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Solidarité avec les anarchistes Chiliens de Caso Bombas en grève de la faim

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Depuis le 14 et le 30 août 2010, des militants anarchistes arrêtés dans le cadre  de l’affaire Caso Bombas croupissent dans les prisons de haute sécurité chiliennes

Tout comme les jeunes de Tarnac en France, ils se sont retrouvés victimes d’une répression policière et médiatique visant à faire passer des jeunes vivant dans des squats, faciles à identifier, faciles à montrer du doigt, pour des terroristes responsables de braquages et d’attentats à la bombe qui ont sévi au Chili. Et si au fil des mois, le dossier d’accusation s’est dégonflé petit à petit, tant il contenait d’hypothèses fantaisistes, ils n’en ont pas moins subi une détention arbitraire dans des conditions indignes qui ont poussé 14 d‘entre eux jusqu’à la grève de la faim.
Par cette grève de la faim, ils exigent leurs libérations immédiates et dénoncent le montage politique de cette affaire. Ils exigent aussi l’abrogation de la loi anti-terroriste qui réprime actuellement toute forme de contestation. Cette action collective s’inscrit également dans le fait que le 17 mars, le tribunal n’a pas voulu fixer une date d’audience, ce qui signifie qu’ils peuvent être incarcérés indéfiniment.

L’embarras commence néanmoins à être palpable dans certains cercles du pouvoir chilien puisqu’en février la commission des droits de l’homme de la chambre des députés est venue les visiter à la prison de haute sécurité et a constatée que leurs incarcérations étaient proches de la torture et au mois de mars quarante parlementaires sociaux démocrates se sont indignés par écrit de la tournure que prend l’instruction.

Enfin le 24 mars la justice bourgeoise est contraint de reculer en exigeant la fin de cette instruction dans les dix jours. La fixation d’une date d’audience est sans nul doute proche. L’une des revendications des grévistes de la faim est satisfaite. Mais, tant qu’ils sont incarcérés, la solidarité internationale doit continuer à s’organiser pour les soutenir, et pour faire cesser les persécutions de l’appareil sécuritaire chilien

http://solidaridadporlxspresxs.blogspot.com/

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Commentaires  

 
0 #1 nacho 28-04-2011 22:17
Ce qu'il faut préciser c'est qu'il y a aussi d'anciens militants, résistants de la dictature militaire pinochétiste du MAPU Lautaro qui avaient déjà fait plusieurs années de prisons durant la dictature et la "démocratie" ou comme nous l'appelons au Chili: "démocradure", un mélange entre démocratie et dictature. Ce sont des militants, squatters, punks, anciens guérilleros, etc. qui n'ont pas de lien entre eux, anarchistes ou pas, mais que la justice bourgeoise veut faire passer pour de dangereux terroristes. Les preuves sont si pauvres que durant l'audience une carte "Bip" par exemple (équivalente au NAVIGO français) a été utilisée comme "preuve" de leur culpabilité durant l'audience. Le juge Peña a été promus au Ministère de l'Intérieur, comme quoi cette affaire est bien politique et non judiciaire. Depuis hier la grève de la faim aurait été stoppé suite à la médiation que fait l'église entre le gouvernement et les prisonniers politiques. Ils demandent leur mise en liberté immédiate et la fin de la loi anti terroriste, hérité de la dictature militaire qui permet d'emprisonner toute contestation.
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