[Wolters Kluwer France] licenciements boursiers chez un éditeur de droit sociaL

Intersyndicale CFDT-CFE/CGC-CFTC-CGT-CNT-FO-SNJ

Wolters Kluwer France : licenciements boursiers chez un éditeur de droit
sociaL

Mardi 2 juin 2009, la direction de Wolters Kluwer France (WKF — Lamy,
Liaisons, Point véto, Cicéron, Clior, Heliaste, Val informatique, AFL,
Dalian) convoque un comité d’entreprise extraordinaire pour annoncer un
plan de restructuration de l’entreprise. Voilà maintenant six mois que les
salariés vivent avec cette épée de Damoclès au-dessus de leur tête, suite
à l’annonce par Xavier Gandillot, CEO de WKF, le 4 décembre 2008, d’une
réduction d’effectifs à venir.

Si nous ne connaissons pas encore le détail de ce plan de réorganisation,
nous tenons d’ores et déjà à en condamner le fondement même. En effet,
Wolters Kluwer France est une entreprise qui se porte bien, malgré la
crise actuelle : pour nous la seule explication est une logique
exclusivement financière.

À l’heure où tout le monde s’accorde dans les paroles sur la condamnation
d’un capitalisme purement financier qui nous a conduits droit dans une
crise économique et sociale majeure, la direction de Wolters Kluwer
entend, quant à elle, continuer comme si de rien n’était : Nancy Mc
Kinstry, PDG de Wolters Kluwer (4e salaire des PDG des Pays-Bas, avec 5,5
millions d’euros de rémunération annuelle, dont 628 000 euros de bonus) a
annoncé pour 2009 sa volonté de maintenir un bénéfice net par action entre
1,41 et 1,46 euro et un bénéfice opérationnel (Ebita) « conforme » à celui
de 2008, soit 20,1 %. Pour y parvenir, elle compte encore renforcer son
programme de réduction des coûts pour économiser 55 millions d’euros en
2009 puis jusqu’à 120 millions à partir de 2011.

Les salariés de WKF sont victimes d’une logique financière à court terme
visant la satisfaction des actionnaires et l’accroissement des dividendes,
ignorant toute stratégie d’investissement industriel.

Preuve en est l’emprunt de 500 millions d’euros contracté par Wolters
Kluwer France auprès de la maison mère, dont le remboursement prévu
jusqu’en 2022 capte tout le bénéfice opérationnel. Objectif de ce montage
financier : envoyer l’argent directement dans les poches des actionnaires
plutôt que de l’utiliser pour l’investissement ou des embauches.

Nous ne saurions accepter que soient sacrifiés nos produits, nos métiers
et savoir-faire sans réagir. C’est pourquoi nous avons prévu d’organiser
le jour même du comité d’entreprise extraordinaire du 2 juin un
rassemblement sur le parvis de notre entreprise à 12h30.

Rueil-Malmaison, le vendredi 29 mai 200

Auteur : SIPMCS CNT
Publié le : 30 mai 2009
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