Manifestation Anti-FN à Metz le 18 mars 2017 :

TOUTES ET TOUS UNI-E-S LE 18 MARS CONTRE LE FRONT NATIONAL ET L’EXTRÊME DROITE : NO PASARAN ! }




Camarades travailleuses et travailleurs,
Samedi 18 Mars l’heure de l’antifascisme devra sonner… C’est en effet à cette date que Marine Le Pen vient faire son meeting de campagne aux Arènes de Metz. Bien qu’indépendante de toute structure politique, la CNT appelle à se mobiliser parce qu’elle est antifasciste par essence. Et être antifasciste, ce n’est pas seulement le dire, car au-delà de nos paroles ce sont nos actes qui nous définissent… Dans le contexte mondial actuel et devant la montée du fascisme dans le monde entier (Trump, Erdogan, Poutine, Netanyahu…), résultant d’une mise à feu et à sang de l’ensemble de la classe ouvrière par les oppresseur-euse-s de classe le fascisme profite d’une perte de confiance justifiée par les trahisons des élu-e-s envers les peuples… En France, usant d’obscurantismes et d’amalgames, renforcés par une dédiabolisation manipulatoire et orchestrée, le FN et sa représentante se posent devant une population trompée et apeurée comme des sauveurs et sauveuses à travers des discours nullement populaires mais populistes…

Son discours, comme le veux traditionnellement le fascisme, consiste à rejeter la responsabilité des échecs de la société sur des tranches opprimées de cette population tout en reprochant aux élu-e-s une espèce de « laxisme » ET en se posant en martyr, plutôt que de remettre en question un système qui auto-génère les inégalités sociales…

Hors le discours de ce FN 2.0 incarné par Marine n’a de cesse de faire passer ce parti pour tout ce qu’il n’est pas… Il se prétend représentatif des français et des classes populaires, alors qu’il est dirigé par des énarques dont nombre sont impliqué-e-s dans l’affaire « Panama Papers » ainsi que d’autres trafics d’influence et de biens sociaux. En plus de ses idées nauséabondes, les casseroles que traîne le FN le fait devenir un parti comme les autres. Comment ne pas parler aussi de sa volonté de dissoudre syndicats et organisations militantes, outils de luttes collectives qui sont les derniers défenses des travailleur-euse-s face à l’asservissement patronal… Quand à la loi sur le « secret des affaires » rappelons que leur vote était favorable, comment ne pas s’en étonner… On se rappelle également la prise de position en faveur du bras armé de l’oppression sociale, voire raciste, lors de la répression des mouvements contre la loi travail tout comme dans l’affaire d’Adama Traoré, de Rémi Fraisse ou de Théo.

Il se prétend aussi parti du droit des femmes au prétexte d’avoir des femmes parmi ses porte-paroles ! Mais où a été la défense de ce droit en décembre 2013 et mars 2014 lorsque Marine a voté au Parlement Européen contre deux textes pour l’égalité homme-femme (rapports Estrela et Zuber) ? Où est-il lorsqu’elle parle de durcissement de l’accès à l’avortement en parlant d’ « avortement de confort », terme qui nie complètement toutes les pressions sociales subies par les femmes concernant leur sexualité et les injonctions à la maternité ? Et en quoi, conformément à son programme, cela va-t-il faire progresser les droits des femmes en les incitants à retourner s’enfermer dans un modèle patriarcal du modèle familial ?

De plus, le FN et Marine Le Pen ne doivent-ils pas être qualifié de racistes ou de fascistes ? Risque-t-on un procès en prétendant le contraire ? Donc quand Engelmann, maire FN d’Hayange essaie de chasser le Secours Populaire au prétexte que celui-ci aurait un discours pro-migrant, ce ne doit pas être du racisme ? Quand Robert Ménard, maire apparenté FN de Bézier, lance une campagne contre l’invasion de migrant-e-s dans sa ville ou effectue des statistiques ethniques dans ses écoles maternelles et élémentaires, il paraît que ça aussi ce n’est pas du racisme ? C’est vrai que le politique migratoire (déjà raciste par essence) actuelle est tellement laxiste que des millions de réfugié-e-s ont été accueilli-e-s dans les millions de mètres carrés de bâtiments vides que compte notre pays… Et il ne faut ô grand malheur jamais parler sans choquer la morale de l’atout majeur de la campagne « contre l’islamisation » qu’est Brigitte Bardot, porte-voix du parti dans une lutte qui se veut pour les animaux contre les abattoirs mais hallal uniquement sous un prétexte fallacieux jamais prouvé et bien pratique pour alimenter la haine…

En outre, Marine Le Pen et sa bande de tordu-e-s, au prétexte d’avoir des concerné-e-s dans leurs rangs, ne seraient pas homophobes non plus ? L’abrogation du mariage pour tous, la considération de l’homosexualité comme une anomalie biologique, le refus à l’homoparentalité et à l’adoption, c’est pas de l’homophobie nous dit-on ! La blague ! Tout comme cet acharnement contre une théorie du genre qui ne serait pas transphobe car elle participerait à lutter contre un lobby gay qui pervertirait les enfants… Théorie sans preuves et inévitablement à la fois fasciste et homophobe…

Ayant déjà fort à faire face à une radicalisation nationaliste et sécuritaire de nombreux partis politiques favorisée et amplifiée par leurs fausses polémiques, la CNT se doit dire stop à la propagation de mensonges et de manipulations sur la classe ouvrière, et à ces discours toujours plus racistes, homophobes, sexistes, transphobes… A celles et ceux qui crieraient à la liberté d’expression, nous parlons de liberté pour qui ? Les opprimé-e-s visé-e-s par les fascistes disposent-ils-elles du même espace médiatique pour s’exprimer ? En tant qu’anarcho-syndicalistes et militant-e-s antifascistes, nous ne pouvons laisser la liberté d’expression disparaître au profit d’une liberté d’oppression…

Alors Samedi 18 Mars 2017 La CNT appelle toute organisation antifasciste ou toute personne contre l’extrême-droite à UN RASSEMBLEMENT suivi d’UNE MANIFESTATION à 10H PLACE DE LA RÉPUBLIQUE à METZ !!!

Pour que Marine Le Pen ne se sente jamais la bienvenue pour venir tenir ses discours ici ou ailleurs Pour qu’elle et ses sbires se rendent compte qu’on est pas crédules de leurs manipulations Pour rappeler aux élu-e-s et responsables locaux du FN, tels que Grollet ou Engelmann qu’on est toujours là et qu’on le sera toujours… Pour combattre leurs idéologies par un antifascisme de lutte des classes !

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Publié le 17 mars 2017.
Communiqué confédéral de la CNT suite à aux élections dans les TPE

Salarié.es dans les TPE, défendons nos droits par le syndicalisme d’action directe !

Les résultats des élections TPE/TPA sont tombés, sans surprise quant au faible taux de participation (un peu plus de 7%). En effet, suite au recours honteux déposé par la CGT pour empêcher la présentation à cette élection de deux organisations syndicales s’inscrivant dans la lutte des classes, et que nous avons déjà soutenues, le LAB (pays Basque) et le STC (Corse), le ministère du travail a saisi cette occasion pour déplacer le scrutin unilatéralement et sans concertation pendant la période de congés. Nous dénonçons aussi le fait que de nombreu.euses salarié.es n’ont pas reçu le matériel concernant les élections, n’ont pas été informé.es du scrutin.

Nous voyons bien, avec la loi El Khomri, avec les ratés de cette élection, que l’objectif du gouvernement est de museler l’expression syndicale, c’est à dire l’expression des travailleur.euses eux et elles-mêmes.

Néanmoins, nous nous réjouissons malgré ces circonstances, que 2,31% des votant.es aient choisi la CNT, c’est-à-dire un syndicalisme de lutte de classe, révolutionnaire.

Ce droit à la parole, à la revendication, ne doit pas se cantonner uniquement à ces élections. Il est nécessaire, si nous souhaitons créer un réel rapport de force, de s’engager syndicalement, dans une organisation permettant de défendre les intérêts moraux et économique des travailleur-euses à travers un syndicalisme révolutionnaire et autogestionnaire, où l’on s’organise à la base, dans les usines et les entreprises. C’est un combat quotidien, qui demande une implication de chacun et chacune, à son échelle.

Si nous, la CNT, ne nous faisons pas d’illusion sur le paritarisme –véritable poison du syndicalisme révolutionnaire – nous pouvons en revanche, face à l’isolement et la force du patronat, en particulier dans les TPE, permettre aux travailleur.euses de reprendre en main leurs destins de façon collective et solidaire.

À la CNT, il n’y a pas de permanent.es syndicaux.ales, les camarades sont des travailleur.euses qui militent sur leur temps de travail quand ils et elles sont élu.es ou en dehors, après leur journée de travail.

À la CNT, personne ne prendra de décision à votre place. C’est collectivement, souvent à plusieurs dont vous, que se construira la possibilité d’améliorer votre quotidien au bureau, à l’atelier ou au magasin. Venir au syndicat CNT, c’est se défendre et défendre la cause des salarié.es.

CONTRE L’OPPRESSION PATRONALE, CONTRE LES LOIS ANTISOCIALES DES GOUVERNEMENTS SUCCESSIFS, ORGANISONS-NOUS !

LA CNT



http://www.cnt-f.org/salarie-es-dans-les-tpe-defendons-nos-droits-par-le-syndicalisme-d-action-directe.html?utm_source=edito&utm_medium=image&utm_campaign=home&ut

Publié le 10 février 2017.
CNT SANTÉ







Épidémie de grippe et autres maladies, multiplication des accidents routiers et domestiques due à la météo...



Tout surcharge notre système de Santé déjà fragilisé par le capitalisme (dettes des hôpitaux publics, réduction des effectifs et des moyens, heures supplémentaires non payées...).



Soutien total à nos camarades travailleurs-ses de la Santé !












Publié le 17 janvier 2017.
Solidarité avec notre camarade de la CNT Thales victime de la répression anti-syndicale

Acharnement et répression syndicale chez Thales Microelectronics (TMI) à Etrelles (Ille-et-Vilaine). Anthony, délégué du personnel et RSS de la section CNT après avoir été délégué syndical et secrétaire du CHSCT, passe en correctionnelle le 13 décembre prochain à Rennes. Parallèlement, la direction de l’entreprise a lancé une procédure de licenciement.



IL LUI EST REPROCHÉ D’AVOIR COMMIS 3 INFRACTIONS :

- Pour la première, il est accusé d’être l’auteur de courriers et reçus par une partie des salarié-e-s en octobre et novembre 2014. Ces courriers anonymes récapitulent l’ensemble des salaires en vigueur dans l’entreprise,
- Pour la seconde, il est accusé d’avoir enregistré les paroles et photographié le directeur du site sans son consentement,
- Pour la troisième, il est accusé d’avoir enregistré les paroles de 2 gendarmes de Vitré sans leur consentement.

Pour ces faits, il encourt 5 années de prison ferme et 300 000€ d’amende ainsi que le versement de dommages et intérêts aux victimes qui se sont portées parties civiles.

Pour la première infraction, la convocation n’indique aucune plainte de la part de l’entreprise ou de ses dirigeants mais donne les noms des salarié-e-s de TMI qui se sont déclaré-e-s victimes et qui ont porté plainte. Pour la seconde infraction, il n’y a que le nom du directeur de TMI et pour la troisième, il n’y a que les noms des 2 gendarmes.

Les peines encourues sont lourdes de conséquences car la plupart sont accompagnées d’amendes, de licenciement, d’interdiction d’exercer et du paiement de dommages et intérêts. Cette répression anti-syndicale, s’inscrit malheureusement dans un contexte social difficile pour l’ensemble des militants et des militantes syndicalistes.

LES EXEMPLES DE CES DERNIÈRES ANNÉES, MONTRENT BIEN LA VOLONTÉ POUR LE PATRONAT ET LES POUVOIRS PUBLICS DE BALAYER D’UN REVERS DE MAIN L’ACTION SYNDICALE DE TERRAIN ET DE COMBAT.

- 9 mois de prison ferme et 15 mois de sursis pour 8 syndicalistes de GOODYEAR ;
- 8 mois de prison pour Martin à St ÉTIENNE le 26 septembre 2016 ;
- 6 et 10 mois de prison pour François (CNT) et Antoine (CGT) en juin 2016 à LILLE ;
- Condamnation définitive de Fouad (CNT) au versement de 40 000€ de dommages et intérêts à la SNCF après une action à METZ pendant le mouvement CPE de 2006 ;
- 8 mois de prison requis contre Nicolas (CGT) le 6 octobre à BOBIGNY ;
- 2 à 4 mois de prison requis contre 5 salariés d’AIR-FRANCE ayant participé à l’épisode de la chemise, etc...

Dans la plupart des cas, les dossiers sont vides mais les engagements politiques ou syndicaux des prévenu-es sont utilisés pour justifier une aggravation des peines. C’est pour tout cela que nous ne pouvons pas prendre l’audience du 13 décembre 2016 à la légère. Vu les peines encourues, le recours à un avocat est indispensable et entraine une première dépense de 1440€.

APPEL À SOUSCRIPTION
LES SALARIÉ-E-S DE TMI ONT ÉTÉ APPELÉ-E-S À LA SOLIDARITÉ FINANCIÈRE POUR QU’ANTHONY PUISSE BÉNÉFICIER D’UNE DÉFENSE. ILS Y ONT RÉPONDU MAIS CELA NE COUVRE PAS LA TOTALITÉ DES FRAIS.


Les chèques peuvent être envoyés au syndicat CNT-ETPRECI 35, BP 30423 35004 Rennes CEDEX ou sur le compte CNT ETPRECI IBAN FR8620041010130608184S03495 Code BIC : PSSTFRPPREN LA BANQUE POSTALE RENNES avec la mention « Solidarité Anthony »

PROCÉDURE DE LICENCIEMENT
CETTE PROCÉDURE DE LICENCIEMENT NE VISE QU’À ÉLOIGNER ANTHONY DE L’ENTREPRISE AFIN DE L’EMPÊCHER D’EXERCER SES MANDATS ET D’INFORMER SES COLLÈGUES.


Le 3 novembre 2016, un huissier est venu remettre à Anthony une lettre de convocation à un entretien préalable à sanction pouvant aller jusqu’au licenciement. L’entretien a eu lieu le lundi 14 novembre à 11h00. La Direction a exposé ses griefs et convoqué un Comité d’entreprise exceptionnel le lendemain 15 novembre pour se prononcer sur le licenciement. Soixante salarié-e-s ont débrayé pendant la première demi-heure de la réunion.

Anthony estime ne pas avoir eu le temps de préparer sa défense dans un délai aussi court. Cinq représentant-e-s CE ont préféré s’abstenir et une (CGT) a voté contre. Le secrétaire du CE (CFTC) a rédigé un compte rendu partial ne reprenant que les arguments de la direction.

C’est aussi une manière de décrédibiliser son témoignage dans un procès toujours en cours devant le tribunal des affaires de sécurité sociales (TASS). En 2009, alors qu’il était secrétaire du CHSCT, une cadre de l’entreprise écrasée par un management autoritaire s’était suicidée à son domicile.

Les alertes qu’il avait lancé plusieurs semaines avant sa mort ont permis au TASS de Rennes de requalifier le suicide en accident du travail.

C’est maintenant la reconnaissance d’une faute inexcusable de l’employeur qui est demandée devant le tribunal. Le témoignage d’Anthony démontre les fautes de la direction. L’audience aura lieu le 9 février 2017. Sanctionner notre camarade Anthony aujourd’hui à des fins de discréditer son témoignage ne fait aucun doute ! L’inspection du travail n’a quant à elle pas encore statué sur l’autorisation de son licenciement.

Suivez les infos sur le blog de la section CNT de Thales Microelectronics : http://section-cnt- thales-etrelles.blogspot.fr/

Rassemblement devant le tribunal de Rennes le Mardi 13 décembre à 16 h !

Publié le Décembre 2016 2016.
Élections dans les TPE

Du 30 décembre au 13 janvier 2017 DÉFENDONS NOS DROITS, POUR UN AUTRE FUTUR


Du 30 décembre au 13 janvier 2017 se tiendront les élections au sein des très petites entreprise (TPE), c’est à dire dans les entreprises et associations de moins de 11 salarié-es, ainsi que dans l’Aide à la personne (salarié-es du particulier). Nous ne le rappellerons jamais assez : nous sommes près de 5 millions à travailler dans les structures de moins de 11 salarié-es (industrie, bâtiment, hôtellerie, restauration, employé-es de maison, santé, journalisme, associations...). Souvent, nous sommes confronté-es à une précarisation de nos conditions de travail.

La réalité quotidienne des TPE, nous la subissons !
- Dans le secteur du nettoyage : En externalisant les activités, le patronat a trouvé une arme redoutable permettant de niveler les conditions salariales par le bas et de diviser les salarié-es exerçant pourtant sur le même lieu de travail. Les temps partiels imposés sur des horaires éclatés entre l’aube et le crépuscule sont la norme. Les femmes étant les premières concernées !

- N’oublions pas le secteur des transports et de la logistique. Le recours à l’intérim est désormais la norme. Pour obtenir un CDI, le parcours du combattant peut durer plusieurs années. Les missions plus ou moins longues s’enchaînent, la promesse de l’emploi durable est agitée telle une carotte destinée à augmenter la productivité. Mais lorsque l’activité économique ralentit, ces travailleur-euses précaires sont les premier-es sacrifié-es :retour à la case « Pôle emploi » !

- Même chose dans l’hôtellerie, la restauration, petits commerces, etc. : heures supplémentaires non payées, CDD illégaux. Le patronat agit en toute impunité, avec la complicité des gouvernements successifs !

- Salarié-es du particulier : Salarié-es du particulier ou de l’Aide à domicile, le Code du Travail et les conventions collectives du salarié du particulier, Branche de l’Aide à Domicile ou Service à la personne vous donnent les mêmes droits qu’un-e salarié-e en CDI. Pourtant des employeurs voyous vous exploitent sans vergogne et vous renvoient d’un simple coup de téléphone quand ils n’ont plus besoin de vous. Même avec très peu d’heures par mois, vous avez droit au préavis et à l’indemnité de licenciement correspondant au temps passé chez votre employeur et vous toucherez le chômage. Ne vous laissez pas faire sans réagir, faites appliquer vos droits, contactez-nous !

- Bâtiment : recours au travail non déclaré, embauche de sans-papiers pour abaisser le coût du travail, mépris des règles de sécurité se traduisant par des accidents du travail.

Les syndiqué-es de la CNT subissent toutes et tous ces réalités du travail parce que nous les vivons en tant que travailleur-euses. Nous avons fait le choix d’un syndicat autogestionnaire, sans salarié-es ni permanent-es. Comme toi, nous subissons des conditions de travail éprouvantes, pour un salaire de misère à la fin du mois nous subissons les pressions quotidiennes de nos patrons, les brimades ou le harcèlement (qu’il soit moral ou à connotations sexuelle ou raciste) et aussi les licenciements...Mais nous avons fait le choix de nous organiser, de ne pas rester seul-es devant un patronat offensif et arrogant.

La meilleure protection face à ton employeur : le syndicat !
Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si être salarié-e d’une TPE est aussi éprouvant. Sans Instances Représentatives du Personnel, la plupart des grandes centrales syndicales se sont longtemps désintéressés des TPE dans lesquelles le clientélisme syndical qu’elles pratiquent n’avait aucun sens : pas d’heures délégations à glaner, pas de « représentativité » et donc pas de subventions publiques à gagner, pas d’accords à négocier dans le dos des salarié-es pour tirer la couverture à soi... Ainsi, pendant longtemps, la plupart des organisations syndicales n’ont même pas cherché à syndiquer, à organiser les travailleurs-euses des TPE qui comptaient pour du beurre. Pourtant, la CNT ne le rappellera jamais assez : se syndiquer est une nécessité ! Face aux pressions des employeurs, face à la précarité et à toutes les souffrances au travail, rien de plus efficace et de plus protecteur que l’organisation collective dans le syndicat : conseil juridique, caisses de solidarité, assemblées générales de travailleurs-euses, grèves, occupations, blocages...

TU AS PEUR DE TE SYNDIQUER ? TON PATRON, LUI, A PEUR QUE TU TE SYNDIQUES !

Ce n’est pas pour rien si les politiques et les patrons accordent autant d’importance aux TPE. À leurs yeux ce sont bien nous, les salarié-es des Très Petites Entreprises, rarement syndiqué-es, qui sommes les plus corvéables et les plus exploitables ! Ne t’y trompe pas : si l’échelle humaine d’une entreprise de moins de 11 salarié-es peut conduire à penser que les intérêts du patron sont les mêmes que les tiens, rappelle-toi que les patrons eux, alors même qu’ils se disent concurrents, n’hésitent pas à s’organiser dans des syndicats, tels la CGPME, pour défendre des intérêts qui sont les leurs et qui sont loin de tes préoccupations quotidiennes. Quant aux grands patrons du Medef, rappelons que pour eux la situation dans les TPE est une aubaine car elle leur permet de contourner par la sous-traitance des accords d’entreprises plutôt favorables aux salarié-es et fruits des luttes sociales.

Ce n’est que collectivement et en s’organisant, que nous arriverons à imposer nos choix de société. Collectivement, faisons aboutir les revendications suivantes :

>Réduction du temps de travail ; >Augmentation des salaires et des minimas sociaux ; >Renforcement des libertés syndicales et des droits syndicaux dans les TPE, notamment avec l’instauration d’un CHSCT ; >Fin des exonérations de cotisations sociales patronales ; >Accès à l’indemnisation chômage en cas de démission ; >Retrait de toutes les lois libérales (pacte de responsabilité, loi Macron, CICE, loi El Khomri...) ; >Fin des mutuelles obligatoire, gestion directe des organismes sociaux (Assurance maladie, caisse de retraites, UNEDIC) par les salarié.e.s. afin de mettre en place une véritable sécurité sociale qui protège contre tous les risques de la vie ;

Ton patron a besoin de toi. Tu n’as pas besoin de lui !
Autogestionnaire, sans permanent-es ni salarié-es, totalement indépendante financièrement, la CNT réaffirme que c’est nous, salarié-es des TPE qui, en nous syndiquant et en défendant un syndicalisme de combat, avons un avenir et notre dignité à gagner !

VOTONS CNT !

le tract confédéral à télécharger en pdf :

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Publié le Novembre 2016 2016.