Articles avec le tag ‘licenciements’

Alerte au grisou anti-social

jeudi 5 décembre 2013

Mercredi 4 décembre 2013 à Béthune, l’intersyndicale CGT, Solidaires et CNT du Bassin Minier Ouest du Pas-de-Calais appelait à une manifestation contre l’austérité et les licenciements (cliquer ici pour lire l’appel).

Plusieurs centaines de personnes étaient présentes.

Ci-dessous un petit compte-rendu vidéo…

> Pour télécharger le fichier vidéo (5 Mo) :
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Clip de soutien aux salarié-e-s de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois

samedi 30 mars 2013

« Ça peut plus durer », un clip vidéo du rappeur Kash Leone (feat DJ Rage) en soutien aux salarié-e-s de PSA d’Aulnay-sous-Bois (93) en lutte contre la fermeture de leur usine.


Note du webmaster :
La CNT, et plus particulièrement le syndicat CNT-RP de la métallurgie, est solidaire de la lutte des salarié-e-s de l’usine PSA d’Aulnay-sous-Bois.
Pour en savoir plus, télécharger « Métallos », le bulletin du syndicat : n°1n°2

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Mobilisation contre l’accord national interprofessionnel (ANI) dit de «sécurisation» de l’emploi !

samedi 23 février 2013

L’accord national interprofessionnel (ANI) sur la « sécurisation » de l’emploi, signé le 11 janvier 2013 par la CFDT, la CFTC, la CFE-CGC et trois organisations patronales (MEDEF, CGPME, UPA), est une profonde atteinte aux droits des travailleurs…

Voir ci-dessous le clip vidéo réalisé par le secteur vidéo CNT :

A l’appel de plusieurs organisations syndicales (CGT, FO, Solidaires, FSU, etc.), une nouvelle journée de grève et de manifestations aura lieu mardi 9 avril 2013 dans la continuité de la journée d’action du 5 mars. Plusieurs syndicats de la CNT ont d’ores et déjà décidé de participer à ce rendez-vous du 9 avril en regrettant néanmoins que les confédérations majoritaires n’appellent pas à la convergence des luttes.

D’autre part, à propos de grève, profitons de l’occasion pour faire un petit rappel juridique concernant ce droit dans les secteurs public et privé.

Tract confédéral CNT sur l’ANI (5 mars) :
à télécharger ici au format pdf (2 pages)

Tract confédéral CNT sur l’ANI (9 avril) :
à télécharger ici au format pdf (2 pages)

Deux liens pour en savoir plus sur l’ANI et pour commencer à faire pression sur le Parlement :
> texte officiel de l’accord
> pétition à l’initiative de la Fondation Copernic et d’ATTAC

Pour télécharger le clip du secteur vidéo CNT (6 Mo) :
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Ken Loach, solidaire avec des salariés du nettoyage de Turin

vendredi 1 février 2013

Article extrait du Combat Syndicaliste de janvier 2013 :

ken-loach-article-du-combat-syndicaliste-cntEn novembre 2012, le réalisateur britannique Ken Loach a refusé le prix que voulait lui octroyer le Torino Film Festival (festival organisé du au par le Musée national du cinéma de Turin). Il a agi par solidarité avec des employés de l’entreprise « Rear », société externalisée chargée du nettoyage du musée. « Les travailleurs du musée étaient les moins bien payés […]. lls ont perdu leur boulot parce qu’ils s’opposaient à des réductions de salaires […]. Il est injuste que les plus pauvres payent pour une crise économique dont ils ne sont pas responsables […]. Comment pouvais-je ne pas répondre à une demande de solidarité de la part de travailleurs qui ont été licenciés pour avoir défendu leurs droits ? Accepter le prix en faisant juste quelques commentaires critiques aurait été faible et hypocrite » a écrit Ken Loach dans une lettre envoyée à la direction du festival. Le cinéaste a également expliqué sa décision en faisant le parallèle avec Bread and Roses (du pain et des roses), film qu’il a réalisé il y a douze ans et qui relate la lutte de deux employées d’une société de nettoyage aux États-Unis.

Gianni Amelio (réalisateur et directeur artistique du festival) et Ettore Scola (réalisateur et scénariste italien venu au festival pour recevoir un prix couronnant l’ensemble de sa carrière) ont eu des mots très durs à l’encontre de Ken Loach, traitant celui-ci d’ « idéologue obtus et narcissique ». Quant à Paolo Sorrentino (réalisateur et scénariste qui présidait le jury), il a évoqué un « retour aux divisions des années 1970 ».

Le 23 novembre, des salariés de l’entreprise « Rear » ont organisé une conférence de presse pour remercier Ken Loach de son acte de solidarité (à visionner ici en italien).

Le 6 décembre, dans le cadre d’un meeting organisé à Turin par l’USB (unione sindicale di base), Ken Loach a rencontré plusieurs de ces salariés. Le meeting a été suivi de la projection gratuite du film Bread and Roses et un débat a eu lieu sur les conditions d’exploitation et la souffrance des travailleurs externalisés et des travailleurs précaires (intervention de Ken Loach à visionner ici en anglais et en italien).

Pour en savoir plus sur Ken Loach et ses films :

1) Article de Wikipédia

2) Site officiel (en anglais)

3) Ken Loach en accès libre sur YouTube (sauf en France) :

Ken Loach a décidé de mettre plusieurs des films qu’il a réalisés en accès libre sur YouTube. Malheureusement, suite à des plaintes relatives aux droits d’auteur et de distribution, la plateforme française de YouTube – contrairement à la volonté de Ken Loach – a été obligée de bloquer l’accès à ces vidéos. A voir ici…

Enfin, profitons de cet article pour rappeler l’excellent film que Ken Loach a consacré en 1994 à l’Espagne anti-franquiste :

Bien que centré sur le personnage d’un communiste anglais parti en 1936 combattre en Espagne contre le fascisme, le film « Land and Freedom » n’occulte pas la place très importante occupée par la CNT espagnole à cette époque. Scène centrale du film, la question de la collectivisation des terres est posée. Quant au rôle des staliniens dans la militarisation des milices et dans les événements de mai 37 (reprise de Barcelone par les républicains hostiles à la révolution sociale), il est clairement condamné. Pour visionner la bande-annonce du film et lire l’article que lui consacre Wikipédia,  cliquer ici.

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Au prix du gaz

jeudi 31 janvier 2013

Article extrait du Combat Syndicaliste de janvier 2012 :

affiche-du-film-au-prix-du-gazÉté 2009. Châtellerault. Les 366 ouvriers de l’usine de sous-traitance automobile New Fabris occupent leur usine depuis le 16 juin, date de la mise en liquidation judiciaire de l’entreprise. Leur revendication : l’obtention d’une indemnité de licenciement de 30 000 euros par ouvrier de la part de leurs principaux clients, PSA et Renault. Le 12 juillet, Guy Eyermann, délégué CGT et secrétaire du CE, prévient : « Les bouteilles de gaz sont dans l’usine. Tout est prévu pour que ça saute ». À ce message s’ajoute un ultimatum : en l’absence d’accord le 31 juillet, l’usine sautera. Karel Pairemaure, qui vit non loin de là, prend sa caméra et part à la rencontre des ouvriers en lutte. Il vient de restituer cette « plongée au cœur de la lutte ouvrière » sous la forme d’un documentaire intitulé « Au prix du gaz » (85 minutes).

Les frères Eugène et Quentin Fabris arrivent un jour d’Italie et sont embauchés à la manufacture d’armes de Châtellerault, la « Manu ». C’est cette usine qui construisit le célèbre fusil Lebel, « capable à 100 mètres de traverser trois corps humains sans perdre d’efficacité ». S’il devint célèbre dans les tranchées pendant la Première Guerre mondiale, il fut avant tout utilisé contre les ouvriers de Fourmies, dans le Nord, le 1er mai 1891, quand 300 soldats tirèrent sur la foule qui revendiquait la journée de huit heures et la hausse des salaires. Les frères Fabris réussissent et fondent leur atelier en 1947. Fabriquant tout d’abord des pièces de machines à coudre, les commanditaires et la production se diversifient avec le temps. Au début des années 1990, l’entreprise emploie autour de 800 ouvriers. C’est alors que l’usine est léguée aux fils respectifs des fondateurs, ce qui marquera le début de la fin : le choix est fait de privilégier les seuls gros commanditaires et de spécialiser la production. Fabris devient New Fabris et se convertit en sous-traitant de Renault et Peugeot-Citroën. La structure familiale devient parallèlement internationale et dès lors, la finance prédomine. Dès 2007, des difficultés apparaissent. En 2008, l’entreprise est rachetée pour un euro symbolique par un groupe italien, Zen. Après plusieurs plans de licenciement, il ne reste déjà plus que 380 salariés. Le 16 juin 2009, l’entreprise est mise en liquidation judiciaire. Les ouvriers occupent leur usine. Comme le fait remarquer Jean-Pierre Levaray, longuement interviewé dans le documentaire, ils ne se battent pas pour le maintien de leur emploi mais pour obtenir une indemnité de licenciement digne de ce nom. Une évolution qui en dit long sur la perception et le ressenti du travail… La société étant liquidée, il n’y a
plus de patron. Donc pas d’interlocuteur. C’est finalement le ministre de l’Industrie qui négociera.

Le documentaire donne la parole aux ouvriers en lutte mais épingle aussi l’attitude des médias, arrivés en masse à l’annonce du 12 juillet, pas avant. Les journalistes s’installent à proximité immédiate de l’usine, interrogent, filment, restituent leurs papiers à leurs rédactions, parfois sous l’œil des ouvriers qui font leur font part de leurs commentaires… Il est alors reproché aux ouvriers leur radicalité, leur violence, on les traite de fous et de terroristes… Rien, bien sûr, sur la violence systémique, sur celle du monde du travail, encore moins de réflexion sur l’évolution globale du secteur de l’industrie ou du monde ouvrier.

Le travail de Karel Pairemaure a le mérite de poser tout cela et de suivre les New Fabris sur deux ans, donc bien après la fin de leur lutte. On voit ainsi ce qu’ils deviennent, différents parcours de « reconversion », avec toutes les embûches qui surviennent, la découverte parfois d’autres univers, l’enthousiasme soudain de découvrir une convivialité dans l’entreprise, puis le désenchantement quelques mois plus tard une fois digéré que celle-ci n’est que de façade.

Certaines scènes sont assez saisissantes, comme celle montrant d’anciens ouvriers de New Fabris marchant dans l’usine après la mise aux enchères du matériel : malgré le vide, ils persistent à emprunter le chemin dessiné au sol, comme si les machines étaient encore présentes. Comme des fantômes qui les hantent…

Au-delà de ce que dit ce documentaire, c’est une solidarité et une dignité sans faille qui sont dépeintes, et ces deux manifestations, à la fois concrètes et chargées d’émotions et de vécus, ne sont décidément pas vaines : comme le rappelle un New Fabris dans l’usine vide, bien après la lutte, aucun des salariés ne s’est suicidé.

Mari Otxandi, CNT Culture Aquitaine

> Site officiel du film
> Bande-annonce

Pour aller plus loin :
– Pierre Levaray, Putain d’usine, L’Insomniaque, 2002
– Pierre Levaray, Tue ton patron, Libertalia, 2010
– Jann-Marc Rouillan, Le Capital humain, L’Arganier, 2007

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