Contre la réintoxication du monde

Communiqué du Syndicat Unifié du Bâtiment de la région parisienne
jeudi 15 avril 2021
par  SUB-TP-BAM RP

Notre syndicat, porteur d’un projet syndicaliste-révolutionnaire partage l’analyse de nombreux collectifs luttant pour défendre les milieux vivants.
Pour mettre fin à la destruction de la Terre, il est nécessaire d’inventer de nouvelles manières d’habiter, de construire, de partager. Cette lutte est fondamentalement anticapitaliste car les capitalistes ne peuvent se passer de l’extractivisme et de l’exploitation des travailleur•euse•s pour accumuler leurs profits.
Nous devons stopper ensemble leur logique mortifère pour survivre.

Notre syndicat est totalement solidaire des luttes qui sont menées contre les projets destructeurs. Nous proposons d’engager avec les collectifs qui le souhaitent un travail commun et spécifique de sensibilisation des travailleur•euse•s de notre industrie du Bâtiment, des Travaux publics, du Bois & des Matériaux de construction, sur ces luttes.

S’il est évident que l’industrie du BTP est l’une des plus destructrices, nos métiers et savoirs-faires ne sont pas nuisibles par essence. C’est bien parce que le Capital a dépossédé les travailleur•euse•s de la conception et la perception globale de leur travail que ceux et celles‐ci ont perdu le contrôle de sa finalité.
En fonctionnant sur le principe d’une adhésion par branches et filières de matériaux, nous tentons de redonner du sens à notre travail et d’en comprendre les impacts comme les enjeux. Ainsi en syndiquant dans un même syndicat : sylviculteur•trice•s, scieur•euse•s, menuisier∙e∙s, ébénistes, réparateur•trice.s de palettes et vendeur•euse•s de mobilier, nous pouvons réfléchir aux moyens de réorganiser collectivement notre travail pour faire émerger de nouvelles manières de produire et de vivre.

Nous sommes un syndicat d’action directe favorable aux grèves, blocages, occupation des ZAD et sabotages. Toutefois, notre syndicat demeure réticent sur les blocages de chantiers du BTP, quand ceux‐ci sont réalisés sans qu’un travail préalable ait été fait auprès des travailleur•euse•s de ces chantiers. Ils amènent malheureusement trop souvent à ce que les salarié∙e∙s présent∙e∙s sur site se sentent, lors de ces actions venant de l’extérieur, agressé∙e∙s ou méprisé∙e∙s par des personnes au ton moralisateur ou infantilisant.

C’est bien parce que le Capital a avilit les travailleur•euse•s en en faisant des consommateur•trice•s enchainé∙e∙s à de multiples crédits qu’un travail de fond doit être collectivement entrepris pour redonner du sens au « refus de parvenir » dont le syndicalisme révolutionnaire est porteur.

Sur les chantiers où le travail intérimaire a remplacé (avec les mêmes effets) le tacheronnage d’antan, l’arrêt d’une journée de toupie à béton peut sonner le glas d’un contrat de mission. En ce sens une journée de grève préalablement et concomitamment organisée est préférable à une journée chômée et imposée.

Nous engageons aussi ces collectifs à porter, en lien avec les organisations syndicales, dans le cadre des revendications à caractère écologique, des revendications sociales et d’organisation du travail. Car la logique productiviste qui détruit les milieux vivants permet dans le même temps l’exploitation des travailleur•euse•s.


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