15 septembre 2016 : La rentrée de la lutte des classes

LOI TRAVAIL : C’EST TOUJOURS NON !




Nous avons connu, entre mars et juillet dernier, une mobilisation exceptionnelle – par sa durée comme par la diversité de ses approches – contre la loi « Travail ». Celle-ci a été définitivement adoptée fin juillet, par l’ application de l’ article 49-3 de la constitution qui dispense de vote devant l’ assemblée nationale.

L’ enjeu, aujourd’hui, pour tou· te· s ceux· celles qui pâtiront de cette dégradation historique de leurs droits (travailleur· euse· s, précaires, chômeur· euse· s, jeunes, retraité· e· s, etc. ) est d’ empêcher la publication des décrets d’ application de cette loi, d’ obtenir son abrogation, d’ œuvrer à la construction d’ un droit du travail réellement protecteur des salarié· e· s, d’ arracher de nouveaux droits sur les conditions et le temps de travail, de reprendre en main leurs vies pour finalement viser à abolir le salariat en tant que rapport économique d’ exploitation capitaliste.

Une victoire sur la loi « Travail » reste à notre portée. Rappelons que le Contrat d’Insertion Professionnelle (CDD visant à faire travailler les jeunes pour des salaires en-dessous du Smic), adopté le 2 0 décembre 1 993 et dont les décrets d’ application ont été publiés le 2 3 février 1994 a été suspendu un mois plus tard puis abrogé en août de la même année grâce à la forte opposition populaire à cette régression sociale.

En ce mois de septembre, il est temps que nous reprenions la main sur ce mouvement social qui ne demande qu’ à renaître. Il faut que ce soit l’ ensemble des travailleur·euse·s, avec ou sans emploi, qui décide des actions nécessaires à mener et de leur temporalité.


Nous ne pouvons plus nous permettre d’ obéir à un calendrier et à des règles du j eu fixées par d’ autres – État et « partenaires sociaux ». Sur nos lieux de travail et de vie – entreprises, quartiers, places publiques. . . – organisons-nous en assemblées générales souveraines et décisionnelles. Œuvrons à ce que l’ expression et les volontés de chacun· e y soient prises en compte d’ égal à égal.

Expérimentons la démocratie réelle, horizontale et directe. Opposons notre modèle d’ organisation, créatif et en évolution permanente, aux dénis de démocratie gouvernementaux, à la parodie de « dialogue social » que la loi « Travail » contribue encore à déséquilibrer.

Ce mouvement social est également le bon moment pour s’ impliquer dans un syndicat, participer à ce laboratoire de démocratie directe, de solidarités et d’ alternatives que peut- être le syndicalisme si – comme à la CNT – un soin particulier est porté à ces problématiques, loin du corporatisme et de la bureaucratie, qui confisquent trop souvent aux travailleur· euse· s ce formidable outil d’ auto-organisation.

Enfin, si nous voulons réellement peser et faire pression sur ceux qui sont derrière cette loi « Travail », il faut viser les intérêts du patronat : c’est à nous, qui produisons les biens et les services, de décider de la façon dont doit s’ organiser cette production.

Plutôt que des « journées d’ action » ponctuelles, c’ est la grève générale reconductible que nous devons opposer au patronat. Par ailleurs, une telle grève peut être un moment fort de réappropriation de nos lieux de vie et de travail, de construction d’ alternatives au salariat et à l’ organisation autoritaire et hiérarchique propres à l’ État et au capitalisme. Nos droits valent bien u n e grève générale !

Union Départementale de Moselle des syndicats de la Confédération Nationale du Travail.

Publié le 12 septembre 2016.
Loi travail : le 28 juin notre arme c’est la grève !

Si la manifestation du 14 juin Paris a permis une nouvelle démonstration de force des travailleurs en lutte contre la loi Travail en réunissant environ 1 million de personnes, la CNT Moselle réaffirme que face à ce gouvernement qui radicalise sa politique de jour en jour, c’est bien la grève et le blocage de l’économie qui permettront de gagner le retrait de la loi la plus régressive qu’est connue l’histoire du droit du travail.

Aussi la CNT Moselle se réjouit de constater que les travailleurs qui ont fait le choix de défendre leur avenir ont de nouveau arrêté le travail ce jeudi 23 juin dans de nombreux secteurs d’activité du public comme du privé avant de constituer à Metz un cortège d’environ 2500 manifestante.s.

Dès demain les syndicats de la CNT Moselle œuvreront à massifier la journée d’action et de grève interprofessionnelle du 28 juin.

Convaincue que la votation citoyenne ne servira qu’à rappeler au gouvernement ce qu’il sait déjà – à savoir que la majorité de la population rejette la loi Travail et soutient le mouvement social malgré les nombreuses tentatives de manipulation et de division des manifestants par la classe politique – la CNT Moselle appelle toutes et tous à arrêter le travail le 28 juin et à participer à la manifestation qui partira à 15h de la place Mazelle à Metz en direction de la préfecture.


Au delà de la bataille pour le retrait de la loi Travail, manifester le 28 juin prochain constitue à nos yeux une véritable nécessite de Résister, alors que le gouvernement use désormais de méthodes répressives qui rappellent les heures les plus sombres de l’histoire : après l’utilisation de l’état d’urgence contre la contestation sociale, après les arrestations préventives de manifestants, après les interpellations massives lors de nombreuses manifestations en France depuis plus de 3 mois, après les multiples condamnations de syndicalistes - notamment à de la prison ferme – alors que les
cortèges manifestants sont régulièrement victimes des violences policières, la tentative du ministère de l’intérieur de faire interdire la manifestation du 23 juin à Paris est une attaque grave faite aux libertés fondamentales. Pour rappel, c’est Maurice Papon qui fut le dernier à utiliser une telle méthode, en 1961 pendant la guerre d’Algérie.

Dans ce contexte critique d’entêtement du gouvernement, de destruction des acquis et de répression, la CNT Moselle appelle toutes tous à amplifier la mobilisation et à participer à la grève et à la manifestation interprofessionnelle pour le retrait de loi travail à Metz le 28 juin à 15h au départ de la place Mazelle et qui finira à la préfecture à 17h.

CNT - Union Départementale de Moselle

Retrouvez le tract de l’UD de la Moselle en version PDF ici :

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Publié le 24 juin 2016.
Communiqué de la CNT du 30 mai 2016

Sans aucun doute, le bilan de ces dernières semaines atteste de l’amplification de la lutte contre la loi travail. L’heure est en effet à la reconduction des grèves dans de nombreux secteurs d’activité : routiers, dockers, raffineries, centrales nucléaires, aéroports, services publics, universités... dynamique continue à s’amplifier avec le début de la grève illimitée à la SNCF et à la RATP notamment. Les occupations et les actions de blocage économique se multiplient avec un seul et unique objectif : amplifier le rapport de force avec un gouvernement qui n’agit qu’au profit du patronat. Le bilan des manifestations du jeudi 26 mai, tout comme du blocage de la zone industrielle de Tremery, confirment quant à eux que le mouvement social ne faiblit pas, bien au contraire, déterminé à obtenir le retrait d’un projet de loi contesté par la majorité de la population.


Dans le même temps, le gouvernement s’entête à poursuivre une politique minoritaire. Alors que Manuel Valls, Premier Ministre, qualifiait cette semaine l’action syndicale et la grève de « dérive » des syndicats, assumant ainsi totalement le déni de démocratie du gouvernement, la CNT réaffirme que le blocage économique, l’occupation des usines et la grève générale ne sont que les actions légitimes des travailleur.euses qui par la lutte on fait le choix courageux de se battre pour les droits et la condition de toutes et tous. Face à ce gouvernement qui souhaite nous imposer un retour aux rapports sociaux du XIXème siècle, le durcissement de la lutte semble être le seul langage qui parle au capital : c’est le 49-3 des syndicats !


Par ailleurs, alors que le gouvernement use depuis le début du mouvement d’une répression sans précédent (violences policières, arrestations préventives, interdiction de manifester, condamnation de syndicalistes, charge de cortèges manifestants, saccage de locaux syndicaux...) la CNT Moselle dénonce l’orchestration et l’instrumentalisation de la violence par l’Etat dans le but de criminaliser les luttes : ne nous y trompons pas, les vrais casseurs sont bien ceux qui cassent méthodiquement les acquis sociaux, le droit du travail, et l’ensemble de la protection sociale. A ce titre la CNT exige l’arrêt de toutes les poursuites judiciaires ainsi que la libération des condamné.e.s au titre de leur participation au mouvement social.


La CNT Moselle appelle l’ensemble des travailleur.euses, chômeurs ou précaires, actifs.ves ou retraité.e.s, étudiant.e.s et lycéen.ne.s, à amplifier la dynamique actuelle jusqu’à la victoire du mouvement social. Elle appelle l’ensemble des salarié.e.s du privé comme du public à organiser sans plus attendre des assemblées générales afin de voter souverainement la grève dans les secteurs d’activité qui ne sont pas encore mobilisés. Elle appelle également l’ensemble des structures syndicales à prendre leurs responsabilités et à appeler sans plus aucun détour à la grève générale illimitée.


Le 14 juin, la CNT Moselle appelle toutes et tous à rejoindre la grève, à se rassembler dès 12h au village de grève place des charrons, puis à participer massivement à la manifestation interprofessionnelle qui partira à 14h30 de la place Mazelle.




Publié le 31 mai 2016.
Aucun 49.3 ne bloquera nos grèves ! Retrait total de la loi travail !

Le 12 mai 2016 à 16h30, le Premier Ministre Manuel Valls a confirmé à tout le pays et au monde qu’il n’était plus là pour gouverner un pays démocratique mais pour pratiquer la gouvernance de l’Entreprise France et des intérêts particuliers de l’infime minorité qu’elle sert.


Ce 12 mai, alors que les 3/4 des habitants de ce pays s’opposent à cette dérive autoritaire comme au projet de loi gouvernemental, en nous rassemblant et en manifestant dans toute la France, nous avons dit NON à la dictature du 49.3, à la loi travail et à la régression sociale sans précédent qu’elle couronne.


L’essentiel du projet de la loi Travail est toujours là : accords d’entreprises primant sur les accords de branches et privant de la protection de la loi, licenciements et chantages au licenciement facilités, allongement du temps de travail, heures supplémentaires moins payées, réduction des obligations patronales en matière de médecine du travail. Même la surtaxation des CDD envisagée un temps a été abandonnée pour faire plaisir au MEDEF.


Partout les politiques de régression sociale sont à l’œuvre : partage des richesses de plus en plus inégalitaire : les patrons du CAC 40 s’engraissent sur notre travail, casse des droits et garanties des salarié-e-s dans le privé et le public, casse partout de l’emploi et des protections sociales, remise en cause des services publics.
Face à ce coup de force d’un gouvernement qui choisit la répression et le mépris pour toute forme de démocratie, la seule riposte qui vaille appartient aux salarié-e-s et à toutes les victimes de ces politiques. Nationalement, l’intersyndicale appelle à « organiser des assemblées générales avec les salarié-e-s pour débattre des modalités d’action, de la grève et de sa reconduction ».


Les 17 et 19 mai sont d’ores et déjà des journées d’appel à la grève et à des manifestations interprofessionnelles. Dès le début de cette semaine qui doit être décisive, des grèves reconductibles se préparent dans le ferroviaire, chez les routiers, dans la chimie, la construction, l’énergie, aux aéroports de Paris, etc. Dans plusieurs départements, des appels interprofessionnels unitaires appuient sur la nécessité d’une grève générale.


De quoi d’ores et déjà mettre à mal les intérêts de ceux qui profitent de notre travail !
Tous ces développements doivent servir d’appui à la généralisation de la grève dans tous les secteurs et à sa reconduction. Le gouvernement a choisi le rapport de force jusqu’au-boutiste. A nous de lui répondre en bloquant l’économie, par la grève, massive et reconductible. C’est une nécessité si nous ne voulons pas revenir aux rapports sociaux du XIXème siècle !


IL Y A URGENCE ! Plus nous agirons vite et fort, plus vite nous gagnerons ! Dès le 17 mai au soir ou le 18 au matin, la question de la reconduction de la grève doit être mise en débat en assemblées générales dans les entreprises et les services.


Comme le 28 avril, nous manifesterons ensemble :
- le 17 mai à partir de 14h30 place de la République,
- le 19 mai à partir de 10h00 place de la République


Le 18 mai, nos organisations invitent salarié-e-s, étudiant-e-s, lycéen-ne-s, demandeurs-ses d’emplois, précaires, participant-e-s aux Nuit debout et membres de tous les collectifs qui luttent contre les conséquences de cette politique de régression sociale, à nous rejoindre au village de grève et de convergence des luttes à partir de midi place des Charrons.


Toutes et tous ensemble, nous gagnerons ! Parce que nous valons mieux que ça !


CNT Union Départementale de Moselle
SOLIDAIRES Moselle


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Publié le 15 mai 2016.
49.3, état d’urgence, répression policière et loi travail : contre la démocrature, la grève générale reconductible !

Communiqué de presse du 12 mai 2016



Si notre organisation syndicale n’a jamais eu d’illusion sur notre prétendue démocratie et sur la représentation parlementaire, l’utilisation du 49.3, le prolongement de l’état d’urgence et les violences policières constituent un véritable tournant : imposer par la force des lois qui s’attaquent directement et brutalement aux droits et libertés des travailleurs et des travailleuses.


François hollande alors dans l’opposition en 2006, déclarait « le 49-3 est une brutalité, est un déni de démocratie ». Aujourd’hui l’Etat et le patronat, main dans la main, mènent la lutte des classes et cherchent à la gagner par les voies les plus autoritaires. Loi Macron (obtenu par le 49.3), loi El Khomri, chantage sur les négociations Unedic, etc. : nous ne pouvons, ne devons plus laisser faire. Face à la violence sociale exercée par le gouvernement et le patronat, répondons par la force de la grève et de la lutte.


Pour la CNT, il est urgent et nécessaire, d’organiser une véritable riposte sociale et syndicale, en organisant le rapport de force par la grève générale reconductible, et ce dès le 17 mai prochain. Nous appelons l’ensemble des organisations syndicales à prendre leurs responsabilités et l’ensemble des travailleurs et des travailleuses à mener la lutte contre la loi EL KHOMRI et contre l’ensemble des lois patronales, dans l’unité, à travers des AG dans les entreprises et réunions d’informations dans les quartiers.


Nous appelons également à la reconduction de la grève le 18 mai en faisant converger la lutte contre la loi travail avec celle des différents secteurs mobilisés : cheminot-es en grève contre le décret socle ferroviaire et le projet de convention collective du rail, intermittent-es mobilisé-es contre le projet de convention UNEDIC...


La CNT revendique :


- Le retrait de la loi travail et l’ensemble des lois patronales (Loi Macron, pacte de responsabilité, CICE etc..) ;
- Le retrait du projet de convention UNEDIC précarisant encore un peu plus les travailleurs et travailleuses, notamment les intérimaires et les travailleur-euses du spectacle ;


UNITE SYNDICALE, POUR LA GREVE GENERALE ! Seule la lutte paye !


LA CNT

Publié le 14 mai 2016.