Mise en avant

LIVRET SCOLAIRE UNIQUE NUMÉRIQUE : EXIGEONS SON RETRAIT !

Le Classes En Lutte de février est consacré au Livret numérique. Il est à télécharger là : Classes En Lutte n°174. Il est accompagné d’un argumentaire de 4 pages, format affiche : Le casier scolaire

Pour s’abonner à Classes En Lutte : écrire à  classesenlutte-owner@cnt-f.org

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On peut relire ci-dessous le communiqué paru dès l’annonce de ce livret…

Livret scolaire unique numérique (LSUN)

Le casier scolaire

Avec la mise en place du livret numérique scolaire unique du CP à la 3è, nous assistons à l’accélération du fichage généralisé. Big Brother va très bientôt watching you !

Il s’agit pour les enseignants de renseigner sur internet les compétences acquises par les élèves. Ces compétences seront accompagnées de toutes les attestations possibles, remarques des profs, éléments relatifs à la vie scolaire (absences, retards, comportement, attitudes) et des dossiers éventuels sur les difficultés scolaires ou de santé.

Un vrai régal pour les patrons et le ministère de l’intérieur. En effet, toutes les institutions, notamment policières, auront accès aux données recensées, conformément aux diverses lois votées ces dernières années : loi du 5 mars 2007 sur la « prévention de la délinquance » et le « secret professionnel partagé », loi du 7 mars 2016 sur le « droit de communication » réservé aux préfets.

D’un livret personnel papier propriété des enfants et des parents des élèves, l’État s’arroge le droit d’un livret informatique qu’il serait seul en mesure de valider, supprimer, amender.

En plein état d’urgence indéfiniment renouvelé, encore sous le coup de la répression judiciaire et des violences policières anti-syndicales, dans les ZAD, contre les migrant.e.s, les élèves sans-papiers ou les quartiers populaires, ce fichage est intolérable.

La CNT exige le retrait de ce livret numérique, encourage les enseignants à ne pas le renseigner et à s’organiser collectivement pour obtenir son abolition.


Dernières infos…

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Vendredi 10 février, la CNT-éducation  appelait à soutenir 7 militants accusés d’avoir « dérangé » le Medef et surtout abîmé le rideau métallique de son siège à Paris.

Ils ont été relaxé.

La CNT appelle à venir soutenir Nino, camarade de la CNT éducation Paris, et 6 autres personnes mises en examen suite à l'occupation en juin dernier du MEDEF, dans le cadre du mouvement contre la loi Travail.

La compagnie Jolie Môme, qui avait participé à l'organisation de
l'occupation, appelle à un rassemblement de soutien à partir de midi
devant le TGI.
Voir ici :
http://cie-joliemome.org/?ai1ec_event=rassemblement-tgi-de-paris-proces-de-cyril-et-du-rideau-de-fer-du-medef-10-fevrier-12h

Pour la solidarité financière : envoyez vos dons à la CNT 33 rue des
Vignoles Paris 20e, chèques à l’ordre de la « FAU » inscrivez «
antirépression » au dos.

Soyons nombreuses.x à leurs côtés ! 

Le lien vers le calendrier élaboré par la coordination anti-rep
https://annuel.framapad.org/p/agenda_antir%C3%A9p
N'hésitez pas à le faire  circuler et à le compléter !

Vendredi 10 février : Procès de 7 personnes suite à l'occupation du MEDEF. Rdvs à 13h30 dans la 10ème Chambre correctionnelle du TGI de Paris.
Rassemblement  à Midi devant le TGI de Paris 4 Boulevard du Palais,
75001 M°Cité

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Plusieurs lycées des académies de Lille, Orléans, Marseille, Lyon, Grenoble et en région parisienne étaient en grève vendredi 27 janvier.

ZEP ZAD

En 2015, le statut des Zones d’Éducation prioritaire a été supprimé au profit des politiques de la ville. Cette suppression a déjà entraîné une importante instabilité des équipes, par une hausse des départs, une diminution des titulaires, et des postes non pourvus.

C’est pour ces raisons que depuis Septembre, de nombreux collègues des établissements anciennement ZEP, partout en France, manifestent et se mobilisent pour stopper la dégradation générale des conditions de travail qu’ils subissent depuis 2015 et la suppression du statut ZEP.

Pour que les moyens encore existants restent en place, qu’une carte complète des zones prioritaires soit fixée et qu’un statut unique soit établi pour les établissements, la mobilisation doit se maintenir et s’amplifier

Pour suivre les actions et la mobilisation du collectif “Touche pas ma Zep » http://www.tpamz.levillage.org/

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Le site de la fédération est en reconstruction. En attendant, l’essentiel sera publié ici:

  • préavis de grève (chaque semaine, la CNT dépose auprès du ministère de l’éducation un préavis qui couvre tous les personnels en lutte) ;
  • les communiqués
  • Et la belle Une, ci-dessous, de notre revue qui vient de sortir, au prix de 3 euros et disponible au 33 rue des Vignoles 75020 Paris.  4 numéros : 10 euros. Lire l’annonce de sortie dans la rubrique « communiqués ».

une1Dans quelques semaines, la CNT éducation retrouvera toute sa mémoire sur un site totalement rénové et opérationnel pour en finir avec le vieux monde… son école du tri social… et sa loi Travail !

Préavis de grève du lundi 20 février 2017 au samedi 25 février 2017

CNT-FTE
33 rue des Vignoles, 75020 Paris

le 10/02/2017

Objet : préavis de grève

Madame la Ministre de l’Éducation Nationale,
de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
110 rue de Grenelle,
75007 Paris

Notre fédération, régulièrement constituée et déclarée au niveau national, affiliée à la Confédération Nationale du Travail, dépose du lundi 20 février au samedi 25 février 2017, un préavis de grève concernant l’ensemble des personnels des établissements d’enseignement. Ce préavis doit permettre aux personnels de cesser le travail à tout moment pendant la période indiquée afin d’exiger l’abandon de la politique de casse du service public d’éducation, afin de protéger la scolarité de l’ensemble des élèves, et afin de se protéger de la répression hiérarchique.
En effet la Fédération des Travailleurs de l’Éducation de la CNT soutient les personnels qui se prononcent:
– contre une réforme des rythmes scolaires qui ne prend pas en compte les rythmes de travail et de vie des enfants et que l’état refuse de financer en laissant les collectivités locales assumer.
– contre les suppressions d’emplois et de postes ;
– contre la remise en cause de la liberté pédagogique et l’obligation de soumettre les élèves à des pratiques anti-pédagogiques dans le premier degré (évaluations nationales, livret personnel de compétences);
– contre la précarité et toutes ses déclinaisons (CDI, CDD, CAE/CAV, CUI, EAP);
– contre le travail gratuit de la journée de « solidarité »;
– contre toute remise en cause du droit de grève et des droits syndicaux;
– contre la répression syndicale;
– contre la mise en place des EPEP dans les établissements du premier degré
– contre la rupture de la scolarité d’élèves du fait de la politique d’immigration du gouvernement qui conduit notamment certains élèves et leurs familles à des situations de mal logement ou d’absence de logement, contre les perturbations du fonctionnement des établissements scolaires
par l’intrusion de forces de police à la recherche d’élèves « sans-papiers » ainsi que contre les pressions hiérarchiques et les sanctions envers les personnels engagés dans la défense des élèves « sans-papiers », avec notamment la multiplication de sanctions administratives;
– contre le fichage des enfants à travers « Base-élèves », la version numérique du livret personnel de
compétences et l’ensemble des fichiers de gestion et de notation des élèves
– contre les DHG dans les établissements du second degré, (suppressions des heures postes et multiplication des heures supplémentaires);-contre la caporalisation et la hiérarchisation (projets de décrets étendant les pouvoirs des chefs d’établissement, conseils pédagogiques), et contre toutes les pressions hiérarchiques;
– contre la dégradation des conditions de travail et de formation ;
– contre les conditions de remplacement à l’interne dans les établissements du second degré;
– contre les attaques contre les personnels TOS;
– contre la loi d’autonomie des universités, la dégradation du statut des enseignants-chercheurs, la masterisation (recrutement et formation des enseignants);
– contre la mise en place des préfets d’études et l’ensemble du dispositif ECLAIR;
– contre les attaques des systèmes de solidarité, les primes « au mérite » et l’individualisation des salaires ;
– contre la réforme du collège.
– contre la loi « Travail » et toutes les attaques au Code du Travail.

La Fédération des Travailleurs de l’Éducation de la CNT soutient les personnels qui se prononcent:
– pour un service public d’éducation de qualité;
– pour des embauches de personnels statutaires pour répondre aux besoins des établissements et la titularisation de tous les travailleurs et travailleuses précaires de l’éducation nationale ;
– pour une totale liberté pédagogique;
– pour une revalorisation salariale ainsi qu’une amélioration des conditions de départ à la retraite pour tous.

Afin d’éviter toute ambiguïté ou pression sur les personnels grévistes, nous vous demandons avec insistance de transmettre ce préavis à l’ensemble des Recteurs d’Académie.

Veuillez recevoir nos salutations syndicalistes,
Pour la FTE CNT, le secrétaire,

Alain Dervin

Non à la casse de l’éducation prioritaire

En 2015, le statut des Zones d’Éducation prioritaire a été supprimé au profit des politiques de la ville. Cette suppression a déjà entraîné une importante instabilité des équipes, par une hausse des départs, une diminution des titulaires, et des postes non pourvus. Si toute l’éducation est à notre sens prioritaire, force est de constater que l’idée de consacrer des moyens supplémentaires pour des établissements implantés dans des territoires “ghettoïsés” est nécessaire, pour assurer un semblant d’égalité des droits d’accès à l’éducation sur l’ensemble du territoire.

Nous opposons l’idée que l’école ne peut se prétendre meilleure que la société. Les écarts de richesses et d’accès à la culture se creusent ces dernières années en France, il est donc normal de constater un accroissement des difficultés scolaires de nos élèves dans des territoires touchés de plein fouet par cette dégradation de la situation sociale. Accuser les dispositifs d’aides aux territoires en difficultés d’être à l’origine de l’accroissement des inégalités, c’est penser l’École en vase clos sans l’inclure dans le contexte économique national. Au motif de l’égalité, le ministère a supprimé une mesure qui apportait, elle, de l’équité. Rendre l’éducation équitable en vue de réduire les inégalités sociales est pourtant une des missions du service public.

C’est pour ces raisons que depuis Septembre, de nombreux établissements anciennement ZEP, partout en France, manifestent et se mobilisent pour stopper la dégradation générale des conditions de travail qu’ils subissent depuis 2015 et la suppression du statut ZEP.

Pour que les moyens encore existants restent en place, qu’une carte complète des zones prioritaires soit fixée et qu’un statut unique soit établi pour les établissements, la mobilisation doit se maintenir et s’amplifier. Les personnels rassemblés en A.G le 08/12/16, ont voté la reconduite du mouvement de grève.

Toutes et tous en grève le 10 janvier 2017 pour exiger un véritable statut et des conditions de travail correctes (classes limitées à 30 élèves en lycée, maintien des aides spécifiques) dans le réseau de l’éducation prioritaire de la maternelle au lycée.

Rendez-vous :

à 12h à la bourse de travail pour une A.G des personnels

14h : départ du cortège rassemblement rue la légion d’honneur (Proche musée d’Orsay )

Pour suivre les actions et la mobilisation, le collectif “Touche pas ma Zep, regroupe les personnels, parents et élèves en lutte. :

http://www.tpamz.levillage.org/

La CNT éduc et social 95

La CNT 95 édite un bulletin. Il est ici : La mauvaise graine

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Argumentaire / Solidarité financière / liste des soutiens

Depuis la rentrée de septembre, des personnels de lycées sont en lutte pour sauver l’éducation prioritaire en lycée et tenter de réduire, à leur échelle, les inégalités sociales, notamment celles reproduites et amplifiées par le système scolaire. Face à la surdité du ministère, ils ont décidé, de la banlieue parisienne à Marseille en passant par l’Oise ou le Nord, de se mettre en grève reconductible à partir de la rentrée du 3 janvier 2017 (après déjà 5 journées de grève commune depuis septembre 2016) avec des taux de grève importants (jusqu’à 80 ou 90 % voire des lycées fermés).

Aidez-les à tenir en donnant à leur caisse de grève commune pour obtenir que le ministère tienne (enfin !) ses engagements. Il en va de l’avenir des élèves dans nos quartiers populaires. Nous vous invitons aussi à partager ce lien le plus largement possible.

Notre mouvement prend de l’ampleur, vous trouverez en PJ nos tribunes collectives parues dans le Monde (en réponse à la parution au rapport Cnesco) ou dans le Bondy Blog ainsi que le dernier article du Monde sur notre mobilisation (reportages sur des télés et radios nationales, le dernier en date sur France inter est passé ce lundi 9 janvier).

Lien vers la caisse de grève commune :

https://www.tilt.com/tilts/caisse-de-greve-touche-pas-ma-zep

En effet, deux ans après la promesse de Vincent Peillon de publier une carte des lycées en éducation prioritaire pour la rentrée 2015, celle-ci n’a toujours pas été réalisée. La conclusion est simple : les lycées ne font plus partie de l’éducation prioritaire. Les élèves de milieux populaires n’auraient donc plus besoin d’être soutenus lorsqu’ils quittent le collège pour arriver au lycée et obtenir leur premier diplôme !

La première conséquence sera la dégradation des conditions d’enseignement et de réussite des élèves de ces lycées accueillant une majorité d’élèves issus de milieux populaires : hausse des effectifs par classe, baisse de l’offre d’options et des cours en demi-groupe, etc. Cela signifiera aussi une dégradation des conditions de travail des personnels.

Pour une éducation réellement prioritaire allant de la maternelle au BAC

Le collectif « Touche pas ma ZEP !», constitué en cette rentrée 2016 et qui regroupe aujourd’hui 97 lycées mobilisés dans 14 académies, se mobilise pour l’obtention :

– d’une carte élargie de l’éducation prioritaire en lycée comprenant tous les lycées relevant de l’éducation prioritaire (ex-ZEP, zone sensible ou prévention violence, Plan Espoir Banlieues, Politique de la ville…) ou qui devraient en relever,

– d’un label commun de l’éducation prioritaire allant de la maternelle jusqu’au BAC et garantissant des moyens pérennes pour permettre la réussite de nos élèves (effectifs de classe limités, demi-groupes, personnels supplémentaires en vie scolaire…) et des compensations spécifiques pour l’ensemble des personnels (indemnités, droit à la mutation…) à même de stabiliser les équipes éducatives.

Assez de com’ ! Le ministère doit passer des paroles aux actes

Après avoir déclaré le 30 septembre que “nos inquiétudes étaient infondées”, le discours du ministère a changé face à la  montée et à l’extension nationale de la mobilisation. Mme Najat Vallaud Belkacem a même affirmé que nous avions “raison” pendant le débat parlementaire sur le budget début novembre.

Sous la pression du mouvement, la ministre a enchaîné les annonces depuis septembre :

  • Au lieu de la stabilité demandée, pour les mutations et les indemnités des personnels, prolongation d’une “clause de sauvegarde” qui ne fait que repousser de 2017 à 2019 la sortie programmée des lycées de l’éducation prioritaire (avec une dégressivité de l’indemnité spécifique pour tous les personnels dès la rentrée 2018 et qui disparaît dès la rentrée 2020)

  • Et au lieu de la garantie des moyens pérennes demandée, l’annonce de 450 emplois pour des lycées « défavorisés » – pour la seule rentrée 2017 – mais pour lesquels la ministre se refuse toujours à publier la liste précise des établissements concernés. De plus, il ne s’agit pas de créations de postes, ils sont en fait ponctionnés sur les nouveaux postes attribués dans chaque académie… Prendre aux autres établissements les moyens spécifiques nécessaires à la réussite de nos élèves n’a jamais été le sens de notre combat !

Et pour ce qui est de nos véritables demandes, elle s’engage à publier la carte de l’éducation prioritaire en lycée… mais lors du prochain quinquennat ! Le ministère est fébrile : on ne lâche rien pour obtenir une carte élargie de l’éducation prioritaire en lycée maintenant. Le cabinet de Vincent Peillon avait affirmé par courrier avoir entamé le travail dès 2014 : 2 ans pour rendre sa copie, d’après nous c’est suffisant pour le ministère de l’Education Nationale !

Au niveau syndical, l’appel « Touche pas ma ZEP ! » est déjà soutenu par : UNSEN CGT éduc’action, UD CGT 91 et 92, SNEP-FSU 81, 82 et Versailles, SNES-FSU 85 et 92, SNUEP-FSU 75 et Versailles, FSU 60, fédération SUD éducation, CNT-SO, Action et Démocratie/CFE-CGC, SGL (Syndicat Général des Lycéens), UNL (Union Nationale Lycéene) mais aussi par les associations FCPE Asnières-sur-Seine, Bagneux, Gennevilliers, Villeneuve-la-Garenne (92), Goussainville (95) et du lycée Paul Eluard de St-Denis (93)…

Plus de 200 universitaires et chercheu.se.s en sciences humaines et sociales (voir la liste complète ici) ont signé une pétition en ligne pour soutenir notre mobilisation dont Stéphane Beaud, Bernard Lahire, Laurent Mucchielli, Marwan Mohammed, Nacira Guenif, Philippe Corcuff, Eric Fassin, Camille Peugny (tou.te.s sociologues), Jean-Pierre Terrail (sociologue de l’éducation) Samuel Joshua (sciences de l’éducation), Christophe Ramaux (économiste), Laurence de Cock (historienne)…

La Mauvaise Herbe : les deux premiers numéros

 

Une nouvelle revue pour quoi faire ?

En avril 20125, réunis en congrès extraordinaire à Paris, les syndicats CNT de l’éducation ont voté à une très large majorité l’autonomie de la revue N’Autre École. Depuis treize années, N’Autre École était la revue de la fédération. À ce titre, les membres du comité de rédaction étaient mandaté-e-s en congrès. Le comité de rédaction de N’Autre École était composé de mandaté-e-s de la CNT mais aussi, depuis 2004, de camarades d’autres horizons. Ils et elles ont voulu s’émanciper de la CNT. C’est fait.

Pour autant, nous avons voulu poursuivre l’aventure. Nos exigences sont les mêmes : un espace dédié à nos idées et à nos pratiques. Contre la parole experte et pour le partage du pouvoir de l’écrit.

Plus que jamais, nous voulons une revue qui affirme ces choix. Qu’elle soit un outil de propagande pour les pratiques émancipatrices et égalitaires. Un outil pour penser collectivement nos réalités partagées.

Le dire et le faire dans un même élan. En essayant de rester au plus près de nos utopies, y compris dans leurs aspects les moins visibles pour les lectrices et les lecteurs. Les mandats tournent à la CNT. Il n’y a pas de permanent-e-s, de détaché-e-s, de spécialistes, d’expert-e-s en quoi que ce soit. Ce n’est pas toujours facile à faire vivre, à assumer collectivement et ce d’une manière autogestionnaire. Mais ce sont nos choix politiques : toutes capables, tous susceptibles d’assurer une tâche. Nous voulons prendre le temps nécessaire pour que chacun-e puisse trouver sa place.

Cette revue sera un complément à nos tracts, bulletins locaux, site, Classes en lutte (notre mensuel électronique). Si elle est un lieu d’expression privilégié pour les adhérent-e-s et les syndicats de la fédération des travailleuses et travailleurs de l’éducation, nous souhaitons aussi ouvrir ses pages aux écrits des syndicats d’autres branches professionnelles, ainsi qu’à des contributions extérieures à la CNT.

Nous ne souhaitons pas nous aliéner aux contraintes éditoriales : rythme de parution, pagination. Un, deux, trois numéros par an. Évidemment, nous tiendrons compte de ces éléments pour nos abonné-e-s.

Dans un paysage syndical totalement englouti dans la concurrence et la co-gestion, dans l’expertise et le métier de délégué-e-s, nous avons à cœur de faire vivre un autre syndicalisme, sans expert-e ni leader. Sans spécialiste ni porte-parole. Pour un partage le plus large des richesses de la pensée, de l’écrit et des pratiques.

Contre un système éducatif basé sur l’autoritarisme, la hiérarchisation des savoirs et des rapports sociaux, la soumission des individus, changeons l’école, changeons le monde ! Partageons le pouvoir pour ne pas le prendre ni le laisser à d’autres !

Ce premier numéro tout beau, tout neuf que vous tenez entre les mains aborde différents sujets qui nous tiennent à cœur. Dans leur diversité, ils relèvent tous de notre combat pour une éducation plus juste, plus libre et plus respectueuse des enfants, comme des travailleuses et des travailleurs. Que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur du système éducatif, les voies de cette lutte sont multiples. La mauvaise graine de la contestation de l’ordre injuste et dominateur s’insinue partout. Nous nous en faisons l’écho ici

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La Mauvaise herbe n°1 : le sommaire

  • Une nouvelle revue pour quoi faire ?
  • REP+, en grève contre la grande arnaque
  • Politique libérale et éducation réactionnaire : la réforme des rythmes scolaires, un cas d’école
  • L’école au rapport
  • Le collège de mes rêves, premier épisode
  • Affiche détachable réforme des collèges
  • Petit hommage à Alexandre Grothendieck
  • École Bric-à-brac : appel à soutien !
  • Aperçu des rencontres de pédagogie féministe en non-mixité
  • Le sifflet enroué : Sport, jeu ou activité physique ?
  • En avant la zizique : achronique punke
  • Chronique de l’éducagogue : lecture paresseuse de Zio Aldo
  • Notes de lecture / Films
  • Les titres auxquels vous avez échappé
  • Palmes académiques

Le numéro 2 est paru au premier semestre 2016.

A lire ci-dessous l’édito puis le sommaire

 

Semons la rébellion

Nos libertés sont réprimées : liberté d’expression, de circulation, de manifester, de se réunir. Nous avons décidé d’y consacrer notre dossier.

État policier

Les attentats furent l’occasion pour les gouvernements de renforcer l’arsenal autoritaire : ceux de janvier 2015, le prétexte à la loi sur le renseignement, ceux de novembre, à l’instauration de l’état d’urgence. Les fascistes, les nationalistes, les religieux, s’entendent à merveille avec les politiciens pour enfermer nos vies dans un carcan réactionnaire, obscurantiste et rétrograde. Nous ne voyons pas la fin de leurs dérives sécuritaires.

Ces politiques fabriquent du malheur, de la misère et de l’injustice. Précaires, étrangers fuyant la guerre, l’oppression ou la faim, en sont les premières victimes.

Ici et maintenant un autre futur se dessine

En soutien à la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes et à toutes les luttes de territoires, nous avons choisi d’illustrer l’ensemble de ce numéro avec des photos prises lors de la manifestation du 27 février.

Autre raison d’espérer, le mouvement social contre la loi « Travaille ! »  qui, à l’heure où nous écrivons, redonne déjà de belles couleurs au mouvement ouvrier.

Semons la rébellion !

À l’image du film Merci Patron !, finissons-en avec tous les Bernard Arnault de la Terre. Ne nous couchons plus jamais !

La Mauvaise herbe n°2 : le sommaire

  • Édito
  • Victoire pour une AVS
  • Un collectif pour ouvrir les frontières
  • Le numérique à l’école
  • Dossier : La liberté d’expression à l’école
  • Enseigner la liberté d’expression ? Oui, mais comment ?
  • Enseigner à Béziers
  • L’État était Charlie… donc pas moi
  • Pluralisme démocratique ou confusion ?
  • Patriotisme à l’école
  • Contre nous de la pyramide…
  • De quoi cette « laïcité » est-elle le nom ?
  • Liberté d’expression, jusqu’où ?
  • Zad partout !
  • Une librairie itinérante et autogérée
  • Philosophie et cinéma, un amour compliqué
  • Enseigner leur histoire aux enfants d’immigrés
  • Le collège de mes rêves, épisode 2
  • « C’est quoi ton genre ? » Un cahier de coloriage pour les enfants
  • À l’origine du cahier. Entretien avec Coco
  • Meurtre sexiste et média : un cas d’école
  • Israël-Palestine : le conflit dans les manuels scolaires
  • Le sifflet enroué : La pratique du « sport » à l’école
  • La domination sportive
  • En avant la zizique : Joe Hill, indomptable militant anarcho-syndicaliste
  • Notes de lecture
  • Films
  • Palmes académiques

La Mauvaise Herbe est disponible auprès des syndicats de la CNT.

En vente dans les très bonnes librairies au prix de 3 euros le numéro.

On peut aussi s’abonner : 4 n° = 10 euros !

Chèque à l’ordre de la CNT-FTE.

A adresser à : CNT-FTE STP67, c/o Lucha y fiesta, BP 30017,

67027 Strasbourg cedex 1

Extrême(s)- droite(s) contre l’Éducation

La progression du FN, la banalisation des discours « décomplexés » et sécuritaires rappellent les dangers qui pèsent sur la société et sur l’école.

En mai 2016, un premier stage intersyndical régional entendait décrypter les vrais visages des extrêmes droites contre l’éducation.

Ce lien vous permettra de lire et diffuser…  L’argumentaire intersyndical

 

Livret scolaire unique numérique (LSUN) : le casier scolaire

Avec la mise en place du livret numérique scolaire unique du CP à la 3è, nous assistons à l’accélération du fichage généralisé. Big Brother va très bientôt watching you !

Il s’agit pour les enseignants de renseigner sur internet les compétences acquises par les élèves. Ces compétences seront accompagnées de toutes les attestations possibles, remarques des profs, éléments relatifs à la vie scolaire (absences, retards, comportement, attitudes) et des dossiers éventuels sur les difficultés scolaires ou de santé.

Un vrai régal pour les patrons et le ministère de l’intérieur. En effet, toutes les institutions, notamment policières, auront accès aux données recensées, conformément aux diverses lois votées ces dernières années : loi du 5 mars 2007 sur la « prévention de la délinquance » et le « secret professionnel partagé », loi du 7 mars 2016 sur le « droit de communication » réservé aux préfets.

D’un livret personnel papier propriété des enfants et des parents des élèves, l’État s’arroge le droit d’un livret informatique qu’il serait seul en mesure de valider, supprimer, amender.

En plein état d’urgence indéfiniment renouvelé, encore sous le coup de la répression judiciaire et des violences policières anti-syndicales, dans les ZAD, contre les migrant.e.s, les élèves sans-papiers ou les quartiers populaires, ce fichage est intolérable.

La CNT exige le retrait de ce livret numérique, encourage les enseignants à ne pas le renseigner et à s’organiser collectivement pour obtenir son abolition.

La Mauvaise Herbe n°3

une1     La Mauvaise Herbe est la nouvelle revue de la fédération CNT des travailleuses et travailleurs de l’éducation. Deux numéros sont parus. Le 1er avait pour dossier les réformes du collège et des rythmes. Le second sur les Zad et la liberté d’expression. Le 3è numéro à paraître dans quelques jours est consacré au mouvement contre la loi Travail et son monde (photo de Une ci-contre).

Pour faire pousser au mieux cette Mauvaise Herbe, nous vous invitons à nous aider à desceller les pavés qui l’enserrent, et à les balancer où bon vous semble (avec une certaine idée de là où ce serait le mieux). Pour nous aider à faire vivre les mots d’une éducation radicalement autre, pour laquelle l’émancipation des individu.es (enfants, étudiant.es, travailleur.euses, chômeur.euses ou retraité.es) soit l’œuvre des individu.es elles-mêmes et dont les objectifs soient de construire une société débarrassée de toutes les formes d’oppression, abonnez-vous. Résolument anti-hiérarchiques, anti-capitalistes, anti-sexistes et anti-fascistes, pour nous aider à faire tomber leur monde lacrymogène et à en refaire un qui appartienne à tou.tes, abonnez-vous. Abonnez vos proches, vos ami.es, votre établissement, diffusez la revue, aidez-nous à semer partout où vous le pouvez, cette Mauvaise Herbe…

Ça ne transformera pas le monde immédiatement, mais un de ces quatre, ça pourrait peut-être y contribuer !

Le numéro 4 creusera les liens entre pédagogies et actualité sociale et politique : en quoi la pratique pédagogique s’inscrit-elle dans un acte politique ? De quelles manières le climat sécuritaire actuel influence-t-il les pratiques ? Comment continuer de construire une éducation émancipatrice ? Et quels moyens pour défendre les conditions de travail qui nous permettent de développer des pratiques qui nous ressemblent et gagner de nouvelles marges de manœuvre ?