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Le bulletin de salaire

De la retraite  … Au salaire à vie :  une  vidéo du Réseau salariat 29
http://www.reseausalariat29.infini.fr/siteRS29/site

Calculée comme la dépense publique, la dépense privée dépasserait 200% du PIB

Calculée comme la dépense publique, la dépense privée dépasserait 200% du PIB
Christophe Ramaux
Economiste atterré, Université Paris I, Centre d’Economie de la Sorbonne

L’affaire semble entendue : la dépense publique représentant en France 57 % du PIB, il ne reste plus que 43 % pour le privé. De quoi justifier l’austérité budgétaire. Le problème est que ce raisonnement est faux.

Avec la méthode retenue pour calculer la dépense publique, on peut estimer la dépense privée à plus de 200 % du PIB. Petite démonstration, sachant que tous les chiffres portent sur 2012 et sont tirés des comptes de la nation de l’Insee.
(suite…)

Pas vu à la télé !

« Apocalypse Naoned »
Une vidéo qui revient sur l’unique « saccage » lors de la manifestation contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes le samedi 22 février 2014 à Nantes : le saccage de l’information par la presse locale. (suite…)

Buenaventura Durruti nato 3164/3244 (réédition 2011)

Collectif pour un autre futur :
Buenaventura Durruti
nato 3164/3244 (réédition 2011)

« Dès mon plus jeune âge, la première chose que j’ai perçue autour de moi, c’est la souffrance, non seulement celle de notre famille, mais aussi celle de mes voisins. Par intuition, j’étais déjà un rebelle. Je crois que mon destin s’est décidé alors. »
Buenaventura Durruti.

Quarante années de luttes, d’exils, d’attentats, d’emprisonnements, d’activités clandestines, de grèves, d’insurrection, Buenaventura Durruti (né le 14 juillet 1896, tué le 20 novembre 1936) a vécu plusieurs vies, toutes exprimant au plus profond, le même désir de libération de la personne humaine. Le chemin est long pour le jeune ouvrier révolté devenant l’homme qui refuse postes, honneurs, grades et dont la mort fut pleurée par des millions de femmes et d’hommes. L’histoire de ce libertaire sans compromission, ce révolutionnaire intransigeant, se confond avec celles de la révolution et de la guerre d’Espagne, clés indispensables à la compréhension de l’histoire du XXème siècle et de sa suite.

En deux disques et 36 plages, musiciens, chanteurs, écrivains, acteurs s’interrogent et créent à partir de l’histoire de Buenaventura Durruti, une dédicace sans nostalgie et pleine d’actualité. Avec la participation d’Abel Paz, auteur de la biographie « Buenaventura Durruti, un anarchiste espagnol ».
L’édition 2011, richement illustrée de nombreuses photographies d’époque, est dotée du texte original enrichi et augmenté d’autres écrits trilingues (français, espagnol, anglais) de Emma Goldman, de Carl Einstein ainsi que d’une nouvelle préface situant cet enregistrement aujourd’hui.
« C’est seulement en se libérant de la peur que la société pourra s’identifier dans la liberté. »
Buenaventura Durruti.

Les RAMONEURS DE MENHIRS ont sortis une galette qui s’intitule DANS AN DIAOUL

ramoneur

C’est de la trad anarcho punk bretonne et ça remue. Il y a deux sonneurs de Lorient, Eric et Richard, un ex de bérurier noir à la guitare et boîte à rythme, Loran, un chanteur vannetais Momo, Louise Ebrel ainsi que Gwendoline et Naïade. Ne vous inquiétez pas, vous allez pogoter sur un an dro, et de « dans gwadek » à « o belle ciao » en passant par « vive le feu », c’est fort. La fusion britto punk fonctionne et la fusion est évidente.    Lien vers le site des Ramoneurs

mars 2008

LES SARKOFIOTTES, des gentils? http://sarkofiottes.dulibre.net/

sarkofiotCes cinq agités du bocal, comme ils se définissent eux-mêmes, jouent depuis 2004 leur punk-rock vitaminé et communicatif, mélange explosif d’humour, de colère et de mélancolie. Leur premier véritable album, «C’EST PAS NOUS LES MECHANTS », paru en 2007 avant les présidentielles, dresse un tableau réaliste et affligeant d’une société formatée et anesthésiée, où « c‘est un scandale si on n ‘a rien compris à l‘économie ultralibérale », où trop de gens trouvent « normal d’se faire enculer sans bouger », où le clodo sur son carton n’a d’autre choix que de s’abrutir à coups de picrate bon marché.

Mais pas question de baisser les bras. « Faut qu ‘ça pète ! ». « Y’en a marre de ces conneries : Travail, famine et dysenterie ». Pas question non plus de se satisfaire de vagues bons sentiments et de prières : « descends d’ta croix, t‘as l‘air d’un con ». Il faut se battre contre tous les collabos de l’ordre capitaliste, sans oublier ceux qui avancent masqués : « Quand tous les socio-traitres passeront l’arme à droite, » on pourra « causer décroissance ».

Signalons en fin d’album une interprétation inhabituelle du « Triomphe de l’Anarchie », chanté sur une mélodie plutôt mélancolique: « Tu veux bâtir des cités idéales / Détruis d’abord les monstruosités / Gouvernements, casernes, cathédrales. »

On est surpris au début, car on a en tête les interprétations plus toniques de Marc Ogeret ou de René Binamé. Et puis on s’y fait très vite … et on aime.

Les Sarkofiottes prépareraient un nouvel album pour bientôt. En attendant, il est urgent de se procurer le premier, en le commandant par exemple chez massprod: http ://www.massprod.comlvpc/cd.htm

Non, décidément, c’est pas EUX les méchants

mars 2008


PROPAGANDA de Normand Baillargeon (Préface), Edward Bernays (Auteur)

propaganda« Le manuel classique de l’industrie des relations publiques », selon Noam Chomsky. Véritable petit guide pratique écrit en 1928 par le neveu américain de Sigmund Freud, ce livre expose cyniquement et sans détour les grands principes de la manipulation mentale de masse ou de ce que Bemays appelait la « fabrique du consentement ».

Comment imposer une nouvelle marque de lessive ? Comment faire élire un président ? Dans la logique des « démocraties de marché », ces questions se confondent.

Bernays assume pleinement ce constat: les choix des masses étant déterminants, ceux qui viendront à les influencer détiendront réellement le pouvoir. La démocratie moderne implique une nouvelle forme de gouvernement, invisible: la propagande. Loin d’en faire la critique, l’auteur se propose d’en perfectionner et d’en systématiser les techniques à partir des acquis de la psychanalyse. Un document édifiant où l’on apprend que la propagande politique au XXe siècle n’est pas née dans les régimes totalitaires mais au cœur même de la démocratie libérale américaine. Texte présenté par Norman Baillargeon, philosophe, professeur à l’université du Québec à Montréal et auteur d’un Petit cours d’autodéfense intellectuelle, paru chez Lux en 2007.

mars 2008

We Feed The World : « Chaque enfant qui meurt de faim est assassiné »

imagVoir1Ainsi s’exprime Jean Ziegler, Rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation, résumant le message central d’un nouveau documentaire passionnant : « We Feed the World ».

Le réalisateur autrichien Erwin Wagenhofer pointe du doigt le pouvoir toujours plus étendu de l’industrie agroalimentaire et met en lumière la concurrence que livrent les multinationales de cette industrie aux petits agriculteurs et producteurs. Au point d’en arriver à des situations très étranges… Saviez-vous par exemple que les forets vierges du Brésil étaient actuellement dévastées pour pouvoir cultiver du soja, même si le sol n’y est pas favorable ? Et que ce soja brésilien sert d’abord à… engraisser les vaches européennes ? Savez-vous également que les directeurs des plus importantes firmes semencières du monde refusent de manger des aliments issus de leurs propres entreprises ?

juillet 2007

Les Lip, l’imagination au pouvoir « On fabrique, on vend, on se paie; c’est possible »

imagVoirLes ouvriers des usines LIP à Besançon ont mené la grève ouvrière la plus emblématique de l’après 1968. Un mouvement de lutte incroyable, qui a duré plusieurs années, mobilisé des foules entières en France et en Europe, multiplié les actions illégales sans céder à la tentation de la violence, porté la démocratie directe et l’imagination à incandescence. Des récits entrecroisés, des portraits, une histoire collective, pour essayer de comprendre pourquoi cette grève porta l’espoir et les rêves de toute une génération.

juillet 2007

« Un homme est mort », de Kris et Davodeau. Futuropolis.

imagLireUn mouvement social, une victime innocente, un cinéaste engagé, un film disparu…revisitant la mémoire sociale pour interroger les consciences, mettre en lumière les pans d’ombre de l’Histoire, la réécrire du point de vue de ceux qui ne sont jamais apparus dans les manuels. Kris et Davodeau ont écarté l’hypothèse de la fiction pour se fixer sur le réel, une véritable aventure humaine. Celle de René Vautier, cinéaste engagé mandaté par la CGT pour tourner un documentaire dans la tourmente des mouvements ouvriers de 1950, avec pour toile de fond le chantier de reconstruction de Brest, cité mise à genoux par la Seconde Guerre mondiale.

Les deux hommes se sont attaché à une reconstitution aussi minutieuse que sensible du parcours de Vautier dans le chantier, prenant pour point de départ la mort d’Edouard Mazé, fauché par une balle en pleine manifestation ouvrière. Ils suivent pas à pas le futur réalisateur le montage effectué avec des bouts de ficelles, la projection renouvelée soir après soir comme un nouvel exploit… Et en toile de fond, omniprésent, le poème de Paul Eluard « Au rendez-vous allemand », « Un homme est mort qui n’avait d’autres défenses que ses bras ouverts à la vie ».rédigé à l’origine en hommage au résistant Gabriel Péri, adapté sur mesure à la mémoire d’Edouard Mazé.

Remontant ainsi le temps, Kris et Davodeau sacrifient à un devoir de mémoire militant. Le film lui-même, dont l’unique copie fut réalisée avec des bouts de ficelle, n’a pas résisté aux multiples représentations nocturnes sur les chantiers de Brest.

Kris et Davodeau s’ouvrent ainsi au témoignage, traduisant la mobilisation, mais aussi le désarroi d’ouvriers réunis face à une machine gigantesque et sans états d’âme, à des policiers qui ont tiré sur ordre à balles réelles.

juillet 2007

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