Un syndicalisme autogestionnaire et sans permanent

Accueil > Précarité > Loïc libéré : abandon des poursuites et la lutte continue

Loïc libéré : abandon des poursuites et la lutte continue

jeudi 9 juin 2016

Rassemblement de solidarité pour l’abandon de
toutes poursuites à l’encontre du camarade arrêté au Medef le 7 juin
2016. La CNT était présente.

[Dernière minute : Loïc a été libéré mais doit passer en procès le 5 août. Ne lâchons rien : http://cie-joliemome.org/?p=2097]

Communiqué à faire tourner : http://cie-joliemome.org/?p=2088

Rassemblement de solidarité pour la libération immédiate et abandon de
toutes poursuites à l’encontre du camarade arrêté au Medef le 7 juin
2016

Mardi 7 juin, nous manifestions dans les locaux du Medef. Il s’agissait
d’exprimer haut et fort le refus de leurs positions dans les
négociations sur l’assurance-chômage, d’exiger que soit adopté l’accord
« sectoriel » du 28 avril dernier sur les annexes 8 et 10 et que
l’ensemble des chômeurs - et non une minorité d’entre eux, comme c’est
le cas actuellement - soit indemnisée correctement.

La violence des coups a une nouvelle fois été l’unique réponse à nos
exigences. Les vigiles s’en sont pris aux manifestants dès leur arrivée
pacifique dans le hall d’accueil. Alors que l’atmosphère était redevenue
sereine, le chef de la sécurité du Medef n’a pas hésité à porter un coup
des plus violents à l’encontre de notre camarade Loïc avant de déposer
plainte pour « violences volontaires en réunion » contre lui !

Lors de l’arrivée de la police, près de 94 personnes ont été interpelées
puis soumises à une vérification d’identité au commissariat de la rue de
l’évangile (18e). Loïc a, pour sa part, été conduit dans un
commissariat du 7e et placé en garde à vue.

Plus de 24 heures plus tard, le mercredi 8 au soir, il a été déféré au
parquet et a ainsi passé sa deuxième nuit en détention.

Depuis trois mois que dure la mobilisation contre la loi Travail et que
le gouvernement s’enferre dans son obstination, l’état d’urgence est
utilisé pour répondre à la « question sociale ». Coups, blessures et
mutilations, perquisitions, assignations à résidence et interdictions
collectives ou individuelles de manifester se multiplient. Le Medef n’a
rien fait d’autre hier que ce que font ces policiers : frapper des
manifestants qui se voient ensuite accusés de « violences » et « 
rébellion », avant d’être relaxés, mais aussi, souvent, condamnés. Nul
ne sait combien de manifestants ont ainsi été condamnés à de la prison
ferme, combien sont détenus...

Il s’agit d’une nouvelle tentative de criminalisation du mouvement
social : cette fois-ci à l’encontre d’un militant expérimenté, reconnu
pour ses qualités d’apaisement et de dialogue, et pour son engagement
dans les luttes aux côtés de la CGT-Spectacle, de la CIP Ile de France,
de Nuit Debout...

Un coup contre l’un d’entre nous c’est un coup contre tous !

Conférence de presse jeudi 9 juin à 11h30,
Sur l’esplanade devant le Palais de Justice, métro Cité.

Cie Jolie Môme, CGT-Spectacle, CIP-IDF, DAL,

Nuit Debout Paris - Commission Accueil et Sérénité

Notre communiqué de soutien : http://www.cnt-f.org/sipm/Le-Medef-agresse-les-travailleurs-trinquent-liberez-notre.html