Santé : le CASH de Nanterre en lutte pour sa survie
Santé : le CASH de Nanterre en lutte pour sa survie
La section CNT du Cash de Nanterre (créée en 1996) est en lutte depuis plusieurs semaines afin de ne pas subir le triste sort que l'ARS (agence régionale de santé) voudrait imposer à cet hôpital sous couvert de rentabilité.
Depuis mars 2010, ce sont les ARS qui sont chargées de la mise en application de la loi hôpital, patients, santé et territoire, dite loi Bachelot, de démantèlement de l'hôpital public, en réorganisant ou fermant les établissements. En région parisienne, c'est Claude Evin (ancien ministre PS) qui orchestre le « nettoyage ».
Le Cash de Nanterre est un établissement unique en son genre qui a la particularité d'avoir sur un même lieu un dispositif de soins comme un hôpital général et un secteur social comprenant plusieurs structures (maison de retraite, accueil de nuit, deux centres d'hébergement et de réinsertion sociale, résidence sociale). Sa spécificité est l'accueil et les soins aux personnes en difficulté et aux plus démunis.
Bien que les salariés soient pour la plupart fonctionnaires de la fonction publique hospitalière, le Cash, du fait de son histoire « pénitentiaire », est toujours dans le giron de la préfecture de police de Paris (le préfet est le président de son conseil d'administration), et la Ville de Paris est propriétaire du terrain.
En détricotant les services hospitaliers (fermeture des urgences la nuit, de la réanimation et de la chirurgie avec hospitalisation), le risque est grand que d'autres services suivent le même chemin et conduisent à la fermeture pure et simple de l'hôpital.
Le secteur social n'a pas été épargné, il a connu depuis cinq ans plusieurs fermetures de services (service d'accueil et d'orientation, centre d'accueil pour demandeurs d'asile, établissement et service d'aide par le travail), dont les activités ont été cédées au secteur privé associatif.
Pour mener a bien le dépeçage du Cash, l'ARS a besoin de la collaboration de la direction : le directeur général actuel, pas toujours dans la ligne, est prié de quitter les lieux et d'accepter un poste à l'hôpital de Dieppe. Si le Cash ferme, c'est un pan complet du dispositif de soins et d'hébergement qui reviendrait au secteur privé.
Le Cash de Nanterre emploie 1 500 salariés dont 410 contractuels, qui sont les premiers menacés. La section CNT a rejoint l'intersyndicale (CFDT, SUD, CFTC, CGT) depuis quelques semaines. Plusieurs actions ont lieu en lien avec les médecins de l'hôpital et le Comité de défense et de modernisation de l'hôpital de Nanterre dont une manifestation dans le quartier, la participation à une conférence de presse le 13 décembre à la mairie de Nanterre, et une manifestation devant le siège de l'ARS à Aubervilliers le 12 janvier.
D'autres actions auront lieu : la section du Cash aura besoin de votre soutien dans les semaines à venir. Seule l'action permettra de mettre en échec les mauvais coups qui se préparent. Seule la lutte paie !
Section Cash Nanterre, Santé-social RP
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