Mobilisé-e-s contre l’aéroport et son monde, bénéficiant d’un fort soutien populaire, les militant-e-s présent-e-s sur le terrain à Notre-Dame-des-Landes subissent une répression intense depuis l’offensive « César » lancée à partir du 16 octobre par le pouvoir social démocrate et ses bataillons anti-émeute.

Les grenades des gardes mobiles ont déjà fait de nombreux-ses blessé-e-s. Plus d’une centaines pour les seules journées du 24 et 25 novembre selon le médecin qui est intervenu sur place. Dans la nuit du 16 décembre, une manifestante a subi l’explosion d’une grenade de désencerclement et a été hospitalisée d’urgence à Nantes : elle devra peut-être être amputée d’un orteil.

Les politiques favorables au projet d’aéroport et tenants de la répression s’expriment aussi dans les tribunaux. En effet, le 26 novembre, des gendarmes en civil ont infiltré les manifestant-e-s sur une barricade et arrêté des militant-e-s. Les comparutions immédiates les ont mené devant le tribunal correctionnel et une demi-douzaine de peines de prison avec ou sans sursis ont été prononcées. Des sanctions assorties d’interdictions de séjour de deux ans, mesures jusqu’ici réservées aux truands et autres mafieux.

La CNT dénonce l’usage obstiné de la force et des mesures répressives contre un mouvement social légitime.