Archives
le 20 Mars 2008. COMMUNIQUE DE PRESSE DU SYNDICAT DU COMMERCE RP DE LA CNT
Le Syndicat du Commerce et des industries de l’alimentation de la région parisienne de la CNT ne participera pas à la journée d'action nationale du 22 mars 2008, à l’appel des fédérations CGT et CFDT du Commerce dans la branche de la grande distribution alimentaire.
En effet, les mêmes centrales qui appellent à la mobilisation trahissent les salariés du Commerce dès que ceux-ci entendent se donner les réels moyens de leurs revendications.
Nous refusons que le respect de la dignité et de la combativité des salariés du Commerce, soit bafoué par la signature d’accords misérabilistes, comme celà a été le cas à CARREFOUR MARSEILLE GRAND LITTORAL (16 jours de grève:45 centimes de plus du ticket -restaurant sous conditions)
Toutefois, le syndicat du commerce CNT a pris acte d'une mobilisation nouvellement émergente et effectivement sans précédent depuis une quarantaine d'années des salariés du Commerce, qui en dit long sur l'état d'exaspération sociale.
Dans ce contexte, les grands oubliés de la mobilisation sont encore les salariés des TPE-PME, des franchisés, et surtout des enseignes de distribution spécialisées du commerce.
Le syndicat du commerce de la CNT appelle aujourd’hui l'ensemble des fédérations de branche du commerce et des services à prendre leur pleine et entière responsabilité et à organiser au plus vite à une grève inter-syndicale et interprofessionnelle dans l'ensemble des secteurs du commerce et des services.
Syndicat du commerce RP de la C.N.T.
28 février 2008 : COMMUNIQUE DE LA COORDINATION NATIONALE DES CAISSIERS-VENDEURS DES RELAY/RELAIS H
A la suite de l'acte de censure commerciale et politique ordonné ses derniers jours par les dirigeants du groupe HACHETTE-LAGARDERE à l'encontre du journal "Courrier International", et pour le moins contraire à l'esprit de la loi BICHET toujours en vigueur, la Coordination Nationale des Caissiers-Vendeurs des RELAY/RELAIS H tient à rappeler que les responsables des points de vente de presse RELAY dits abusivement rants-salariés", ne sauraient servir de boucs-émissaires à l'indignation légitime dans cette affaire de censure.
Qualifiés par leur employeur - le groupe HACHETTE-LAGARDERE via sa filiale HACHETTE DISTRIBUTION SERVICE- de "véritable chefs d'entreprise", ils sont employeurs en titre mais sans le moindre pouvoir de décision économique des 2000 caissiers-vendeurs placés sous leur ordres, eux-mêmes rémunérés à vie au SMIC,sans convention collective ni droits -contrairement aux gérants.
Toutefois, les gérants restent totalement subordonnés aux décisions gestionnaires du groupe HACHETTE-LAGARDERE par des moyens de pressions économiques et disciplinaires scandaleusement rétrogrades.
A ce sujet, la Coordination nationale tient à rappeler qu'à l'instar des gérants "casino" , leur responsabilité pécuniaire personnelle est engagée dés lors qu'une démarque supposée ou réelle, mais sous le seul contrôle gestionnaire de l'administration de RELAIS H SNC est opportunément découverte.
Par ailleurs, un responsable de point de vente refusant d'appliquer les directives de censure du groupe LAGARDERE - peut être disciplinairement muté sur un point de vente de moindre importance ou réputé "à risque" , ce qui quand on connait les conditions de travail dans le périmètre des transports publics , ne constitue pas la moindre des pressions.
C'est par une aberration réitérée d'une Justice dans ce cas précis particulièrement myope que ces relations ne sont toujours pas à ce jour et malgré de nombreuses procédures requalifiées en subordination juridique.
Le groupe HACHETTE-LAGARDERE bénéficie ainsi, outre de nombreuses déductions de charges et avantages fiscaux réservés aux TPE de la possibilité de ne reconnaitre aucun droit syndical et social à 2000 salariés qu'il contraint néanmoins à de nombreuses directives directes par le biais d'un contrat de travail standardisé.
La Coordination nationale des caissiers -vendeurs RELAY-RELAIS H ne peut donc que déplorer qu'une fois de plus , les salariés de base sur le terrain doivent réparer auprès de la clientèle les conséquences négatives en terme d'image entreprenariale des basses courtisaneries de leur dirigeants.
Le syndicat du Commerce RP de la CNT à lancé, dès samedi 8 décembre 2007, un appel à la grève des salariés des magasins GO SPORT pour le samedi 15 décembre.
Cet appel répond à une certaine exaspération du personnel GO SPORT dont le métier de vendeur spécialisé semble de moins en moins considéré et de plus en plus promis à la polyvalence. La prime tant espérée n’est qu’un bon prétexte pour demander toujours plus de rendement et de productivité. Les salaires stagnent et le pouvoir d’achat diminue…
Avant l’implantation de la CNT, peu d’actions syndicales ont été conduites. Le CE, contre pouvoir de la politique sociale de l’entreprise, n’émet aucune objection.
SAMEDI 15 DECEMBRE 2007 à 13h, réunissons-nous en nombre devant le magasin de la porte de CHATILLON : 21/23, avenue de la porte chatillon paris 14e.
A la suite de cette action, les salariés aurons la possibilité de reconduire ou non ce mouvement au premier samedi des soldes si leurs revendications ne sont pas prises en considération.
Les revendications :
- Une revalorisation urgente des salaires, soit 100 euros de plus pour chaque salarié
- Des primes exigés plus atteignables et intéressantes
- 1 euro de prime au mérite pour chaque salarié vendant une carte de fidélité
- L’acquisition d’un 13ème mois de salaire
- Des tickets restaurants d’une valeur de 5 euros ou une prime de panier en conséquence selon le choix des salariés.
- Des évolutions de poste plus rapides dès lors qu’elles ont promises. C'est-à-dire n’excédant pas un an.
- Une polyvalence exceptionnelle et non définitive
- Plus de personnel en fonction des réels besoins de chaque magasin
Pour tout renseignement supplémentaire vous pouvez laisser vos messages ou discuter sur MSN avec les syndiqués : cnt_go-sport@hotmail.fr
Vous trouverez le tract d’appel dans la rubrique tract de la section GO SPORT.
le 20 décembre 2006, Communiqué de presse :
Le Syndicat du Commerce & des Industries de l’Alimentation de la région parisienne (SCIAL-RP) et la Coordination nationale des Caissiers-Vendeurs des RELAY-RELAIS H tiennent à apporter leur plus totale solidarité à Amandine, vendeuse salariée de VIRGIN frauduleusement, et au mépris de toutes les protections légales, en butte à une procédure de licenciement.
Une fois de plus, c'est selon les grotesques –mais habituels– "motifs", que tous les salariés du Commerce connaissent parfaitement (le pseudo-mécontentement de la clientèle) et dans la plus pure ligne d'acharnement anti-syndicaliste du groupe LAGARDERE où seuls les syndicats "maisons" sont appréciés à leur juste valeur, qu'Amandine subi cet acharnement.
Au-delà de la situation personnelle d'Amandine, les signataires rappellent que la mission de Conseiller du salarié, qui permet notamment aux salariés des très petites entreprises et des entreprises sans représentants du personnel d'être assistés durant les procédures de licenciement, doit être considérée comme une mission d'utilité publique. Celle-ci est souvent remplie avec une très grande abnégation (et non sans risques) de la part des Conseillers du salarié. Aussi, la répression contre Amandine doit être considérée comme une attaque contre tous les Conseillers du salarié.
Le SCIAL-RP et la Coordination nationale des Caissiers-Vendeurs des RELAY-RELAIS H demandent tant aux pouvoirs publics qu'aux organisations syndicales de prendre dans cette affaire toutes leurs responsabilités et de faire enfin appliquer le Droit au sein du groupe LAGARDERE.
Pour sa part, la Coordination des Caissiers-Vendeurs des RELAY-RELAIS H poursuit son combat au sein du groupe LAGARDERE pour l'intégration des 2000 vendeurs(es) des RELAY au sein de la filiale HACHETTE et pour le respect de leur dignité et de leurs droits.
Syndicat du Commerce & des Industries de l’Alimentation de la Région parisienne CNT
Coordination des Caissiers-Vendeurs des RELAY-RELAIS H CNT
Le SCIAL RP soutient les camarades américains IWW des STARBUCKS COFFEE, licenciés.
vous pouvez voir à ce sujet le tract qui leur a été consacré et diffusé samedi 30 septembre dans certains cafés STARBUCKS de Paris. Celui-ci est disponible dans la rubrique tracts du SCIAL.
PARIS, le 28 juin 2006
Le SCIAL-RP invite toutes et tous les camarades et collègues, syndiqués ou non à venir soutenir le piquet de grève, organisé depuis le samedi 24 juin 2006 par les salariées de MONOPRIX Saint-Antoine 75011 Paris (M° LEDRU-ROLLIN).
Le magasin appartient au « groupe MONOPRIX » et ouvre ses portes du lundi au samedi, de 9 à 22 H. Les journées sont longues pour les 20 grévistes sur les 150 employé(e)s. En effet, seules les caissières et les vendeuses semblent solidaires entre elles.
Bien que soumis aux mêmes traitements dénoncés dans les tracts : précarité des contrats de travail ( temps partiel et /ou CDD), « harcèlement » de la direction, mépris du personnel, bas salaires, différence de traitements entre employés (la distribution des tickets restaurant est curieusement à la discrétion de la direction), le reste du personnel, dont les approvisionneurs, ne semblent pas participer au mouvement. La peur semble l'emporter.
Les grévistes, en l'occurrence, ne peuvent compter que sur la clientèle du quartier, au demeurant assez receptive, et à qui les salariées grévistes demandent de signer une pétition de soutien.
Le piquet de grève qui prive le magasin de sa clientèle en pleine période de soldes commence à porter ses fruits. Les revendications sont basiques : elles demandent la stricte application du Code du travail et la requalification des contrats de travail à temps partiel en temps complet.
La direction incriminée par les salariées sera sans doute déplacée vers un autre magasin. Avec l'obtention d'une prime, ce seront sans doute les seuls résultats de cette lutte.
Mais une grève dans un MONOPRIX à quelques échos dans tous les MONOPRIX, y compris chez les « affiliés ». Lundi 26, un des entrepôts a observé une grève de solidarité. Mais la communication entre les divers magasins et leurs entrepôts reste incertaine. Malgré des mouvements concomittents (MONOPRIX Sébastopol : 1 semaine de grève; MONOPRIX Le Chesnay 78: actuellement en grève), les luttes restent isolées et cantonées à leur seul établissement.
La CNT n'a pas de prise dans cet établissement, ni adhérent ni de représentativité. C'est donc un simple soutien aux salariées, pour l'occasion syndiquées à la CGT, qui est nécessaire.
Il serait maladroit d'effrayer une clientèle en mal de consommation par des provocations agressives et stériles. Ce serait même contre-productif. Les clients, souvent des personnes d'un certain âge, sont conscientes, notamment, de la dégradation des conditions de travail des caissières et, à ce titre, ils sont plutôt solidaires.
Parcequ’ils sont en lutte, les salariées ont besoin de soutien tous les jours.
Merci de votre solidarité !
le 10 avril 2006, Communiqué de presse
Après des décennies de stratégie défaitiste et démissionnaire face aux agressions du patronat, il était de la responsabilité historique des confédérations syndicales françaises , dans le cadre du rapport de force extrèmement favorable créé par la défaite gouvernementale sur le CPE d'appeler PAR LA GREVE GENERALE à l'élargissement du combat social pour l'abrogation du CNE et de la loi dite "sur l'égalité des chances".
Aujourd'hui plus qu'hier, il est intolérable que les salariés notamment du secteur dit « privé » puissent rester soumis à une période d'essai de 2 ans et au licenciement arbitraire sans procédure ni justification au seul motif discriminatoire qu'ils travaillent dans des entreprises de moins de 20 salariés , secteur d'entreprises dont les dirigeants sont particulièrement rétifs à l'application minimale légale du droit du travail et champs privilégié d’une répression anti-syndicale omniprésente.
Si la première victoire concernant l’abrogation de fait du CPE ,n’entraine pas immédiatement une nouvelle offensive du mouvement social étudiants-travailleurs , il est certain que la réaction gouvernementale et patronale submergera rapidement ce premier acquis. Vis-à-vis des centaines d’étudiants et de travailleurs actuellement victimes de la répression et des centaines de milliers de salariés potentiellement concernés par le CNE, des gamins de 14 ou 15 ans envoyés en apprentissage et au travail de nuit forcé , ce serait ni plus ni moins qu'une TRAHISON.
Pour sa part , le syndicat du Commerce région parisienne de la CNT se joindra naturellement à toutes les initiatives d'actions unitaires jusqu'à l'abrogation pure et simple de la la loi "sur l'égalité des chances" et du CNE.
LA LUTTE CONTINUE!
le 3 avril 2006, COMMUNIQUE
Jacques CHIRAC a donc annoncé vendredi 31 mars que la période d’essai de 2 ans du CPE sera réduite à un an, alors que celle du CNE reste de deux ans pour les salariés des entreprises de moins de 20 salariés, parmi lesquelles nous trouvons les innombrables sous-traitants ou franchisés des grandes entreprises.
Poursuivant cette stratégie d’étendre chaque jour un peu plus le champ des discriminations ubuesques dans l’entreprise, Jacques CHIRAC a aussi annoncé que l’obligation de justifier (sic) au salarié juste oralement de son licenciement serait maintenue pour les jeunes de moins de 26 ans, mais est toujours refusée aux salariés de plus de 26 ans en CNE dans les entreprises de moins de 20 salariés !
Le Syndicat du Commerce de la Région parisienne de la CNT, en réponse à Jacques CHIRAC, la voix du patronat et du capitalisme, appelle donc l’ensemble des acteurs du mouvement social actuel à bloquer journellement des sièges de grandes entreprises, et notamment ceux de la grande distribution, afin de rendre la vie des patrons aussi intenable qu’ils sont désormais autorisés à la rendre à leurs salarié(e)s !
le 10 Mars 2006
Le Syndicat du Commerce Région Parisienne de la CNT ayant pris connaissance du communiqué de presse relatif au décés de Joêlle AUBRON passé au nom supposé de l'ensemble de la Confédération Nationale du Travail par son "secrétariat médias" tient à se désolidariser totalement de la teneur dudit communiqué.
Pour le SCIAL-RP, le combat contre l'enfermement carcéral qui rend fou et détruit à petit feu les individus emprisonnés et dont les épouvantables caractéristiques sont aujourd'hui dénoncées de toute part, ne peut supporter de distinguo entre prisonniers supposés "politiques" et l'ensemble de la population carcérale.
Mais le SCIAL-RP ne reconnait aucun apport positif, bien au contraire,des militants de l'ex-groupe ACTION DIRECTE dans l'auto-émancipation des travailleurs et déclare bien au contraire que le mouvement social d'auto-émancipation doit en permanence "juger (et critiquer) les moyens" employés par ceux qui prétendent agir en son nom.
Les prisons sont des couloirs de la mort pour TOUS les prisonniers!
le 14 octobre 2005 : Communiqué de presse,
QUAND MONOPRIX S’ACHARNE CONTRE UN MILITANT SYNDICALISTE, LE MINISTRE RENVOIE L’ENSEIGNE DANS SES CORDES
Par décision du 19 Septembre 2005, et après un recours, à la suite de deux refus de l’Inspection du Travail, l’autorisation de licenciement de Fabrice NOEL, délégué syndical du syndicat du commerce région Parisienne de la Confédération Nationale du Travail (CNT) au sein de MONOPRIX vient d’être refusée par le ministre de l’Emploi, de la Cohésion Sociale et du Logement.
Le SCIAL-RP espère que MONOPRIX-CUNI SAS comprendra désormais la nécessité de mettre fin à ses pratiques anti-syndicales.
Affecté à la boucherie du MONOPRIX St-PAUL dans le quartier du Marais à Paris, alors qu’il est notoirement végétarien, comme pré-emballeur, la direction du magasin ne lui a jamais pardonné de s’être transformé en porte–parole de l’émotion du personnel à la suite du décès d’une collègue dans un autre magasin de l’entreprise CUNI SAS dont les signes avant-coureurs ont pour le moins été sous-évalués par l’encadrement.
Pire, Fabrice avait eu l’audace de poser dans « l’ express » au milieu d’un article sur les nouveaux réseaux de solidarité et de lutte syndicale contre les emplois précaires en décrivant les conditions de travail du magasin.
MONOPRIX qui voulait à tout prix faire taire ce père de famille en le mettant à la rue et sur la paille, l’attaqua en diffamation en demandant 30 000 euros de dommages et intérêts. Mal en pris àCette enseigne qui fut déboutée de sa plainte en date du 5 mars 2004.
Dés lors, licencier Fabrice à tout prix devint l’obsession de MONOPRIX.
Mise à pied sans salaire (900 euros par mois net) durant deux mois, mais élu délégué du personnel dans le même temps avec 3 fois plus de voix que les candidats des autres listes syndicales, AUJOURD’HUI, C’EST FABRICE QUI VA DEMANDER DES COMPTES A MONOPRIX !
NON, Fabrice n’a jamais tenu de propos excessifs et diffamatoires (la nouvelle recette anti-syndicale du patronat) contre la Direction ou certains membres de l’encadrement de MONOPRIX !
Non, le fait pour un salarié, qui plus est représentant du personnel d’attirer l’attention de son employeur sur des problèmes de respect de réglementation en matière d’hygiène et de sécurité, tant du personnel que de ses implications pour le respect des consommateurs, N’EST PAS FAUTIF !
La mobilisation de plusieurs mois de la CNT au coté de Fabrice, le soutien électoral du personnel de MONOPRIX et la solidarité de nombreux clients a porté ses fruits.
L’enseigne MONOPRIX qui se targue à longueur de sites d’auto-promotion de « commerce équitable » , de « respect des producteurs et des consommateurs », de surveillance des valeurs sociales et « éthiques » de ses partenaires fera bien de méditer la leçon.
NOUS COMPTONS BIEN L’Y AIDER !
le 6 octobre 2005 : communiqué de presse
« Salariaticide » patronal dans la distribution spécialisée !
Artacréa est une société qui regroupe plusieurs enseignes (Créa, Graphigro, Rougier & Plé). Sa naissance date de janvier 2001, lors de la fusion de Graphigro avec Rougier & Plé. Son secteur d’activité économique est la distribution spécialisée de produits relatifs aux beaux-arts, aux arts graphiques et aux loisirs créatifs. Elle compte aujourd’hui environ 280 salariés répartis sur une vingtaine de sites à travers la France (1 siège à Champlan, dans l’Essonne ; 19 magasins).
Cette fusion fut mal engagée, hypothéquant ainsi les potentiels réunis. Un précédent P-DG, M. Edouard Maria Scarfoglio (février 2002-octobre 2004), imagina une politique de développement démesurée et inadaptée aux capacités d’autofinancement de l’entreprise qui aggrava la situation. Les opérations commerciales successives furent des échecs coûteux. Depuis, l’activité connaît un net fléchissement et une baisse permanente de son chiffre d’affaires (CA). Les syndicats (CGC, CGT et CNT) ont souligné et dénoncé les erreurs stratégiques et l’obstination du P-DG et du Directeur exécutif de l’époque, M. Alain Bourrat. Les frais de fonctionnement du siège et les frais de représentation de la direction (automobiles de fonction, téléphones mobiles, frais de bouche, etc) étaient sans commune mesure avec les capacités réelles et la taille de l’entreprise. Le principal actionnaire, le groupe Apax Partners France, fut souvent sollicité par le P-DG pour renflouer la trésorerie. Par ailleurs, M. Scarfoglio entretenait tactiquement une certaine opacité sur la réalité économique préoccupante de l’entreprise –dénoncée par le Comité d’entreprise (CE) et les syndicats– auprès du principal actionnaire et de la presse spécialisée, afin de poursuivre son projet irréaliste (ouvrir 1 magasin par an, devenir leader européen du secteur, passer de 34 à 100 millions d’euros de CA annuel…). En mars 2003, la CNT et le CE avaient déjà affronté la direction lors d’une menace de dépôt de bilan –dont on peut supposer aujourd’hui qu’elle s’avérait fondée– et qui s’était soldée par un odieux chantage à l’emploi de la direction à l’encontre du CE et de la CNT : mettre fin à leurs actions judiciaires et revenir sur leurs revendications contre un renflouement de la trésorerie par Apax Partners. Le CE et la CNT s’inclinèrent par prudence.
De novembre 2004 à juin 2005, les P-DG successifs, MM. Martial Papineau et Alfred Lombard n’ont pas su infléchir la tendance (absence de stratégie commerciale, baisse du CA, dysfonctionnements chroniques de la logistique, frais de fonctionnement du siège dispendieux, impéritie des Ressources humaines, politique des achats incohérente, système informatique inadapté, etc). Les propositions des syndicats et du CE pour y remédier furent, comme par le passé, systématiquement écartées. La politique de la direction conduisit ainsi Artacréa au dépôt de bilan du 1er juillet 2005 et à sa mise en redressement judiciaire par le Tribunal de commerce de Paris (TCP). Un projet de continuation devrait être élaboré par la direction en collaboration avec le cabinet de Me Bouychou, l’Administrateur judiciaire nommé par le président du TCP. Il devrait présenter un plan de restructuration de l’entreprise accompagné d’un plan social avant Noël 2005. Un projet alternatif de continuation est concomitamment en préparation sous l’impulsion du CE et des syndicats qui ont créé une commission ad hoc.
Aujourd’hui, la section CNT d’Artacréa refuse que le sort de 280 salariés se réduise à des licenciements arbitraires selon les termes d’un plan social concocté, en partie, par ceux-là mêmes qui ont mené ou appuyé sciemment la politique désastreuse de ces trois dernières années et qui en ont bien profité (P-DG, Directeur commercial, Directeur financier, DRH). La CNT soutient et participe au projet alternatif de continuation d’abord pour sauver tous les emplois (zéro licenciement). La CNT pense ensuite ce projet dans l’optique de construire un autre type de rapports humains (démocratie directe dans les processus de décision, égalité des salaires, suppression des hiérarchies) dans un cadre économique redéfini (développer les échanges solidaires en place du commerce capitaliste). La CNT appuiera un projet de reprise d’Artacréa par les employés, non un projet capitaliste de type réformiste.
Un futur est possible pour Artacréa. Un futur construit par et pour les salariés.
Le 20 août 2005 : communiqué de presse.
A la demande de la Coordination Nationale des Caissiers-vendeurs des RELAY –RELAISH ; le SCIAL RP CNT a pris la décision de publier sur son site de nombreux documents internes de la filiale RELAIS H SNC du groupe HACHETTE, bien connue pour ses enseignes RELAY, RELAIS H et CROISIERE.
Ces documents démontrent notamment, au delà des apparences la subordination directe des 2000 vendeurs des RELAY, aux choix d’embauche, aux diktats salariaux ( le SMIC à vie pour tous !), aux mesures de restructuration économique, aux contrôles « légaux » et illégaux de leur productivité imposés par la seule société HACHETTE à leurs pseudo-employeurs : les gérants salariés de RELAIS H SNC.
De même, ces documents démontrent que ces gérants ne bénéficient d’ailleurs que fort peu des garanties instituées par le Code du Travail, la société HACHETTE ne s’embarrassant au delà du verbiage de ces sites d’auto-promotion , que fort peu de « l’éthique sociale » si chère à la Distribution marchande.
Cette dernière, avant même la période de l’occupation-collaboration, bénéficiait d’un bien étrange monopole de la distribution de presse sur ce qui est aujourd’hui le domaine public des transports (quoique dénoncé indirectement par certaines décisions du conseil de la concurrence). Elle a su parfaitement intégrer à son fonctionnement d’entreprise le statut de « gérant de succursale » créé en 1941 par le maréchal Pétain au bénéfice des entreprises allemandes et françaises à succursales multiples.
Le SCIAL ne peut que s’étonner qu’aucune partie, fut-elle «de gauche» de la «représentation nationale» ne se soit jamais saisi de ce scandale et qu’aucune proposition de loi destinée à abattre cette loi inique n’est jamais été déposée.
Le SCIAL pour autant ne saurait s’étonner qu’un gouvernement tel que l’actuel, qui met autant de rage à la destruction des maigres protections du Code du Travail, annonce dans le même temps vouloir mettre en œuvre un intense promotion pour étendre le statut de gérant de succursales. En effet, l’expérience des 2000 vendeurs des RELAY démontrent
incontestablement que ce n’est pas la précarisation du statut de salariés de quelques centaines de cadres que vise cette promotion, mais bel et bien l’externalisation forcée de dizaines de milliers de salariés placés sous les ordres de cet encadrement, à l’instar des secteurs de la franchise.
La création ainsi artificielle de milliers de TPE dont les nouveaux embauchés de moins de 26 ans, payés à coups de « chéques emplois », sans contrat de travail, ne seront plus que des fantômes de salariés, se fera naturellement au bénéfice exclusif de grands groupes industriels tel HACHETTE .
Une fois de plus, l’Etat montre ainsi qu’il n’est au service que d’une seule caste : le patronat.
Une intense mobilisation des salariés contre tous les aspects du plan VILLEPIN notamment des secteurs parmi les plus précarisés comme le commerce, l'hôtellerie et la restauration ou le batiment est plus que jamais à l'ordre du jour !
06 juillet 2005 : Communiqué de presse.
Le Syndicat du Commerce de la région parisienne (SCIAL-RP) CNT, qui co-anime la Coordination Nationale des Vendeurs et vendeuses des RELAY a pris connaissance avec stupeur et incrédulité des propos tenus par M. Arnaud LAGARDERE, président du lobby pour le choix de PARIS comme site des jeux olympiques de 2012, dans « le parisien » du vendredi 1er Juillet 2005.
le SCIAL-RP CNT rappelle toutefois en avant-propos que M.Arnaud LAGARDERE est un des principaux utilisateur et bénéficiaire en France de la loi du 21 Mars 1941 instaurée par le Maréchal PETAIN, loi non abrogée à ce jour, qui sous couvert de création d'un statut de « gérant-salarié » visant une certaine catégorie de travailleurs des entreprises à succursales multiples, a littéralement inventé avant la lettre l' « externalisation interne ».
En effet , à ce titre, le millier de gérants des points de vente de presse et de tabac de la filiale RELAIS H SNC du groupe LAGARDERE se voient imposés d'être des employeurs de façade des quelques 2000 vendeurs et vendeuses des points de vente des enseignes RELAY afin de garantir notamment au groupe LAGARDERE:
- L'absence de toute négociation d'entreprise concernant ces 2000 vendeurEs, et notamment salariale
- A ce titre, le maintien du SMIC à vie pour ce personnel édicté par la masse salariale unilatéralement imposée aux gérants par LAGARDERE,
- L'absence de tout droit syndical et de représentation pour ces 2000 vendeuses et vendeurs des RELAY.
M. LAGARDERE qui ne manque jamais ni de culot, ni de cynisme prétend toutefois dans « le parisien » faire l'apologie d'une pseudo « charte sociale » (non publique) autour de la supposée perennisation des quelques milliers d'emplois précaires que ces jeux olympiques créeront trés certainement dans le cadre du nouveau contrat « nouvelle embauche » à période d'essai de 2 ans prochainement institué par le gouvernement VILLEPIN.
M. LAGARDERE va même, avant même que la décision concernant le choix du site soit retenue jusqu'à reprocher notamment à FO de ne pas avoir déjà signer des deux mains une sorte de vague déclaration d'intention à ce sujet.
Quand un «grand» patron se refugie derrière une loi pétainiste pour mieux exploiter 2000 salariés (qu'il n'hésite pas d'ailleurs à qualifier de « vaches à lait » dans « le journal des finances »), il sera décidément toujours fort mal placé pour donner des leçons à quelque organisation syndicale que ce soit et qu'il s'attende toujours à trouver face à lui dans la lutte pour la reconnaissance des droits syndicaux et sociaux, le SCIAL-RP CNT et la Coordination nationale des vendeuses et vendeurs des RELAY.
17 juin 2005 : communiqué de presse
Au delà du nouveau coup de boutoir porté par le gouvernement de VILLEPIN au Contrat à Durée Indéterminée, dont la destruction est programmée par la domesticité gouvernementale du MEDEF depuis de nombreuses années, le syndicat CNT du Commerce de la région parisienne entend attirer l’attention sur une mesure pour le moins aussi grave, dont les syndicats institutionnels ne semblent pas avoir encore pris l’entière mesure.
En effet, le gouvernement de VILLEPIN, légiférant par ordonnance « comme au bon vieux temps du Maréchal », entend exclure les salariés de moins de 25 ans des calculs de seuils d’effectifs de 10 et 50 salariés dans les entreprises.
Au delà de cette ségrégation inacceptable sur des critères d’âge inhérents à la personne dont on se demande comment elle ne pourrait pas pour le moins être « retoquée » par le Conseil d’Etat, il est évident qu’il s’agit aussi d’une nouvelle attaque frontale contre toute présence syndicale dans les entreprises, et particulièrement celles qui concentrent déjà la plus grande précarité au travail : les PME-PMI.
Nous en appelons à la conscience de classe des salariés du Commerce et des Industries, du privé comme du public, et particulièrement tous les militants des confédérations syndicales : la planification VILLEPIN–BOORLO aujourd’hui sera la fin de l’expression syndicale demain…
Le syndicat CNT du commerce de la région parisienne dénonce vigoureusement cette nouvelle législation liberticide de précarisation sociale. Nous appelons tous les militants des différentes confédérations à exiger de leurs directions syndicales une mobilisation rapide et massive.
le 17 avril 2005 :
Le projet de traité instaurant une Constitution pour l’Europe, qu’il soit adopté ou non, n’est que la continuation d’une politique globale de destruction des tissus sociaux, et organise notamment la casse des liens sociaux tissés par les syndicats dans les entreprises.
Le secteur du commerce est depuis quelques décennies déjà le laboratoire de la flexibilité de la « masse salariale » assujettie à la fausse problématique de la productivité inventée par le patronat pour son plus grand profit. Le commerce est aussi l’espace privilégié de la déréglementation liée, en partie, au passage aux 35 heures ; celui de la précarisation des employés ; enfin, celui du regain de la répression antisyndicale. Forts d’un contexte national et international de politiques néolibérales conduites par les divers gouvernements à leur botte, les patrons développent leurs desseins de casse des droits et des acquis sociaux.
De la simple mise à pied disciplinaire d’une déléguée syndicale aux licenciements de salariées en maladie professionnelle (Monoprix Dimax), en passant par la procédure de licenciement pour faute grave « avec le concours des organisations syndicales et des responsables de l’entreprise » (Monoprix Saint-Paul), le parcours de développement du Syndicat du Commerce CNT de la Région parisienne est semé d’embûches, ce qui met en danger sa pérennité.
Des diffusions de tracts à la Fnac Italie 2 lui avait valu une assignation en référé devant le Tribunal de Grande Instance de Paris.
Des demandes d’organisation des élections professionnelles ont pour réponses patronales de conduire nos camarades syndiqués de Go Sport Montparnasse devant le Tribunal d’Instance du 14e arrt de Paris, et d’orchestrer le licenciement d’un camarade du G20 de la rue de la Bourdonnais (1er arrt).
À cela s’ajoutent les difficultés d’actions syndicales liées aux particularités des contrats de travail des salariés, comme chez Relais H, à la grande dispersion géographique des établissements d’une même entreprise (Artacréa), ou encore à la structure transnationale du capitalisme qui lui permet d’opérer à son avantage des délocalisations de productions vers des pays où le droit du travail et les acquis sociaux sont moindres (Martin Margiela Neuf SA achetée par le groupe Diesel).
Nous rappelons enfin que la CNT n’est pas la seule cible des patrons et des actionnaires avides de profits. Les camarades de Maxi-Livres, de Virgin, etc sont aussi les victimes d’un capitalisme libéral de plus en plus agressif et oppressif.
Soutenez le Syndicat du Commerce RP.
Adressez vos dons par chèque à CNT-SCIAL-RP 33 rue des Vignoles 75020 Paris ; à l’ordre de CNT-SCIAL-RP, avec au dos du chèque la mention solidarité.
10 mars 2005 : Monsieur P. HOUZÉ Président directeur général Monoprix S.A. « Tour Vendôme » 204, rond point du pont de Sèvres BOULOGNE – BILLANCOURT 92516 Cedex
Monsieur le président,
Notre syndicat dénonce la répression anti-syndicale d’un autre âge qu’un de nos représentants subit dans l’un des établissements affiliés au Groupe MONOPRIX : la SAS CUNI exerçant sous enseigne MONOPRIX Saint-Paul 75004.
Il nous paraît normal de vous tenir informé de nos actions syndicales passées et à venir devant ce magasin, dans la mesure où vous êtes « le garant » de la bonne image de l’enseigne MONOPRIX, et que l’encadrement de chaque magasin, affilié ou non, est rattaché au Groupe MONOPRIX. Or, c’est bien l’un de vos directeurs de magasin (Monsieur V*******) qui est « amené à envisager […] une mesure de licenciement » le 7 mars 2005.
Ce n’est malheureusement pas la première fois qu’une telle répression s’abat sur l’un de nos délégués. Le mardi 17 juin 2003 nous avions conduit une action d’information pour votre clientèle devant MONOPRIX Dimax, 72 rue du Faubourg du TEMPLE 75011 PARIS, pour défendre notre déléguée CNT dans ce magasin. Le samedi 5 mars 2005, c’était devant le MONOPRIX Saint-Paul, et nous comptons bien réitéré l’action le samedi 12 mars…
En effet, la convocation de notre délégué syndical, Fabrice NOËL, n’a qu’un but : on voudrait se « séparer » de lui, parce que celui-ci ne tolère pas certaines « libertés » prises dans les laboratoires de conditionnement de denrées périssables et les conditions de leur remballe après la mise en rayon libre service. Parce qu’il fait honnêtement son travail de salarié et de syndicaliste…
Nous vous tiendrons informé de toutes les suites que notre syndicat compte donner à ces mesures répressives.
Veuillez recevoir, Monsieur le Président, nos salutations syndicalistes.
22 octobre 2004 : Communiqué de presse
Après les procès en diffamation contre des militants de la CNT-Commerce, alors que s’accroissent les harcèlements disciplinaire et les procédures de licenciements contre tous les authentiques militants syndicaux (Intérior’s, Maxi-Livres, Virgin…), c’est une fois de plus dans le commerce et la grande distribution, là même où le droit du travail, protection minimale des salariés, est constamment bafoué que nous apprenons qu’un délégué syndical CGT de CARREFOUR MARSEILLE, Mohammed BEDEHOUCHE est victime de la pire des répression et de la complicité une fois de plus manifeste entre l’Etat et le patronat dans cette répression.
En effet, Mohammed BEDEHOUCHE a été jeté en prison pour 15 jours pour l’unique raison, de l’aveu même du vigile à l’origine de l’affaire, d’avoir, sans la moindre pression physique ni mentale conseiller au susdit vigile de témoigner dans une affaire supposée de vol « en disant la vérité au Tribunal » !
Les éléments dont la presse c’est déjà fait largement écho démontre à l’évidence qu’il s’agit d’un coup monté de toute pièce par la direction de CARREFOUR pour éliminer un militant syndical, par ailleurs père de 3 enfants, puisque celle-ci s’est porté partie civile dans une accusation de « tentative de subordination de témoin » qu’elle a de toute évidence « soufflée » à ce vigile.
Mais bien plus grave, le représentant de l’Etat, supposé être le représentant du peuple français, et non du MEDEF, semble, d’après la presse, avoir largement poussé à la condamnation de Mohammed BEDEHOUCHE, laissant ainsi supposer que désormais, conseiller de « dire la vérité devant un Tribunal » relève désormais du délit, ce qui serait un comble pour un représentant de la « Justice », fut-elle de classe…
La CNT-Commerce considère que cette affaire démontre à tous à quel niveau d’avilissement sont en réalité maintenus les salariés du commerce et de la distribution au delà de toutes les déclarations de pseudo éthique à la mode du patronat de la distribution, bonne pour les « gogos » consommateurs.
Mais au delà, la CNT-Commerce s’interroge : va-t-on désormais embastiller les délégués syndicaux, les délégués du personnel, les membres des Comité d’Entreprise (CE) qui commettront le crime d’interpeller directement les salariés de leurs entreprises ? Après le licenciement de Cédric OSTROWSKI, accusé de harcèlement contre ses chefs par l’exercice de son mandat de représentant du personnel , jusqu’où l’Etat et le patronat complice vont-ils ainsi mener la guerre contre les travailleurs sans réaction conséquente de ceux-ci ?
Pour sa part, la CNT-Commerce assure Mohammed BEDEHOUCHE de sa plus totale solidarité syndicaliste.
Salutation syndicalistes.
24 novembre 2003 : Communiqué de presse
La coordination nationale des caissiers- vendeurs des points de vente de l’enseigne RELAY-RELAIS H, née au mois de juin 2003, entend alerter les pouvoirs publics et la presse indépendante d’HACHETTE/LAGARDÈRE sur ce qu’elle considère comme une vaste organisation de travail « dissimulé ».
Les points de ventes (PV) RELAY- RELAIS H sont une enseigne de HACHETTE DISTRIBUTION SERVICE (HDS) – filiale du groupe LAGARDÈRE, qu’Arnaud LAGARDÈRE lui-même décrivait le 31 mars 2001 au journal des finances comme « une véritable vache à lait » de LAGARDÈRE MÉDIAS, résultat obtenu en pratiquant un discount social basé sur la non reconnaissance des vendeurs des PV comme salariés HDS…
En effet, les pouvoirs publics pourront aisément vérifier que les contrats de gérance des « agents » gérant les PV – qui leur tient lieu de contrat de travail – ne leur concèdent la marchandise vendue qu’à titre de consignation, facturée directement au prix de vente T.T.C., et leur fait obligation de verser l’intégralité du produit des ventes à HACHETTE, seul propriétaire de celui-ci.
La coordination nationale CNT des caissiers-vendeurs se pose dès lors la même question que tout un chacun : comment les gérants des points de ventes peuvent-ils, dépourvus de fonds propres, déclarer des salariés à leur nom et les rémunérés ?
Les pouvoirs publics pourront aisément s’apercevoir que la rémunération des vendeurs est directement fournie sur un second compte bancaire, que les gérants sont tenus d’ouvrir, par une participation aux frais de vente (PVF) calculée par la seule HDS sur la base d’« unités » issues d’un obscur calcul dont la CNT possède toutefois quelques clés.
Ce système institué par HDS a, à nos yeux, pour unique but de :
- dissimuler le lien de subordination direct des caissiers-vendeurs avec HDS, de ne leur reconnaître aucun des avantages des conventions collectives internes à HDS.
- de maintenir « à vie » au SMIC, sans reconnaissance de l’ancienneté, HDS obligeant même les vendeurs à démissionner d’un point de vente en cas de mutation sur un autre poste, de n’imposer aux agents, vis-à-vis de leur vendeurs, aucune « charte » minimum en matière davantage sociaux.
- de dresser les vendeurs contre les agents (souvent eux-mêmes en situation de précarité en raison de leur responsabilité pécuniaire sur la démarque), si ces derniers n’appliquent pas les clauses des notes internes de services d’HDS, bref de diviser pour mieux entretenir l’extrême précarité de tous les personnels des points de vente.
La coordination entend donc développer tous les moyens de lutte à disposition des salariés pour interpeller HDS et les pouvoirs publics sur les conditions de travail, d’hygiène et de sécurité bien souvent désastreuses des points de vente des zones de transport.
De faire reconnaître l’ensemble des caissiers-vendeurs des points de vente comme salariés à part entière d’HACHETTE DISTRIBUTION SERVICE.