Élections dans les TPE

Du 30 décembre au 13 janvier 2017 DÉFENDONS NOS DROITS, POUR UN AUTRE FUTUR


Du 30 décembre au 13 janvier 2017 se tiendront les élections au sein des très petites entreprise (TPE), c’est à dire dans les entreprises et associations de moins de 11 salarié-es, ainsi que dans l’Aide à la personne (salarié-es du particulier). Nous ne le rappellerons jamais assez : nous sommes près de 5 millions à travailler dans les structures de moins de 11 salarié-es (industrie, bâtiment, hôtellerie, restauration, employé-es de maison, santé, journalisme, associations...). Souvent, nous sommes confronté-es à une précarisation de nos conditions de travail.

La réalité quotidienne des TPE, nous la subissons !
- Dans le secteur du nettoyage : En externalisant les activités, le patronat a trouvé une arme redoutable permettant de niveler les conditions salariales par le bas et de diviser les salarié-es exerçant pourtant sur le même lieu de travail. Les temps partiels imposés sur des horaires éclatés entre l’aube et le crépuscule sont la norme. Les femmes étant les premières concernées !

- N’oublions pas le secteur des transports et de la logistique. Le recours à l’intérim est désormais la norme. Pour obtenir un CDI, le parcours du combattant peut durer plusieurs années. Les missions plus ou moins longues s’enchaînent, la promesse de l’emploi durable est agitée telle une carotte destinée à augmenter la productivité. Mais lorsque l’activité économique ralentit, ces travailleur-euses précaires sont les premier-es sacrifié-es :retour à la case « Pôle emploi » !

- Même chose dans l’hôtellerie, la restauration, petits commerces, etc. : heures supplémentaires non payées, CDD illégaux. Le patronat agit en toute impunité, avec la complicité des gouvernements successifs !

- Salarié-es du particulier : Salarié-es du particulier ou de l’Aide à domicile, le Code du Travail et les conventions collectives du salarié du particulier, Branche de l’Aide à Domicile ou Service à la personne vous donnent les mêmes droits qu’un-e salarié-e en CDI. Pourtant des employeurs voyous vous exploitent sans vergogne et vous renvoient d’un simple coup de téléphone quand ils n’ont plus besoin de vous. Même avec très peu d’heures par mois, vous avez droit au préavis et à l’indemnité de licenciement correspondant au temps passé chez votre employeur et vous toucherez le chômage. Ne vous laissez pas faire sans réagir, faites appliquer vos droits, contactez-nous !

- Bâtiment : recours au travail non déclaré, embauche de sans-papiers pour abaisser le coût du travail, mépris des règles de sécurité se traduisant par des accidents du travail.

Les syndiqué-es de la CNT subissent toutes et tous ces réalités du travail parce que nous les vivons en tant que travailleur-euses. Nous avons fait le choix d’un syndicat autogestionnaire, sans salarié-es ni permanent-es. Comme toi, nous subissons des conditions de travail éprouvantes, pour un salaire de misère à la fin du mois nous subissons les pressions quotidiennes de nos patrons, les brimades ou le harcèlement (qu’il soit moral ou à connotations sexuelle ou raciste) et aussi les licenciements...Mais nous avons fait le choix de nous organiser, de ne pas rester seul-es devant un patronat offensif et arrogant.

La meilleure protection face à ton employeur : le syndicat !
Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si être salarié-e d’une TPE est aussi éprouvant. Sans Instances Représentatives du Personnel, la plupart des grandes centrales syndicales se sont longtemps désintéressés des TPE dans lesquelles le clientélisme syndical qu’elles pratiquent n’avait aucun sens : pas d’heures délégations à glaner, pas de « représentativité » et donc pas de subventions publiques à gagner, pas d’accords à négocier dans le dos des salarié-es pour tirer la couverture à soi... Ainsi, pendant longtemps, la plupart des organisations syndicales n’ont même pas cherché à syndiquer, à organiser les travailleurs-euses des TPE qui comptaient pour du beurre. Pourtant, la CNT ne le rappellera jamais assez : se syndiquer est une nécessité ! Face aux pressions des employeurs, face à la précarité et à toutes les souffrances au travail, rien de plus efficace et de plus protecteur que l’organisation collective dans le syndicat : conseil juridique, caisses de solidarité, assemblées générales de travailleurs-euses, grèves, occupations, blocages...

TU AS PEUR DE TE SYNDIQUER ? TON PATRON, LUI, A PEUR QUE TU TE SYNDIQUES !

Ce n’est pas pour rien si les politiques et les patrons accordent autant d’importance aux TPE. À leurs yeux ce sont bien nous, les salarié-es des Très Petites Entreprises, rarement syndiqué-es, qui sommes les plus corvéables et les plus exploitables ! Ne t’y trompe pas : si l’échelle humaine d’une entreprise de moins de 11 salarié-es peut conduire à penser que les intérêts du patron sont les mêmes que les tiens, rappelle-toi que les patrons eux, alors même qu’ils se disent concurrents, n’hésitent pas à s’organiser dans des syndicats, tels la CGPME, pour défendre des intérêts qui sont les leurs et qui sont loin de tes préoccupations quotidiennes. Quant aux grands patrons du Medef, rappelons que pour eux la situation dans les TPE est une aubaine car elle leur permet de contourner par la sous-traitance des accords d’entreprises plutôt favorables aux salarié-es et fruits des luttes sociales.

Ce n’est que collectivement et en s’organisant, que nous arriverons à imposer nos choix de société. Collectivement, faisons aboutir les revendications suivantes :

>Réduction du temps de travail ; >Augmentation des salaires et des minimas sociaux ; >Renforcement des libertés syndicales et des droits syndicaux dans les TPE, notamment avec l’instauration d’un CHSCT ; >Fin des exonérations de cotisations sociales patronales ; >Accès à l’indemnisation chômage en cas de démission ; >Retrait de toutes les lois libérales (pacte de responsabilité, loi Macron, CICE, loi El Khomri...) ; >Fin des mutuelles obligatoire, gestion directe des organismes sociaux (Assurance maladie, caisse de retraites, UNEDIC) par les salarié.e.s. afin de mettre en place une véritable sécurité sociale qui protège contre tous les risques de la vie ;

Ton patron a besoin de toi. Tu n’as pas besoin de lui !
Autogestionnaire, sans permanent-es ni salarié-es, totalement indépendante financièrement, la CNT réaffirme que c’est nous, salarié-es des TPE qui, en nous syndiquant et en défendant un syndicalisme de combat, avons un avenir et notre dignité à gagner !

VOTONS CNT !

le tract confédéral à télécharger en pdf :

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Publié le 18 novembre 2016.
Journée de mobilisation de la Santé

Pour un système gratuit et de qualité pour tous et toutes !



Le syndicat CNT Santé Social Collectivités Territoriales Lorraine appelle à rejoindre les actions prévues le mardi 8 novembre 2016 en faveur d’un système de santé gratuit et de qualité pour toutes et tous.

Les RDV en Lorraine :

METZ : devant l’Agence Régionale de Santé à 14h30, place St Thiébaut.
NANCY : devant l’Agence Régionale de Santé à 13H30, 3 Boulevard Joffre.
BAR-LE-DUC : devant la Préfecture 10h, rue du Bourg.
VERDUN : devant l’hôpital 14h, rue d’Anthouard.


Retrouvez le tract de nos camarades de la Région Parisienne.

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Publié le 7 novembre 2016.
15 septembre 2016 : La rentrée de la lutte des classes

LOI TRAVAIL : C’EST TOUJOURS NON !




Nous avons connu, entre mars et juillet dernier, une mobilisation exceptionnelle – par sa durée comme par la diversité de ses approches – contre la loi « Travail ». Celle-ci a été définitivement adoptée fin juillet, par l’ application de l’ article 49-3 de la constitution qui dispense de vote devant l’ assemblée nationale.

L’ enjeu, aujourd’hui, pour tou· te· s ceux· celles qui pâtiront de cette dégradation historique de leurs droits (travailleur· euse· s, précaires, chômeur· euse· s, jeunes, retraité· e· s, etc. ) est d’ empêcher la publication des décrets d’ application de cette loi, d’ obtenir son abrogation, d’ œuvrer à la construction d’ un droit du travail réellement protecteur des salarié· e· s, d’ arracher de nouveaux droits sur les conditions et le temps de travail, de reprendre en main leurs vies pour finalement viser à abolir le salariat en tant que rapport économique d’ exploitation capitaliste.

Une victoire sur la loi « Travail » reste à notre portée. Rappelons que le Contrat d’Insertion Professionnelle (CDD visant à faire travailler les jeunes pour des salaires en-dessous du Smic), adopté le 2 0 décembre 1 993 et dont les décrets d’ application ont été publiés le 2 3 février 1994 a été suspendu un mois plus tard puis abrogé en août de la même année grâce à la forte opposition populaire à cette régression sociale.

En ce mois de septembre, il est temps que nous reprenions la main sur ce mouvement social qui ne demande qu’ à renaître. Il faut que ce soit l’ ensemble des travailleur·euse·s, avec ou sans emploi, qui décide des actions nécessaires à mener et de leur temporalité.


Nous ne pouvons plus nous permettre d’ obéir à un calendrier et à des règles du j eu fixées par d’ autres – État et « partenaires sociaux ». Sur nos lieux de travail et de vie – entreprises, quartiers, places publiques. . . – organisons-nous en assemblées générales souveraines et décisionnelles. Œuvrons à ce que l’ expression et les volontés de chacun· e y soient prises en compte d’ égal à égal.

Expérimentons la démocratie réelle, horizontale et directe. Opposons notre modèle d’ organisation, créatif et en évolution permanente, aux dénis de démocratie gouvernementaux, à la parodie de « dialogue social » que la loi « Travail » contribue encore à déséquilibrer.

Ce mouvement social est également le bon moment pour s’ impliquer dans un syndicat, participer à ce laboratoire de démocratie directe, de solidarités et d’ alternatives que peut- être le syndicalisme si – comme à la CNT – un soin particulier est porté à ces problématiques, loin du corporatisme et de la bureaucratie, qui confisquent trop souvent aux travailleur· euse· s ce formidable outil d’ auto-organisation.

Enfin, si nous voulons réellement peser et faire pression sur ceux qui sont derrière cette loi « Travail », il faut viser les intérêts du patronat : c’est à nous, qui produisons les biens et les services, de décider de la façon dont doit s’ organiser cette production.

Plutôt que des « journées d’ action » ponctuelles, c’ est la grève générale reconductible que nous devons opposer au patronat. Par ailleurs, une telle grève peut être un moment fort de réappropriation de nos lieux de vie et de travail, de construction d’ alternatives au salariat et à l’ organisation autoritaire et hiérarchique propres à l’ État et au capitalisme. Nos droits valent bien u n e grève générale !

Union Départementale de Moselle des syndicats de la Confédération Nationale du Travail.

Publié le 12 septembre 2016.
Loi travail : le 28 juin notre arme c’est la grève !

Si la manifestation du 14 juin Paris a permis une nouvelle démonstration de force des travailleurs en lutte contre la loi Travail en réunissant environ 1 million de personnes, la CNT Moselle réaffirme que face à ce gouvernement qui radicalise sa politique de jour en jour, c’est bien la grève et le blocage de l’économie qui permettront de gagner le retrait de la loi la plus régressive qu’est connue l’histoire du droit du travail.

Aussi la CNT Moselle se réjouit de constater que les travailleurs qui ont fait le choix de défendre leur avenir ont de nouveau arrêté le travail ce jeudi 23 juin dans de nombreux secteurs d’activité du public comme du privé avant de constituer à Metz un cortège d’environ 2500 manifestante.s.

Dès demain les syndicats de la CNT Moselle œuvreront à massifier la journée d’action et de grève interprofessionnelle du 28 juin.

Convaincue que la votation citoyenne ne servira qu’à rappeler au gouvernement ce qu’il sait déjà – à savoir que la majorité de la population rejette la loi Travail et soutient le mouvement social malgré les nombreuses tentatives de manipulation et de division des manifestants par la classe politique – la CNT Moselle appelle toutes et tous à arrêter le travail le 28 juin et à participer à la manifestation qui partira à 15h de la place Mazelle à Metz en direction de la préfecture.


Au delà de la bataille pour le retrait de la loi Travail, manifester le 28 juin prochain constitue à nos yeux une véritable nécessite de Résister, alors que le gouvernement use désormais de méthodes répressives qui rappellent les heures les plus sombres de l’histoire : après l’utilisation de l’état d’urgence contre la contestation sociale, après les arrestations préventives de manifestants, après les interpellations massives lors de nombreuses manifestations en France depuis plus de 3 mois, après les multiples condamnations de syndicalistes - notamment à de la prison ferme – alors que les
cortèges manifestants sont régulièrement victimes des violences policières, la tentative du ministère de l’intérieur de faire interdire la manifestation du 23 juin à Paris est une attaque grave faite aux libertés fondamentales. Pour rappel, c’est Maurice Papon qui fut le dernier à utiliser une telle méthode, en 1961 pendant la guerre d’Algérie.

Dans ce contexte critique d’entêtement du gouvernement, de destruction des acquis et de répression, la CNT Moselle appelle toutes tous à amplifier la mobilisation et à participer à la grève et à la manifestation interprofessionnelle pour le retrait de loi travail à Metz le 28 juin à 15h au départ de la place Mazelle et qui finira à la préfecture à 17h.

CNT - Union Départementale de Moselle

Retrouvez le tract de l’UD de la Moselle en version PDF ici :

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Publié le 24 juin 2016.
Communiqué de la CNT du 30 mai 2016

Sans aucun doute, le bilan de ces dernières semaines atteste de l’amplification de la lutte contre la loi travail. L’heure est en effet à la reconduction des grèves dans de nombreux secteurs d’activité : routiers, dockers, raffineries, centrales nucléaires, aéroports, services publics, universités... dynamique continue à s’amplifier avec le début de la grève illimitée à la SNCF et à la RATP notamment. Les occupations et les actions de blocage économique se multiplient avec un seul et unique objectif : amplifier le rapport de force avec un gouvernement qui n’agit qu’au profit du patronat. Le bilan des manifestations du jeudi 26 mai, tout comme du blocage de la zone industrielle de Tremery, confirment quant à eux que le mouvement social ne faiblit pas, bien au contraire, déterminé à obtenir le retrait d’un projet de loi contesté par la majorité de la population.


Dans le même temps, le gouvernement s’entête à poursuivre une politique minoritaire. Alors que Manuel Valls, Premier Ministre, qualifiait cette semaine l’action syndicale et la grève de « dérive » des syndicats, assumant ainsi totalement le déni de démocratie du gouvernement, la CNT réaffirme que le blocage économique, l’occupation des usines et la grève générale ne sont que les actions légitimes des travailleur.euses qui par la lutte on fait le choix courageux de se battre pour les droits et la condition de toutes et tous. Face à ce gouvernement qui souhaite nous imposer un retour aux rapports sociaux du XIXème siècle, le durcissement de la lutte semble être le seul langage qui parle au capital : c’est le 49-3 des syndicats !


Par ailleurs, alors que le gouvernement use depuis le début du mouvement d’une répression sans précédent (violences policières, arrestations préventives, interdiction de manifester, condamnation de syndicalistes, charge de cortèges manifestants, saccage de locaux syndicaux...) la CNT Moselle dénonce l’orchestration et l’instrumentalisation de la violence par l’Etat dans le but de criminaliser les luttes : ne nous y trompons pas, les vrais casseurs sont bien ceux qui cassent méthodiquement les acquis sociaux, le droit du travail, et l’ensemble de la protection sociale. A ce titre la CNT exige l’arrêt de toutes les poursuites judiciaires ainsi que la libération des condamné.e.s au titre de leur participation au mouvement social.


La CNT Moselle appelle l’ensemble des travailleur.euses, chômeurs ou précaires, actifs.ves ou retraité.e.s, étudiant.e.s et lycéen.ne.s, à amplifier la dynamique actuelle jusqu’à la victoire du mouvement social. Elle appelle l’ensemble des salarié.e.s du privé comme du public à organiser sans plus attendre des assemblées générales afin de voter souverainement la grève dans les secteurs d’activité qui ne sont pas encore mobilisés. Elle appelle également l’ensemble des structures syndicales à prendre leurs responsabilités et à appeler sans plus aucun détour à la grève générale illimitée.


Le 14 juin, la CNT Moselle appelle toutes et tous à rejoindre la grève, à se rassembler dès 12h au village de grève place des charrons, puis à participer massivement à la manifestation interprofessionnelle qui partira à 14h30 de la place Mazelle.




Publié le 31 mai 2016.