Union des Syndicats CNT de la Loire

(Interpro, PTT, Santé-Social, Éducation,
Communication, Culture et Spectacles)

Communiqué Intersyndicale Éducation 38 - La police de Macron s’acharne sur la « génération sacrifiée »
[Posté le 16/05/2021]

« Plusieurs côtes fêlées, traumatisme aux reins, suspicion de fractures des vertèbres, sans compter de nombreux hématomes », c’est le bilan de l’action de la police républicaine sur une lycéenne du LGM de 17 ans, ce lundi 10 mai. Elle n’a commis aucune infraction, aucune violence, aucune dégradation : elle se trouvait dans le rassemblement prévu au rectorat de Grenoble suite à la manifestation déclarée pour protester contre les conditions d’examen de fin d’année.

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Communiqué Intersyndicale Éducation 38

Pour interpeller un adolescent soupçonné d’avoir cassé une vitre une heure plus tôt lors de la manifestation, la police nationale a envoyé la B.A.C au moment du rassemblement au rectorat. Pour appuyer cette interpellation, les unités antiémeute ont matraqué et écrasé à coup de boucliers tous les jeunes qui se trouvaient à proximité.

Pour un carreau cassé le long d’un cortège, des professionnels du maintien de l’ordre ont blessé gravement une adolescente, compromettent sa santé, ses études et son avenir.

Depuis « la classe qui se tient sage » de Mantes- la-Jolie (vidéo du 7/12/2018 de sinistre mémoire), plus personne n’ignore les méthodes agressives et brutales de la police à l’encontre de la jeunesse : les organisations syndicales d’enseignant·e·s n’ont eu de cesse de les dénoncer, ainsi que les sanctions administratives sur les élèves, privé·e·s de leur liberté d’expression ou de manifestation.

Si cette agression contre cette lycéenne est une bavure, nous exigeons que les responsables soient identifiés et qu’ils rendent des comptes.

Si cette violence est considérée comme légitime par l’institution policière, alors nous demandons dans quel cadre légal elle se situe. Pour toutes les personnes présentes sur place, les principes de nécessité, de gradation ou de réversibilité qui encadrent l’usage de la force n’étaient en aucun cas réunis.

Nous ne nous tairons jamais contre la répression administrative et policière qui s’abat sur nos élèves et exprimons à nouveau notre solidarité avec la mobilisation lycéenne actuelle. Plus que jamais nous serons vigilant·e·s et présent·e·s à leur côté.

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