L’ascension du monteur

De l’intelligence du travailleur manuel
jeudi 14 février 2013
par  SUB-TP-BAM RP

En 2006, alors que je travaillais sur le chantier de rénovation de Gare de l’Est, un inspecteur du travail (ou peut-être de la CRAMIF) visite le chantier. Il vérifie entre autre la qualité des protections collectives, et en premier lieu le montage des échafaudages, qui s’élèvent sur toute la hauteur de la gare.

Il s’arrête au niveau de mon échafaudage et félicite le chef de chantier pour la qualité du montage. Celui-ci me demande : "Où as-tu appris à monter les échafaudages ?"

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Je lui réponds que je m’occupe des échafaudage depuis 2002, quand sur un de mes premiers chantiers chantier en France, j’attendais des livraisons qui arrivaient au compte-goutte, et j’ai observé une équipe de monteur à l’oeuvre toute la journée. Quelques semaines après, j’étais chargé avec un collègue de démonter la structure. Ce que j’ai fait en analysant chaque articulation que je démontais.

Sur le chantier suivant, l’échafaudage était entreposé, mais l’équipe de monteur n’était pas là. Comme le chantier commençait doucement et qu’on avait pas beaucoup de tâches à accomplir, je me suis entraîné à monter des structures, de plus en plus haut. Puis quand les monteurs sont arrivés j’ai été affecté pour les aider, et j’ai participé à mon premier montage d’un échafaudage fonctionnel.

Depuis j’ai participé à monter beaucoup d’échafaudages, dans des conditions scandaleuses, sans plan, sans aide du chef d’équipe, sans contrôle du chef de chantier, avec la clé du magasin dans la poche. Malgré tout, je n’ai pas connaissance qu’un de mes chantiers ait provoqué un accident.

Lors du dernier en date, pendant le chantier syndical visant à remplacer le chéneau de la toiture du grand bâtiment du 33 rue des Vignoles, des camarades m’expliquaient chaque étape, sans m’avoir demandé si j’avais une expérience de monteur. Je n’ai rien dit car le chantier syndical est le lieu de formation, mais aussi pour les formateurs, alors je faisais mine de les écouter attentivement et montais tranquillement les poteaux, poutres et garde-corps. C’était beaucoup plus plaisant de toute façon de travailler dans ces conditions.

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N. DEMBELLE, SUB TP BAM - RP


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