Préparons la riposte sociale, soyons ingouvernable

Pour une réelle convergence des luttes

Communiqué confédéral du 01-05-2017
Préparons la riposte sociale, soyons ingouvernables
pour une réelle convergence des luttes


Ce 1er Mai s’inscrit dans un contexte social particulier, celui de l’entre deux tours des élections présidentielles. La population aura le choix entre un ancien banquier prônant un libéralisme sauvage et la candidate FN dont le programme se résume à la haine des étranger.es et qui ose prétendre défendre les plus pauvres, les ouvrier.es, alors que ce parti sera toujours l’allié de la bourgeoisie et l’ennemi des travailleur.euses.

À la CNT, l’agenda social qui nous préoccupe, celui des travailleur.euses, des précaires et des opprimée.es, n’a pas à se plier à celui de la bourgeoisie et des capitalistes, car nous poursuivons un projet de société qui voit bien au-delà des réformes et élections.

En tant qu’organisation syndicale revendiquant l’autonomie des luttes, le combat premier pour nous, et au-delà, pour l’ensemble des salarié.es, est d’organiser une riposte sociale à chaque réforme antisociale, à chaque attaque contre les acquis sociaux que la classe ouvrière a arrachés de haute lutte, à chaque montée des idées réactionnaires, réformistes, fascisantes, qui progressent d’année en année.
POURQUOI CES IDÉES PROGRESSENT-ELLES ?

Nous ne croyons pas qu’il puisse y avoir une véritable adhésion idéologique à des politiques qui vont à l’encontre des intérêts des travailleur.euses. En réalité, les pouvoirs politique et financier (qui ne font qu’un) utilisent les médias dominants pour diffuser des messages simplistes et déformés, qui présentent la société capitaliste comme étant un modèle inévitable, le seul viable, pour mieux nous déposséder de nos droits et de notre parole. Ces messages désignent les plus précaires d’entre nous, chômeur.euses, retraité.es, femmes, migrant.es, comme les maillons faibles d’une société qui ne tolérerait que des petits soldats de la productivité à outrance.
LA VÉRITABLE JUSTICE SOCIALE PASSERA PAR LA LUTTE DES CLASSES

Au-delà de cette situation de crise politique, nous rappelons la nécessité de construire un véritable mouvement social, comme ce fut le cas lors des cinq mois de lutte contre la loi El Khomri. Il n’y a rien à attendre de ce système de représentation qui confie à des élites cyniques et carriéristes, la gestion de nos vies. Il faut que chacune et chacun d’entre nous prenne conscience de l’urgence d’une révolution sociale, d’un changement complet d’organisation sociétale, qui passe d’abord par les luttes au quotidien, au travail, dans nos familles, dans nos quartiers, contre les idées réactionnaires et racistes, contre les oppressions patronales, patriarcales, xénophobes. Cette société qui broie les plus « faibles » n’est pas une fatalité, mais l’implication de chacun.e est nécessaire pour qu’un changement puisse advenir. Au-delà de l’agenda électoral, et quel que soit le résultat des présidentielles, il faudra, dès le lendemain, garder notre vigilance intacte, réactiver l’énergie qui a permis une résistance de plusieurs mois contre la loi El Khomri et qui a vu se réenclencher une dynamique de convergence de lutte dans laquelle la CNT entend s’inscrire tout en conservant sa spécificité et ses revendications.
UN PEU D’HISTOIRE : LE 1ER MAI, UNE JOURNÉE DE LUTTE DES TRAVAILLEUSES ET DES TRAVAILLEURS… ET NON LA « FÊTE DU TRAVAIL » !

Comme chaque année dans de nombreux pays, le 1er mai sera l’occasion pour les travailleuses et les travailleurs et leurs organisations de célébrer l’histoire du mouvement social et syndical.

Pourtant, cette journée est à son origine une journée de lutte plutôt que de célébration. Elle trouve ses racines dans la grève générale du 1er mai 1886 aux États-Unis (impulsée – certains l’oublient volontiers – par un syndicalisme libertaire) pour la journée de travail de huit heures : revendication qui sera portée par la classe ouvrière en France et ailleurs dès le 1er mai 1890, à l’occasion de la première « Journée internationale des travailleur.euses ».

C’est en 1919, suite à la victoire de la journée de huit heures, que le 1er mai deviendra en France un jour chômé. Plus tard, en 1941, le régime de Vichy lui donnera le nom de « Fête du travail », appellation qui aujourd’hui encore satisfait ceux et celles qui ne veulent pas se souvenir que le 1er mai est avant tout un jour de revendications et de lutte des exploité-es.

Pour la CNT, cela ne fait aucun doute : le 1er mai reste celui de la lutte des classes, comme nous le rappelle quotidiennement la triste réalité du monde capitaliste : chômage, précarité, pauvreté, conditions de travail indignes...

LA CNT REVENDIQUE :

Le retrait de la loi travail et autres lois patronales ;
L’amnistie pénale et civile pour l’ensemble des militant-es condamné-es ;
Le renforcement des droits syndicaux en entreprise ;
Un accès aux indemnités de chômage avec un taux de remplacement à 100 % du meilleur salaire ;
un rétablissement du droit à l’allocation chômage en cas de démission ;
Une augmentation significative des salaires ;
Titularisation/CDIsation de tous les emplois précaires (du public comme du privé) ;
L’arrêt des exonérations de cotisations sociales patronales ;
Régularisation de tous les sans-papiers et accueil de l’ensemble des migrant-es.

Pas de guerre entre les peuples
pas de paix entre les classes

Publié le 2 mai 2017.
Manifestation Anti-FN à Metz le 18 mars 2017 :

TOUTES ET TOUS UNI-E-S LE 18 MARS CONTRE LE FRONT NATIONAL ET L’EXTRÊME DROITE : NO PASARAN ! }




Camarades travailleuses et travailleurs,
Samedi 18 Mars l’heure de l’antifascisme devra sonner… C’est en effet à cette date que Marine Le Pen vient faire son meeting de campagne aux Arènes de Metz. Bien qu’indépendante de toute structure politique, la CNT appelle à se mobiliser parce qu’elle est antifasciste par essence. Et être antifasciste, ce n’est pas seulement le dire, car au-delà de nos paroles ce sont nos actes qui nous définissent… Dans le contexte mondial actuel et devant la montée du fascisme dans le monde entier (Trump, Erdogan, Poutine, Netanyahu…), résultant d’une mise à feu et à sang de l’ensemble de la classe ouvrière par les oppresseur-euse-s de classe le fascisme profite d’une perte de confiance justifiée par les trahisons des élu-e-s envers les peuples… En France, usant d’obscurantismes et d’amalgames, renforcés par une dédiabolisation manipulatoire et orchestrée, le FN et sa représentante se posent devant une population trompée et apeurée comme des sauveurs et sauveuses à travers des discours nullement populaires mais populistes…

Son discours, comme le veux traditionnellement le fascisme, consiste à rejeter la responsabilité des échecs de la société sur des tranches opprimées de cette population tout en reprochant aux élu-e-s une espèce de « laxisme » ET en se posant en martyr, plutôt que de remettre en question un système qui auto-génère les inégalités sociales…

Hors le discours de ce FN 2.0 incarné par Marine n’a de cesse de faire passer ce parti pour tout ce qu’il n’est pas… Il se prétend représentatif des français et des classes populaires, alors qu’il est dirigé par des énarques dont nombre sont impliqué-e-s dans l’affaire « Panama Papers » ainsi que d’autres trafics d’influence et de biens sociaux. En plus de ses idées nauséabondes, les casseroles que traîne le FN le fait devenir un parti comme les autres. Comment ne pas parler aussi de sa volonté de dissoudre syndicats et organisations militantes, outils de luttes collectives qui sont les derniers défenses des travailleur-euse-s face à l’asservissement patronal… Quand à la loi sur le « secret des affaires » rappelons que leur vote était favorable, comment ne pas s’en étonner… On se rappelle également la prise de position en faveur du bras armé de l’oppression sociale, voire raciste, lors de la répression des mouvements contre la loi travail tout comme dans l’affaire d’Adama Traoré, de Rémi Fraisse ou de Théo.

Il se prétend aussi parti du droit des femmes au prétexte d’avoir des femmes parmi ses porte-paroles ! Mais où a été la défense de ce droit en décembre 2013 et mars 2014 lorsque Marine a voté au Parlement Européen contre deux textes pour l’égalité homme-femme (rapports Estrela et Zuber) ? Où est-il lorsqu’elle parle de durcissement de l’accès à l’avortement en parlant d’ « avortement de confort », terme qui nie complètement toutes les pressions sociales subies par les femmes concernant leur sexualité et les injonctions à la maternité ? Et en quoi, conformément à son programme, cela va-t-il faire progresser les droits des femmes en les incitants à retourner s’enfermer dans un modèle patriarcal du modèle familial ?

De plus, le FN et Marine Le Pen ne doivent-ils pas être qualifié de racistes ou de fascistes ? Risque-t-on un procès en prétendant le contraire ? Donc quand Engelmann, maire FN d’Hayange essaie de chasser le Secours Populaire au prétexte que celui-ci aurait un discours pro-migrant, ce ne doit pas être du racisme ? Quand Robert Ménard, maire apparenté FN de Bézier, lance une campagne contre l’invasion de migrant-e-s dans sa ville ou effectue des statistiques ethniques dans ses écoles maternelles et élémentaires, il paraît que ça aussi ce n’est pas du racisme ? C’est vrai que le politique migratoire (déjà raciste par essence) actuelle est tellement laxiste que des millions de réfugié-e-s ont été accueilli-e-s dans les millions de mètres carrés de bâtiments vides que compte notre pays… Et il ne faut ô grand malheur jamais parler sans choquer la morale de l’atout majeur de la campagne « contre l’islamisation » qu’est Brigitte Bardot, porte-voix du parti dans une lutte qui se veut pour les animaux contre les abattoirs mais hallal uniquement sous un prétexte fallacieux jamais prouvé et bien pratique pour alimenter la haine…

En outre, Marine Le Pen et sa bande de tordu-e-s, au prétexte d’avoir des concerné-e-s dans leurs rangs, ne seraient pas homophobes non plus ? L’abrogation du mariage pour tous, la considération de l’homosexualité comme une anomalie biologique, le refus à l’homoparentalité et à l’adoption, c’est pas de l’homophobie nous dit-on ! La blague ! Tout comme cet acharnement contre une théorie du genre qui ne serait pas transphobe car elle participerait à lutter contre un lobby gay qui pervertirait les enfants… Théorie sans preuves et inévitablement à la fois fasciste et homophobe…

Ayant déjà fort à faire face à une radicalisation nationaliste et sécuritaire de nombreux partis politiques favorisée et amplifiée par leurs fausses polémiques, la CNT se doit dire stop à la propagation de mensonges et de manipulations sur la classe ouvrière, et à ces discours toujours plus racistes, homophobes, sexistes, transphobes… A celles et ceux qui crieraient à la liberté d’expression, nous parlons de liberté pour qui ? Les opprimé-e-s visé-e-s par les fascistes disposent-ils-elles du même espace médiatique pour s’exprimer ? En tant qu’anarcho-syndicalistes et militant-e-s antifascistes, nous ne pouvons laisser la liberté d’expression disparaître au profit d’une liberté d’oppression…

Alors Samedi 18 Mars 2017 La CNT appelle toute organisation antifasciste ou toute personne contre l’extrême-droite à UN RASSEMBLEMENT suivi d’UNE MANIFESTATION à 10H PLACE DE LA RÉPUBLIQUE à METZ !!!

Pour que Marine Le Pen ne se sente jamais la bienvenue pour venir tenir ses discours ici ou ailleurs Pour qu’elle et ses sbires se rendent compte qu’on est pas crédules de leurs manipulations Pour rappeler aux élu-e-s et responsables locaux du FN, tels que Grollet ou Engelmann qu’on est toujours là et qu’on le sera toujours… Pour combattre leurs idéologies par un antifascisme de lutte des classes !

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Publié le 17 mars 2017.
Communiqué confédéral de la CNT suite à aux élections dans les TPE

Salarié.es dans les TPE, défendons nos droits par le syndicalisme d’action directe !

Les résultats des élections TPE/TPA sont tombés, sans surprise quant au faible taux de participation (un peu plus de 7%). En effet, suite au recours honteux déposé par la CGT pour empêcher la présentation à cette élection de deux organisations syndicales s’inscrivant dans la lutte des classes, et que nous avons déjà soutenues, le LAB (pays Basque) et le STC (Corse), le ministère du travail a saisi cette occasion pour déplacer le scrutin unilatéralement et sans concertation pendant la période de congés. Nous dénonçons aussi le fait que de nombreu.euses salarié.es n’ont pas reçu le matériel concernant les élections, n’ont pas été informé.es du scrutin.

Nous voyons bien, avec la loi El Khomri, avec les ratés de cette élection, que l’objectif du gouvernement est de museler l’expression syndicale, c’est à dire l’expression des travailleur.euses eux et elles-mêmes.

Néanmoins, nous nous réjouissons malgré ces circonstances, que 2,31% des votant.es aient choisi la CNT, c’est-à-dire un syndicalisme de lutte de classe, révolutionnaire.

Ce droit à la parole, à la revendication, ne doit pas se cantonner uniquement à ces élections. Il est nécessaire, si nous souhaitons créer un réel rapport de force, de s’engager syndicalement, dans une organisation permettant de défendre les intérêts moraux et économique des travailleur-euses à travers un syndicalisme révolutionnaire et autogestionnaire, où l’on s’organise à la base, dans les usines et les entreprises. C’est un combat quotidien, qui demande une implication de chacun et chacune, à son échelle.

Si nous, la CNT, ne nous faisons pas d’illusion sur le paritarisme –véritable poison du syndicalisme révolutionnaire – nous pouvons en revanche, face à l’isolement et la force du patronat, en particulier dans les TPE, permettre aux travailleur.euses de reprendre en main leurs destins de façon collective et solidaire.

À la CNT, il n’y a pas de permanent.es syndicaux.ales, les camarades sont des travailleur.euses qui militent sur leur temps de travail quand ils et elles sont élu.es ou en dehors, après leur journée de travail.

À la CNT, personne ne prendra de décision à votre place. C’est collectivement, souvent à plusieurs dont vous, que se construira la possibilité d’améliorer votre quotidien au bureau, à l’atelier ou au magasin. Venir au syndicat CNT, c’est se défendre et défendre la cause des salarié.es.

CONTRE L’OPPRESSION PATRONALE, CONTRE LES LOIS ANTISOCIALES DES GOUVERNEMENTS SUCCESSIFS, ORGANISONS-NOUS !

LA CNT



http://www.cnt-f.org/salarie-es-dans-les-tpe-defendons-nos-droits-par-le-syndicalisme-d-action-directe.html?utm_source=edito&utm_medium=image&utm_campaign=home&ut

Publié le 10 février 2017.
CNT SANTÉ







Épidémie de grippe et autres maladies, multiplication des accidents routiers et domestiques due à la météo...



Tout surcharge notre système de Santé déjà fragilisé par le capitalisme (dettes des hôpitaux publics, réduction des effectifs et des moyens, heures supplémentaires non payées...).



Soutien total à nos camarades travailleurs-ses de la Santé !












Publié le 17 janvier 2017.
Solidarité avec notre camarade de la CNT Thales victime de la répression anti-syndicale

Acharnement et répression syndicale chez Thales Microelectronics (TMI) à Etrelles (Ille-et-Vilaine). Anthony, délégué du personnel et RSS de la section CNT après avoir été délégué syndical et secrétaire du CHSCT, passe en correctionnelle le 13 décembre prochain à Rennes. Parallèlement, la direction de l’entreprise a lancé une procédure de licenciement.



IL LUI EST REPROCHÉ D’AVOIR COMMIS 3 INFRACTIONS :

- Pour la première, il est accusé d’être l’auteur de courriers et reçus par une partie des salarié-e-s en octobre et novembre 2014. Ces courriers anonymes récapitulent l’ensemble des salaires en vigueur dans l’entreprise,
- Pour la seconde, il est accusé d’avoir enregistré les paroles et photographié le directeur du site sans son consentement,
- Pour la troisième, il est accusé d’avoir enregistré les paroles de 2 gendarmes de Vitré sans leur consentement.

Pour ces faits, il encourt 5 années de prison ferme et 300 000€ d’amende ainsi que le versement de dommages et intérêts aux victimes qui se sont portées parties civiles.

Pour la première infraction, la convocation n’indique aucune plainte de la part de l’entreprise ou de ses dirigeants mais donne les noms des salarié-e-s de TMI qui se sont déclaré-e-s victimes et qui ont porté plainte. Pour la seconde infraction, il n’y a que le nom du directeur de TMI et pour la troisième, il n’y a que les noms des 2 gendarmes.

Les peines encourues sont lourdes de conséquences car la plupart sont accompagnées d’amendes, de licenciement, d’interdiction d’exercer et du paiement de dommages et intérêts. Cette répression anti-syndicale, s’inscrit malheureusement dans un contexte social difficile pour l’ensemble des militants et des militantes syndicalistes.

LES EXEMPLES DE CES DERNIÈRES ANNÉES, MONTRENT BIEN LA VOLONTÉ POUR LE PATRONAT ET LES POUVOIRS PUBLICS DE BALAYER D’UN REVERS DE MAIN L’ACTION SYNDICALE DE TERRAIN ET DE COMBAT.

- 9 mois de prison ferme et 15 mois de sursis pour 8 syndicalistes de GOODYEAR ;
- 8 mois de prison pour Martin à St ÉTIENNE le 26 septembre 2016 ;
- 6 et 10 mois de prison pour François (CNT) et Antoine (CGT) en juin 2016 à LILLE ;
- Condamnation définitive de Fouad (CNT) au versement de 40 000€ de dommages et intérêts à la SNCF après une action à METZ pendant le mouvement CPE de 2006 ;
- 8 mois de prison requis contre Nicolas (CGT) le 6 octobre à BOBIGNY ;
- 2 à 4 mois de prison requis contre 5 salariés d’AIR-FRANCE ayant participé à l’épisode de la chemise, etc...

Dans la plupart des cas, les dossiers sont vides mais les engagements politiques ou syndicaux des prévenu-es sont utilisés pour justifier une aggravation des peines. C’est pour tout cela que nous ne pouvons pas prendre l’audience du 13 décembre 2016 à la légère. Vu les peines encourues, le recours à un avocat est indispensable et entraine une première dépense de 1440€.

APPEL À SOUSCRIPTION
LES SALARIÉ-E-S DE TMI ONT ÉTÉ APPELÉ-E-S À LA SOLIDARITÉ FINANCIÈRE POUR QU’ANTHONY PUISSE BÉNÉFICIER D’UNE DÉFENSE. ILS Y ONT RÉPONDU MAIS CELA NE COUVRE PAS LA TOTALITÉ DES FRAIS.


Les chèques peuvent être envoyés au syndicat CNT-ETPRECI 35, BP 30423 35004 Rennes CEDEX ou sur le compte CNT ETPRECI IBAN FR8620041010130608184S03495 Code BIC : PSSTFRPPREN LA BANQUE POSTALE RENNES avec la mention « Solidarité Anthony »

PROCÉDURE DE LICENCIEMENT
CETTE PROCÉDURE DE LICENCIEMENT NE VISE QU’À ÉLOIGNER ANTHONY DE L’ENTREPRISE AFIN DE L’EMPÊCHER D’EXERCER SES MANDATS ET D’INFORMER SES COLLÈGUES.


Le 3 novembre 2016, un huissier est venu remettre à Anthony une lettre de convocation à un entretien préalable à sanction pouvant aller jusqu’au licenciement. L’entretien a eu lieu le lundi 14 novembre à 11h00. La Direction a exposé ses griefs et convoqué un Comité d’entreprise exceptionnel le lendemain 15 novembre pour se prononcer sur le licenciement. Soixante salarié-e-s ont débrayé pendant la première demi-heure de la réunion.

Anthony estime ne pas avoir eu le temps de préparer sa défense dans un délai aussi court. Cinq représentant-e-s CE ont préféré s’abstenir et une (CGT) a voté contre. Le secrétaire du CE (CFTC) a rédigé un compte rendu partial ne reprenant que les arguments de la direction.

C’est aussi une manière de décrédibiliser son témoignage dans un procès toujours en cours devant le tribunal des affaires de sécurité sociales (TASS). En 2009, alors qu’il était secrétaire du CHSCT, une cadre de l’entreprise écrasée par un management autoritaire s’était suicidée à son domicile.

Les alertes qu’il avait lancé plusieurs semaines avant sa mort ont permis au TASS de Rennes de requalifier le suicide en accident du travail.

C’est maintenant la reconnaissance d’une faute inexcusable de l’employeur qui est demandée devant le tribunal. Le témoignage d’Anthony démontre les fautes de la direction. L’audience aura lieu le 9 février 2017. Sanctionner notre camarade Anthony aujourd’hui à des fins de discréditer son témoignage ne fait aucun doute ! L’inspection du travail n’a quant à elle pas encore statué sur l’autorisation de son licenciement.

Suivez les infos sur le blog de la section CNT de Thales Microelectronics : http://section-cnt- thales-etrelles.blogspot.fr/

Rassemblement devant le tribunal de Rennes le Mardi 13 décembre à 16 h !

Publié le Décembre 2016 2016.