Fonction publique : en grève le 22 mai !

Communiqué du 16 mai 2018

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Transport publics, hôpitaux, EPHAD, éducation nationale et enseignement supérieur, protection de l’enfance, collectivités territoriales, justice, etc… Dans tous les secteurs d’activités du public, les personnels souffrent des mêmes maux depuis des années : manque d’effectif, précarité des salarié.e.s, austérité et conditions de travail déplorables, remise en cause des statuts et privatisations rampantes sont les conséquences de décennies de politiques libérales.


Et le gouvernement Macron n’est pas en reste dans cette logique : la loi ORE qui instaure la sélection à l’Université, l’abandon du système de soin pourtant à l’agonie, les baisses de dotations pour les collectivités territoriales, et la remise en cause du statut de cheminot, véritable privatisation détournée de la SNCF, sont autant de décisions qui montrent que ce gouvernement a décidé d’ignorer la colère sociale, et la réalité d’une situation catastrophique.


Pire encore, après plusieurs semaines de lutte dans les université, les hôpitaux ou encore à la SNCF, le gouvernement ne répond que par la répression policière, les poursuites judiciaires et cherche à tout prix à opposer travailleurs et usagers des services publics.


Aux fonctionnaires des trois fonctions publiques, le SEST Lorraine tient à rappeler que la remise en cause du statut des cheminots constitue bien un préalable pour Macron : si le bastion syndical qu’est le rail est défait, c’est bien aux différents statuts de fonctionnaires que le gouvernement s’attaquera sans plus aucune crainte.

Aux usager.e.s, le SEST Lorraine CNT rappelle que les luttes actuelles des travailleur.se.s du public ne s’arrêtent pas à la défense de leurs acquis et de leurs conditions de travail, mais bien au-delà à la défense d’un service public de qualité, de proximité et accessible à toutes et tous sans condition.


Aussi le SEST Lorraine appelle tous les travailleur.se.s du public comme du privé à converger dans la grève et dans l’action dès le mardi 22 mai, pour la défense de tous les services publics et contre les politiques libérales du gouvernement. Il invite toutes et tous à participer massivement à la manifestation qui partira à 14h de la gare de Metz.


Face à l’État et du patronat, seule la solidarité interprofessionnelle et la convergence des différentes luttes de la classe populaire permettra de construire un rapport de force suffisant.



SEST Lorraine CNT (Syndicat CNT de la Santé, du Social, de l’Education et de la Territoriale).

Publié le 16 mai 2018.
Mercredi 16 mai : en grève pour défendre l’enseignement supérieur !
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Jeudi 3 mai, sur le CLSH-Nancy, des étudiants mobilisés pacifiquement contre la loi ORE ont subi une charge policière soudaine et violente : étudiants plaqués au sol ou encore tirés par les cheveux. Les forces de l’ordre ne pouvant pénétrer sur un site universitaire qu’à la demande du président de l’université, en lien avec le préfet, c’est avec son assentiment que cette charge a eu lieu. Six étudiants et un doctorant ont été placés en garde à vue, les six premiers étant poursuivis, soit pour violence, soit pour dégradation.


Lors du « déblocage » du CLSH-Nancy, des locaux associatifs ont été vidés, sans motif. Ils sont toujours fermés. En « salle des profs », les panneaux syndicaux ont également été vidés de leurs affiches. Désormais, le CLSH est filtré par des vigiles, une fouille des sacs est organisée. A Metz, ce sont deux UFR qui sont filtrées : ALL et SHS. Là aussi les conditions de travail et d’études sont fortement dégradées par le fait d’un président qui prend des mesures disproportionnées.



Ces situations sont inacceptables !


Nous dénonçons tout à la fois l’intervention de la police, qui n’a rien à faire sur un site universitaire, les mesures de filtrage mises en place et l’acharnement de l’équipe présidentielle contre les étudiants. La situation de blocage de nombreuses universités dans le pays est le fruit de la loi ORE, qui instaure la sélection à l’entrée en licence et que la jeunesse, comme les personnels, combat avec raison. A l’université de Lorraine, ce blocage a été renforcé par le refus du président de généraliser le « Oui à toutes et tous sans mise en attente », mis en place par plusieurs UFR.



Toutes et Tous en Grève mercredi 16 mai !



Assemblée générale Metz : 12h – SHS, Amphi Arendt Nancy : 12h – CLSH



Rassemblement Metz : 11h30 devant l’UFR SHS Nancy : 14h – Présidence, Cours Léopold



Nous demandons :

• Le retrait des poursuites judiciaires contre les étudiants et l’absence de toute procédure disciplinaire contre elles et eux.

• Le retour au fonctionnement normal du CLSH-Nancy et des UFR ALL et SHS de Metz (y compris la réouverture du local des associations)

• L’abrogation de la loi ORE

• Des moyens pour l’Enseignement Supérieur et la Recherche et pour l’Université de Lorraine, le dégel des postes 


Le collectif des personnels de l’université de Lorraine contre la sélection, soutenu par : CGT FERC SUP et SNTRS-CGT (section Lorraine), CNT SEST LORRAINE, SNESUP-FSU, SNASUB-FSU, SNPREES-FO, SUD-ÉDUCATION LORRAINE et le Collectif Etudiant Metz en Lutte



Mercredi 16 mai : GREVE à l’UNIVERSITE pour défendre l’accès libre à l’enseignement supérieur

Publié le 15 mai 2018.
Grève à l’Université de Lorraine
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Communiqué du 7 mai 2018


Depuis maintenant plusieurs semaines les étudiant.e.s et personnels de l’Université de Lorraine sont en lutte contre la loi ORE qui instaure la sélection à l’entrée à l’université. Depuis le début du mouvement, ces derniers ne récoltent que le mépris du gouvernement qui ne cherche qu’à discréditer une lutte collective pourtant pacifique, légitime, et menée par les premier.e.s concernés.e.s.


Dans notre université, le président Mutzenhardt a d’ailleurs clairement choisi la même attitude. Après avoir autorisé une violente charge de CRS à l’égard des étudiant.e.s à Nancy le jeudi 3 mai, après avoir vidé les locaux d’associations étudiantes entraînant ainsi la destruction d’archives associatives sur le campus de Lettres à Nancy, après avoir fait appel à des sociétés de sécurité privées – lesquelles emploient des étudiant.e.s : ce qui, au-delà d’exploiter la précarité étudiante, instaure de fait un climat délétaire au sein de la communauté universitaire - après avoir sciemment tenu des propos diffamatoires dans la presse à l’égard des étudiant.e.s mobilisé.e.s cette semaine, c’est bien un dispositif sécuritaire et policier sans précédent dans l’histoire de l’Université de Metz qui acceuillera les étudiants ce lundi 7 mai.


Le syndicat des travailleur.se.s de l’éducation de la CNT (SEST Lorraine) dénonce avec vigueur le climat répressif instauré par la présidence ainsi que les conditions de tenue de ces examens à l’Université de Lorraine.


A partir de ce lundi 7 mai, alors que nos syndiqué.e.s refuseront de participer à l’organisaiton des examens dans de telles conditions, notre syndicat appelle l’ensemble des personnels de l’Université de Lorraine à la grève reconductible, non seulement pour la fin d’un climat repressif et policier dans lequel il est devenu impossible de remplir nos missions, mais également contre la loi ORE, qui constitue une nouvelle attaque faite au service public universitaire.


La CNT SEST Lorraine appelle l’ensemble des personnels à se joindre aux étudiant.e.s en lutte au sein des Assemblées Générales organisées sur le campus du Salucy à Metz afin de coordonner et d’amplifier le mouvement de lutte au sein de l’université, et au-delà, en convergeant avec les luttes des autres secteurs du public comme du privé.


Finalement, le SEST Lorraine CNT appelle toutes et tous à participer massivement à la journée de mobilisastion du 22 mai prochain, pour la sauvegarde des servives publics, pour le retrait de la loi ORE, et pour une université de qualité et ouverte à tou.te.s.


SEST Lorraine- CNT

Publié le 6 mai 2018.
1er mai : journée internationale de la classe ouvrière

Le 1er mai 1886 débute à Chicago une grève de plusieurs jours organisée par les syndicats de salarié.es afin d’obtenir la réduction du temps de travail journalier de 12 à 8 heures impulsée principalement par un syndicalisme révolutionnaire et libertaire. Le mouvement s’inscrit dans la longue lutte autour de la journée des huit heures, revendication du mouvement ouvrier dans tous les pays depuis ses origines, notamment en France, à l’occasion de la première « journée internationale des travailleuses et des travailleurs ».


Pour la CNT, cela ne fait aucun doute : le 1er mai reste celui de la lutte des classes, comme nous le rappelle quotidiennement la triste réalité du monde capitaliste : chômage, précarité, casse des services publics et des statuts, profonde remise en cause du code du travail. Le gouvernement balaye 70 ans de conquête sociale, à nous de porter collectivement nos choix pour un autre futur !

Avec les cheminot.es, construisons la convergence des luttes !


Depuis le début de l’année, plusieurs secteurs se mobilisent contre les attaques successives du gouvernement : à la SNCF, dans les EHPAD, les hôpitaux, à CARREFOUR, les facultés et lycées.


Le gouvernement s’attaque en premier lieu au cheminot.es (dernier bastion syndical ayant de longues années de traditions de luttes) : ce n’est pas le fruit du hasard, tant idéologiquement que stratégiquement. Dans son arrogance et sa violence sociale, le gouvernement sait que s’il réussit la réforme ferroviaire, il pourra l’imposer à l’ensemble des fonctions publiques !


Le choix politique du gouvernement, dans la lignée des logiques libérales de Rocard dès la fin des années 80 est de supprimer le statut des fonctionnaires dans le public (salaire à la qualification personnelle ou salaire déconnecté du marché du travail), le CDI dans le privé, au profit du « free-lance », de l’auto entrepreneuriat , dans une logique marchande !


Face à ces enjeux sociaux, au chantage à l’employabilité, et à la précarité, la CNT revendique l’extension du statut de fonctionnaire !


La lutte collective est plus que jamais importante :


Il est temps pour nous, de construire un véritable rapport de force et dans l’unité, et de dépasser les mouvements sectoriel et les grèves perlées, qui risquent de mener à un échec comme ce fut le cas lors du mouvement social de 2016.

Agir pour un autre futur, une nécessité :


Pour la CNT, le rapport de force doit se faire par la mobilisation de tous et de toutes, en s’organisant dans les syndicats, outil social et économique appartenant aux travailleur.euses et non aux bureaucrates.


Le communisme libertaire, projet révolutionnaire porté par la CNT, basé sur la socialisation et l’autogestion des moyens de production, sur la répartition des richesses produites par ceux et celles qui travaillent est une urgence sociale, politique, économique et écologique. Puisque ce sont celles et ceux qui souffrent au travail qui produisent les richesses et les services, qui doivent décider.

Face à l’État et au patronat, la socialisation des entreprises, la démocratie directe et la justice sociale ne sont pas des utopies, mais constituent un projet de société révolutionnaire dont sont porteuses nos pratiques syndicales au quotidien.

Visualiser le tract de la CNT pour le 1er mai 2018

Publié le 1er mai 2018.
Le Macronisme : une politique de non droit pour les travailleuses et les travailleurs

Alors que le gouvernement de Macron vise à discréditer les luttes en cours, ce dernier déclarant le 15 mars dernier « je ne sens pas de colère dans le pays ! » et n’a de cesse d’essayer de « jouer » la carte la division sociale, dont les médias raffolent actuellement, il y a une chose qui est sure : Les mouvements sociaux ne font que se multiplier, contre la violence sociale des réformes du gouvernement, mais plus largement, contre le libéralisme, comme le font nos camarades cheminot.es mais aussi ceux et celles qui participent activement à la lutte de la Zad de Notre Dame des Landes.


Casse de la protection sociale, casse du service public, répression à la Zad de NDDL : construisons la convergence des luttes


De la loi travail en 2016, en passant par les réformes « Macron », les politiques mises en place sont graves puisqu’elles remettent en cause l’ensemble de nos acquis sociaux, qui ont été arrachés par les luttes des travailleurs et des travailleuses.


Les déclarations récentes de Macron en disent long sur notre avenir et nos conditions de vies futures : annoncer vouloir « remettre le pays au travail », alors que près de 6 millions de chômeur.euses [1] essaient de retrouver un emploi est une véritable provocation ! Alors que la loi travail vise justement à faciliter les licenciements collectifs et à permettre ainsi au patronat de budgétiser sa délinquance.


Le gouvernement continue son arrogance, en stigmatisant principalement les cheminot.es et les retraité.es, en leur demandant de faire « des efforts » ! Mais comme d’habitude, le patronat et plus largement la classe dirigeante ne sont pas inquiétés, bien au contraire.


La lutte des cheminot.es est une véritable réponse politique et sociale à ce gouvernement libéral. Nos camarades ouvrent la voie vers l’organisation d’un réel rapport de force. Ils et elles montrent, à travers les journées de grèves massivement suivies, que le recul social ne se négocie pas, mais qu’il se combat ! S’inscrire dans cette lutte, c’est combattre les remises en cause des acquis sociaux, résister contre la précarité, contre la mise en concurrence des salarié.es et pour un véritable service public !


C’est avec mépris et violence, que le gouvernement répond à celles et ceux qui s’opposent à ces mesures !


Depuis le début de l’année, les agents hospitaliers comme celles et ceux des EHPAD se mobilisent contre la détérioration des conditions de travail et le sous-effectif.


Le gouvernement Macron répond vouloir « réformer et réorganiser » sans donner de garantie au niveau de la création de postes supplémentaires et encore moins sur les augmentations de salaires. Pire il prépare la casse des statuts de fonctionnaires (120 000 postes vont être supprimés).


Les étudiant.es et lycén.nes sont en luttes également, contre la sélection à l’université. Les administrations face aux manifestant.es, ferment les yeux devant les différentes descentes de militants d’extrême droite, venus casser des « bolchos », voire en sont complices. Comme ce fut le cas à la fac de droit de Montpellier, à Tolbiac (Paris) etc. Ces nervis seront toujours du côté du capital et de la bourgeoisie.


Les seules réponses du gouvernement face aux fortes mobilisations, sont le mépris vis à vis de l’ensemble de la population et les coups de matraques comme ça a été le cas lors de la manifestation de convergence des luttes sur Montpellier le 14 avril, et comme il l’a fait en envoyant plus 2500 gendarmes pour évacuer les militant.es présent.es à la Zad de NDDL [2].



Le 19 avril toutes et tous dans la rue pour une première journée de convergence des luttes !


La CNT

Publié le 18 avril 2018.