Non à la répression du mouvement contre la loi travail!

Au cours des dernières mobilisations, contre la loi travail, à Grenoble, et ailleurs la répression policière et judiciaire est sans précédent :

– Avant les manifestations, des interdictions de manifester sont délivrés au mépris du droit de protester contre une réforme destructrice. Ces interdictions, délivrées sur la base d’informations fausses ou fortement exagérées, sont le nouvel outil pour casser le mouvement social. Sous couvert d’état d’urgence, on restreint les mouvements des militant.e.s., les empêchant de circuler dans leur ville, dans leur lieu de vie et de contestation.

Contrôles d’identité et fouilles avant et pendant la manifestation ciblées. Ces contrôles AVANT l’accès au cortège sont une atteinte aux droits de manifester et d’expression syndicale des travailleur.se.s, précaires, étudiant.e.s, lycéen.e.s, retraité.e.s… Les militant.e.s ont été ciblé.e.s en fonction de leur appartenance syndicale et politique ou encore de leur âge, de leur tenue vestimentaire, etc.

Des arrestations d’une violence inouïe et des saisies de matériel syndical et personnel dans un mépris complet du droit des manifestants. A Grenoble, ce jeudi 26 mai, c’est : des personnes à l’hôpital dont l’une depuis plus de 4 jours, des blessures, des destructions et des saisies de matériel sans aucun motif.

A l’issue de garde à vue sous pression, des inculpations pour des motifs hallucinants :Des inculpations aussi effrayantes que « détention d’arme de guerre » et « rassemblement en vue de s’en prendre aux biens et personnes » ont été signifiées à certain.e.s manifestant.e.s.. La pression mise en garde à vue sert à forcer les manifestant.e.s à accepter la comparution immédiate. Ceci nous empêche de construire notre défense et nous laisse à la merci des procureurs qui construisent des récits à sens unique, copier-coller des versions policières.

Une justice sommaire avec des peines disproportionnées. 2 mois ferme à Rennes, 6 de sursis à Lille, sur des preuves aussi fines que « il avait le même manteau… », 3 mois avec sursis à Pairs pour renvoi de lacrymo.

Nous condamnons ces intimidations, ces stigmatisations, ces contrôles et fouilles, arrestations et peines et exigeons leurs arrêts immédiats ainsi que le contrôle au faciès que subissent depuis trop longtemps, jeunes et moins jeunes, en fonction de leur supposée origine et/ou religion.

L’état tente d’imposer par la force (49.3, répressions policières) des lois qui s’attaquent directement et brutalement aux droits et aux libertés des travailleuses et travailleurs.

Rappelons que la violence ne vient pas de nous, le camp du travail, qui sommes des milliards, mais d’eux, le camp du capital, qui sont si peu mais qui possèdent tout et veulent nous exploiter encore plus !

Aucune de leurs manipulations ne nous fera reculer. Notre détermination et notre solidarité sont sans faille.

Retrait de la loi travail

Arrêt de l’état d’urgence

Amnistie des personnes condamnées

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