Face à 15 000 licenciements... une pétition

L’Internationalisme prolétarien… serait-il aujourd’hui condamné à la collaboration de classe ?
lundi 26 janvier 2015
par  SUB-TP-BAM RP

Pour lutter contre le licenciement annoncé de 15 000 travailleurs de Lafarge et Holcim dans le monde, les organisations syndicales internationales lancent… une pétition !

L’Internationalisme prolétarien… serait-il aujourd’hui condamné à la collaboration de classe ?

Quand ces organisations internationales décident d’agir contre le patronat : cela fait peur !

Pas jusqu’à effrayer les patrons, on vous rassure, mais bien à laisser craindre que tous ces apparatchiks syndicaux n’aillent pas beaucoup plus loin que la pétition de principe qu’une nouvelle fois ils proposent d’engager pour sauvegarder les intérêts des travailleurs des groupes Lafarge et Holcim.

Après avoir constaté que les directions de ces groupes : « ont refusé de prendre des engagements en faveur de leurs travailleurs, dont beaucoup subiront des mutations ou des licenciements » et « refusé le dialogue social au cours du processus de fusion », on aurait pu croire que les grandes confédérations « dites représentatives » dans ces majors de la bétonnerie lanceraient des mouvements de grèves internationaux et concertés, préalables à toutes négociations établies sur un rapport de force.

Et bien non !

S’appuyant sur leurs organisations internationales [1], qui ont réunis, les 25 et 26 novembre derniers, 75 militants syndicaux de Holcim et Lafarge, provenant de 22 pays et représentant tous les continents, pour discuter d’une stratégie syndicale mondiale coordonnée ; elles « exigent » que le futur groupe Holcim/Lafarge (130 000 salariés / CA de 35 milliards d’€) garantisse un « dialogue social au niveau mondial tel que pratiqué par Lafarge ».

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Les 75 participants

Pour les anciens travailleurs de Lafarge contraints à de multiples grèves de la faim (voir nos articles précédents), et qui malgré tout ont tous terminé sur le bord du trottoir, l’humour de ces bonzes syndicaux doit avoir du mal à passer.

Pierre Cuppens (vice-président IBB) [2] a déclaré : « nous ne laissons pas tomber les travailleurs de l’entreprise, ni les travailleurs des entreprises qui seront vendues. »

Nous invitons chaque travailleur de Lafarge ou Holcim qui, dans quelques mois peut-être, vivra douloureusement les contrecoups de cette fusion si juteuse pour les actionnaires et aux cadres dirigeants, à s’en souvenir.

La CNT-f au travers de sa fédération construction, et de ses syndicats assure les travailleurs de ces deux sociétés en fusion de son soutien sans faille, mais s’interroge sur une pratique syndicale qui dans la défense des acquis sociaux ne porte aucune analyse sérieuse des modes de production et de développement des sociétés internationales qui les emploient.


[1Les trois organisations :

  • IBB (fédération internationale des travailleurs du bâtiment et des matériaux de bâtiment, le bois, l’industrie forestière et assimilés)
  • FETBB (Fédération Européenne des travailleurs de la construction et des matériaux du bâtiment, le bois et son exploitation),
  • IndustriALL (travailleurs des mines, de l’énergie et de l’industrie dans 143 pays).

[2Il a participé également à la mission d’enquête des chantiers de la coupe du monde au Qatar sans résultats importants.


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