Retraites: Macron déclare la guerre sociale

Travailler jusqu’à épuisement et mourir pauvre ? Non, merci !

Le gouvernement continue sa marche forcée vers la casse totale de nos systèmes de solidarité et des services publics. Après l’assurance-chômage, il cible nos retraites. Tout le monde sait maintenant que la réforme des retraites va coûter très cher aux actuel.le.s travailleurs et travailleuses des secteurs publics comme privés. D’après les éléments communiqués par le rapport
Delevoye, un.e fonctionnaire perdrait en moyenne 400€ de pension par mois!!

La solidarité n’est pas négociable

Au-delà d’une énième réforme s’attaquant à nos acquis, c’est la même logique capitaliste qui est à l’œuvre depuis 50 ans : les gouvernements qui se succèdent organisent, main dans la main avec le patronat, une attaque globale contre notre système de solidarité et démantèlent méthodiquement la sécurité sociale. Ils réduisent toujours plus les prestations sociales et dépossèdent les syndicats de sa gestion, en la plaçant sous tutelle de l’État et des marchés financiers. Pour nous, organisations syndicales associées depuis l’origine à la création des systèmes de solidarités sociales
(dont la sécurité sociale), ce n’est rien de moins qu’une attaque contre le modèle de société développé à la libération. Issue d’un consensus trouvé dans le cadre du Conseil national de la Résistance et mise en place par les organisations syndicales, la sécurité sociale entend garantir le plus grand nombre contre les risques de l’existence< : maladie, vieillesse, accidents. La sécurité sociale est à nous, c’est notre salaire, notre protection! Nous et les générations précédentes avons construit ce système plus juste, basé sur la solidarité et la justice sociale. Nous entendons le défendre, le renforcer et l’étendre pour que nous et nos enfants puissions en bénéficier.


Fascisation du pouvoir

Pour assurer la survie du capitalisme et maintenir la course au profit, le pouvoir, en s’attaquant aux dernières forteresses sociales, doit s’assurer du soutien indéfectible des forces répressives pour prévenir tout soulèvement. Le gouvernement s’est donc empressé d’annoncer le maintien des régimes spéciaux des flics et militaires dans la réforme à venir, preuve d’une certaine fébrilité. Dans la tension sociale actuelle, sa seule réponse aux colères populaires est la répression violente et la construction de «boucs émissaires».

 

Ce gouvernement nous déclare la guerre : nous devons la mener pour gagner !

Refuser, dans son principe et ses conséquences, la destruction des services publics et de la sécurité sociale est un devoir pour l’ensemble des habitant-e-s de ce pays. Le président Macron se
prépare à un conflit dur sur ce sujet en déclarant préventivement le mois dernier qu’il n’aurait «aucune forme de faiblesse ou de complaisance» face aux mobilisations. Si le pouvoir est
conscient des enjeux, il faut que nous, les premier-e-s concerné-e-s, le soyons aussi.
Une journée de grève interprofessionnelle a été décidée pour le 5 décembre. C’est à cette date que, le 5 décembre 1 995, débuta la grève reconductible de 1 0 jours qui avait contraint notre
désormais «<très cher<» président Chirac à renoncer à la réforme des retraites conduite par Juppé.

Le 5 décembre, nous devrons nous engager dans l’action pour nous défendre et défendre les générations suivantes contre ce projet d’appauvrissement massif des retraité-e-s de demain.
Nous devrons nous mobiliser massivement, refuser les divisions organisées par le gouvernement (fonctionnaires, salarié-e-s du privé, régimes «< spéciaux< »…) et, tout le monde le sait, se donner les moyens de gagner en recourant à la grève reconductible. La lucidité impose de se préparer financièrement à un mois de décembre difficile pour ne pas passer 20 ans de retraites difficiles.

 

Ne pas livrer cette bataille, c’est participer à notre propre défaite.

Toutes et tous en grève à partir du 5 décembre

Tract retraites CNT

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