10 janvier 1927 : sortie du film Metropolis de Fritz Lang

jeudi 10 janvier

Le 10 janvier 1927, le film Metropolis, réalisé par le cinéaste autrichien Fritz Lang alors âgé de 37 ans, sort en salle au Ufa-Palast am Zoo) à Berlin. Long de 210 minutes dans sa première version, le film apparaît immédiatement comme un chef-d’œuvre du cinéma expressionniste allemand.

Le film est muet et en noir et blanc. Le scénario est écrit par Lang et sa femme, Thea von Harbou, avec comme acteurs Brigitte Helm, Gustav Fröhlich, Alfred Abel et Rudolf Klein-Rogge. Le film est produit aux Studios Babelsberg par UFA (Universum-Film AG).

Il présente une société industrielle divisée entre seigneurs et esclaves et en appelle à la réconciliation des classes sociales sous l’égide du Seigneur.

Metropolis regorge de références architecturales aussi bien réelles que mythiques. Les skylines de New-York et Chicago, que Lang qualifie de "plus belles villes du monde", ainsi que leurs grandes tours comme la Woolworth, alors la plus haute du monde, et Wrigley Building, semblent avoir inspiré les grands immeubles de la mégalopole verticale. La série de photomontages de Paul Citroën, intitulée Metropolis, représentant des accumulations de gratte ciel, a également été une source d’inspiration pour le réalisateur génie du film dominant de la science-fiction.
Lang propose également une nouvelle tour de Babel, en référence à l’édifice mythique que les hommes projetaient de construire afin de toucher le ciel. Cette tour domine toute la ville par sa hauteur, sa largeur et la place qu’elle occupe. Elle est le cerveau et le symbole de la ville haute puisqu’elle abrite le bureau de Joh Frederson (position ambiguë puisque de la fenêtre de son bureau on aperçoit la tour). Cette verticalité laisse apparaître des divisions sociales très nettes : en haut se trouve l’élite tandis qu’en bas le prolétariat ouvrier survit dans les profondeurs privées de la lumière naturelle du jour.

On découvre a posteriori dans Metropolis une prémonition du nazisme. Les références religieuses et bibliques sont nombreuses (on s’interroge sur une étoile sur la porte du savant fou, qui pourrait désigner celui-ci comme le prototype du Juif pervers).

Le film fut un échec critique comme financier au moment de sa sortie avec une recette brute estimée de 75 000 Reichsmark pour un budget estimé de 5 000 000 Reichsmark soit 1,5 % de recette par rapport au budget.

Que ce soit la musique, la BD (Gotham City vue comme l’envers de Metropolis ville lumière), le cinéma (comme le C-3PO de Star Wars), les jeux vidéos ou les vidéo-clips, les références à Metropolis dans la culture populaire sont légion.



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