple, et des élèves sommé·e·s d’apprendre au plus vite et sans rien comprendre. Un peuple « 100 % employable » comme le rêve le Médef.

De même, en supprimant les « contrats aidés », le gouvernement fragilise gravement l’école et plus généralement l’environnement social de nombreux élèves.

Aussi, une autre rentrée est nécessaire : celle du combat pour une école de l’émancipation. Nous sommes nombreux·ses à essayer de la construire.

Celles et ceux qui, au quotidien dans leur classe ou dans leurs cours, offrent aux élèves, le pouvoir, la parole qui éveillent au monde et le changent. Celles et ceux solidaires de toutes et tous les opprimé·e·s : migrant·e·s, pauvres, jeunes des quartiers populaires… Celles et ceux qui luttent contre les évaluations stigmatisantes, le livret scolaire numérique (LSU), une hiérarchie rétrograde et autoritaire…

Les 9 et 10 septembre, nous redirons notre opposition à l’état d’urgence permanent qui, sous couvert de « lutte contre le terrorisme », restreint les droits de celles et ceux qui s’opposent au pouvoir pour construire un autre futur.

Le mardi 12 septembre, nous serons en grève contre les ordonnances Macron, la saison 2 de la loi Travail, précarisant toujours plus les travailleuses et travailleurs du secteur privé comme du secteur public.

Car on a toujours raison de se révolter !

CNT – Fédération des Travailleur·se·s, 30 août 2017

Citations et références lues dans la presse, notamment interview de Blanquer à l’Obs du 24 août dernier et Claude Lelièvre pour sa comparaison avec Vichy, blog Médiapart du 29 août.

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La CNT a écrit aux Éditions Belin

pages du manuel Belin

Objet : lettre ouverte concernant un manuel scolaire

Madame, Monsieur,

Notre fédération a été alertée par un de nos syndicats à propos du contenu d’un ouvrage que vous éditez : le manuel d’Histoire-Géographie-EMC 4e (2016).

Dans le chapitre consacré aux migrations internationales, on y trouve (page 215) la reproduction d’une affiche de l’Adsav (en breton « relèvement ou renaissance »), organisation politique présentée comme « un parti nationaliste de la région Bretagne en France ». L’élève est alors invité à comparer cette affiche avec une autre affiche en anglais, et à répondre à la question suivante : « à partir de ces documents, décrivez les différences de point de vue sur l’accueil des migrants ».

Nous tenons à attirer votre attention sur ce parti politique. Adsav est bien plus qu’une simple organisation nationaliste. Adsav est ouvertement raciste, xénophobe et islamophobe. Pour s’en persuader, il suffit de visiter son blog.

Nous nous interrogeons sur la pertinence de ce document. Nous nous demandons, également, pourquoi cette affiche n’est pas présentée clairement pour ce qu’elle est.

Elle appelle à une manifestation à Pontivy. Sachez que lors de cette manifestation, les militants néo-nazis d’Adsav ont ratissé toute la ville en y commettant de nombreuses violences.

On trouve encore de nombreuses lectures de cette manifestation sur internet. A commencer par le site du journal Ouest France : http://www.ouest-france.fr/bretagne/pontivy-56300/attentats-de-paris-violences-en-marge-de-la-manifestation-de-ladsav-3840617

Nous demandons donc à ce que votre maison d’édition fasse le nécessaire, et qu’elle retire ce document si une réédition du manuel devait advenir.

En l’absence de réponse de votre part, ou en cas de réponse négative, nous inciterons nos adhérents et adhérentes à ne plus utiliser les ouvrages issus de votre maison d’édition.

Nous donnerons aussi une visibilité maximum à ce choix éditorial au-delà de nos seul.e.s adhérent.e.s.

Nous réclamons aussi, dans l’intérêt de vos lecteurs et lectrices, une meilleure attention de votre part quant au contenu des documents que vos présentez dans vos manuels.

Recevez, Madame, Monsieur, nos salutations syndicalistes.


Pour mémoire :

Stage CAH / CGT / CNT / SUD : 30 et 31 mai

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LIVRET SCOLAIRE UNIQUE NUMÉRIQUE : EXIGEONS SON RETRAIT

Jeudi 11 mai, plusieurs syndicats et associations organisaient à Paris une première réunion publique contre le Livret numérique. Dans la grande salle Croizat de la Bourse du travail République, les intervenant.e.s et les militant.e.s pédagogiques ont rappelé les enjeux de ce nouvel outil imposé par le ministère de l’Éducation.

La mise en place du Livret numérique augure d’une visibilité sans oubli des parcours scolaires du CP au Compte personnel de formation, intégré dans la loi Travail. Ainsi, l’État puis les futurs employeurs auront un regard sans aucune zone d’ombres sur les « compétences » de chacun.e.

Au quotidien, à l’école ou non, nous sommes tous fiché.e.s… Mais, nous pouvons nous déconnecter.

Avec le Livret scolaire unique numérique, la déconnexion sera impossible.

Ce livret s’inscrit dans le « socle commun des compétences », dispositif européen dont les items adoptées en 2015 en affirment les priorités : « savoir obéir », « savoir s’adapter », « apprendre à apprendre » Il renforce l’étatisation et la mise sous contrôle des destinées scolaires.

Prendre l’exemple de l’Application Post-bac (APB) pour les choix d’études après la Terminale le confirme : ne pas renseigner une case bloque toute inscription.

C’est aussi une arme institutionnelle remarquable pour formater tout apprentissage (lire ci-dessous l’intervention de la CNT-fte).

Google et Microsoft. Le ministère de l’Éducation s’est liée aux deux monstres du secteur dont les services ne garantissent aucune confidentialité sur les informations collectées et gérées.

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L’intervention de la Cnt-fte :

La tyrannie de l’évaluation

Dans la vie quotidienne, les évaluations sont partout : à l’école, au travail, que l’on soit cadre, ouvrière, élève ou professeur, les moindres activités humaines sont systématiquement « évaluées ». Rendre des comptes, être mesurable, compétitive, est une injonction permanente, de moins en moins remise en cause.

Au nom de la rétribution au mérite, les évaluations exacerbent la concurrence, instaurent la loi du chacun contre tous et bien souvent tuent : la créativité, les différences, les réflexions, les questionnements, les tâtonnements, les créations collectives … Quand elles ne tuent pas tout court. (suicides chez PSA, chez les infirmières, à France Télécom…)

Il vaut donc toujours mieux savoir de quoi l’on parle et de quelle école.

En France nous connaissons deux écoles :

Celle de Jules Ferry, ministre de l’éducation qui écrasa la Commune et qui institua l’école publique, laïque et obligatoire pour « en finir avec le siècle des révolutions ».

Son école primaire n’est pas une école pour le peuple mais contre lui. C’est une école caserne, où l’on apprend aux élèves à se taire, à obéir, à s’ennuyer et à marcher au pas.

Une école élitiste qui contrôle pour trier les classes sociales, qui sélectionne pour inculquer les valeurs de la bourgeoisie : ne pas partager, ne pas s’entraider et s’enrichir aux dépens des autres. Accumuler les richesses.

Dans cette école l’évaluation a toute sa place : isoler, contrôler, classer et noter avec des couleurs, des points ou des mini-phrases. Le résultat est le même. Comparer, hiérarchiser, exclure et désespérer.

Et une autre, à l’image de certaines classes ou écoles qui s’organisent différemment, qui prennent le temps, élaborent des démarches de d’apprentissage loin de la culture de l’évaluation ou de celle du livret. Une école active, qui revendique que chacune a les moyens et la volonté de progresser. L’aménagement du milieu -jouets, mobilier adapté, espace, outils, documentation…- est une condition première des apprentissages. C’est parce que l’homme a libéré sa main, que son cerveau s’est développé. Et non pas l’inverse ! L’Agir, en lieu et place de la passivité, de l’immobilité, du silence, de l’ennui et du par-coeur. L’enfant n’est pas un vase qu’on emplit mais un feu qu’on allume.

École mutuelle, école du peuple pour et par le peuple. Où apprendre se met en œuvre collectivement, dans les deux sens du terme (apprendre de quelqu’un /apprendre à quelqu’un), où chacune est amenée à recevoir et à transmettre, où chacune est active dans la production de nouveaux savoirs vivants. Où vivre ensemble est un apprentissage majeur.

Dans cette école, nul besoin d’évaluer. De donner une valeur externe.

Pour la CNT-FTE, refuser les évaluations nationales et repenser les apprentissages à l’école avec des démarches collectives, globales et coopératives qui excluent les évaluations -ce n’est pas une loi naturelle !- est une manière de réinventer un autre futur immédiat, débarrassé des impératifs de production. Réaffirmer le service public d’éducation comme une obligation de moyens mis au service des usagers et non pas comme une obligation de résultats au service de la reproduction des élites et de la sauvegarde de leurs privilèges.

(Enfin au moyen de ce véritable « livret ouvrier » numérique du XXI unième siècle, l’individualisation des parcours de formation permettra à terme le remplacement des diplômes par le CV numérique constitué des compétences et des expériences recensées pour chacun-e. Aux diplômes sont attachés des qualifications, aux qualifications sont liées les conventions collectives qui constituent un corpus de droits sociaux qui vient compléter le droit du travail. Voilà qui simplifiera quelque peu le « dialogue social » quand il s’agira d’aller « se vendre » au patronat sur un « marché du travail » totalement libéralisé par la disparition des droits collectifs devenus opportunément obsolètes.)

 

Retrouvez ici les participants à ce meeting : Motion LSUN commune  + Flyer / Meeting du 11 mai

Dossier spécial dans Le Classes En Lutte de février. Il est à télécharger là :

Classes En Lutte n°174. Il est accompagné d’un argumentaire de 4 pages, format affiche : Le casier scolaire

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8 mai : première mobilisation sociale du quinquennat

Dès l’annonce de l’élection de Macron, plusieurs initiatives de rues ont rassemblé des militantEs au Havre, Strasbourg, Rouen, Nancy…

A St Étienne, dimanche 7, la CNT a rejoint l’appel à rassemblement lancé par les JC, le NPA et la CGT. 300 personnes se sont retrouvées place Jean Jaurès entre l’Hôtel de Ville et la préfecture derrière la banderole : « Sainté : ville solidaire, cosmopolite et prolétaire ». Une manif s’est improvisée dans les rues du centre ville…

A Paris, les festivités avaient commencé aussi le soir des résultats dans les quartiers de Belleville, Ménilmontant et Villette . Mais c’est ce lundi 8 mai que plusieurs milliers de manifestantEs ont marché contre Macron de Bastille à République. Plus de 8000 personnes.

La préfecture avait interdit de manif des militantEs et à plusieurs reprises les forces de l’ordre ont chargé sur le défilé voulant scinder la tête de cortège…

tract d’appel du Front Social

Nous contacter ou rejoindre le #frontsocial :
PourUnFrontSocial@gmail.com
Facebook : FrontSocial (https://www.facebookcorewwwi.onion/FrontSocialUni/)
Twitter : @FrontSocialUni (https://twitter.com/FrontSocialUni)

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Manif du 1er mai

 

Paris. Plus de 3000 libertaires, la Cnt en tête, ont défilé ce 1er mai 2017 de la place des Fêtes à République.

La CNT a ensuite fermé la marche des syndicats CGT, FSU, FO, Solidaires.., direction Nation.

Il y avait du monde en tête de cortège autant sinon plus que derrière les banderoles syndicales. La tête de cortège avait des allures de printemps contre la loi Travail.

Selon la CGT : 80.000 manifestant.e.s à Paris. Elles (et ils) étaient bien la moitié à défiler devant tous les ballons syndicaux : ni Macron ni Le Pen, ni patrie ni patrons !

Violences et provocations policières toujours au rendez-vous : plusieurs blessé.e. s côté manifestants.

« Contre la milliardaire d’extrême droite et le larbin des banquiers »*, actualité oblige, elles et ils étaient 280.000 à manifester en France ce 1er mai 2017.

*  Propos lu et entendu à Besançon…

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Palme académique

A l’école des fachos

Les candidats aux présidentielles de la droite et de son extrême ont de fumeuses propositions pour l’école. Outre leur attirance endémique pour l’école privée, celle des cathos, ils veulent en finir avec l’apprentissage des « langues et cultures d’origine ». Place au « patrimoine national ». Avec l’aide de Fillon, une candidate veut même « instaurer une tenue vestimentaire spécifique à l’école et au collège et évaluer le comportement ». On progresse. A quand le retour du bonnet d’âne, de la trique et de l’estrade ?

Palme pour tous !

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La CNT éducation publie une revue : La Mauvaise Herbe. Le dernier numéro est encore disponible,  le numéro 3,  au prix de 3 euros. Il est disponible dans les très bonnes librairies et au 33 rue des Vignoles 75020 Paris.

Abonnement, 4 numéros : 10 euros.

Lire les présentations dans la rubrique « La Mauvaise Herbe ».

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Préavis de grève du lundi 20 novembre 2017 au samedi 25 novembre 2017

CNT-FTE
33 rue des Vignoles, 75020 Paris

le 10/11/2017

Objet : préavis de grève

Monsieur le Ministre de l’Éducation Nationale,
de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
110 rue de Grenelle,
75007 Paris

Notre fédération, régulièrement constituée et déclarée au niveau national, affiliée à la Confédération Nationale du Travail, dépose du lundi 20 novembre au samedi 25 novembre 2017, un préavis de grève concernant l’ensemble des personnels des établissements d’enseignement. Ce préavis doit permettre aux personnels de cesser le travail à tout moment pendant la période indiquée afin d’exiger l’abandon de la politique de casse du service public d’éducation, afin de protéger la scolarité de l’ensemble des élèves, et afin de se protéger de la répression hiérarchique.
En effet la Fédération des Travailleurs de l’Éducation de la CNT soutient les personnels qui se prononcent:
– contre une réforme des rythmes scolaires qui ne prend pas en compte les rythmes de travail et de vie des enfants et que l’état refuse de financer en laissant les collectivités locales assumer.
– contre les suppressions d’emplois et de postes ;
– contre la remise en cause de la liberté pédagogique et l’obligation de soumettre les élèves à des pratiques anti-pédagogiques dans le premier degré (évaluations nationales, livret personnel de compétences);
– contre la précarité et toutes ses déclinaisons (CDI, CDD, CAE/CAV, CUI, EAP);
– contre le travail gratuit de la journée de « solidarité »;
– contre toute remise en cause du droit de grève et des droits syndicaux;
– contre la répression syndicale;
– contre la mise en place des EPEP dans les établissements du premier degré
– contre la rupture de la scolarité d’élèves du fait de la politique d’immigration du gouvernement qui conduit notamment certains élèves et leurs familles à des situations de mal logement ou d’absence de logement, contre les perturbations du fonctionnement des établissements scolaires
par l’intrusion de forces de police à la recherche d’élèves « sans-papiers » ainsi que contre les pressions hiérarchiques et les sanctions envers les personnels engagés dans la défense des élèves « sans-papiers », avec notamment la multiplication de sanctions administratives;
– contre le fichage des enfants à travers « Base-élèves », la version numérique du livret personnel de
compétences et l’ensemble des fichiers de gestion et de notation des élèves
– contre les DHG dans les établissements du second degré, (suppressions des heures postes et multiplication des heures supplémentaires);-contre la caporalisation et la hiérarchisation (projets de décrets étendant les pouvoirs des chefs d’établissement, conseils pédagogiques), et contre toutes les pressions hiérarchiques;
– contre la dégradation des conditions de travail et de formation ;
– contre les conditions de remplacement à l’interne dans les établissements du second degré;
– contre les attaques contre les personnels TOS;
– contre la loi d’autonomie des universités, la dégradation du statut des enseignants-chercheurs, la masterisation (recrutement et formation des enseignants);
– contre la mise en place des préfets d’études et l’ensemble du dispositif ECLAIR;
– contre les attaques des systèmes de solidarité, les primes « au mérite » et l’individualisation des salaires ;
– contre la réforme du collège.
– contre la loi « Travail » et toutes les attaques au Code du Travail.

La Fédération des Travailleurs de l’Éducation de la CNT soutient les personnels qui se prononcent:
– pour un service public d’éducation de qualité;
– pour des embauches de personnels statutaires pour répondre aux besoins des établissements et la titularisation de tous les travailleurs et travailleuses précaires de l’éducation nationale ;
– pour une totale liberté pédagogique;
– pour une revalorisation salariale ainsi qu’une amélioration des conditions de départ à la retraite pour tous.

Afin d’éviter toute ambiguïté ou pression sur les personnels grévistes, nous vous demandons avec insistance de transmettre ce préavis à l’ensemble des Recteurs d’Académie.

Veuillez recevoir nos salutations syndicalistes,
Pour la FTE CNT, le secrétaire,

Alain Dervin

Classes En Lutte : les derniers numéros à lire ou à relire…

Classes En Lutte est la lettre mensuelle électronique de la CNT éducation. Elle est adressée à plusieurs milliers d’abonné.e.s.

Retrouvez ci-dessous en un clic les derniers numéros :

Cel / octobre 2017

cel / septembre 2017

cel / Juillet – Août 2017

cel / juin 2017

cel / mai 2017

Cel / avril 2017

Cel / mars 2017

Cel / février 2017   + Le casier scolaire

cel / janvier 2017

cel/ novembre-décembre 2016

cel/octobre 2016

cel/septembre-2016

cel/ été 2016

La Mauvaise Herbe : 3 numéros sont parus. Le numéro 4 sera disponible en novembre 2017

Retrouvez les 3 premiers numéros en lectures libres sur le site de la confédération CNT : http://www.cnt-f.org/-la-mauvaise-herbe-.html

La Mauvaise Herbe est disponible auprès des syndicats de la CNT.

En vente dans les très bonnes librairies au prix de 3 euros le numéro.

On peut aussi s’abonner : 4 n° = 10 euros !

Chèque à l’ordre de la CNT-FTE.

A adresser à : CNT-FTE STP67, c/o Lucha y fiesta, BP 30017,

67027 Strasbourg cedex 1

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Une nouvelle revue pour quoi faire ?

En avril 20125, réunis en congrès extraordinaire à Paris, les syndicats CNT de l’éducation ont voté à une très large majorité l’autonomie de la revue N’Autre École. Depuis treize années, N’Autre École était la revue de la fédération. À ce titre, les membres du comité de rédaction étaient mandaté-e-s en congrès. Le comité de rédaction de N’Autre École était composé de mandaté-e-s de la CNT mais aussi, depuis 2004, de camarades d’autres horizons. Ils et elles ont voulu s’émanciper de la CNT. C’est fait.

Pour autant, nous avons voulu poursuivre l’aventure. Nos exigences sont les mêmes : un espace dédié à nos idées et à nos pratiques. Contre la parole experte et pour le partage du pouvoir de l’écrit.

Plus que jamais, nous voulons une revue qui affirme ces choix. Qu’elle soit un outil de propagande pour les pratiques émancipatrices et égalitaires. Un outil pour penser collectivement nos réalités partagées.

Le dire et le faire dans un même élan. En essayant de rester au plus près de nos utopies, y compris dans leurs aspects les moins visibles pour les lectrices et les lecteurs. Les mandats tournent à la CNT. Il n’y a pas de permanent-e-s, de détaché-e-s, de spécialistes, d’expert-e-s en quoi que ce soit. Ce n’est pas toujours facile à faire vivre, à assumer collectivement et ce d’une manière autogestionnaire. Mais ce sont nos choix politiques : toutes capables, tous susceptibles d’assurer une tâche. Nous voulons prendre le temps nécessaire pour que chacun-e puisse trouver sa place.

Cette revue sera un complément à nos tracts, bulletins locaux, site, Classes en lutte (notre mensuel électronique). Si elle est un lieu d’expression privilégié pour les adhérent-e-s et les syndicats de la fédération des travailleuses et travailleurs de l’éducation, nous souhaitons aussi ouvrir ses pages aux écrits des syndicats d’autres branches professionnelles, ainsi qu’à des contributions extérieures à la CNT.

Nous ne souhaitons pas nous aliéner aux contraintes éditoriales : rythme de parution, pagination. Un, deux, trois numéros par an. Évidemment, nous tiendrons compte de ces éléments pour nos abonné-e-s.

Dans un paysage syndical totalement englouti dans la concurrence et la co-gestion, dans l’expertise et le métier de délégué-e-s, nous avons à cœur de faire vivre un autre syndicalisme, sans expert-e ni leader. Sans spécialiste ni porte-parole. Pour un partage le plus large des richesses de la pensée, de l’écrit et des pratiques.

Contre un système éducatif basé sur l’autoritarisme, la hiérarchisation des savoirs et des rapports sociaux, la soumission des individus, changeons l’école, changeons le monde ! Partageons le pouvoir pour ne pas le prendre ni le laisser à d’autres !

Ce premier numéro tout beau, tout neuf que vous tenez entre les mains aborde différents sujets qui nous tiennent à cœur. Dans leur diversité, ils relèvent tous de notre combat pour une éducation plus juste, plus libre et plus respectueuse des enfants, comme des travailleuses et des travailleurs. Que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur du système éducatif, les voies de cette lutte sont multiples. La mauvaise graine de la contestation de l’ordre injuste et dominateur s’insinue partout. Nous nous en faisons l’écho ici

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La Mauvaise herbe n°1 : le sommaire

  • Une nouvelle revue pour quoi faire ?
  • REP+, en grève contre la grande arnaque
  • Politique libérale et éducation réactionnaire : la réforme des rythmes scolaires, un cas d’école
  • L’école au rapport
  • Le collège de mes rêves, premier épisode
  • Affiche détachable réforme des collèges
  • Petit hommage à Alexandre Grothendieck
  • École Bric-à-brac : appel à soutien !
  • Aperçu des rencontres de pédagogie féministe en non-mixité
  • Le sifflet enroué : Sport, jeu ou activité physique ?
  • En avant la zizique : achronique punke
  • Chronique de l’éducagogue : lecture paresseuse de Zio Aldo
  • Notes de lecture / Films
  • Les titres auxquels vous avez échappé
  • Palmes académiques

Le numéro 2 est paru au premier semestre 2016.

A lire ci-dessous l’édito puis le sommaire

 

Semons la rébellion

Nos libertés sont réprimées : liberté d’expression, de circulation, de manifester, de se réunir. Nous avons décidé d’y consacrer notre dossier.

État policier

Les attentats furent l’occasion pour les gouvernements de renforcer l’arsenal autoritaire : ceux de janvier 2015, le prétexte à la loi sur le renseignement, ceux de novembre, à l’instauration de l’état d’urgence. Les fascistes, les nationalistes, les religieux, s’entendent à merveille avec les politiciens pour enfermer nos vies dans un carcan réactionnaire, obscurantiste et rétrograde. Nous ne voyons pas la fin de leurs dérives sécuritaires.

Ces politiques fabriquent du malheur, de la misère et de l’injustice. Précaires, étrangers fuyant la guerre, l’oppression ou la faim, en sont les premières victimes.

Ici et maintenant un autre futur se dessine

En soutien à la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes et à toutes les luttes de territoires, nous avons choisi d’illustrer l’ensemble de ce numéro avec des photos prises lors de la manifestation du 27 février.

Autre raison d’espérer, le mouvement social contre la loi « Travaille ! »  qui, à l’heure où nous écrivons, redonne déjà de belles couleurs au mouvement ouvrier.

Semons la rébellion !

À l’image du film Merci Patron !, finissons-en avec tous les Bernard Arnault de la Terre. Ne nous couchons plus jamais !

La Mauvaise herbe n°2 : le sommaire

  • Édito
  • Victoire pour une AVS
  • Un collectif pour ouvrir les frontières
  • Le numérique à l’école
  • Dossier : La liberté d’expression à l’école
  • Enseigner la liberté d’expression ? Oui, mais comment ?
  • Enseigner à Béziers
  • L’État était Charlie… donc pas moi
  • Pluralisme démocratique ou confusion ?
  • Patriotisme à l’école
  • Contre nous de la pyramide…
  • De quoi cette « laïcité » est-elle le nom ?
  • Liberté d’expression, jusqu’où ?
  • Zad partout !
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Turquie : soutien aux enseignant.e.s en grève de la faim. Rassemblement à Paris, place de la République, samedi 1er juillet à 17h.

Entendez leurs voix, Soutenez leur résistance !
En Turquie, 2 enseignants sont en grève de la faim depuis le 9 mars !

Plus de 100 jours…

Nuriye Gülmen et Semih Özakça sont en grève de la faim depuis plus de 100 jours. Ces deux enseignants avaient été licenciés en octobre 2016 à la suite d’un décret publié sous l’état d’urgence. Ils font partie de ces 130 000 fonctionnaires qui ont été démis de leurs fonctions.

A la suite de l’appel à la résistance de Nuriye Gülmen le 8 novembre 2016, Semih Özakça et d’autres professeurs ont rejoint Nuriye Gülmen devant le monument des droits de l’Homme situé dans la rue de Yüksel à Ankara.

Torturés et placés de nombreuses fois en garde à vue, Nuriye et Semih ont entamé une grève de la faim le 9 mars dernier ; ils demandent :

1- La fin de l’état d’urgence ;

2- Que tous les fonctionnaires révolutionnaires, démocrates puissent retrouver leur travail ;

3- La fin des licenciements arbitraires ;

4-la réintégration des droits sociaux des 13 mille chercheurs et chercheuses d’ÖYP ;

5-La science ne peut être travaillée sans une sécurité d’emploi : le droit d’enseigner librement ;

A la suite d’une perquisition orchestrée par le gouvernement Nuriye Gülmen et Semih Özakça ont été emprisonné. Ils sont aujourd’hui dans une face critique de la grève de la faim, ils risquent de mourir à tout moment. La mère et la femme de Semih Özakça ont entamé une grève de la faim à la suite de l’arrestation de Nuriye Gülmen et Semih Özakça. 


Il est urgent aujourd’hui de les soutenir, c’est pour cette raison que nous appelons toutes les organisations, associations, syndicats à se rassembler ce samedi 1er juillet à 17h00 sur la place de la République.

Comité de soutien de 
Nuriye Gülmen et Semih Özakça


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Pour être signataire de l'appel vous pouvez nous contacter par e-mail, ou sur facebook :

https://www.facebook.com/events/315677278883672/?active_tab=about


Pour plus d'information :http://direniyoruz.net/category/internatonal/

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Bien que le durcissement autoritaire du régime date de plusieurs années maintenant, depuis l'été 2016, Recep Tayyip Erdogan et son gouvernement utilise le prétexte de la tentative de coup d’État menée par une partie de l'armée turque pour justifier d'une politique répressive visant une grande partie de l'opposition.
Parmi les personnes visées, des centaines de milliers d'enseignant.e.s licencié.e.s par décret mais aussi arrêté.e.s et mis.es en garde à vue, frappé.e.s, harcelé.e.s. Bien entendu, ces sanctions ont notamment permis de se débarrasser de syndicalistes, de chercheur.es.s indépendant.e.s, democrates opposé.e.s à la politique réactionnaire d'Erdogan. Parmi elles et eux, Nuriye Gülmen et Semih Özakça sont en grève de la faim depuis le 11 mars 2017 pour contester leur licenciement.
L'utilisation de l'état d'urgence, en Turquie comme en France, pour réduire des libertés déjà bien fragiles, est une des méthodes d'un autoritarisme de plus en plus affirmé visant à faire taire toute opposition aux politiques capitalistes et réactionnaires.

La Fédération des Travailleur.se.s de l’Éducation de la Confédération Nationale du Travail leur apporte tout leur soutien et exige leur réintégration immédiate ainsi que la levée de l'état d'urgence.

Nous apportons également notre soutien à toutes celles et tous ceux qui luttent au quotidien pour l'instauration d'une société démocratique et juste dans cette région.

CNT-FTE, 11 avril 2017

Tous les 2è mardis du mois de 20h30 à 22h30

Retrouvez ici l’intégrale des dernières émissions…

 

Au programme de l’émission du mardi 13 juin

Vies volées. Contre les violences policières : mobilisation pour Lamine Dieng

L’émission de radio de la CNT Éducation Région Parisienne aura lieu ce mardi 13 juin 2017 comme chaque deuxième mardi du mois de 20h30 à 22h30 sur Radio Libertaire 89.4

On peut écouter en ligne sur le site de Radio Libertaire en-dehors de la région parisienne.

A quelques jours du 17 juin, journée de mobilisation pour Lamine Dieng* à Paris, nous accueillerons Ramata Dieng, sœur de Lamine, des militant.e.s de la Coordination anti-rep et des syndicalistes investi.e.s dans la préparation de cette journée.

Il s’agira pour nous de revenir sur les causes de la mort de Lamine, le 17 juin 2007, qui n’est pas accidentelle mais s’inscrit dans une longue liste de violences policières qui ont fait de nombreuses victimes, tels Joseph Randolph (2007), Mohamed Boukrourou (2009), Hakim Djellassi (2009), Ali Ziri (2009), Louis Klinger (2010), Abdelhak Gorafia (2014), Amadou Koumé (2015), Adama Traoré (2016)…

A ce jour, le meurtre de Lamine, comme de nombreux autres, n’est toujours pas reconnu. C’est pourquoi la famille avec le collectif Vies Volées appelle à se rassembler nombreux.ses toute la journée du 17 juin, à la veille du verdict de la cour de cassation qui interviendra le 21 juin.

Ces violences policières ne doivent pas rester impunies et il y a tout à craindre qu’elles redoublent si les dispositions exorbitantes de la police liées à l’état d’urgence -indéfiniment prolongé- s’inscrivent durablement dans une loi de droit commun, comme le prévoit Macron.

Sous prétexte de lutte anti-terroriste, nous avons vu les libertés fondamentales (interdictions de séjours, assignations, fouilles et nasses) remises en question lors des manifestations contre la Coop 21, dans les ZAD ou contre la loi Travail. Elles ont été le théâtre de violences redoublées de la part de la police, faisant de nombreux.ses blessé.e.s et mutilé.e.s et parfois même des morts, comme Rémi Fraisse en 2014.

Nos échanges s’inscriront dans les convergences des luttes entre les familles de victime et les militant.e.s anti-fascistes et anti-capitalistes de ces derniers mois. Convergences qui doivent encore se renforcer pour en finir avec l’État policier.

Téléphone du studio radio,

pendant les pauses musicales au : 01 43 71 89 40.

Le lien vers Démosphère :  https://paris.demosphere.eu/rv/55080

*Le 17 juin 2007, Lamine avait 25 ans, était en bonne santé et heureux de vivre. Il a perdu la vie dans des conditions atroces, aux mains de quatre policiers. Quatre professionnels garants de la sécurité publique, appelés pour tapage nocturne. Seul, non armé, ne menaçant aucune vie, Lamine Dieng, a été plaqué face contre terre, chevilles sanglées et menottes aux mains, un bras passé par dessus l’épaule et l’autre replié dans le dos, son calvaire a duré une demi-heure au cours desquelles il a été plié et écrasé par près de 300 kg, correspondant au poids total des policiers agenouillés sur son dos. Après avoir traîné Lamine, entravé, sur le bitume avant de le jeter sur le plancher du fourgon de police, un agent s’agenouille sur sa tête pendant que deux autres compriment son thorax, agenouillés sur ses épaules, un quatrième agent s’agenouille sur les jambes de Lamine, repliées jusqu’au bassin. Le décès de Lamine est constaté trente minutes après l’intervention. Le 18 juin, la police des polices (IGS) conclut que Lamine Dieng est « mort naturellement d’un arrêt cardiaque, qui pourrait être dû à une overdose de cocaïne et de cannabis ». Le 22 juin, la famille dépose une plainte avec constitution de partie civile, qui ouvrira une information judiciaire le 10 juillet 2007 et durera jusqu’à aujourd’hui. En 2008, l’asphyxie est définitivement reconnue comme cause du décès de Lamine.

2009 Demande d’actes complémentaires par la partie civile, nouvelle audition des 8 policiers présents sur la scène.

2010 Les policiers sont placés sous le statut de témoins assistés, leur donnant accès au dossier pour préparer leur défense.

2011 Refus du juge d’organiser une reconstitution sur la scène de crime, au motif qu’elle ne permettra pas de « restituer l’état d’excitation » de Lamine.

2012 Confrontation des parties et pseudo-reconstitution… dans le cabinet du juge.

2013 Refus d’entendre les témoins du meurtre, au motif qu’ils n’apporteront aucun nouvel élément au dossier.

2014 Le juge d’instruction Patrick Gachon émet une ordonnance de NON-LIEU pour les 8 policiers mis en cause, après une instruction de 7 ans.

2015 La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris confirme le non-lieu.

2016 Attente du Pourvoi en Cassation 24 mai

2017 Audience devant la Cour de cassation.

21 juin 2017 Rendu de l’arrêt de la Cour de cassation.


Au programme de l’émission du mardi 9 mai

L’émission de radio de la CNT Éducation Région Parisienne aura lieu ce mardi 9 mai 2017 comme chaque deuxième mardi du mois de 20h30 à 22h30 sur Radio Libertaire 89.4 on peut écouter en ligne sur le site de Radio Libertaire en-dehors de la RP.

Ce mardi, nous accueillerons des lycéens et un professeur du lycée expérimental de St Nazaire https://lycee-experimental.org/ menacé de fermeture depuis que Bruno Retailleau, président de la Région Pays de la Loire et proche de Fillon a déclaré qu’il coupait les subventions ! Depuis plusieurs mois, adultes et élèves se mobilisent pour que l’aventure, qui a débuté il y a trente-cinq ans, continue. Ce lycée accueille, dans l’esprit de la pédagogie Freinet, des élèves venu.e.s de toute la France, soucieu.se.x d’apprendre différemment, loin des dogmes autoritaires. Pas de proviseur, de CPE, de projet pédagogique imposé par le haut : tout se décide collectivement pour construire des têtes bien faites et ouvertes sur le monde. Pas vraiment la tasse de thé de la droite filloniste !

Bien évidemment, nous ferons aussi un tour de l’actualité des luttes au lendemain de la première manifestation du quinquennat qui se sera tenue le 8 mai à République à Paris !

Toutes ces discussions seront entrecoupées de musiques de luttes, chroniques littéraires, rendez-vous des luttes hexagonales et internationales.


Au programme de l’émission du mardi 14 mars :

L’émission de radio de la CNT Éducation Région Parisienne aura lieu ce mardi 14 mars 2017 comme chaque deuxième mardi du mois de 20h30 à 22h30 sur Radio Libertaire 89.4 on peut écouter en ligne sur le site de Radio Libertaire en-dehors de la RP.

Au programme ce mardi, nous accueillerons un militant de la FAU allemande (Union Libre des Travailleurs/euses), syndicat anarcho-syndicaliste issu des luttes de 1968 et en bute aux difficultés depuis qu’en 2010, un jugement du Tribunal de Berlin l’a interdit… Nous ferons le point sur le système scolaire en Rhénanie-du-Nord-Westphalie où le manque d’enseignant.es. est patent, ou encore sur l’offensive de l’Armée et de ses services de recrutement qui organisent des événements « séduction » dans les écoles… Ce sera aussi l’occasion d’échanger sur le mouvement syndicaliste révolutionnaire dans cette région et de dresser un bref tableau de la situation sociale en Allemagne.

Puis nous accueillerons des syndicalistes et des enseignant.e.s qui nous parleront du stage intersyndical national co-organisé par la CGT, la CNT, SUD et le Collectif Anti-Hiérarchie (CAH) et qui aura lieu les 30 et 31 mai à la Bourse du Travail de Paris. Ce stage sera consacré aux évaluations des personnels des écoles et des lycées, mais aussi des élèves. Il s’agit pour nous d’interroger ce qui se joue dans les dispositifs d’évaluation. Dispositifs qui, pour être très récents, n’en sont pas moins terrifiants si l’on en croit deux chercheuses de l’université de Californie : Sally Dickerson et Margaret Kemeny nous disent que « Le stress le plus puissant, et le plus chronique, c’est l’inquiétude face au jugement d’autrui » (1).

Nous relierons nos réflexions à nos pratiques en espérant fédérer un mouvement de refus, tant des nouvelles modalités d’évaluation des personnels enseignants à la rentrée 2017 que du LSUN, véritable casier informatique des élèves. Ce stage est ouvert à tous les personnels, enseignants et non enseignants.

Vous pourrez nous appeler en direct pendant les pauses musicales

au : 01 43 71 89 40.

Mardi 9 mai : le lycée de St Nazaire et les luttes sur Radio Libertaire

L’émission de radio de la CNT Éducation Région Parisienne aura lieu ce mardi 9 mai 2017 comme chaque deuxième mardi du mois de 20h30 à 22h30 sur Radio Libertaire 89.4
On peut écouter en ligne sur le site de Radio Libertaire en-dehors de la RP.

 

Ce mardi, nous accueillerons des lycéens et un membre de l’équipe du lycée expérimental de St Nazaire https://lycee-experimental.org/ menacé de fermeture depuis que Bruno Retailleau, président de la Région Pays de la Loire et proche de Fillon a déclaré qu’il coupait les subventions ! Depuis plusieurs mois, adultes et élèves se mobilisent pour que l’aventure, qui a débuté il y a trente-cinq ans, continue. Ce lycée accueille, dans l’esprit de la pédagogie institutionnelle, des élèves venu.e.s de toute la France, soucieu.se.x d’apprendre différemment, loin des dogmes autoritaires. Pas de proviseur, de CPE, de projet pédagogique imposé par le haut : tout se décide collectivement pour construire des têtes bien faites et ouvertes sur le monde. Pas vraiment la tasse de thé de la droite filloniste ni de la gauche hollandaise, puisqu’il n’y a eu aucun engagement côté ministère non plus !

Bien évidemment, nous ferons aussi un tour de l’actualité des luttes au lendemain de la première manifestation du quinquennat qui se sera tenue le 8 mai à République à Paris !

Toutes ces discussions seront entrecoupées de musiques de luttes, chroniques littéraires, rendez-vous des luttes hexagonales et internationales.

Vous pourrez nous appeler en direct pendant

les pauses musicales au 01 43 71 89 40.

Non à la casse de l’éducation prioritaire

En 2015, le statut des Zones d’Éducation prioritaire a été supprimé au profit des politiques de la ville. Cette suppression a déjà entraîné une importante instabilité des équipes, par une hausse des départs, une diminution des titulaires, et des postes non pourvus. Si toute l’éducation est à notre sens prioritaire, force est de constater que l’idée de consacrer des moyens supplémentaires pour des établissements implantés dans des territoires “ghettoïsés” est nécessaire, pour assurer un semblant d’égalité des droits d’accès à l’éducation sur l’ensemble du territoire.

Nous opposons l’idée que l’école ne peut se prétendre meilleure que la société. Les écarts de richesses et d’accès à la culture se creusent ces dernières années en France, il est donc normal de constater un accroissement des difficultés scolaires de nos élèves dans des territoires touchés de plein fouet par cette dégradation de la situation sociale. Accuser les dispositifs d’aides aux territoires en difficultés d’être à l’origine de l’accroissement des inégalités, c’est penser l’École en vase clos sans l’inclure dans le contexte économique national. Au motif de l’égalité, le ministère a supprimé une mesure qui apportait, elle, de l’équité. Rendre l’éducation équitable en vue de réduire les inégalités sociales est pourtant une des missions du service public.

C’est pour ces raisons que depuis Septembre, de nombreux établissements anciennement ZEP, partout en France, manifestent et se mobilisent pour stopper la dégradation générale des conditions de travail qu’ils subissent depuis 2015 et la suppression du statut ZEP.

Pour que les moyens encore existants restent en place, qu’une carte complète des zones prioritaires soit fixée et qu’un statut unique soit établi pour les établissements, la mobilisation doit se maintenir et s’amplifier. Les personnels rassemblés en A.G le 08/12/16, ont voté la reconduite du mouvement de grève.

Toutes et tous en grève le 10 janvier 2017 pour exiger un véritable statut et des conditions de travail correctes (classes limitées à 30 élèves en lycée, maintien des aides spécifiques) dans le réseau de l’éducation prioritaire de la maternelle au lycée.

Rendez-vous :

à 12h à la bourse de travail pour une A.G des personnels

14h : départ du cortège rassemblement rue la légion d’honneur (Proche musée d’Orsay )

Pour suivre les actions et la mobilisation, le collectif “Touche pas ma Zep, regroupe les personnels, parents et élèves en lutte. :

http://www.tpamz.levillage.org/

La CNT éduc et social 95

La CNT 95 édite un bulletin. Il est ici : La mauvaise graine

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Argumentaire / Solidarité financière / liste des soutiens

Depuis la rentrée de septembre, des personnels de lycées sont en lutte pour sauver l’éducation prioritaire en lycée et tenter de réduire, à leur échelle, les inégalités sociales, notamment celles reproduites et amplifiées par le système scolaire. Face à la surdité du ministère, ils ont décidé, de la banlieue parisienne à Marseille en passant par l’Oise ou le Nord, de se mettre en grève reconductible à partir de la rentrée du 3 janvier 2017 (après déjà 5 journées de grève commune depuis septembre 2016) avec des taux de grève importants (jusqu’à 80 ou 90 % voire des lycées fermés).

Aidez-les à tenir en donnant à leur caisse de grève commune pour obtenir que le ministère tienne (enfin !) ses engagements. Il en va de l’avenir des élèves dans nos quartiers populaires. Nous vous invitons aussi à partager ce lien le plus largement possible.

Notre mouvement prend de l’ampleur, vous trouverez en PJ nos tribunes collectives parues dans le Monde (en réponse à la parution au rapport Cnesco) ou dans le Bondy Blog ainsi que le dernier article du Monde sur notre mobilisation (reportages sur des télés et radios nationales, le dernier en date sur France inter est passé ce lundi 9 janvier).

Lien vers la caisse de grève commune :

https://www.tilt.com/tilts/caisse-de-greve-touche-pas-ma-zep

En effet, deux ans après la promesse de Vincent Peillon de publier une carte des lycées en éducation prioritaire pour la rentrée 2015, celle-ci n’a toujours pas été réalisée. La conclusion est simple : les lycées ne font plus partie de l’éducation prioritaire. Les élèves de milieux populaires n’auraient donc plus besoin d’être soutenus lorsqu’ils quittent le collège pour arriver au lycée et obtenir leur premier diplôme !

La première conséquence sera la dégradation des conditions d’enseignement et de réussite des élèves de ces lycées accueillant une majorité d’élèves issus de milieux populaires : hausse des effectifs par classe, baisse de l’offre d’options et des cours en demi-groupe, etc. Cela signifiera aussi une dégradation des conditions de travail des personnels.

Pour une éducation réellement prioritaire allant de la maternelle au BAC

Le collectif « Touche pas ma ZEP !», constitué en cette rentrée 2016 et qui regroupe aujourd’hui 97 lycées mobilisés dans 14 académies, se mobilise pour l’obtention :

– d’une carte élargie de l’éducation prioritaire en lycée comprenant tous les lycées relevant de l’éducation prioritaire (ex-ZEP, zone sensible ou prévention violence, Plan Espoir Banlieues, Politique de la ville…) ou qui devraient en relever,

– d’un label commun de l’éducation prioritaire allant de la maternelle jusqu’au BAC et garantissant des moyens pérennes pour permettre la réussite de nos élèves (effectifs de classe limités, demi-groupes, personnels supplémentaires en vie scolaire…) et des compensations spécifiques pour l’ensemble des personnels (indemnités, droit à la mutation…) à même de stabiliser les équipes éducatives.

Assez de com’ ! Le ministère doit passer des paroles aux actes

Après avoir déclaré le 30 septembre que “nos inquiétudes étaient infondées”, le discours du ministère a changé face à la  montée et à l’extension nationale de la mobilisation. Mme Najat Vallaud Belkacem a même affirmé que nous avions “raison” pendant le débat parlementaire sur le budget début novembre.

Sous la pression du mouvement, la ministre a enchaîné les annonces depuis septembre :

  • Au lieu de la stabilité demandée, pour les mutations et les indemnités des personnels, prolongation d’une “clause de sauvegarde” qui ne fait que repousser de 2017 à 2019 la sortie programmée des lycées de l’éducation prioritaire (avec une dégressivité de l’indemnité spécifique pour tous les personnels dès la rentrée 2018 et qui disparaît dès la rentrée 2020)

  • Et au lieu de la garantie des moyens pérennes demandée, l’annonce de 450 emplois pour des lycées « défavorisés » – pour la seule rentrée 2017 – mais pour lesquels la ministre se refuse toujours à publier la liste précise des établissements concernés. De plus, il ne s’agit pas de créations de postes, ils sont en fait ponctionnés sur les nouveaux postes attribués dans chaque académie… Prendre aux autres établissements les moyens spécifiques nécessaires à la réussite de nos élèves n’a jamais été le sens de notre combat !

Et pour ce qui est de nos véritables demandes, elle s’engage à publier la carte de l’éducation prioritaire en lycée… mais lors du prochain quinquennat ! Le ministère est fébrile : on ne lâche rien pour obtenir une carte élargie de l’éducation prioritaire en lycée maintenant. Le cabinet de Vincent Peillon avait affirmé par courrier avoir entamé le travail dès 2014 : 2 ans pour rendre sa copie, d’après nous c’est suffisant pour le ministère de l’Education Nationale !

Au niveau syndical, l’appel « Touche pas ma ZEP ! » est déjà soutenu par : UNSEN CGT éduc’action, UD CGT 91 et 92, SNEP-FSU 81, 82 et Versailles, SNES-FSU 85 et 92, SNUEP-FSU 75 et Versailles, FSU 60, fédération SUD éducation, CNT-SO, Action et Démocratie/CFE-CGC, SGL (Syndicat Général des Lycéens), UNL (Union Nationale Lycéene) mais aussi par les associations FCPE Asnières-sur-Seine, Bagneux, Gennevilliers, Villeneuve-la-Garenne (92), Goussainville (95) et du lycée Paul Eluard de St-Denis (93)…

Plus de 200 universitaires et chercheu.se.s en sciences humaines et sociales (voir la liste complète ici) ont signé une pétition en ligne pour soutenir notre mobilisation dont Stéphane Beaud, Bernard Lahire, Laurent Mucchielli, Marwan Mohammed, Nacira Guenif, Philippe Corcuff, Eric Fassin, Camille Peugny (tou.te.s sociologues), Jean-Pierre Terrail (sociologue de l’éducation) Samuel Joshua (sciences de l’éducation), Christophe Ramaux (économiste), Laurence de Cock (historienne)…

Extrême(s)- droite(s) contre l’Éducation

La progression du FN, la banalisation des discours « décomplexés » et sécuritaires rappellent les dangers qui pèsent sur la société et sur l’école.

En mai 2016, un premier stage intersyndical régional entendait décrypter les vrais visages des extrêmes droites contre l’éducation.

Ce lien vous permettra de lire et diffuser…  L’argumentaire intersyndical

 

Livret scolaire unique numérique (LSUN) : le casier scolaire

Avec la mise en place du livret numérique scolaire unique du CP à la 3è, nous assistons à l’accélération du fichage généralisé. Big Brother va très bientôt watching you !

Il s’agit pour les enseignants de renseigner sur internet les compétences acquises par les élèves. Ces compétences seront accompagnées de toutes les attestations possibles, remarques des profs, éléments relatifs à la vie scolaire (absences, retards, comportement, attitudes) et des dossiers éventuels sur les difficultés scolaires ou de santé.

Un vrai régal pour les patrons et le ministère de l’intérieur. En effet, toutes les institutions, notamment policières, auront accès aux données recensées, conformément aux diverses lois votées ces dernières années : loi du 5 mars 2007 sur la « prévention de la délinquance » et le « secret professionnel partagé », loi du 7 mars 2016 sur le « droit de communication » réservé aux préfets.

D’un livret personnel papier propriété des enfants et des parents des élèves, l’État s’arroge le droit d’un livret informatique qu’il serait seul en mesure de valider, supprimer, amender.

En plein état d’urgence indéfiniment renouvelé, encore sous le coup de la répression judiciaire et des violences policières anti-syndicales, dans les ZAD, contre les migrant.e.s, les élèves sans-papiers ou les quartiers populaires, ce fichage est intolérable.

La CNT exige le retrait de ce livret numérique, encourage les enseignants à ne pas le renseigner et à s’organiser collectivement pour obtenir son abolition.

La Mauvaise Herbe n°3

une1     La Mauvaise Herbe est la nouvelle revue de la fédération CNT des travailleuses et travailleurs de l’éducation. Deux numéros sont parus. Le 1er avait pour dossier les réformes du collège et des rythmes. Le second sur les Zad et la liberté d’expression. Le 3è numéro est consacré au mouvement contre la loi Travail et son monde (photo de Une ci-contre).

Pour faire pousser au mieux cette Mauvaise Herbe, nous vous invitons à nous aider à desceller les pavés qui l’enserrent, et à les balancer où bon vous semble (avec une certaine idée de là où ce serait le mieux). Pour nous aider à faire vivre les mots d’une éducation radicalement autre, pour laquelle l’émancipation des individu.es (enfants, étudiant.es, travailleur.euses, chômeur.euses ou retraité.es) soit l’œuvre des individu.es elles-mêmes et dont les objectifs soient de construire une société débarrassée de toutes les formes d’oppression, abonnez-vous. Résolument anti-hiérarchiques, anti-capitalistes, anti-sexistes et anti-fascistes, pour nous aider à faire tomber leur monde lacrymogène et à en refaire un qui appartienne à tou.tes, abonnez-vous. Abonnez vos proches, vos ami.es, votre établissement, diffusez la revue, aidez-nous à semer partout où vous le pouvez, cette Mauvaise Herbe…

Ça ne transformera pas le monde immédiatement, mais un de ces quatre, ça pourrait peut-être y contribuer !

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Retrouvez les 3 premiers numéros en lectures libres sur le site de la confédération CNT : http://www.cnt-f.org/-la-mauvaise-herbe-.html

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Le numéro 4, à paraître en novembre 2017, creusera les liens entre pédagogies et actualité sociale et politique : en quoi la pratique pédagogique s’inscrit-elle dans un acte politique ? De quelles manières le climat sécuritaire actuel influence-t-il les pratiques ? Comment continuer de construire une éducation émancipatrice ? Et quels moyens pour défendre les conditions de travail qui nous permettent de développer des pratiques qui nous ressemblent et gagner de nouvelles marges de manœuvre ?

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La Mauvaise Herbe est disponible auprès des syndicats de la CNT.

En vente dans les très bonnes librairies au prix de 3 euros le numéro.

On peut aussi s’abonner : 4 n° = 10 euros !

Chèque à l’ordre de la CNT-FTE.

A adresser à : CNT-FTE STP67, c/o Lucha y fiesta, BP 30017,

67027 Strasbourg cedex 1