MARDI 23 NOVEMBRE : NOUVEAUX ENTRETIENS AVEC LEUR EMPLOYEUR POUR LES BIBLIOTHÉCAIRES — Mise à jour !

MISE À JOUR LUNDI 22 NOVEMBRE 17h

Ce lundi 22 novembre, l’intersyndicale (CNT-CGT-SUD CT-FO-CFDT-CFTC) était en rendez-vous avec la mairie. Premier résultat : les convocations des bibliothécaires sont suspendues.
Mais la lutte est loin d’être finie ! Alors toujours pour un service public accessible à tous les publics :

MARDI 23 NOVEMBRE : RASSEMBLEMENT DEVANT LA MAIRIE DE GRENOBLE à 18h


Ci-dessous l’article paru initialement :

Ce mardi 23 novembre 2021, trois bibliothécaires – dont la représentante CNT – sont convoqué·e·s pour entretien disciplinaire par leur employeur : la mairie de Grenoble.

Ces convocations font suite aux revendications des agent·es, appuyées par des journées de grève :

  • L’accès aux services publics pour tous les publics, sans discrimination. Et par conséquent l’arrêt du contrôle du passe sanitaire.
  • Le refus du changement unilatéral de la définition de poste puisque subitement est apparu que serait attribuée aux agent·es la tâche de contrôler le passe sanitaire.

Ces deux revendications sont également portées par la volonté pour les agent·es de ne pas s’habituer à contrôler quiconque et pour le public de ne pas s’habituer à être contrôlé.

Nous vous donnons rendez-vous ce mardi 16 novembre :

  • [ce rendrez-vous est annulé !] > 14h30 devant le bâtiment Claudel, 47 avenue Marcelin-Berthelot, 38100 Grenoble, pour soutenir les 3 bibliothécaires avant leur entretien.
  • [ce rendez-vous est maintenu !] > 18h00 devant la mairie, 11 boulevard Jean-Pain, 38021 Grenoble, pour un rassemblement de soutien et protestation.

Les autres rendez-vous à venir sont :
26 novembre : nouveaux entretiens avec la mairie
1er décembre : mouvement nationale de grève dans les bibliothèques
14 décembre : nouveaux entretiens avec la mairie

Pour expliquer la situation plus en détail, voici, ci-dessous, le texte que vous pouvez retrouver notamment sur la page facebook de “Bibliothécaires de Grenoble en lutte”. Et pour savoir ce qu’il s’est passé mardi dernier, lors de la première salve d’entretiens, nous vous renvoyons à ce même lien ou à l’article du 16 novembre que nous avons mis à jour.

Mardi 23 novembre : Acte 2 des bibliothécaires convoqué.e.s 
Deuxième jour de convocations pour les bibliothécaires ayant refusé de contrôler le passe sanitaire. Ce mardi, 3 bibliothécaires vont être reçu·e·s par Pierre Mériaux, élu au personnel, et Isabelle Westeel, directrice du service bibliothèque, à des entretiens qu’on ne sait plus qualifier tant ils changent de noms au fil des semaines : “entretiens pré-disciplinaire”, “entretiens d’explication”, “entretiens contradictoire”. Par contre, ce qui est certain c’est leur objectif : faire pression, manager par la peur, casser la grève, soumettre par la force.
Rappelons que ces entretiens interviennent en plein mouvement social (préavis de grève local) et touchent des agent·e·s refusant de contrôler, mais surtout fortement investi·e·s dans la lutte. Et que la mairie a utilisé les deux premiers rendez-vous pour proposer une sortie de crise à l’intersyndicale (CGT/CFDT/FO/SUD CT/CNT/CFTC). Drôle de stratégie pour le dialogue social, si cher à Grenoble. Nous devons donc négocier tout en étant menacé·e·s de sanctions !
Le contenu des premiers rendez-vous a essentiellement tourné autour de l’obligation d’obéir à la loi, même si celle-ci est liberticide. L’obsession de la mairie est particulièrement effrayante et dérangeante : non les fonctionnaires ne sont pas soumis à obéir aveuglement aux lois, le droit leur reconnaît la prérogative de refuser des ordres/consignes/injonctions qu’elles et ils estiment illégaux, contraire à l’intérêt général. Surtout, on leur reconnaît le droit à réfléchir et de désobéir. Visiblement, il manque une page dans le code de droit public de Mr Pierre Mériaux !
La majorité municipale attend de nous soumission et obéissance à une loi qu’Eric Piolle dénonce abondamment dans les médias (encore cette semaine dans le Dauphiné libéré, sans aucune mention par ailleurs à la lutte des bibliothécaires).
De même, la mairie essaye encore de nous diffamer dans la presse, avec des amalgames douteux. Nous rétablissons la vérité ici : l’intégralité des bibliothécaires grenobloises ont un passe sanitaire et lutte contre le contrôle de celui de nos usagers. Si les bibliothèques ouvrent avec des équipes réduites c’est parce qu’une grande partie du personnel est en arrêt de travail, pour cause de souffrance et de harcèlement au travail. Pas pour refus de montrer son passe !!! Il faut vraiment être né avant la honte pour nous diffamer de la sorte dans la presse !
Mais jusqu’au bout nous nous battrons et resterons solidaires !

Deux autres bibliothécaires sont également convoqué·es pour entretiens disciplinaires le mardi 14 décembre, nous ne manquerons pas de vous le rappeler.


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