Patalevain : stop aux abus patronaux !

Dimanche 22 mai 2022, par CNT Industries&Services 31 // Actualité

Trois travailleuses sont en conflit avec leur ancien employeur, la boulangerie-pâtisserie « bio & solidaire » Patalevain-Patatisse à Toulouse (impayés de salaires, multiples entorses au droit du travail...).

L’employeur refusait de rencontrer le syndicat CNT Industries & Services de Haute- Garonne en vue de résoudre le conflit à l’amiable. Le syndicat a donc été contraint d’organiser un premier piquet syndical, ce samedi 21 mai, de 15 h 45 à 18 h, pour informer la clientèle et inciter l’employeur à respecter le droit du travail. Une vingtaine de syndicalistes se sont réuni·e·s devant l’entreprise et ont distribué des tracts aux client·e·s.

L’employeur s’est montré agressif, verbalement et physiquement, ce qui a rendu impossible tout dialogue constructif. Il a notamment donné des coups de pieds dans le matériel syndical, des coups d’épaules, fait des doigts d’honneur et a hurlé au visage d’un syndicaliste, au mépris de tout geste barrière.

Le syndicat va très rapidement reproposer une entrevue à l’employeur, en espérant qu’il soit d’ici là, dans de meilleures dispositions. Nous restons en effet, toujours disponibles pour une résolution rapide du conflit. Dans le cas où la situation resterait bloquée, le syndicat se verrait obligé de programmer une nouvelle action syndicale.


Contenu du tract

Trois travailleuses sont en conflit avec leur ancien employeur : la boulangerie pâtisserie « bio & solidaire » Patalevain-Patatisse à Toulouse. Leur ex-employeur leur doit, selon nos calculs, plus de 5 000 euros de salaire à ce jour impayés. Par ailleurs, parmi de multiples entorses au droit du travail, de nombreux vices de procédure ont eu lieu lors des ruptures des contrats de travail (deux licenciements et une rupture « conventionnelle »).

Enfin, les anciennes employées décrivent une situation d’insécurité professionnelle : départs à répétition, mauvaises conditions de travail, climat conflictuel, manque de communication et problème dans l’organisation du travail. Cette insécurité a participé à l’épuisement des salarié·e·s. Il est possible que des abus continuent d’être perpétués sur les salarié·e·s actuellement en poste.

Comprenant qu’elles ne devaient pas rester seules face à leur ancien employeur, ces trois salariées se sont organisées avec le syndicat, car ce n’est qu’ensemble, que l’on fera respecter nos droits.

Le syndicat a proposé une entrevue à l’employeur en vue d’une résolution à l’amiable du litige. Face au refus de l’employeur, le syndicat est contraint d’organiser un piquet syndical afin d’informer la clientèle et inciter l’employeur à régulariser la situation.

Ce cas est un exemple, parmi tant d’autres, d’abus auxquels font face les salarié·e·s des petits commerces. Salaires et conditions de travail déplorables, heures supplémentaires non-payées, précarisation, non respect du droit du travail, travail dissimulé, plannings donnés à la dernière minute, harcèlement moral et sexuel y sont monnaie courante. Cette situation est notamment liée au manque de syndicalisation dans ce secteur. Face à ces oppressions patronales, ne nous résignons pas.

Suggestion syndicale : la CNT appelle les travailleurs·euses qui pourraient venir consommer dans cette boulangerie-patisserie à soutenir la lutte.

Tract et communiqué post-piquet maquettés

Tract sur les abus patronaux à Patalevain
Communiqué post-piquet contre Patalevain

Suites

P.-S.

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