Pas de trêve à Noël, une bûche dans la face du gouvernement!

Les grévistes des secteurs des transports ont prévenu : Il n’y aura pas de trève à noël. En demandant une « pause » dans la mobilisation, le gouvernement sacralise la dinde aux marrons en plaçant l’intérêt pour celle-ci au-dessus du combat pour la justice sociale.

Ce mépris affiché pour celles et ceux qui luttent et les discours de diabolisation ne trompent personne. Avec plus d’un million de personne dans la rue le 17 décembre 2019 et des trains toujours à l’arrêt, les grévistes restent déter ! Non seulement le niveau de mobilisation reste élevé  (dans les transports publics, les raffineries et les industries) mais aux outils classiques de la grève viennent s’ajouter des actions directes contre le capital (coupures de courant ciblées, blocages des dépôts de transports ou d’entrepôts d’approvisionnement…) et actions de solidarité. C’est ça, l’esprit de Noël !

Le gouvernement quant à lui, souffle sur les braises : Il espère gagner la conquête de l’opinion et joue la carte de la division syndicale.

Ça ne prend pas ! Les bases ne se laissent pas berner par les fausses annonces et le rythme imposé par le gouvernement et le soutien pour ce mouvement de grève est majoritaire dans l’opinion. Tout leur baratin est méthodiquement réduit à néant.

Pour rappel, rien n’a bougé : Il est toujours question d’un recul de l’âge de départ à la retraite sans décote à 64 ans ; d’un système à point enterrant définitivement le système de solidarité; d’un calcul de la pension selon le nombre de points cumulé dans l’ensemble de la carrière ; de dépenses de retraite plafonnées à 14 % du PIB alors que le nombre de retraité·e·s va augmenter, entraînant mécaniquement un recul de l’ « âge pivot » ; d’une pension retraite minimum de 1000 euros, pour une carrière complète en ayant travaillé jusqu’à 64 ans : bref, du foutage de gueule ! Et d’une application de la réforme à des gens nés après 1975 pour mieux nous diviser.

Contre le mépris des puissants et les manœuvres des syndicats jaunes, nous devons amplifier le rapport de force.

La CNT 38 appelle à :

  • Participer à toutes les initiatives interprofessionnelles durant les congés scolaires au côté des salarié.e.s en grève.

  • Renforcer le soutien concret des secteurs en grève reconductible (présence sur les piquets, tractages…)

  • Organiser d’ores et déjà les prochaines AG de secteurs

  • Bloquer l’économie, par tous les moyens.

RDVs:

jeudi 2 janvier: Piquet de grève devant les finances publiques à 7h, rue de Belgrade

jeudi 9 janvier: Manifestation interprofessionnelle départ 10h gare de Grenoble

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