14 janvier 1994 : mort de Federica MONTSENY à Toulouse

lundi 14 janvier

Federica MONTSENY est une des grandes figures de l’anarchisme et de l’anarcho-syndicalisme espagnol, qui a été un temps Ministre de la Santé entre 1936 et 1937, sous la Seconde République espagnole, pendant la guerre civile déclenchée par l’armée. Elle est ainsi la première femme espagnole à devenir ministre.

Elle est née le 12 février 1905 à Madrid. Fille des anarchistes Catalans Joan Montseny (Federico Urales) et Teresa Mañé (Soledad Gustavo), fondateurs de la "Revista Blanca" (en 1898), Federica milite très jeune à la CNT. En 1923, elle commence à collaborer à Solidaridad Obrera ("Solidarité ouvrière", journal de la CNT) et à La Revista Blanca jusqu’en 1936. Son premier roman, La Victoria (La Victoire) est publié en 1925.

Elle acquiert de grandes responsabilités notamment grâce à ses talents d’oratrice. Elle est également active dans l’organisation féminine libertaire Mujeres Libres. En 1932, elle mène à bien un tour propagandiste à travers l’Andalousie qui se prolonge à travers toute l’Espagne et, l’année suivante, elle participe à Paris à un meeting contre le massacre de Casas Viejas. En 1936, elle est au comité régional de la CNT, et au comité péninsulaire de la F.A.I. Elle participera au nouveau gouvernement républicain avec trois autres membres de la CNT (Juan García Oliver (Justice), Joan Peiró (Industrie) et Juan López Sánchez (Commerce)) ; cette participation d’anarchistes au gouvernement sera largement controversée. En tant que Ministre de la santé, elle fera voter une loi légalisant l’avortement.

A la fin de la guerre, elle est contrainte à l’exil en France, et connaîtra les prisons françaises avec son compagnon Germinal. Une fois libérée, Federica reprendra son militantisme à la CNT (en exil), à Toulouse. Installée à Toulouse, elle continue de travailler pour ses idées, publiant et dirigeant des périodiques anarchistes comme CNT et Espoir, ainsi que des livres (plus de 15 livres politiques et 50 non-politiques) et voyageant en Suisse, au Mexique, au Canada, en Angleterre et en Italie. Certains activistes antifranquistes, partisans de la poursuite de la lutte armée contre Franco, lui reprocheront alors son immobilisme.

Avec le rétablissement de la démocratie en Espagne en 1977, elle rentre en Espagne et continue son activisme pour la CNT et l’anarchisme, où elle gardera un énorme prestige jusqu’à sa mort.



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