30 novembre 1871 : exécution de Gaston Crémieux, "l’avocat des pauvres", en raison de sa participation à la Commune de Marseille

vendredi 30 novembre 2018

Fils d’un modeste marchand israélite, il fait de brillantes études et obtient, en 1856, une licence de Droit. Surnommé "l’avocat des pauvres", il est aussi journaliste littéraire. En 1862, il se fixe à Marseille où il devient membre de la franc-maçonnerie et déploie une grande activité : création de chambres syndicales, de coopératives et de la Ligue de l’enseignement. Ses idées politiques se portent alors vers les républicains qui tentent de s’opposer à l’Empire. Il est également en contact amical avec la section de l’Internationale de Marseille.

Le 8 août 1870, il se trouve porté à la tête d’un mouvement insurrectionnel, mais celui-ci est rapidement maté. Arrêté le lendemain, il est déféré le 28 août devant un conseil de guerre qui le fait emprisonner. Avec l’annonce de la chute de l’Empire, il est libéré ainsi que ses compagnons dans la nuit du 4 au 5 septembre par une foule de plus de 20 000 personnes. Il reprend aussitôt son activité radicale et fédérative avec la création de la "Ligue du Midi" (regroupant 15 départements) qui rentre rapidement en conflit avec le gouvernement de défense nationale.

Le 1er novembre 1870, il est en tournée de propagande pour la "Ligue du Midi" dans le département de l’Isère lorsqu’éclate l’insurrection marseillaise qui proclame une Commune révolutionnaire. Mais avec l’arrivée d’un émissaire républicain, le gouvernement récupère rapidement le pouvoir, la situation reste cependant tendue et un nouveau mouvement insurrectionnel éclate le 23 mars 1871. Crémieux est alors porté à la tête d’une Commission départementale insurrectionnelle, composée de 12 membres (dont Alerini pour l’AIT) qui ratifie les pouvoirs de la Commune marseillaise et du département des Bouches-du-Rhône. Après s’être emparée des bâtiments publics et de la préfecture, la Commission y fait arborer le drapeau rouge puis le noir (en signe de deuil de la Patrie). Mais le 4 avril, la Commune marseillaise, après une ultime médiation tentée par Gaston Crémieux, est écrasée par la troupe qui n’hésite pas à bombarder la ville.

Arrêté le 8 avril, il sera condamné à mort par un conseil de guerre et fusillé sur ordre de Thiers, le 30 novembre 1871.



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