Aucun 49.3 ne bloquera nos grèves ! Retrait total de la loi travail !

Le 12 mai 2016 à 16h30, le Premier Ministre Manuel Valls a confirmé à tout le pays et au monde qu’il n’était plus là pour gouverner un pays démocratique mais pour pratiquer la gouvernance de l’Entreprise France et des intérêts particuliers de l’infime minorité qu’elle sert.


Ce 12 mai, alors que les 3/4 des habitants de ce pays s’opposent à cette dérive autoritaire comme au projet de loi gouvernemental, en nous rassemblant et en manifestant dans toute la France, nous avons dit NON à la dictature du 49.3, à la loi travail et à la régression sociale sans précédent qu’elle couronne.


L’essentiel du projet de la loi Travail est toujours là : accords d’entreprises primant sur les accords de branches et privant de la protection de la loi, licenciements et chantages au licenciement facilités, allongement du temps de travail, heures supplémentaires moins payées, réduction des obligations patronales en matière de médecine du travail. Même la surtaxation des CDD envisagée un temps a été abandonnée pour faire plaisir au MEDEF.


Partout les politiques de régression sociale sont à l’œuvre : partage des richesses de plus en plus inégalitaire : les patrons du CAC 40 s’engraissent sur notre travail, casse des droits et garanties des salarié-e-s dans le privé et le public, casse partout de l’emploi et des protections sociales, remise en cause des services publics.
Face à ce coup de force d’un gouvernement qui choisit la répression et le mépris pour toute forme de démocratie, la seule riposte qui vaille appartient aux salarié-e-s et à toutes les victimes de ces politiques. Nationalement, l’intersyndicale appelle à « organiser des assemblées générales avec les salarié-e-s pour débattre des modalités d’action, de la grève et de sa reconduction ».


Les 17 et 19 mai sont d’ores et déjà des journées d’appel à la grève et à des manifestations interprofessionnelles. Dès le début de cette semaine qui doit être décisive, des grèves reconductibles se préparent dans le ferroviaire, chez les routiers, dans la chimie, la construction, l’énergie, aux aéroports de Paris, etc. Dans plusieurs départements, des appels interprofessionnels unitaires appuient sur la nécessité d’une grève générale.


De quoi d’ores et déjà mettre à mal les intérêts de ceux qui profitent de notre travail !
Tous ces développements doivent servir d’appui à la généralisation de la grève dans tous les secteurs et à sa reconduction. Le gouvernement a choisi le rapport de force jusqu’au-boutiste. A nous de lui répondre en bloquant l’économie, par la grève, massive et reconductible. C’est une nécessité si nous ne voulons pas revenir aux rapports sociaux du XIXème siècle !


IL Y A URGENCE ! Plus nous agirons vite et fort, plus vite nous gagnerons ! Dès le 17 mai au soir ou le 18 au matin, la question de la reconduction de la grève doit être mise en débat en assemblées générales dans les entreprises et les services.


Comme le 28 avril, nous manifesterons ensemble :
- le 17 mai à partir de 14h30 place de la République,
- le 19 mai à partir de 10h00 place de la République


Le 18 mai, nos organisations invitent salarié-e-s, étudiant-e-s, lycéen-ne-s, demandeurs-ses d’emplois, précaires, participant-e-s aux Nuit debout et membres de tous les collectifs qui luttent contre les conséquences de cette politique de régression sociale, à nous rejoindre au village de grève et de convergence des luttes à partir de midi place des Charrons.


Toutes et tous ensemble, nous gagnerons ! Parce que nous valons mieux que ça !


CNT Union Départementale de Moselle
SOLIDAIRES Moselle


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Publié le 15 mai 2016.
49.3, état d’urgence, répression policière et loi travail : contre la démocrature, la grève générale reconductible !

Communiqué de presse du 12 mai 2016



Si notre organisation syndicale n’a jamais eu d’illusion sur notre prétendue démocratie et sur la représentation parlementaire, l’utilisation du 49.3, le prolongement de l’état d’urgence et les violences policières constituent un véritable tournant : imposer par la force des lois qui s’attaquent directement et brutalement aux droits et libertés des travailleurs et des travailleuses.


François hollande alors dans l’opposition en 2006, déclarait « le 49-3 est une brutalité, est un déni de démocratie ». Aujourd’hui l’Etat et le patronat, main dans la main, mènent la lutte des classes et cherchent à la gagner par les voies les plus autoritaires. Loi Macron (obtenu par le 49.3), loi El Khomri, chantage sur les négociations Unedic, etc. : nous ne pouvons, ne devons plus laisser faire. Face à la violence sociale exercée par le gouvernement et le patronat, répondons par la force de la grève et de la lutte.


Pour la CNT, il est urgent et nécessaire, d’organiser une véritable riposte sociale et syndicale, en organisant le rapport de force par la grève générale reconductible, et ce dès le 17 mai prochain. Nous appelons l’ensemble des organisations syndicales à prendre leurs responsabilités et l’ensemble des travailleurs et des travailleuses à mener la lutte contre la loi EL KHOMRI et contre l’ensemble des lois patronales, dans l’unité, à travers des AG dans les entreprises et réunions d’informations dans les quartiers.


Nous appelons également à la reconduction de la grève le 18 mai en faisant converger la lutte contre la loi travail avec celle des différents secteurs mobilisés : cheminot-es en grève contre le décret socle ferroviaire et le projet de convention collective du rail, intermittent-es mobilisé-es contre le projet de convention UNEDIC...


La CNT revendique :


- Le retrait de la loi travail et l’ensemble des lois patronales (Loi Macron, pacte de responsabilité, CICE etc..) ;
- Le retrait du projet de convention UNEDIC précarisant encore un peu plus les travailleurs et travailleuses, notamment les intérimaires et les travailleur-euses du spectacle ;


UNITE SYNDICALE, POUR LA GREVE GENERALE ! Seule la lutte paye !


LA CNT

Publié le 14 mai 2016.
Pour le retrait de la « loi travail » : concrétiser la grève générale

Depuis près de 3 mois, des millions de travailleur-euses, retraité-es, lycéen-nes, étudiant-es se mobilisent par différents moyens contre la loi EL KHOMRI.


Les journées de grèves interprofessionnelles des 31 mars et 28 avril, les blocages de lycées, les occupations d’universités ou de théâtres, les manifestations à répétitions tout comme les rassemblements durables du type « nuit debout » attestent du mécontentement et du rejet par une grande partie de la population de cette loi patronale ! Et que dire de ces sondages dont les gouvernants sont d’habitudes si friands et qui semblent soudainement ne plus les intéresser !


Pourtant, le gouvernement s’entête à imposer cette loi antisociale. Les dernières déclarations de Valls le 6 mai dernier évoquant le possible recours au 49-3 pour passer en force témoignent bien de l’arrogance, de l’autoritarisme et de la violence sociale de ce gouvernement. « Il ne faut jamais renoncer à un moyen constitutionnel » disait le premier ministre. Soit. Face à un tel chantage, la CNT ne renoncera donc pas à construire la grève interprofessionnelle et reconductible et cela malgré la répression sans précédent subie par l’ensemble des acteurs de la mobilisation.


Alors que les directions syndicales estiment que « la balle est dans le camp des députés » et appellent à interpeller ces derniers le 12 mai lors d’une journée d’action sans grève, nous rappelons que seule l’action directe des travailleur-euses fera reculer ce gouvernement. Le 12 mai, les syndicats de la CNT prendront donc leur responsabilité et organiseront des grèves et des manifestations, non pas pour interpeller les députés, mais bien pour amplifier le rapport de force. La balle n’est pas dans le camp des députés, mais bien dans le camp des travailleuses et des travailleurs !


Finalement, considérant que c’est bien avec une grève générale et reconductible que le mouvement social obtiendra le retrait de la loi travail, la CNT rejoint l’appel de Solidaires et de la CNE (Coordination nationale étudiante) : elle appelle tous les secteurs d’activité à arrêter le travail le 17 mai prochain et à s’organiser en assemblées générales pour reconduire la grève le 18 mai en faisant converger la lutte contre la loi travail avec celle des différents secteurs mobilisés : cheminot-es en grève contre le décret socle ferroviaire et le projet de convention collective du rail, intermittent-es mobilisé-es contre le projet de convention UNEDIC...


La CNT revendique :

le retrait de la loi travail et l’ensemble des lois patronales (loi Macron, pacte de responsabilité, CICE etc.) ;
le retrait du projet de convention UNEDIC précarisant encore un peu plus les travailleurs et travailleuses, notamment du spectacle et les intérimaires ;


UNITÉ SYNDICALE, POUR LA GRÈVE GÉNÉRALE !


La CNT


Publié le 10 mai 2016.
Loi Travail, réforme de l’UNEDIC, précarité, chômage... Pour un 1er mai de combat !

Le 1er mai : « Fête du travail » ou journée de lutte des travailleuses et des travailleurs ?

Comme chaque année dans de nombreux pays, le 1er mai sera l’occasion pour les travailleuses et les travailleurs et leurs organisations de célébrer l’histoire du mouvement social et syndical. Pourtant, faut-il le rappeler, cette journée est à son
origine une journée de lutte plutôt que de célébration. Elle trouve ses racines dans la grève générale du 1er mai 1886 aux États-Unis (impulsée – certains l’oublieront volontiers – par un syndicalisme libertaire) pour la journée de travail de huit heures : revendication qui sera portée par la classe ouvrière en France et ailleurs dès le 1er mai
1890, à l’occasion de la première « Journée internationale des travailleurs ». C’est en 1919, suite à la victoire de la journée de huit heures, que le 1er mai deviendra en France un jour chômé. Plus tard, en 1941, le régime de Vichy lui donnera le nom de « Fête du travail », appellation qui aujourd’hui encore satisfait ceux qui ne veulent pas se
souvenir que le 1er mai est avant tout un jour de revendications et de lutte des exploité.e.s.


Pour la CNT, cela ne fait aucun doute : le 1er mai reste celui de la lutte des classes, comme nous le rappelle quotidiennement la triste réalité du monde capitaliste :
chômage, précarité, pauvreté, conditions de travail indignes...


Construire la convergences des luttes
En France, les raisons de faire du 1er mai 2016 une journée de combat et de convergence des revendications de l’ensemble des travailleuses et des travailleurs sont nombreuses. Loi Travail, loi Macron, CICE, réductions drastiques des budgets alloués à la santé et au social, fermetures d’hôpitaux, de classes et d’usines, réforme de l’UNEDIC et statut des intermittents, stagnation des salaires... Partout la colère enfle face au désastre économique, politique, écologique et social qui frappe de plein fouet les classes populaires du pays. Le patronat dispose aujourd’hui d’un gouvernement enclin à réaliser ses rêves les plus fous. Tous les acquis historiques obtenus à travers les luttes sociales sont dans la ligne de mire de la classe dominante. L’extrême droite prospère à l’avantage de celles-ci en divisant les travailleurs. Il est donc plus que jamais nécessaire de retrouver l’espoir et de construire une dynamique de lutte.


Renforcer la solidarité internationale
Partout dans le monde, travailleurs et travailleuses connaissent les mêmes
conséquences de la domination capitaliste ou impérialiste. En Espagne, la réforme du
travail de 2012 (qui inspire la loi travail en France) a bien eu les conséquences
redoutées : taux de chômage sensationnel, gel des salaires et précarité... Tandis que la répression bat son plein avec la « loi du bâillon » qui a réduit de façon drastiques les libertés fondamentales. En Italie, les grèves se multiplient contre la réforme du code du travail, qui tel un copier-coller de la loi El Khomri, cherche à bouleverser la hiérarchie des normes en faisant primer les accords d’entreprise sur la loi, et s’attaque elle aussi aux syndicats. En Syrie ou en Irak, les politiques impérialistes occidentales ont récolté leurs fruits et ce sont les populations qui subissent les dictatures d’une part et Daech de l’autre, notamment au Rojava (Kurdistan syrien). En Turquie la minorité kurde subit une répression sanglante du régime. En Palestine, en Tunisie, et partout ailleurs la classe populaire souffre d’une situation sociale devenue insupportable... Et que dire de celle des réfugiés, qui sont autant de victimes de l’injustice de classe !


Agir pour un autre futur
Parce qu’au-delà des frontières seule la lutte des classes réunit les intérêts de l’ensemble des travailleuses et des travailleurs face à ceux qui les exploitent, la CNT réaffirme qu’il est nécessaire de construire l’alternative sociale, économique et politique. Puisque ce sont celles et ceux qui souffrent au travail qui produisent les richesses et les services, il est nécessaire de développer une autre société
dans laquelle les travailleuses et des travailleurs contrôlent la production et
assurent une répartition égalitaire des richesses. Face à l’État et au patronat, la
socialisation des entreprises, la démocratie directe et la justice sociale ne
sont pas des utopies, mais constituent un projet de société révolutionnaire dont sont
porteuses nos nos pratiques syndicales au quotidien.


Dans la rue le 1er mai... le lendemain on continue !
Cette année, le 1er mai intervient alors que le mouvement social est en marche, avec en ligne de mire le retrait total de la loi Travail. Alors que les grèves se multiplient et que les manifestations se massifient, la répression des travailleurs en lutte se fait de plus en plus intense, tel un symptôme de l’inquiétude du gouvernement face à la mobilisation grandissante de la classe populaire. Pour les syndicats CNT, ce 1er mai 2016 sera donc un point d’appui, non seulement à la construction de liens de solidarité interprofessionnels et internationaux, mais également à la généralisation de la grève reconductible pour obtenir le retrait de la loi El Khomri... et bien plus.


Pour cela, la CNT invite toutes et tous à participer massivement aux rassemblements et manifestations organisés ce 1er mai 2016 puis à se
retrouver, dès le lendemain, dans les Assemblées Générales d’entreprises et de secteurs pour poursuivre la grève !

Retrouvez le communiqué complet ici :

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Publié le 28 avril 2016.
CNT - Soldiaires : Ton Droit du Travail vaut bien une Grève Générale !

Depuis le 9 Mars, partout à travers le pays, de fortes mobilisations se tiennent pour obtenir le retrait de la loi Travail. Des millions de salarié-e-s, de chômeurs et chômeuses, de précaires, de lycéen-ne-s, d’étudiant-es sont mobilisé-e-s, descendant massivement dans la rue. Ils et elles prennent les places et se tiennent debout pour libérer la parole dans un exercice inédit de démocratie directe, revendiquer un autre monde : plus de solidarité, de justice sociale, de liberté et d’égalité, de partage et de démocratie. Moins d’égoïsme, d’avidité, d’avarice, de guerres et d’autoritarisme !


Ça gaze pour Gattaz !
Malgré les arrêts de travail, les sondages catastrophiques pour lui, le nombre de plus en plus important de gens rejetant cette politique faite au seul bénéfice des actionnaires du CAC40 et des adhérent-e-s du Medef, le gouvernement s’entête à user de la matraque et de la répression : des centaines voire des milliers d’interpellations et de condamnations dans tout l’hexagone, notamment à des peines de prison ferme. L’exemple des Goodyears n’aura donc pas suffi, la révolte gronde. Le gouvernement gaze pour Gattaz !


Parce que nous valons mieux que ça !
Pour les organisations syndicales Solidaires et CNT de Moselle, il ne doit s’agir que d’un début. Face à la détermination du gouvernement et du patronat, aujourd’hui seule la grève générale et reconductible semble devoir permettre d’obtenir le retrait de la loi travail. La lutte contre cette loi, point d’orgue de la volonté gouvernementale et patronale de destruction de toutes les garanties pour le monde du travail, entraîne déjà la convergence des revendications : augmentation des salaires, amélioration des conditions et baisse du temps de travail, défense des services publics, refus de la criminalisation du mouvement social, amnistie civile et pénale pour les militant-e-s du mouvement social, levée de l’état d’urgence... Les cadeaux faits au patronat s’accumulent et s’accélèrent : milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales (affaiblissant ainsi les caisses de sécu, de retraites, de chômage....), réforme mortifère de l’assurance chômage, casse des services publics et recul de l’action publique au détriment de franges de plus en plus larges de la population et au profit de l’Entreprise, destruction de l’Hôpital public avec 22 000 suppressions de postes programmées, vote des députés FN, LR et PS en faveur du secret des affaires au Parlement Européen, scandale Panama Papers et fraude fiscale massive (pendant que les révolté-e-s finissent en prison)...


A l’échelle planétaire, les intérêts financiers ne priment que trop sur les intérêts des populations, à coups notamment de TAFTA et autres traités. La coupe est pleine : elle déborde même si on ajoute la montée de l’extrême droite et l’alignement gouvernemental sur ses thèses les plus nauséabondes notamment en matière sécuritaire.


La grève générale et reconductible ? Oui c’est possible !
Parce qu’aujourd’hui plus que jamais l’heure est grave, les organisations syndicales CNT et Solidaires de Moselle appellent à la mobilisation la plus large et unitaire possible l’ensemble des travailleurs et travailleuses. Le temps n’est pas à la résignation et au pessimisme. Il est à la convergence des luttes pour gagner. La question de la reconduction de la grève partout où cela sera possible et de sa généralisation est clairement posée aux salarié-e-s. La grève est utile et il est possible de gagner par elle. Dans ce contexte, les organisations syndicales CNT et Solidaires de Moselle appellent leurs syndicats et sections syndicales respectifs à tisser des liens directs et à initier des Assemblées Générales d’entreprises ou de branches partout où cela sera possible afin de mettre en débat avec les salarié-e-s les suites immédiates du 28 avril, en particulier la question de la grève reconductible, et d’organiser une Assemblée Générale Interprofessionnelle dès la fin de la manifestation unitaire. Elles invitent l’ensemble des personnes mobilisées le 28 avril à converger pour un temps de convivialité, d’échanges, d’information, et d’organisation, à 12H sur la Place des Charrons, puis à participer ensemble à la manifestation unitaire, départ à 14h30 Place de la République.
Toutes et tous ensemble, nous pouvons gagner ! Parce que nous valons mieux que ça !


Metz le 25 avril 2016.


Le communiqué en .pdf

Publié le 27 avril 2016.