2 janvier 1974 : de la Bande à Bonnot à l’anarcho-syndicalisme

mercredi 2 janvier

"Ne jamais mentir, ne jamais trahir, ne jamais désespérer."

Orphelin, Jean DE BOE sera élevé par sa grand-mère blanchisseuse et deviendra ouvrier typographe. En 1906, il adhère à l’Association libre des compositeurs et imprimeurs typographes de Bruxelles. Après être passé par les jeunesses du Parti ouvrier belge, il rejoint les anarchistes (avec ses amis d’enfance Victor Kibaltchiche et Raymond Callemin). Il est un moment gérant du journal "Le Révolté" belge, milite au sein du Groupe révolutionnaire belge et fréquente la communauté d’Emile Chapelier à Stockel. Il subit plusieurs condamnations pour propagande révolutionnaire et outrage à la police. Antimilitariste et insoumis, il se réfugie en France en 1910 et s’installe à Romainville, non loin de la communauté des individualistes qui publient "l’Anarchie". Il y retrouvera ses amis belges.

Impliqué dans les actions illégalistes de la bande à Bonnot et en particulier dans le cambriolage d’une usine à Romainville, il sera arrêté le 28 février 1912, avenue de Clichy à Paris, en même temps que Dieudonné. Accusé de "recel et association de malfaiteurs" il est condamné, le 28 février 1913, à dix ans de travaux forcés. Fin 1913 il arrive au bagne de Guyane sur l’Île du Diable. Envoyé ensuite en relégation, il s’en évade en passant par la Guyane hollandaise où il travaillera pour pouvoir rentrer en Belgique en juin 1922.

Il reprend alors son métier et son activité militante, il déploie alors une intense activité syndicale et anime plusieurs grèves en 1925 et 1931. Il dirige également "Le Creuset" (1925-1932), bulletin mensuel de propagande syndicale, fondé à Bruxelles en avril 1925 et dans lequel il publie en 1930, sous forme de feuilleton, le récit de son voyage en URSS sous le titre "Le pèlerin de Moscou : 50 jours à travers la Russie nouvelle".

En 1926 il sera un des fondateurs d’une coopérative "Les arts graphiques".

En 1936, lorsque la révolution libertaire éclate en Espagne, il y apporte son soutien et s’y rendra en 1937. En 1939 il adopte les deux fillettes d’un compagnon fusillé par les fascistes et milite à S.I.A (Solidarité Internationale Antifasciste). Durant le second conflit mondial, la Belgique occupée, il rentrera dans la clandestinité, évitant ainsi une arrestation par la Gestapo en juillet 1941.

Après la guerre, il reprend l’action syndicale et réussit à unifier le mouvement du Livre alors divisé en six organisations. Le 1er janvier 1945 il est désigné comme secrétaire général du Syndicat Unifié du Livre et Papier de Bruxelles et, peu après, président de la Centrale de l’industrie du Livre et Papier de Belgique. En mai 1946, il est parmi les trois fondateurs de la section belge de Solidarité Internationale Antifasciste (SIA) qui travaille en commun avec les anarcho-syndicalistes espagnols de la Confédération Nationale du Travail (CNT). Il publie à Bruxelles, en mars 1950, le journal SIA traitant presque exclusivement de la répression policière contre les militants libertaires en Espagne franquiste et plus particulièrement à la suite de l’exécution de quatre militants Luciano Alpuente, Wenceslao Gimenez, Francisco Martinez et José Sabate.

En 1949 est constituée à Stockholm la Fédération graphique internationale dont il est le secrétaire du groupe des typographes pendant neuf ans.

À la fin des années 1950, il collabore au bulletin "Commission Internationale de Liaison Ouvrière" dont l’édition française est assurée par Louis Mercier-Vega et qui est l’organe du "Centre International de Liaison Ouvrière" (CILO) fondé en novembre 1957.

Il meurt le 2 janvier 1974, à Anderlecht.



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