La “Mère Michel” a perdu son code du travail…

> Communiqué

La “Mère Michel” a perdu son code du travail… le syndicat va le lui rapporter !

En plein cœur de Saint-Michel, à Bordeaux, où la gentrification bat son plein, il semblerait que certaines arrière-salles de restaurants fonctionnent encore comme au 19e siècle.

Plusieurs ex-salarié-e-s de la crêperie « La Mère Michel » nous ont rapporté les méthodes de son gérant : les heures supplémentaires ne sont pas payées, les temps de repos légaux ne sont pas respectés, et le patron fait travailler ses salarié-e-s au-delà de la durée légale de travail hebdomadaire.

Passé une certaine heure, bien que les salariés travaillent gratuitement, le prix de la crêpe ne baisse pas. Dans quelle poche tombe l’argent ?

Qui plus est, un de ses ex-salariés a déposé une plainte pour agression physique de la part du patron. De nombreux-ses ex-client-e-s témoignent avoir assisté à des excès de colère du gérant sur ses salarié-e-s et disent boycotter ce lieu depuis longtemps.

Enfin, cerise sur le gâteau, nous savons que ce restaurant a été fermé deux mois pour des problèmes liés à l’hygiène en cuisine.

À la demande d’un ex-salarié, notre syndicat a rencontré le gérant afin de lui demander de régler les heures supplémentaires dues. Ce dernier a refusé. C’est pourquoi nous avons organisé une distribution de tracts devant ce restaurant (cf ci-dessous), tout en menant les démarches juridiques nécessaires.



Nous avons reçu de nombreux témoignages de soutien et de solidarité de la part des salarié-e-s des restaurants voisins et des passant-e-s. Ça nous a donné du baume au cœur !

Dans un secteur où la précarité et l’exploitation vont bon train, cette distribution de tracts avait aussi pour ambition d’informer les salarié-e-s de la restauration qu’ils ne doivent pas rester isolé-e-s face à leur patron et que le syndicat est un outil qui permet de mieux se défendre.

Mais c’était aussi l’occasion d’adresser un message aux autres gérant-e-s : notre organisation syndicale est déterminée à défendre les intérêts des travailleur-se-s de la restauration.


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