Vidéos Commerce / Industrie / Services Mémoire ouvrière : extrait du film-documentaire « Au pays d’Usinor »

Mémoire ouvrière : extrait du film-documentaire « Au pays d’Usinor »

En 1981, le PS arrive au pouvoir. Le mot d’ordre est à la modernisation de l’industrie et les bureaucraties syndicales réformistes accompagnent cette volonté moderniste de l’État. Dans la sidérurgie comme dans d’autres secteurs industriels, cette restructuration produit les mêmes effets : licenciements, intensification du travail, nouvelles techniques de contrôle et de gestion de la main d’œuvre, maladies, accidents du travail, suicides, etc.

Extrait du  film-documentaire  « Au pays d’Usinor » :

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Durée : 00 :05 :01

Le court-métrage de 20 minutes dont est extraite la vidéo ci-dessus raconte un grave accident survenu en 1983 dans l’aciérie d’Usinor-Dunkerque alors que le SLT (syndicat de lutte des travailleurs) avait mis en garde la direction contre la modification des podiums où se trouvent les ouvriers pendant leur travail. « Au pays d’Usinor » a été tourné en 16 milimètres par Richard Prost grâce à l’École Nationale Louis Lumière. La présence de la chanson de Serge Utgé-Royo « Balade aux usines du Nord », écrite spécialement pour le film, lui donne un ton poétique et magique. Le film est sorti en salles en 1984 pendant trois semaines en avant-programme du film d’Arthur Mac Caig « Euskadi Hors d’État ». Mais, dans ces années de gouvernance « socialiste », il n’est pas bon de s’opposer aux bureaucraties syndicales et de parler du SLT. C’est ainsi qu’en 1985 et 1986 le film fut interdit de diffusion au festival « Cinéma et monde ouvrier » de Saint-Nazaire. « Au pays d’Usinor » reste l’un des rares documents témoignant d’une démarche ouvrière autonome et collective au moment où d’autres travailleurs empruntaient des chemins identiques : syndicat démocratique des banques (SDB) à la BNP, comité 79/84 à Longwy, syndicat autogestionnaire des travailleurs (SAT) au centre de tri postal de Lyon, SNPIT à Air-Inter. Aujourd’hui, l’intégration à l’appareil d’État des centrales syndicales majoritaires est achevée et s’illustre dans la série de démobilisations et défaites sciemment orchestrées ces dernières années. Pour autant, l’exigence qu’expriment les travailleurs d’organiser et contrôler leurs luttes par et pour eux-mêmes n’a pas disparu.

A propos du syndicat de lutte des travailleurs d'Usinor-Dunkerque :

Vers la fin des années 1970 à Dunkerque, plus de 10.000 personnes travaillent à « Usinor » (entreprise appartenant aujourd'hui à « ArcelorMittal »). La section CFDT, très combative, représente plusieurs centaines d’adhérents et environ 30 % des voix aux élections professionnelles. Mais les militants qui animent la section ont des problèmes avec la direction de la CFDT. La plupart d’ente eux ne sont pas des « oppositionnels » (tels que se désignaient à l’époque une partie des militants CFDT), mais des syndicalistes actifs sans état d'âme concernant l'orientation et la direction de la CFDT (l'essentiel de leur activité consistant à combattre leur patron, pas à s’épuiser dans des conflits internes). Les problèmes qu’ils rencontrent avec la direction de leur syndicat sont liés à la préparation de la modernisation de l'outil sidérurgique (modernisation qui, quelque temps plus tard, va s'accompagner de divers regroupements, de fusions et de nombreuses pertes d'emplois). La section CFDT aurait pu créer de vraies difficultés à l'actionnaire principal (à savoir l'État français). Alors, un nettoyage préalable s'imposait et la direction de la CFDT s'en fit la complice. Parce qu'une vraie résistance était possible, il fallait détruire, démoraliser et chasser ceux qui étaient en capacité d'organiser cette lutte. Après avoir mis la section d’Usinor-Dunkerque en minorité au sein de la commission exécutive du syndicat métallurgique de Dunkerque (les bureaucraties savent organiser les majorités !), les exclusions sont arrivées. En 1979, plusieurs militants furent jetés de la CFDT comme des malpropres et la direction d’Usinor en profita pour licencier l’un d’entre eux, Frank Flatischler. Les exclus décidèrent alors de rejoindre la CGT mais la quittèrent très vite, n’arrivant pas à y faire entendre leur voix. Dans la foulée, les camarades se constituèrent alors en syndicat autonome : le syndicat de lutte des travailleurs d’Usinor-Dunkerque (SLT). Après moult combats et difficultés, ce nouveau syndicat obtint sa représentativité dans l’entreprise.

> Site offiiciel du film « Au pays d’Usinor »

> Pour télécharger l'extrait vidéo présenté ci-dessus (environ 16 Mo) :
clic droit sur le lien puis "Enregistrer la cible du lien sous..."

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