Communiqué à propos de la manifestation du 26 mai à Bordeaux

> Communiqué

Dans tout le pays, malgré une répression policière inédite et une offensive médiatique cherchant à diaboliser et à diviser les manifestant-e-s, la mobilisation semble se renforcer et fait preuve de solidarité.

Suite à la manifestation bordelaise du 19 mai, où les services de police avaient encerclé la fin de cortège et tenté de diviser la manifestation, nombreux/ses sont celles et ceux qui avaient décidé en cette journée du 26 mai de former un cortège « mélangé » symbolisant l’unité.

Intercalé entre FO et la FSU, un cortège inédit rassemblait plusieurs centaines de militant-e-s, toutes bannières syndicales confondues (Solidaires, FO, CGT, CNT), syndiquées ou non, lycéen-ne-s, étudiant-e-s et travailleurs/euses (avec ou sans emploi), qui souhaitaient marquer leur volonté de s’unir dans la lutte et de ne pas céder aux pressions policières.

Nous continuons cependant de nous interroger sur le comportement des forces de police chargées, nous assure t-on, de « maintenir l’ordre » lors des manifestations. Agissent-elles sur ordre, de leur propre initiative ou de manière totalement incontrôlée?

Alors que la manifestation battait son plein, des policiers en civil ont interpellé deux lycéens accusés d’avoir commis l’acte sacrilège de casser un… oeuf plein de peinture sur la sacrosainte vitrine d’une faible et innocente banque!

Une nouvelle fois, la police souhaitait marquer sa solidarité aux familles des vitrines et mettre hors d’état de nuire les virulent-e-s casseurs/euses… d’œufs.

Mais c’était sans compter à ce moment là sur le fait que les manifestant-e-s, agacées par cette répression constante, allaient se solidariser des interpellés.

La police a chargé, cogné, gazé, histoire de bien faire sentir que force reste à la loi… des banquiers. Le cortège a reculé de quelques mètres, certes, mais il est resté compact et uni.

Puis, le retour d’une grande partie du cortège de la CGT, a fini d’inverser le rapport de force en notre faveur.

S’en est suivi une après midi de SOLIDARITÉ. La pression exercée par l’ensemble des manifestant-e-s a permis la libération des jeunes présumés casseurs d’oeuf. Ce fut aussi, uni-e-s et solidaires, que nous avons porté assistance aux blessé-e-s* et aux gazé-e-s. La manifestation, qui ne formait plus qu’un cortège de drapeaux mélangés, s’est aussi solidarisé, cours Victor Hugo, des camarades déployant une banderole en soutien aux manifestant-e-s incarcéré-e-s.

Tout ceci faisant écho à un slogan entendu aujourd’hui: LA POLICE DÉTESTE TOUT LE MONDE!

La CNT Gironde

*Au moins trois manifestant-e-s ont dû être conduit-e-s à l’hôpital suite à cette charge, dont deux pour des plaies ouvertes au crâne.

Security forces clash with demonstrators during a protest called by seven labour unions and students against the labour and employment law reform on May 26, 2016 in Bordeaux, southwest France. Fresh rallies were due to be held May 26 in Paris and other cities in the latest bout of social unrest that started three months ago and has frequently turned violent. Under intense pressure, Prime Minister Manuel Valls vowed the labour law would not be withdrawn, but said it might still be possible to make "changes" or "improvements". / AFP PHOTO / GEORGES GOBETGEORGES GOBET/AFP/Getty Images

AFP PHOTO / GEORGES GOBET

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