Lundi de pentecôte : qui peut rester roupiller tranquillement ?

vendredi 13 mai 2016
par  SUB-TP-BAM RP

La question se pose tous les ans, qui doit aller bosser et qui peut rester roupiller lundi matin ? La situation varie selon le statut du travailleur dans l’entreprise, mais également son âge. Voici donc un panorama des diverses situations rencontrées dans le BTP et le nettoyage.

Petit rappel n°1 : cette fameuse journée dite de "solidarité"

On ne va pas s’appesantir sur le sujet, si ce n’est que c’est une belle arnaque pour les travailleurs. Citons simplement quelques éléments :

  • les travailleurs sont culpabilisés de travailler gratuitement un jour de plus, pour prévenir la surmortalité des personnes les plus vulnérables (personnes âgées, ...) face aux épisodes de canicules ; les salariés sont décidément responsables de beaucoup de maux... (en l’occurrence l’absence de Plan canicule à l’époque)
  • le jour de "solidarité" est fixé de façon unilatéral par le patron : cela peut être le lundi de Pentecôte ou n’importe quel autre jour.
  • et bien évidemment il s’agit d’une journée de boulot "offerte" aux employeurs, et ce principe n’a bien évidemment pas été remis en cause par les gouvernements de gôôche (actuel et passés)

Petit rappel n°2 :

Le lundi de Pentecôte est un jour férié depuis 2008. S’il était jusqu’à présent chômé dans votre entreprise, la journée dite de "solidarité" peut être fixée ce jour-là ou un autre jour férié (autre que le 1er mai). La journée de solidarité n’est pas automatiquement le lundi de Pentecôte.

Alors au final, qui travaille lundi ?

  • Tous les travailleurs du BTP et nettoyage doivent travailler, sauf si un accord d’entreprise ou le patron prévoit une autre modalité (RTT obligatoire, journée fixée à un autre jour férié, etc.) ;
  • Les apprentis de plus de 18 ans ;
  • Les intérimaires, selon les modalités d’application de l’entreprise utilisatrice.

Attention, cette journée de boulot est de 7h ; si vous êtes sur une période où vous travaillez plus que 35h (modulation du temps de travail par exemple, ou contrat avec un temps de travail au-delà de 35h), les heures de travail au-delà des 7h sont considérées comme des heures supplémentaires.

Cas particuliers :

  • Pour les travailleurs qui cumulent plusieurs boulots, la journée dite de "solidarité" s’effectue au prorata de la durée de chacun des contrats.
  • Pour les salariés à temps partiel, le nombre d’heures à réaliser se calcule également au prorata du temps de travail prévu au contrat.
  • Si vous avez déjà réalisé cette journée chez votre ancien patron (par exemple à l’Ascension) et que votre prochain patron l’a fixée au 14 juillet, vous devrez travailler ce 14 juillet mais en étant rémunéré et les heures s’imputeront à votre contingent annuel d’heures supplémentaires. Sinon, vous pouvez également refuser de faire cette 2ème journée dite de "solidarité" sans que ça constitue un motif de licenciement.

Et donc qui peut profiter d’une grasse matinée lundi matin, pour prendre des forces pour les manifestations du mardi 17 mai ?

  • les stagiaires du BTP ;
  • les apprentis de moins de 18 ans.

Cas particuliers :

  • Si la journée dite de "solidarité" est fixée un autre jour qu’un jour férié, les jeunes de moins de 18 ans devront aller bosser dans les conditions fixées.

Pour une aide en direct, des conseils en droit du travail ou une vérification gratuite de vos fiches de paie, les permanences du syndicat sont ouvertes tous les samedi matin de 10h à 12h et animées par des travailleurs du BTP.

Pour les travailleurs des autres industries qui ne travaillent pas ce lundi de Pentecôte, la permanence de la CNT Région parisienne est ouverte de 14h à 19h.

Image du Blog soutien-breton.centerblog.net
Source : soutien-breton.centerblog.net



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