1er mai à Grenoble: Les travailleuses et travailleurs en première ligne… pour se faire réprimer

Les syndicats de l’union départementale 38 de la CNT s’insurgent contre les intimidations, les arrestations et les verbalisations dont les travailleuses et travailleurs ont été victimes ce premier mai à Grenoble. Des dizaines d’amendes et des arrestations contre des militant-e-s qui n’enfreignaient aucune règle de distanciation physique,
c’est une atteinte arbitraire aux libertés fondamentales et c’est une attaque politique contre les structures
d’autodéfense et de solidarité que sont les syndicats.
Nous contesterons les amendes car elles sont abusives.
Nous serons solidaires des personnes inquiétées et verbalisées, sur le plan politique et financier.
Comme travailleurs et travailleuses, nous sommes bien placé-e-s pour savoir que les mesures de précautions sanitaires sauvent des vies actuellement et que nous devons notre survie alimentaire et sanitaire à l’ensemble des salarié-e-s qui poursuivent leurs activités dans des conditions difficiles.
Nous le savons d’autant mieux que nous en faisons partie.
Aussi, comme syndicalistes nous ne pouvons supporter qu’une loi « d’état d’urgence sanitaire » prenne le
prétexte d’une pandémie pour attaquer les droits des salarié-e-s et nos libertés politiques fondamentales.
Nous ne sommes pas des irresponsables et nous savons respecter des consignes sanitaires quand nos camarades soignant-e-s nous le demandent.
Le pouvoir politique prétend protéger la population en interdisant la manifestation d’opinion dans la rue tout en ouvrant les écoles contre l’avis des organismes sanitaires officiels pour pousser la population à reprendre le travail par tous les moyens, y compris quand les conditions de travail sont objectivement dangereuses. Il est plus dangereux d’enfermer quinze élèves dans une salle de classe ou de demander à des ouvriers de faire deux heures de trajet à quatre dans un fourgon que de se rassembler symboliquement, pendant trente minutes, à deux mètres les uns des autres et en plein air, pour rendre visible la solidarité ouvrière internationale.
Nous n’accepterons jamais de vivre dans une société où le principe de précaution s’applique pour interdire les libertés fondamentales mais disparaît quand il s’agit de créer des profits pour une minorité de capitalistes.
Nous n’accepterons jamais une société dans laquelle vivre se réduirait à travailler et subir en silence et où seule la police aurait la liberté de circuler librement dans l’espace public.


Ceux qui vivent sont ceux qui luttent ! Vive l’autogestion et la solidarité ouvrière internationale !


PS : Nous constatons que la police a arrêté et verbalisé nos camarades de Montreuil qui effectuaient une
distribution gratuite de nourriture mais que les fascistes ont déposé leur fleurs sur la statue de Jeanne d’Arc sans
être inquiétés

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