Elections des représentants-es des travailleurs à l’ADMR 54

Les élections professionnelles à l’ADMR du Saintois se dérouleront le jeudi 27
juillet 2017. Ces élections concernent l’instance des délégués du personnel.


Les élus ont pour mandat et mission de présenter à l’employeur, notamment lors d’une réunion mensuelle obligatoire, les réclamations individuelles ou collectives, relatives par exemple :

- aux salaires, à l’hygiène, à la sécurité ou aux conditions de travail des salariées
- à la durée du travail
- à l’application du code du travail, des conventions collectives et accords collectifs de
travail signés dans l’entreprise
- à la protection sociale, aux congés payés.
- à l’amplitude de travail et à la modulation.


Le fait de passer par l’intermédiaire des délégués du personnel permet au salarié de faire ses réclamations dans l’anonymat et de rester à l’abri de toutes réprimandes de la part de l’employeur.

Les déléguées du personnel peuvent aussi accompagner les salariées qui le
désirent à toute convocation à un entretien avec la direction de l’association.

POUR NOS CONDITIONS DE TRAVAIL ET NOS DROITS SOCIAUX VOTEZ POUR LA LISTE CNT LE 27 juillet 2017

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Publié le 14 juillet 2017.
La machine de guerre anti-sociale est En Marche

La machine de guerre anti-sociale est En Marche !

En marche sur le code du travail !

Emmanuel Macron nous l’a annoncé : il ne veut pas perdre de temps pour sa nouvelle réforme du droit du travail. En ardent défenseur du capitalisme et du patronat, lui et son gouvernement cogitent actuellement à plein régime sur la façon de faire passer sa réforme du Code du travail par voie d’ordonnances avant la fin de l’été.

« Dialogue social » oblige, la mascarade de la consultation des « partenaires sociaux » s’enchaîne au pas de charge avant de passer rapidement aux choses sérieuses. Mais l’orientation est déjà fixée : il s’agit tout simplement de donner au patronat le pouvoir de faire le droit en s’affranchissant une bonne fois pour toutes du « principe de faveur » qui a été au cœur de la construction historique du droit du travail en France.
Quelles sont les grandes lignes du projet de cette nouvelle « loi travail puissance 10 » ?

Une inversion totale de la hiérarchie des normes

Tout d’abord, Macron a promis de mettre fin aux 35h. Avec toutes les possibilités d’aménagement du temps de travail qui se sont empilées avec le temps, à quoi s’ajoute la possibilité de baisser le taux de majoration des heures supplémentaires par accord, les 35h étaient déjà bien mal en point. Macron veut leur donner le coup de grâce.

Sur ce sujet emblématique, comme sur le reste, l’idée est de poursuivre la dérégulation en renvoyant à la négociation d’entreprise le soin de fixer la norme en droit du travail. Car l’idée générale est d’achever l’inversion de la hiérarchie des normes – en donnant la primauté aux accords d’entreprise par rapport aux conventions de branche et à la loi – en la généralisant au-delà du seul sujet du temps de travail. C’était déjà le projet de la loi travail mais la durée de base du travail restait encore fixée par la loi. De plus certains sujets demeuraient uniquement négociables au niveau de la branche (comme les grilles de minima salariaux) sans possibilités de dérogation dans un sens défavorable au niveau de l’entreprise. Aujourd’hui tout doit disparaître !

Pour être sûr que cette dérégulation soit effective, Macron prévoit de contourner le monopole syndical sur la négociation collective en étendant la possibilité d’organiser des référendums d’entreprise. Là où la loi travail donnait la possibilité à un syndicat minoritaire d’initier un référendum, Macron veut pousser la logique au bout en donnant cette possibilité aux employeurs.

On imagine déjà le chantage à l’emploi qui jouera à plein au niveau de l’entreprise pour faire passer toutes les régressions à coups de référendums successifs.

Le référendum d’entreprise est un leurre de démocratie. Les salarié.es seront placé.es devant un choix individuel, alors que la défense des intérêts des travailleur.euses ne peut véritablement se faire que collectivement. Dans ce sens, passer outre les représentant.es du collectif des travailleur.euses pour demander l’avis individuel de chaque travailleur.euse, c’est faire croire à la fiction d’une relation égale entre un.e travailleur.euse et un patron.

Ce projet est ni plus ni moins, que l’aboutissement du déjà ancien projet patronal de « refondation sociale » initié en 2000 par Ernest-Antoine Seillière, ex-président du Medef, de dérégulation généralisé du droit du travail. Il est important que chaque organisation syndicale joue son rôle de défense des intérêts des travailleur.euses et que Macron ne trouve pas d’alliés syndicaux pour mettre en scène son « dialogue social » et surtout réaliser son projet.

La fusion des institutions représentatives du personnel

La loi Rebsamen avait étendu les possibilités de fusion des différentes institutions représentatives du personnel dans des délégations unique du personnel (DUP) jusqu’à 300 salarié.es en y intégrant notamment les CHSCT. Sur ce point Macron veut là aussi aller plus loin en autorisant toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, à mettre en place une DUP.

La fin du compte pénibilité

Autre revendication permanente du Medef depuis 2010 : l’abrogation du compte pénibilité. C’était la seule micro-avancée du quinquennat Hollande pour faire passer sa réforme des retraites auprès de la CFDT. C’était encore trop pour le patronat. Pierre Gattaz a qualifié la mesure d’ « usine à gaz » et insisté pour que le gouvernement « la fasse sauter ». Macron va s’employer à exaucer ses vœux.

Un permis de licencier a moindre coût

De même la question du plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif, initialement prévue par le projet de loi travail, et finalement abandonnée, devrait faire sa réapparition. Le tribunal n’aurait plus à apprécier le préjudice réel, l’indemnité maximale serait fixée une bonne fois pour toutes.

C’est, là aussi, la réalisation des désirs du patronat. Pierre Gattaz, président du Medef, plaide ainsi depuis longtemps pour le plafonnement des indemnités prud’homales en mettant en avant « la peur » des chefs d’entreprise. Concrètement il s’agit pour le patronat de pouvoir anticiper et provisionner ce que coûtera un licenciement abusif pour licencier tranquillement.

Le document de travail du gouvernement paru dans la presse révèle que les termes mêmes de la rupture du contrat de travail (motifs de licenciement, préavis et indemnités) pourraient être modulables et renvoyés à la négociation d’entreprise.
Et la fonction publique ?

Derrière les suppressions de postes, la casse du statut

Ce projet d’une deuxième loi Travail n’est qu’une première étape avant celui de la casse de la fonction publique. La logique ? Attaquer le droit du travail privé avec la loi Travail 2 et, une fois la loi passée, s’attaquer aux fonctionnaires pour leur appliquer les mêmes mesures en les présentant comme des privilégiés par rapport aux travailleur.euses du privé. N’oublions pas que c’est cette stratégie qui avait été mise en œuvre pour les retraites, par exemple. Qu’on ne s’y trompe pas, Emmanuel Macron ne compte pas simplement supprimer des postes comme l’ont fait ses prédécesseurs. Début février, Macron explicitait son programme : « 500 000 fonctionnaires vont partir à la retraite. Sur la fonction publique d’État et territoriale, 120 000 ne seront pas remplacés ». Mais il fait également partie de ceux qui pensent que le service public coûte « trop cher à l’État » ou que le statut de fonctionnaire ne serait « plus adéquat ».

LA FIN DES 35H POUR LES FONCTIONNAIRES

Depuis longtemps, nombre de politiques ont comme projet de revenir sur les 35h, y compris pour les fonctionnaires. Macron ne fait pas exception en la matière, dans son programme, derrière l’idée de développer « de nouvelles façons de travailler » pour les fonctionnaires c’est le temps de travail qui est en ligne de mire. Sur le Code du travail et en particulier le temps de travail (35h, RTT, congés, etc.) n’imaginons pas que les projets n’ont vocation qu’à s’appliquer au privé.

LE RÉTABLISSEMENT DU JOUR DE CARENCE

Toujours au nom de « l’égalité » public/privé, Macron a également promis de rétablir le jour de carence avant d’être pris en charge par l’assurance maladie pour les agents en arrêt. Outre le fait que la fameuse « égalité » se fait toujours par le bas pour nos thuriféraires de la parole patronale, celle-ci ne tient pas compte de la réalité. En effet une grande partie des entreprises prennent en charge les jours de carence de leurs salarié.es. Une étude de 2009 intitulée « Protection sociale complémentaire d’entreprise », menée par l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé, révèle que 66 % des salarié.es bénéficient d’une prise en charge du délai de carence par leur prévoyance entreprise. En instaurant un jour de carence pour les fonctionnaires, ces derniers seront donc traité.es comme la minorité de salarié.es du privé les moins bien indemnisé.es.

VERS LA FIN DU POINT D’INDICE

Concernant les salaires des fonctionnaires, fini aussi la « parenthèse » de 2016 avec une bien faible revalorisation de 1,2 % du point d’indice. À l’issue des premières rencontres entre syndicats de la fonction publique et gouvernement les orientations sont claires : il n’y aura pas de hausse de la valeur du point d’indice en 2017 et un rendez-vous salarial annuel n’est pas envisagé avant 2018.

Suppressions de postes et gel du point d’indice ont un air de déjà-vu : appliqués par les différents gouvernements, du PS de Hollande à la droite de Sarkozy.

Mais, là aussi, il y a plus. Une nouveauté s’est glissée dans le programme de Macron, et, comme l’on dit souvent, le diable est dans les détails. Suite aux rencontres bilatérales avec les syndicats « représentatifs », nous avons appris quelques-unes des « grandes orientations » du gouvernement. Le gouvernement projette de différencier la valeur du point d’indice qui sert à calculer la rémunération des fonctionnaires en fonction des versants de la fonction publique (État, hospitalière, territoriale). En créant trois points d’indice différents, l’enjeu pour Macron est de diviser la fonction publique, pour attaquer là aussi sur des calendriers distincts les différents secteurs, fonction publique d’État, hospitalière, et territoriale. Un préalable donc à une remise en cause brutale des acquis de la fonction publique.

Ce que cherche à faire Macron est dans la lignée des politiques et des contre- réformes que nous subissons depuis des années : pousser jusqu’au bout la transformation managériale des secteurs publics, instaurer le modèle de l’entreprise dans les institutions publiques avec son corollaire de « rentabilité », de « performance » et de course à la valorisation, au détriment du service public.

Le rêve final de Macron ? Que le Code du travail broyé par ses réformes soit applicable à la fonction publique.
Ce scenario n’est pas une fatalité, il ne tient qu’à nous de le faire échouer.
le gouvernement veut aller vite ?
à nous de nous mobiliser sans attendre !

Pour la CNT, le rôle du syndicalisme n’est pas d’écrire avec le gouvernement la pire opération de destruction des acquis sociaux de l’Histoire. Il consiste à s’inscrire dans un rapport de force, celui de la lutte des classes, qui permettra d’imposer nos revendications. Il est nécessaire de faire front pour faire reculer la loi du capital !

Pour la CNT, le rapport de force doit se faire par la mobilisation de tous et de toutes, en s’organisant dans les syndicats outil social et économique appartenant aux travailleur-euses et non aux bureaucrates. Le communisme libertaire, projet révolutionnaire porté par la CNT, basé sur la socialisation et l’autogestion des moyens de production, la répartition des richesses produites par ceux et celles qui travaillent, est une urgence sociale, politique, économique et écologique.

La CNT revendique :

  • Le retrait de la loi travail et autres lois/ordonnances patronales à venir ;
  • L’amnistie pénale et civile pour l’ensemble des militant-es condamné-es ;
  • Le renforcement des droits syndicaux en entreprise ;
  • Un accès aux indemnités de chômage avec un taux de remplacement à 100 % du meilleur salaire ;
  • l’autogestion des caisses de la sécurité sociale, par les salarié.es eux et elles-mêmes, selon le modèle existant avant les ordonnances de 1967 (qui ont introduit le paritarisme syndicats/patronat) et son financement par le salaire socialisé ;
  • L’arrêt des exonérations de cotisations sociales patronales ;
  • Une augmentation significative des salaires ;
  • Titularisation/CDIsation de tous les emplois précaires (du public comme du privé) ;
  • Régularisation de tous les sans-papiers et accueil de l’ensemble des migrant-es.
Publié le 22 juin 2017.
Rencontres projection débats sur les coopératives argentines





Le 28 juin à partir de 18h, dans le cadre d’une soirée sur l’autogestion en Argentine et d’une coopération avec le Secrétariat International de la CNT, les syndicats de la CNT Moselle invitent toutes et tous à participer à une rencontrer la coopérative argentine LAVACA ainsi qu’à la projection du film « Nosotros del Bauen ».
LAVACA est une coopérative située à Buenos Aires. Née en 2001 dans le cadre des protestations contre le gouvernement argentin aux cris de « que se vayan todos » (qu’ils s’en aillent tous).



Depuis elle se propose d’être un outil favorisant l’émancipation des individus et des classes populaires en favorisant l’autogestion des projets de vie personnels et collectifs, la libre circulation des nouvelles formes de pensé et d’action, ainsi que l’exercice de la liberté comme une forme de contre pouvoir.



Dans cette optique, et au contact de populations très diversifiées telles que les habitants des bidonvilles argentins, des populations d’origines amérindiennes, des transsexuels, des universitaires... la coopérative LAVACA s’est dotée de nombreux outils tels que le magazine « Mu », une station de radio, une agence d’information , un centre culturel, et elle anime et édite de nombreuses brochures ou ateliers d’information alternative au service des classes populaires.



Aujourd’hui la coopérative LAVACA est victime en Argentine d’une répression violente de la part du pouvoir politique.



Cette rencontre sera accompagnée de la projection du film « Nosotros del Bauen » :
Dans le cœur de Buenos Aires, l’hôtel Bauen, fut construit sous la dictature militaire, pour accueillir la coupe du monde de football. Durant 25 ans, ses employés ont servi l’élite argentine et accueilli les touristes venus du monde entier. Depuis mars 2003, ils travaillent en autogestion, se partageant les tâches et les salaires, votant lors des assemblées générales toutes les décisions les concernant. Elena, Osvaldo, Santiago, Marcello, sont quelques-uns des employés de la coopérative. Ils luttent aujourd’hui contre leurs anciens patrons, désireux de récupérer l’immeuble à leur profit. Droit au travail contre droit à la propriété, quelle légitimité l’emportera ? À partir de ce lieu unique, le film se propose de plonger au cœur de l’autogestion et de rendre compte de l’Argentine d’aujourd’hui.



Union Départementale des syndicats CNT de Moselle


restauration sur place

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Publié le 19 juin 2017.
Préparons la riposte sociale, soyons ingouvernable

Pour une réelle convergence des luttes

Communiqué confédéral du 01-05-2017
Préparons la riposte sociale, soyons ingouvernables
pour une réelle convergence des luttes


Ce 1er Mai s’inscrit dans un contexte social particulier, celui de l’entre deux tours des élections présidentielles. La population aura le choix entre un ancien banquier prônant un libéralisme sauvage et la candidate FN dont le programme se résume à la haine des étranger.es et qui ose prétendre défendre les plus pauvres, les ouvrier.es, alors que ce parti sera toujours l’allié de la bourgeoisie et l’ennemi des travailleur.euses.

À la CNT, l’agenda social qui nous préoccupe, celui des travailleur.euses, des précaires et des opprimée.es, n’a pas à se plier à celui de la bourgeoisie et des capitalistes, car nous poursuivons un projet de société qui voit bien au-delà des réformes et élections.

En tant qu’organisation syndicale revendiquant l’autonomie des luttes, le combat premier pour nous, et au-delà, pour l’ensemble des salarié.es, est d’organiser une riposte sociale à chaque réforme antisociale, à chaque attaque contre les acquis sociaux que la classe ouvrière a arrachés de haute lutte, à chaque montée des idées réactionnaires, réformistes, fascisantes, qui progressent d’année en année.
POURQUOI CES IDÉES PROGRESSENT-ELLES ?

Nous ne croyons pas qu’il puisse y avoir une véritable adhésion idéologique à des politiques qui vont à l’encontre des intérêts des travailleur.euses. En réalité, les pouvoirs politique et financier (qui ne font qu’un) utilisent les médias dominants pour diffuser des messages simplistes et déformés, qui présentent la société capitaliste comme étant un modèle inévitable, le seul viable, pour mieux nous déposséder de nos droits et de notre parole. Ces messages désignent les plus précaires d’entre nous, chômeur.euses, retraité.es, femmes, migrant.es, comme les maillons faibles d’une société qui ne tolérerait que des petits soldats de la productivité à outrance.
LA VÉRITABLE JUSTICE SOCIALE PASSERA PAR LA LUTTE DES CLASSES

Au-delà de cette situation de crise politique, nous rappelons la nécessité de construire un véritable mouvement social, comme ce fut le cas lors des cinq mois de lutte contre la loi El Khomri. Il n’y a rien à attendre de ce système de représentation qui confie à des élites cyniques et carriéristes, la gestion de nos vies. Il faut que chacune et chacun d’entre nous prenne conscience de l’urgence d’une révolution sociale, d’un changement complet d’organisation sociétale, qui passe d’abord par les luttes au quotidien, au travail, dans nos familles, dans nos quartiers, contre les idées réactionnaires et racistes, contre les oppressions patronales, patriarcales, xénophobes. Cette société qui broie les plus « faibles » n’est pas une fatalité, mais l’implication de chacun.e est nécessaire pour qu’un changement puisse advenir. Au-delà de l’agenda électoral, et quel que soit le résultat des présidentielles, il faudra, dès le lendemain, garder notre vigilance intacte, réactiver l’énergie qui a permis une résistance de plusieurs mois contre la loi El Khomri et qui a vu se réenclencher une dynamique de convergence de lutte dans laquelle la CNT entend s’inscrire tout en conservant sa spécificité et ses revendications.
UN PEU D’HISTOIRE : LE 1ER MAI, UNE JOURNÉE DE LUTTE DES TRAVAILLEUSES ET DES TRAVAILLEURS… ET NON LA « FÊTE DU TRAVAIL » !

Comme chaque année dans de nombreux pays, le 1er mai sera l’occasion pour les travailleuses et les travailleurs et leurs organisations de célébrer l’histoire du mouvement social et syndical.

Pourtant, cette journée est à son origine une journée de lutte plutôt que de célébration. Elle trouve ses racines dans la grève générale du 1er mai 1886 aux États-Unis (impulsée – certains l’oublient volontiers – par un syndicalisme libertaire) pour la journée de travail de huit heures : revendication qui sera portée par la classe ouvrière en France et ailleurs dès le 1er mai 1890, à l’occasion de la première « Journée internationale des travailleur.euses ».

C’est en 1919, suite à la victoire de la journée de huit heures, que le 1er mai deviendra en France un jour chômé. Plus tard, en 1941, le régime de Vichy lui donnera le nom de « Fête du travail », appellation qui aujourd’hui encore satisfait ceux et celles qui ne veulent pas se souvenir que le 1er mai est avant tout un jour de revendications et de lutte des exploité-es.

Pour la CNT, cela ne fait aucun doute : le 1er mai reste celui de la lutte des classes, comme nous le rappelle quotidiennement la triste réalité du monde capitaliste : chômage, précarité, pauvreté, conditions de travail indignes...

LA CNT REVENDIQUE :

Le retrait de la loi travail et autres lois patronales ;
L’amnistie pénale et civile pour l’ensemble des militant-es condamné-es ;
Le renforcement des droits syndicaux en entreprise ;
Un accès aux indemnités de chômage avec un taux de remplacement à 100 % du meilleur salaire ;
un rétablissement du droit à l’allocation chômage en cas de démission ;
Une augmentation significative des salaires ;
Titularisation/CDIsation de tous les emplois précaires (du public comme du privé) ;
L’arrêt des exonérations de cotisations sociales patronales ;
Régularisation de tous les sans-papiers et accueil de l’ensemble des migrant-es.

Pas de guerre entre les peuples
pas de paix entre les classes

Publié le 2 mai 2017.
Manifestation Anti-FN à Metz le 18 mars 2017 :

TOUTES ET TOUS UNI-E-S LE 18 MARS CONTRE LE FRONT NATIONAL ET L’EXTRÊME DROITE : NO PASARAN ! }




Camarades travailleuses et travailleurs,
Samedi 18 Mars l’heure de l’antifascisme devra sonner… C’est en effet à cette date que Marine Le Pen vient faire son meeting de campagne aux Arènes de Metz. Bien qu’indépendante de toute structure politique, la CNT appelle à se mobiliser parce qu’elle est antifasciste par essence. Et être antifasciste, ce n’est pas seulement le dire, car au-delà de nos paroles ce sont nos actes qui nous définissent… Dans le contexte mondial actuel et devant la montée du fascisme dans le monde entier (Trump, Erdogan, Poutine, Netanyahu…), résultant d’une mise à feu et à sang de l’ensemble de la classe ouvrière par les oppresseur-euse-s de classe le fascisme profite d’une perte de confiance justifiée par les trahisons des élu-e-s envers les peuples… En France, usant d’obscurantismes et d’amalgames, renforcés par une dédiabolisation manipulatoire et orchestrée, le FN et sa représentante se posent devant une population trompée et apeurée comme des sauveurs et sauveuses à travers des discours nullement populaires mais populistes…

Son discours, comme le veux traditionnellement le fascisme, consiste à rejeter la responsabilité des échecs de la société sur des tranches opprimées de cette population tout en reprochant aux élu-e-s une espèce de « laxisme » ET en se posant en martyr, plutôt que de remettre en question un système qui auto-génère les inégalités sociales…

Hors le discours de ce FN 2.0 incarné par Marine n’a de cesse de faire passer ce parti pour tout ce qu’il n’est pas… Il se prétend représentatif des français et des classes populaires, alors qu’il est dirigé par des énarques dont nombre sont impliqué-e-s dans l’affaire « Panama Papers » ainsi que d’autres trafics d’influence et de biens sociaux. En plus de ses idées nauséabondes, les casseroles que traîne le FN le fait devenir un parti comme les autres. Comment ne pas parler aussi de sa volonté de dissoudre syndicats et organisations militantes, outils de luttes collectives qui sont les derniers défenses des travailleur-euse-s face à l’asservissement patronal… Quand à la loi sur le « secret des affaires » rappelons que leur vote était favorable, comment ne pas s’en étonner… On se rappelle également la prise de position en faveur du bras armé de l’oppression sociale, voire raciste, lors de la répression des mouvements contre la loi travail tout comme dans l’affaire d’Adama Traoré, de Rémi Fraisse ou de Théo.

Il se prétend aussi parti du droit des femmes au prétexte d’avoir des femmes parmi ses porte-paroles ! Mais où a été la défense de ce droit en décembre 2013 et mars 2014 lorsque Marine a voté au Parlement Européen contre deux textes pour l’égalité homme-femme (rapports Estrela et Zuber) ? Où est-il lorsqu’elle parle de durcissement de l’accès à l’avortement en parlant d’ « avortement de confort », terme qui nie complètement toutes les pressions sociales subies par les femmes concernant leur sexualité et les injonctions à la maternité ? Et en quoi, conformément à son programme, cela va-t-il faire progresser les droits des femmes en les incitants à retourner s’enfermer dans un modèle patriarcal du modèle familial ?

De plus, le FN et Marine Le Pen ne doivent-ils pas être qualifié de racistes ou de fascistes ? Risque-t-on un procès en prétendant le contraire ? Donc quand Engelmann, maire FN d’Hayange essaie de chasser le Secours Populaire au prétexte que celui-ci aurait un discours pro-migrant, ce ne doit pas être du racisme ? Quand Robert Ménard, maire apparenté FN de Bézier, lance une campagne contre l’invasion de migrant-e-s dans sa ville ou effectue des statistiques ethniques dans ses écoles maternelles et élémentaires, il paraît que ça aussi ce n’est pas du racisme ? C’est vrai que le politique migratoire (déjà raciste par essence) actuelle est tellement laxiste que des millions de réfugié-e-s ont été accueilli-e-s dans les millions de mètres carrés de bâtiments vides que compte notre pays… Et il ne faut ô grand malheur jamais parler sans choquer la morale de l’atout majeur de la campagne « contre l’islamisation » qu’est Brigitte Bardot, porte-voix du parti dans une lutte qui se veut pour les animaux contre les abattoirs mais hallal uniquement sous un prétexte fallacieux jamais prouvé et bien pratique pour alimenter la haine…

En outre, Marine Le Pen et sa bande de tordu-e-s, au prétexte d’avoir des concerné-e-s dans leurs rangs, ne seraient pas homophobes non plus ? L’abrogation du mariage pour tous, la considération de l’homosexualité comme une anomalie biologique, le refus à l’homoparentalité et à l’adoption, c’est pas de l’homophobie nous dit-on ! La blague ! Tout comme cet acharnement contre une théorie du genre qui ne serait pas transphobe car elle participerait à lutter contre un lobby gay qui pervertirait les enfants… Théorie sans preuves et inévitablement à la fois fasciste et homophobe…

Ayant déjà fort à faire face à une radicalisation nationaliste et sécuritaire de nombreux partis politiques favorisée et amplifiée par leurs fausses polémiques, la CNT se doit dire stop à la propagation de mensonges et de manipulations sur la classe ouvrière, et à ces discours toujours plus racistes, homophobes, sexistes, transphobes… A celles et ceux qui crieraient à la liberté d’expression, nous parlons de liberté pour qui ? Les opprimé-e-s visé-e-s par les fascistes disposent-ils-elles du même espace médiatique pour s’exprimer ? En tant qu’anarcho-syndicalistes et militant-e-s antifascistes, nous ne pouvons laisser la liberté d’expression disparaître au profit d’une liberté d’oppression…

Alors Samedi 18 Mars 2017 La CNT appelle toute organisation antifasciste ou toute personne contre l’extrême-droite à UN RASSEMBLEMENT suivi d’UNE MANIFESTATION à 10H PLACE DE LA RÉPUBLIQUE à METZ !!!

Pour que Marine Le Pen ne se sente jamais la bienvenue pour venir tenir ses discours ici ou ailleurs Pour qu’elle et ses sbires se rendent compte qu’on est pas crédules de leurs manipulations Pour rappeler aux élu-e-s et responsables locaux du FN, tels que Grollet ou Engelmann qu’on est toujours là et qu’on le sera toujours… Pour combattre leurs idéologies par un antifascisme de lutte des classes !

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Publié le 17 mars 2017.