Contre le massacre de l’école publique : en grève le 9 juin !

« École du futur » : les rêves de Macron sont nos cauchemars !

L’hopital public ne passera peut-être pas l’été, c’est ce qui se dit sur tous les media. Et l’école publique ? Elle ne passera peut-être pas la rentrée. C’est en tout cas ce qu’a dit Macron lors de sa visite à Marseille, ce 2 juin dernier. « On sait qu’on aura une rentrée sous tension » a dit le président aux journalistes, au sujet de la pénurie d’enseignant·e·s.

Dans notre département, plus de 200 classes dans le primaire n’ont déjà pas de remplaçant-e-s pour finir l’année.

Les démissions, les ruptures conventionnelles, les arrêts maladie, les dépressions se multiplient.

Que compte faire le pouvoir pour arrêter le massacre ? Rien n’arrive du côté des revalorisations « historiques » dont Blanquer nous a parlé pendant 5 ans et que les Macroniste nous avaient encore promises pour « avant l’été ». Nous rappelons que l’inflation, pendant ce temps là, dépasse les 5 % pour les produits de base, que les AESH sont toujours à 800 € par mois, que les contractuels remplacent les titulaires, que l’on recrute désormais les profs en 30 minutes en organisant des « job dating » sur des coins de tables. De la maternelle à l’université, l’école publique part en morceaux.

Pour achever le tableau, Macron a sorti son nouveau ministre lors de sa visite à Marseille du 2 juin. Il a, pour l’occasion, présenté son nouveau modèle d’école, expérimenté à Marseille depuis quelques mois et promis à se « généraliser » pour cette rentrée de septembre. Pap NDIAYE, lui, s’est contenté d’accréditer silencieusement les mesures annoncées.

Des « innovations » périmées depuis 30 ans !

L’innovation, ce sont les recettes vieilles de 30 ans qui ont déjà conduit tous les services publics à la ruine et qui ont prouvé leur nocivité absolument partout avec le résultat étincelant que nous avons sous les yeux aujourd’hui :

toujours plus de flexibilité, revalorisations « au mérite », participation des directeurs au recrutement et à la distribution des primes, moyens pédagogiques octroyés sur « dossiers », contractualisation sur objectifs « chiffrés », évaluations partout, liberté pédagogique nulle part, pilotage total, démagogie managériale généralisée. Si certains collègues pensent encore qu’il y a des « aspects positifs » dans ces recettes, qu’ils se réveillent ! Pour la CNT éducation, il est hors de question d’accepter cette vente à la découpe du service public aux méthodes du privé. L’éthique du service public est incompatible avec le clientélisme et la mise en concurrence des écoles et des équipes sous contrôle des « parents d’élèves » et des pouvoirs municipaux. Nous appelons l’ensemble des collègues à se joindre à la grève du 9 juin 2022.

Pour des moyens sans contre-parties, contre le management de l’école publique. Pour une éducation égalitaire et émancipatrice.

A l’appel de l’AG éducation 38

Toutes et tous en grève le jeudi 9 juin 2022 !

Rassemblement 14 h au rectorat.

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