Goodyear : la vraie violence est du côté de l’État et de la justice bourgeoise

Manifestation le 6 février à 10 heures à la mairie de Vitry pour dire non à l’état d’urgence

Le 12 janvier dernier, la justice condamne 8 anciens salarié.es de l’usine Goodyear à 9 mois de prison ferme dans le cadre de leur lutte contre la fermeture de leur usine. C’est un nouveau signe envoyé par l’État et les patrons, que leur vision du soi-disant « dialogue social », c’est « marche ou crève », et si possible, crève en silence et sans te révolter.

Ces dernières années ont vu se multiplier des condamnations de nombreux.euses syndicalistes. Des poursuites ont également été engagées à plusieurs reprises contre des personnes venant en aide aux migrant.es, sans parler de la violente répression dont sont victimes les Zadistes partout en France, à commencer par ceux et celles de Notre-Dame-des-Landes et au barrage de Sivens avec la mort de Rémi Fraisse.

Mais depuis quelques mois, le gouvernement passe à la vitesse supérieure dans cette répression du mouvement social dans son ensemble en particulier quand les salariés n’acceptent pas la fameuse loi du marché : licenciement des travailleurs et augmentation des dividendes des actionnaires. Les « Air France » hier, les Goodyear aujourd’hui. L’instauration de l’état d’urgence permet quant à elle toute une série de mesures sans aucun lien avec une soi-disant lutte contre le fondamentalisme religieux, qui en a été le prétexte : par exemple lors de la COP21 et ses nombreuses gardes à vue, perquisitions, assignations à résidence complètement injustifiables.

Comme d’habitude, on balaye de la main la vraie violence, la violence sociale que des milliers de salarié.es et de précaires, chômeur.euses, retaité.es, étudiant.es, subissent chaque jour. Les responsables de cette violence-là, l’État et les patrons, ne sont en revanche jamais inquiétés et encore moins condamnés...

Il est plus que jamais moment de réagir de façon collective. Engageons-nous pour notre dignité, et notre liberté d’action.

  • Abandon immédiat et sans condition des poursuites judiciaires contre l’ensemble des acteurs du mouvement social.
  • Abrogation de l’état d’urgence.
  • Solidarité et relaxe pour les travailleurs de Goodyear !

Faisons front aux faiseurs de peur, qu’ils soient au pouvoir, derrière la lucarne de la télévision
ou dans les rues de Paris ou d’ailleurs pour semer la mort.

Disons oui :

  • Oui à la liberté, celle qui permettra aux peuples de la planète de coopérer entre eux sans
    la course aux profits.
    - *Oui à l’égalité, l’égalité sociale qui permettra aux individus et aux peuples d’être l’égal
    de l’autre en faisant tomber les hiérarchies quelles qu’elles soient.
    - *Oui à la fraternité, quels que soient le sexe, la religion ou pas, l’origine et la couleur de peau.
Auteur : CNT ETPICS 94
Publié le : 2 février 2016
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