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Le Medef agresse, les travailleurs trinquent : libérez notre camarade et l’Unedic

mercredi 8 juin 2016

Mardi 7 juin, en début d’après-midi, pour protester contre le refus du Medef (et de son bras droit, la CFDT) de valider l’accord de branche spectacle concernant les annexes 8 et 10 de la convention Unedic (intermittents), obtenu pourtant après de nombreuses mobilisations et négociations le 28 avril, une centaine de personnes ont pacifiquement occupé le siège de l’organisation patronale.

Le responsable de la sécurité du Medef a violemment agressé physiquement Loïc, un camarade de lutte, membre de la CGT-Spectacle et de la compagnie Jolie Môme. Cette fois encore, la police a parfaitement joué son rôle de garde-chiourme du capital : loin d’inquiéter l’agresseur, elle a choisi d’embarquer l’ensemble de manifestants, et plus particulièrement notre camarade. Alors que les premiers étaient transférés au commissariat de l’Évangile, puis libérés après un contrôle d’identité et une prise en photo obligatoire (sûrement pour le fichage des « terroristes » du mouvement social...), Loïc a, lui, été emmené seul au commissariat du 7e, alors même qu’il était blessé, sans attendre les pompiers. Il a même été depuis placé en garde à vue.

Notons qu’en parallèle, la police scientifique est venue prendre des empreintes sur les lieux : « criminalisation » du mouvement social semble donc définitivement être le mot approprié...

Nous exigeons la libération immédiate de notre camarade, sans aucune poursuite. En revanche, nous dénonçons la violence du responsable de sécurité privée qui a voulu « faire sa justice lui-même ».

Au-delà, puisque le Medef nous fait expulser et nous agresse physiquement avec la bénédiction de l’État et de ses forces de répression, plus que jamais nous revendiquons :

- la validation de l’accord de branche, annexes 8 et 10, tel quel et sans aucune intervention de l’État ;

- l’expulsion du Medef et de l’État des caisses de sécurité sociale : c’est aux travailleurs de répartir les richesses qu’ils produisent ;

- la libération et l’amnistie de tous les inculpés du mouvement social.

La lutte ne fait que commencer, notre syndicat appelle à soutenir toutes les actions prévues par l’assemblée générale du lundi 6 juin aux ateliers Berthier (voir sur http://www.cip-idf.org).

Ni État, ni patrons, ni compromission !

Le SIPMCS-CNT