Quand les patrons Bretons du BTP et leurs jaunes manifestent

lundi 17 novembre 2014
par  SUB-TP-BAM RP

A l’appel d’une quinzaine d’organisations patronales, et encadrés par leurs employeurs quelques centaines de jaunes [1] ont défilé à Nantes, vendredi dernier pour demander l’ouverture immédiate du chantier de Notre-Dame-des-Landes.

Quand de gros profits sont en jeu, le chantage à l’emploi rassemble les gogos, et les nobliaux de Bretagne, leurs anciens cerfs.

« L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes est bloqué alors qu’il y a trois mille emplois permanents sur trois ans à créer. Les salariés de ces entreprises risquent de perdre leur emploi dans les prochains mois (...) à cause de cent cinquante délinquants », a jacassé François de La Tullaye, de l’association de soutien à l’aéroport (ACIPRAN), à l’initiative du rassemblement.

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Une association démocratique et citoyenne (logée à la CCI de Nantes) d’ailleurs, comme nous le confirme un article du Breizh Journal. Son président : Alain Mustière, longtemps gros concessionnaire automobile sur Saint-Herblain, puis président de la CCI, est un allier de poids (et de droite) pour la réalisation des délires pharaoniques d’édiles qui n’ont de socialistes qu’un électorat qui leur sert de marchepied pour atteindre le pouvoir.

Les fourgueurs de béton et d’asphalte, réclamaient aussi (faut pas se priver !) la réalisation de l’A831 à ajouter à la liste ininterrompue des autoroutes, payées par les contribuables pour être offertes aux majors du BTP.

Alors que certaines confédérations syndicales de salariés proposent de faire revendiquer et défiler les travailleurs le samedi, afin de ne pas faire baisser la productivité des entreprises, les patrons de Nantes ont bien compris que s’ils voulaient faire le moindre petit effet de masse, il fallait mieux offrir une ballade en ville à leurs salariés un vendredi afin que chacun puisse allez, et au plus tôt, bêcher son jardin…

Notre syndicat réaffirme son opposition à la réalisation de projets qui bétonnent en rond.

Au constat de leurs propres difficultés pour se loger, les ouvriers du BTP savent que le boulot ne manquerait pas si on investissait dans des projets utiles à tous.


[1Le premier syndicat jaune est officiellement fondé le 8 novembre 1899 à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) par un petit groupe de mineurs qui refusent de participer aux mouvements de grève. Les grévistes s’en prennent alors à leur lieu de réunion (le Café de la mairie), leur jetant des pierres qui brisent les vitres ; les anti-grévistes décident alors de remplacer les vitres brisées par du papier jaune trouvé à la hâte ; à partir de là, les ouvriers anti-grève sont appelés « jaunes ».

Les « syndicats jaunes » sont des syndicats opposés à l’indépendance du mouvement ouvrier, souvent très liés au patronat, voire à des forces réactionnaires.


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