Ecrire et partager, au sujet la Commune de Paris de 1871.

« L’arbre de l’enseignement ouvrier doit être planté en pleine terre ouvrière : le syndicat« (1)
vendredi 9 avril 2021
par  SUB-TP-BAM RP

Pour le 150ème anniversaire de la Commune de Paris, un appel fut lancé aux syndicats de la Confédération pour participer à un colloque commémoratif par la production d’un texte relatif à l’événement et l’animation d’un week-end d’échanges.
Notre syndicat a saisi cette opportunité pour constituer un groupe de travail interne sur ce projet.
Ce n’est pas la première fois que notre syndicat réfléchit à ce mode d’action, puisqu’il l’a fait déjà par la production de brochures ou de documentaires sur : l’histoire du premier mai, la Commune de Paris, Draveil 1908, ou sur le syndicalisme, le féminisme et l’immigration lors du premier conflit mondial (2).
Comme le disait Fernand Pelloutier, pour changer sa condition le prolétariat doit avoir la « science de son malheur ». Son positionnement de classe dans l’Histoire en fait partie.
En ce domaine, nous promouvons toujours l’auto-organisation des travailleurs pour leur auto-éducation. En effet, le projet de société qui fonde le syndicaliste révolutionnaire, ne se conçoit pas sans un effort d’éducation autonome et maîtrisé par les travailleurs eux-mêmes.
« Une culture, pour le prolétariat et par le prolétariat, lequel doit en même temps ne renoncer à rien de l’héritage du passé, l’héritage humain, de son héritage ». (1)

Cependant écrire et parler en public n’est jamais simple pour les travailleur•euse•s (pour partie issue de l’immigration), d’une industrie (le BTP), où le travail est souvent peu qualifié, où la formation initiale en CFA vise à la rentabilité patronale immédiate, où la formation continue est peu valorisée. Il n’est pas rare, encore aujourd’hui, d’entendre des parents dirent à leur progéniture que si elle ne travaille pas à l’école, elle « finira dans le bâtiment ».
Alors proposer d’écrire un texte, d’animer une intervention dans un colloque, ne réunit pas immédiatement un enthousiasme délirant, parmi les adhérent•e•s du syndicat.
C’est bien plutôt la proposition d’un travail collaboratif, d’une intervention collective et participative qui, petit à petit, réussit à vaincre certaines réticences. C’est la confiance, la bienveillance et le respect de chacun•e, pierres angulaires de notre fonctionnement syndical quotidien, qui convainc parfois ceux et celles qui, à cause de leur parcours scolaire court, ne se sentent jamais légitimes à écrire ou prendre la parole.
C’est parce qu’en l’occurrence, gens ordinaires nous-mêmes, nous commémorons les « héros de la Commune » comme nos égaux, comme des hommes et femmes ordinaires ayant eut ces gestes magnifiques, issus du travail méthodique d’organisation préalable du prolétariat ; que nous tentons de partager lors du colloque dans une approche participative, non magistrale, non élitiste.

Le mouvement syndical d’avant 14, fier de son identité de classe, à souvent été taxé d’anti-intellectualisme. Ce n’est pas notre propos. Le prolétariat a toujours besoin du travail scientifique des historien•ne•s et sociologues pour nourrir la connaissance de son passé. Notre propre regard est cependant d’autant nécessaire qu’il est lui, porteur de notre projet d’émancipation et d’autonomie de classe.

Pour le Syndicat Unifié du Bâtiment
De la Région Parisienne
Son groupe de travail Commune de Paris

(1) Martinet M., Culture prolétarienne
(2) Toutes brochures et films disponible auprès du syndicat


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