LOGER DÉCEMMENT, HABITER AUTREMENT

Une approche syndicale de la question du logement (5)
vendredi 2 avril 2021
par  SUB-TP-BAM RP

Dans le cadre de l’appel à mobilisation pour :
« La journée d’action européenne pour le droit au logement l’arrêt des expulsions et le gel des loyers »
Dont notre syndicat était signataire, nous avons souhaité réaffirmer notre position et les actions directes
que nous préconisons, par une suite d’articles

Avant-propos
Notre place dans le cycle de production, notre forme d’organisation syndicale, et notre projet révolutionnaire induisent une implication essentielle dans l’acte de construire. Si ce dernier ne se résume pas à la question du logement, il reste indéniable qu’en tant que totalement producteurs de ces espaces, et usagers de leur part dite « sociale », notre intérêt est particulièrement vif à leur endroit.
Si, comme producteurs notre contrôle se limite malheureusement aujourd’hui à l’implantation que nous avons dans les entreprises, notre structuration en syndicat d’industrie, rassemblant localement, à travers tous les métiers du BTP (du manœuvre au charpentier, du plombier à l’architecte, de l’agent immobilier au couvreur, du métreur au maçon, du concierge au géomètre, etc.), tous ses acteurs, nous permet, par nos principes d’échanges mutuels, d’envisager les orientations et les moyens d’une intervention révolutionnaire sur le sujet.

1. La question du logement, une affaire syndicale ?
Notre syndicat cultive une démarche syndicale faite de revendications mais aussi d’expérimentations, capable de renforcer un processus révolutionnaire fondé sur l’action directe acquise dans le développement permanent d’une conscience de classe autonome. Les ateliers populaires d’architecture et d’urbanisme (APAUs) participent à ce mouvement dialectique et soutiennent ce vieil adage du Syndicalisme-Révolutionnaire : « La réflexion acquiert ce que l’action Conquiert »

2. Les ateliers populaires d’architecture et d’urbanisme
Le syndicat fut à l’origine de la création et de l’animation de deux APAUs, constitués de « techniciens » mettant à disposition de travailleurs leurs savoirs et leur expérience professionnelle au service de projets en auto-conception, auto-construction et autogestion. Le premier s’est développé en 2006, à l’initiative d’artisans usagers des « cours de l’industrie » (1), au 37 bis rue de Montreuil à Paris 11e, et de travailleurs du BTP syndiqués à la CNT. Issu de leur volonté de penser et de construire leur environnement de vie et de travail en dehors des circuits institutionnels marqués par la toute puissance des experts, l’APAU-ci (pour cours de l’industrie) s’est penché sur la rénovation de ce cœur d’îlot riche en histoire et en savoir-faire à partager. Cette importance de l’échange (métiers, culture, réseaux…) est en effet la clef de voute de l’APAU tel que l’ont conçu ces membres fondateurs et ceux qui l’ont rejoint ensuite. Le projet fut une réussite pour ce qu’il a fédéré de compétences, et posé la première pierre d’une aventure qui a continué.
L’année suivante, l’APAU qui est encore un collectif informel, se lance dans le projet DALAS : Droit au logement autogéré & social.

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Les principes de fonctionnement restent les mêmes : démocratie directe, échanges de savoirs et de savoir-faire, autogestion … mais les participants et le contexte changent. Le lieu n’est pas défini à l’avance, et le groupe d’usagers est constitués de « mal-logés ». Le projet repose alors sur la réquisition d’un bâtiment inoccupé, dont les travaux de réhabilitation et d’aménagement de logements seront programmés préalablement par les techniciens et les usagers.

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Le syndicat apportait la compétence de ses adhérents, par sa participation dans l’animation de l’APAUM, et dans l’encadrement du chantier et la formation des futurs habitants. Rassemblant tous les métiers du bâtiment il intervint à tous les stades de la conception à la construction.

3. Description du projet/Autogestion du bâtiment
Le projet soutenu par l’APAU avait comme objectif l’insertion et l’émancipation sociale par la définition, la construction et l’usage de logements sociaux et autogérés, de travailleur•euse•s précarisé•e•s et de leur famille. L’APAU apportait, pour cela, les compétences de ses membres à tous les stades, et dans des domaines aussi variés que l’architecture, la construction, la santé, la communication …

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Nous constatons le plus souvent en effet, que ces populations dites mal-logées, sont de plus contraintes par des difficultés d’accès aux soins médicaux, à la culture, par une précarité et une insécurité au travail, par un non-accès à la connaissance de leurs droits en tant que travailleur•euse•s.
Des conditions dignes, solidaires et égalitaires de logement étaient, pour nous, les fondements d’une remise en cause de cette situation. L’intégration à ce programme, d’équipements aidant à surmonter les difficultés quotidiennes et à préparer des lendemains meilleurs étant le fruit d’une réflexion collective entre les intervenants. Et cette émulation plurielle devait perdurer dans la réalisation et la gestion de ces équipements, autour d’un cycle vertueux d’échange de savoirs et de savoir-faire.

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Ces exigences supposaient la définition préalable d’une programmation, déjà largement esquissée par le collectif DALAS, que nous présentons ici. Cette programmation était, par nature, évolutive et ne prétendait pas apporter de solution parfaite. L’inverse serait contradictoire avec notre volonté d’échapper au pouvoir des experts. Le travail de l’APAU consistait au contraire à créer de nouveaux outils, utilisables par tous, et pouvant constituer une infinité de solutions adaptées à une infinité de contextes.

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Les travaux de l’APAU étaient coordonnés par un collectif d’animation définit statutairement.

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a) L’habitat communautaire
Les habitant•e•s devaient être organisés collectivement au sein d’un conseil de maison, qui prenait les décisions courantes, et appellerait, entre autre, l’APAU à co-décider des évolutions infrastructurelles.
Les pièces familiales des logements communautaires seraient allouées en fonction des besoins des familles pour une utilisation libre et privative. Ces logements partageraient les cuisines, salles de bain et des pièces de vie communes. Ces entités communautaires seraient liées à des parties communes (centrale d’achat, ateliers, crèche parentale,…) définies par le conseil de maison.

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Cette articulation entre les espaces privatifs, collectifs et communs suggérait une attention architecturale particulière.

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b) L’hébergement temporaire
Ce pôle serait géré par l’entité « centre social ». L’hébergement temporaire devait pouvoir permettre à un individu de se rapprocher de l’habitat communautaire.

c) La salle publique
Lieu de rencontre pour les divers acteurs du projet, elle devait permettre au collectif d’animation de l’APAU et au conseil de maison de se réunir. Cette salle pourait être mise à la disposition de chaque entité (centre social, annexe de la bourse du travail, …) pour des événements, conférences et rencontres, et aussi ouverte aux montreuillois pour des réunions.

d) Le centre social
Un élément programmatique de type : centre d’accueil était envisagé.
C’est une entité de gestion de situations sociales difficiles, en particulier des sans-abris. Les éléments qui le constituent, (salle d’activités, bibliothèque, bureau), sont conçus par l’APAU et gérés par les acteurs mandatés par le Collectif d’animation. Le centre social devait être une entité autonome de part et dans son fonctionnement propre à l’accueil du public concerné, puisqu’il était censé proposer des activités spécifiques, de jour et de nuit, encadré par des professionnels. Une réflexion sur le rôle et les débouchées du centre social en faisait malgré tout une entité en dialogue permanent avec le reste du projet.
La fonction d’hébergement qui pouvait lui être adjointe nécessitait en outre des compétences spécifiques, qui impliquaient la création d’une structure professionnelle adaptée.

e) Une annexe de la Bourse du Travail
En complément du projet d’accueil de jour, du centre d’hébergement temporaire, ou du projet d’habitat communautaire, procèdant d’une même démarche d’insertion par l’habitat, l’annexe de la Bourse du Travail voulait offrir le complément aujourd’hui essentiel de l’insertion, celle qui passe par l’activité sociale.
Mais à la différence d’autres structures celle-ci s’appuyait sur les valeurs défendues par une approche spécifiquement syndicale, qui place l’ensemble des intervenants sur un principe d’égalité.
Par la mise en commun de l’information et la cooptation, les syndicats présents sur le site devaient mettre en place :
• Un bureau de placement syndical favorisant la recherche d’emploi.
• Des cours de formations allant de l’alphabétisation à l’apprentissage technique (théorique et pratique) de métiers du bâtiment lors des chantiers d’auto-construction, et au droit du travail.

f) Un dispensaire
En lien avec le centre d’accueil ou celui d’hébergement, un dispensaire devait être mis en place pour détecter les problèmes de santé et :
• Réorienter les usagers vers les services extérieurs compétents,
• Les sensibiliser aux conduites d’hygiène de vie ou d’ergonomie au travail.

4. Inter-relations
L’APAU s’organisait autour de techniciens du secteur de la construction (BTP, TP) et de travailleurs sociaux syndiqués à la confédération nationale du travail, de travailleurs mal-logés, et de tout individu membre de l’association voulant porter ce projet.
L’APAU, à l’origine du projet, ne devait pas gérer les lieux pour elle-même, chaque entité (les logements solidaires, le centre social, l’annexe de la bourse du travail, …) fonctionnerait à partir de ses membres actifs, qui regroupés dans un conseil de maison devaient assurer la bonne entente des parties et la définition des objectifs et des nécessités inhérents au projet.

La démarche de l’APAU supposait des dialogues et des concertations avec les institutions publiques de la ville cible, ou avec des associations installées sur le territoire de la commune. Ces échanges étaient même largement encouragés par les motivations qui portaient ce projet. Des partenariats pouvaient donc dès lors être réfléchis entre l’APAU et des intervenants extérieurs.

La mairie de la ville cible, et particulièrement ses services de l’urbanisme, de l’habitat et ses services sociaux seraient invités, en tant que garant des intérêts publics sur la commune, à rencontrer le bureau de l’association ou le conseil de maison, une fois celui-ci mis en place. L’APAU comptant sur le soutient des instances publiques d’un point de vue matériel ou financier, il paraissait alors logique que ces mêmes instances aient un regard sur les démarches engagées ou les travaux envisagés. Un pouvoir de validation des projets qu’elles soutiendraient pouvait être envisagé.
La dynamique associative de la ville cible laissait à penser que des partenariats pourraient voir le jour avec l’APAU pour développer des projets communs ou soutenir les projets existants.
Un objectif de l’APAU était d’envisager et de proposer une opération de maîtrise d’ouvrage où son projet de logements alternatifs aurait une place. Les capacités et les connaissances de l’APAU n’étant pas suffisante, il était envisagé un dialogue avec la mairie et un bailleur social spécialisé, aptes à monter, garantir, financer, et suivre ce type de réalisation.

Après 9 mois de préparation, c’est à Montreuil que notre projet se fixa, au 5,7 rue Raspail dans le bas Montreuil. L’APAU devient l’APAUm (pour Montreuil)

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5. Pourquoi Montreuil ?

La ville de Montreuil était une banlieue populaire limitrophe de Paris, dont les mutations n’échappaient pas aux règles de la transformation urbaine de la métropole capitale. Sous prétexte de rénovation, la classe ouvrière était en partie reléguée vers des villes moins accessibles par la spéculation foncière et la gentrification qui caractérise les opérations d’urbanisme.
A contrario, notre combat est celui du maintient voire l’installation des classes populaires dans les centres urbains, par des opérations équilibrées de requalification du bâti existant en des logements sociaux. Ces habitats s’inscrivent donc dans une organisation solidaire de l’espace et dans un lien fort avec son environnement social.
Dans cette optique de développement syndical, d’interaction avec un tissu associatif diversifié, de partenariats institutionnel alternatif, il nous a semblé alors que Montreuil possédait les éléments de base essentiels : une activité syndicale et associative riche, et une nouvelle équipe municipale ouverte aux projets de la population.

6. Retour sur l’expérience rue Raspail
Lors des premiers mois de travail, les ateliers hebdomadaires rassemblant les professionnels du cadre bâti du SUBrp et de l’APAUm (Atelier Populaire d’Architecture et d’Urbanisme à Montreuil) et les habitants du DALAS ont permis d’esquisser les grands traits d’un projet.

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Le programme défini par le travail collectif dépassait le modèle du logement bourgeois toujours reconduit dans la production actuelle du logement social. Il s’agissait de trouver un équilibre entre lieux familiaux et lieux collectifs permettant une véritable qualité de vie sociale. Outre les espaces familiaux, des espaces devaient être partagés par des groupes de familles. D’autres services étaient communs à l’immeuble : une crèche parentale, une bibliothèque, une laverie. Enfin, des espaces devaient être ouverts au public et au quartier, dont une bourse du travail, une coopérative de consommation, une buvette et des ateliers.

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Les ateliers préliminaires ont aussi permis d’envisager les travaux et la gestion : la réalisation des aménagements en autoconstruction et la gestion directe par les habitants devant favoriser la vie sociale et réduire considérablement le coût général. Le projet se positionnait donc comme une véritable alternative à la production du logement social, permettant réellement à la population ouvrière d’habiter dignement dans les centres urbains. En effet, les prix du locatif et du foncier ne cessant de grimper, nous proposions un habitat solidaire, moins consommateur de surface, évolutif et réduisant les coûts de travaux.
Pour réaliser ce projet, nous avons réquisitionné un bâtiment à Montreuil le 24 novembre. Il s’agissait d’un ancien et bel immeuble de bureaux situé sur un terrain encore largement constructible et sans occupants depuis plusieurs années.

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Les travaux d’aménagement débutèrent rapidement, avec l’aide de nombreux camarades, pour permettre aux premières familles de s’installer le plus confortablement possible.

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La vie dans le bâtiment s’organisa.

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La Bourse du Travail fut ouverte et permit très vite d’accueillir les camarades et les visiteurs. Parallèlement, les différents groupes de travail carburèrent pour prendre contact avec le quartier, produire le matériel de propagande nécessaire, organiser les travaux, envisager un projet de densification du terrain.
Dès les premiers jours de l’occupation, nous avions pris contact avec la société propriétaire, qui ne s’est d’abord pas soucié de notre présence. Nous avons par la suite eu la visite de plusieurs huissiers, nous laissant penser qu’une procédure d’expulsion « classique » nous donnerait le temps d’asseoir localement le projet.
La stratégie de l’agence CBRE locale, chargée de la vente du bâtiment (n°1 mondial du conseil en immobilier d’entreprise) était tout autre. Après des propositions de sortie « à l’amiable », le vendredi 14 décembre, des agents de sécurité aux ordres de l’agent immobilier ont mis à la rue des familles et les camarades présents sous la menace de masses et de barres de fer. Cette expulsion manu militari, en dehors de toute procédure légale, c’est faite sous le regard de la police présente lors de l’opération.

Nous avions pourtant réussi à aménager très rapidement un espace de vie chauffé. Dans lequel un investissement matériel et affectif avait été engagé.

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Le projet intéressait plus de gens chaque jour et réussissait son pari d’ouverture, de mise en commun des compétences et des savoirs.
Le réseau électrique et une partie de la plomberie avaient été réhabilités pour permettre aux habitants une présence digne dans les lieux.
L’investissement du collectif et des personnes soutenant le projet sur Montreuil dans les opérations de nettoyage et de travaux était très positif.
Des groupes de travail – chantier, communication, projet de réhabilitation à moyen terme - et des groupes d’intervention – électricité, plomberie, couverture, déblayage, accueil des soutiens – fonctionnaient déjà de manière très satisfaisante.
Le conseil de maison commençait à se réunir régulièrement quand une des rencontres fut la scène de l’expulsion agressive et illégale du bâtiment.

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU SUBrp
SUITE A L’EXPULSION VIOLENTE PAR UNE MILICE PRIVEE DU 5/7 RUE RASPAIL
Le 14/01/2008

Le 24 novembre 2007, le Syndicat Unifié du Bâtiment (SUB TP BAM RP-CNT), le Droit Au Logement Autogéré et Social (DALAS) et l’Atelier Populaire d’Architecture et d’Urbanisme à Montreuil (APAU-M) réquisitionne un bâtiment à Montreuil. Cette occupation a offert des logements décents aux familles mal-logées organisées au sein du DALAS. En transformant un bâtiment vacant, en réalisant une partie des travaux en auto-construction, en aménageant des logements fondés sur le partage d’espaces, cette réquisition est aussi la démonstration que le logement des classes populaires est encore possible dans les quartiers à forte pression foncière, d’envisager des opérations alternatives et moins coûteuses.
Le bâtiment réquisitionné, situé 5-7 rue Raspail à Montreuil, est un bâtiment d’activité en prêt bail, au bénéfice des SCI du même nom, et appartient au prêt-bailleur CIC via le CMCIC Lease. Le changement d’affectation, de l’activité au logement, n’étant autorisé qu’après certains délais de vacances, il est probable que ce bâtiment était inoccupé depuis plusieurs années pour permettre de bientôt réaliser une juteuse opération financière dans un quartier en voie de transformation urbaine.
Le bâtiment a rapidement été réaménagé pour offrir le confort nécessaire aux familles installées avec le soutien des travailleurs syndiqués du Syndicat Unifié du Bâtiment.
En dépit des courriers adressés aux propriétaires et de plusieurs constats réalisés par des huissiers de justices mandatés par les propriétaires, l’expulsion des occupants s’est faite de manière violente et toute illégalité le 14 décembre. Ce soir là, alors que le baromètre descend en dessous de zéro degré, un groupe d’hommes, armés de masses et de barres de fer, jette les familles occupantes à la rue, par la force et sous la menace, sans même leur laisser le temps de récupérer leurs effets. L’intervention de ces nervis a, semble-t-il, était organisée par l’agence immobilière CBRE Montreuil, en charge du bien.
Constatant que cette expulsion violente s’est faite en toute illégalité et qu’elle privait de logement des travailleurs et leurs familles, les occupants et le SUB TP BAM RP assignent en justice le CIC, les SCI et CBRE devant le Tribunal d’Instance de Bobigny pour obtenir la réintégration dans le bâtiment, ou, tout au moins, la restitution des effets personnels et le matériel syndical resté à l’intérieur. Suite à l’audience qui s’est tenue le 7 janvier 2008, le TI nous déboute de toutes nos demandes et ordonne le versement de près de 7000 euros à la partie adverse aux titres d’indemnités d’occupation, d’indemnité pour procédure abusive et de l’article 700 du NCPC.
Nous dénonçons l’attitude du CIC, des SCI, et du CBRE qui, entendant faire justice eux-mêmes, ont eu recours à des nervis armés pour expulser des familles mal-logées. Nous sommes indignés par l’ordonnance rendue ce jour par le TI de Bobigny. Alors que la crise du logement est au plus fort et que la vacuité de loi sur le droit au logement opposable est démontrée, cette ordonnance constitue une criminalisation manifeste des organisations syndicales et actions des familles mal-logées.

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Notes
(1) Les « cours de l’industrie » :
Les cours de l’industrie se sont implantées sur des terrains qui, au XVIIème siècle, faisaient partie du parc de la Folie Titon, pavillon de plaisance construit vers 1673 pour le directeur général des manufactures et magasins royaux d’armes : Maximilien Titon. A cet emplacement du parc, succéda en 1775, la manufacture royale de papiers peints Reveillon qui y installa son usine. Après le pillage et l’incendie des bâtiments par ses ouvriers en 1789 le terrain resta vacant. Il est construit sur le terrain un programme mixte d’atelier et de logements pour artisans. Les premiers baux de location furent signés en octobre 1855.


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