En grève pour qu’ça chauffe !

Les raisons de se révolter ne manquent pas. Après avoir imposé, par les lois Macron, Rebsamen, Sapin, l’ANI ou encore le CICE, les pires régressions sociales depuis des décennies (destruction des prud’hommes, restriction du droit syndical, destruction du droit du travail et de la protection sociale…), le gouvernement PS affiche des positions toujours plus réactionnaires et autoritaires, attaquant et divisant frontalement les classes populaires (travailleur-e-s du public contre travailleur-e-s du privé, travailleur-e-s immigré-e-s contre travailleur-e-s français, etc.) au bénéfice du capitalisme libéral et de ceux qui en profite. loi_macron_loi_des_patrons

Sous prétexte d’aider les entreprises à embaucher, ces « socialistes » exonèrent les patrons de cotisations sociales à coups de dizaines de milliards pour engraisser les actionnaires parasites et condamnent définitivement à la faillite toutes les caisses de sécurité sociale. Voilà trente ans désormais que cette « gauche » expulse les réfugiés économiques et politiques, « démantèle » les camps de fortunes des Rroms et nous explique comment distinguer les bons des mauvais réfugiés pour ne pas les accueillir alors qu’ils et elles fuient la misère, la famine, les guerres dans lesquelles la France et ses alliés sont impliqués ! C’est la politique austéritaire pour les classes populaires et l’abondance pour les militaires et le patronat !

La concentration des médias et moyens de communications aux mains de quelques groupes capitalistes tend à faire croire, par la répétition permanente du discours dominant, à l’inéluctabilité des événements et au consentement de la population à la politique libérale et sécuritaire qui nous est imposée . Car c’est bien l‘avidité insatiable des classes privilégiées, des rentiers, des actionnaires parasites, des patrons subventionnés et des financiers cyniques main dans la main avec leurs amis de la Troïka (Union Européenne, Banque Centrale Européenne et FMI) et de l’OTAN, qui construisent l’insécurité sociale et oppressent les travailleurs et travailleuses par delà les frontières.

Ce sont eux les responsables de la misère, qu’elle soit Grecque, Espagnole, Syrienne ou celle que nous vivons toutes et tous ici au quotidien.

Ce sont eux qui imposent la réduction des postes dans les Hôpitaux, dans l’Éducation, la destruction de l’action sociale, la privatisation des services publics et qui réduisent les dotations budgétaires des collectivités territoriales ou encore de la culture.

Ce sont eux qui donnent des chèques au patronat tel le Crédit Impôt Compétitivité Emploi, l’Accord National Interprofessionnel ou encore des allègements de cotisations sociales toujours plus importants ; baissant ainsi mécaniquement nos salaires socialisés, affaiblissant les caisses de retraites, de sécurité sociale et de chômage gagnés de hautes luttes suite à la seconde guerre mondiale, la résistance et la libération.

Ce sont eux qui permettent les fermetures d’usines, dégradent les conditions de travail au nom de la flexibilité et de la libéralisation du travail, cassent le code du travail, refusent d’embaucher et d’augmenter les salaires, s’attaquent au syndicalisme .

Nous sommes en grève pour construire ensemble avec tous les travailleurs et toutes les travailleuses, dans les assemblés générales et les manifestations, la victoire sur nos revendications de classe. Nous sommes à l’offensive pour reprendre le chemin de la solidarité et de la lutte. Il faut que la peur change de camp ! Ne cédons plus un pouce de terrain au patronat ! Amplifions nos luttes, construisons celles de demain car seule la lutte paie ! Puisque personne ne travaille à notre place, que personne ne décide à notre place !

Il est possible de s’organiser autrement et de gagner. La CNT entend lutter sur la base d’un syndicalisme de démocratie directe et révolutionnaire car il s’agit de combattre les causes de la misère mais aussi de construire les fondations d’une société nouvelle. La CNT est un syndicat indépendant de l’état et des partis politiques. Un syndicat autogéré sans chef, ni permanent-e-s. Ce sont les syndiqué-e-s qui décident lors d’assemblées générales souveraines. La CNT est un syndicat porteur d’un projet de transformation sociale. Contre la double oppression de l’état et des patrons, elle prône la gestion directe de la société, par ses membres elles et eux-même !

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