Editorial et Nouvelles du SCIAL

Editorial

180 salariés lâchés par leur P-DG, Communiqué de presse

Les magasins du groupe DeSerres France (ex-Artacréa) aux enseignes Créa, Graphigro et Rougier & Plé, situés à Paris et en province, sont menacés de fermeture suite à l’annonce faite par M. Marc DeSerres, l’unique actionnaire, lors de la réunion du conseil d’administration du 11 juin 2008, d’arrêter tout financement.

« L’idylle » était pourtant récente et paraissait solide. La société mère, DeSerres Canada, elle-même spécialisée dans la distribution d’articles pour les beaux-arts et les loisirs créatifs, avec 26 magasins outre-atlantique, avait fait l’acquisition du groupe Artacréa en mai 2007. M. Marc DeSerres, le P-DG, déclarait encore le 1er avril 2008 ( !) : « L’Hexagone est plein de promesses. » D’ailleurs, les 13 magasins français devaient passer sous enseigne DeSerres au mois d’août 2008.

Ce soudain revirement de politique est aussi incompréhensible qu’inacceptable pour l’ensemble des 180 salariés dont l’emploi est menacé.

Malgré les recherches de la direction française pour trouver une solution pérenne de sortie de crise, les syndicats CGT et CNT, s’ils demeurent inquiets et sceptiques, travaillent à la négociation de cette crise dans le meilleur intérêt des salariés.

La situation déplorable dans laquelle M. Marc DeSerres nous a mené et le délai ridicule qu’il daigne nous accorder pour en sortir pourraient entraîner rapidement la cessation d’activité et conduire ainsi le Tribunal de commerce de Paris à prononcer la liquidation judiciaire de l’entreprise.

Les délégués syndicaux CGT et CNT de DeSerres France

Paris, le 28 juin 2008

voir tract "liquidation pendant les soldes" du 7 juillet 2008, dans la rubrique tract de la section artacréa

le 20 Mars 2008. COMMUNIQUE DE PRESSE DU SYNDICAT DU COMMERCE RP DE LA CNT

Le Syndicat du Commerce et des industries de l’alimentation de la région parisienne de la CNT ne participera pas à la journée d'action nationale du 22 mars 2008, à l’appel des fédérations CGT et CFDT du Commerce dans la branche de la grande distribution alimentaire.

En effet, les mêmes centrales qui appellent à la mobilisation trahissent les salariés du Commerce dès que ceux-ci entendent se donner les réels moyens de leurs revendications.

Nous refusons que le respect de la dignité et de la combativité des salariés du Commerce, soit bafoué par la signature d’accords misérabilistes, comme celà a été le cas à CARREFOUR MARSEILLE GRAND LITTORAL (16 jours de grève:45 centimes de plus du ticket -restaurant sous conditions)

Toutefois, le syndicat du commerce CNT a pris acte d'une mobilisation nouvellement émergente et effectivement sans précédent depuis une quarantaine d'années des salariés du Commerce, qui en dit long sur l'état d'exaspération sociale.

Dans ce contexte, les grands oubliés de la mobilisation sont encore les salariés des TPE-PME, des franchisés, et surtout des enseignes de distribution spécialisées du commerce.

Le syndicat du commerce de la CNT appelle aujourd’hui l'ensemble des fédérations de branche du commerce et des services à prendre leur pleine et entière responsabilité et à organiser au plus vite à une grève inter-syndicale et interprofessionnelle dans l'ensemble des secteurs du commerce et des services.

Syndicat du commerce RP de la C.N.T.

28 février 2008 : COMMUNIQUE DE LA COORDINATION NATIONALE DES CAISSIERS-VENDEURS DES RELAY/RELAIS H

A la suite de l'acte de censure commerciale et politique ordonné ses derniers jours par les dirigeants du groupe HACHETTE-LAGARDERE à l'encontre du journal "Courrier International", et pour le moins contraire à l'esprit de la loi BICHET toujours en vigueur, la Coordination Nationale des Caissiers-Vendeurs des RELAY/RELAIS H tient à rappeler que les responsables des points de vente de presse RELAY dits abusivement rants-salariés", ne sauraient servir de boucs-émissaires à l'indignation légitime dans cette affaire de censure.

Qualifiés par leur employeur - le groupe HACHETTE-LAGARDERE via sa filiale HACHETTE DISTRIBUTION SERVICE- de "véritable chefs d'entreprise", ils sont employeurs en titre mais sans le moindre pouvoir de décision économique des 2000 caissiers-vendeurs placés sous leur ordres, eux-mêmes rémunérés à vie au SMIC,sans convention collective ni droits -contrairement aux gérants.

Toutefois, les gérants restent totalement subordonnés aux décisions gestionnaires du groupe HACHETTE-LAGARDERE par des moyens de pressions économiques et disciplinaires scandaleusement rétrogrades.

A ce sujet, la Coordination nationale tient à rappeler qu'à l'instar des gérants "casino" , leur responsabilité pécuniaire personnelle est engagée dés lors qu'une démarque supposée ou réelle, mais sous le seul contrôle gestionnaire de l'administration de RELAIS H SNC est opportunément découverte.

Par ailleurs, un responsable de point de vente refusant d'appliquer les directives de censure du groupe LAGARDERE - peut être disciplinairement muté sur un point de vente de moindre importance ou réputé "à risque" , ce qui quand on connait les conditions de travail dans le périmètre des transports publics , ne constitue pas la moindre des pressions.

C'est par une aberration réitérée d'une Justice dans ce cas précis particulièrement myope que ces relations ne sont toujours pas à ce jour et malgré de nombreuses procédures requalifiées en subordination juridique.

Le groupe HACHETTE-LAGARDERE bénéficie ainsi, outre de nombreuses déductions de charges et avantages fiscaux réservés aux TPE de la possibilité de ne reconnaitre aucun droit syndical et social à 2000 salariés qu'il contraint néanmoins à de nombreuses directives directes par le biais d'un contrat de travail standardisé.

La Coordination nationale des caissiers -vendeurs RELAY-RELAIS H ne peut donc que déplorer qu'une fois de plus , les salariés de base sur le terrain doivent réparer auprès de la clientèle les conséquences négatives en terme d'image entreprenariale des basses courtisaneries de leur dirigeants.

Le syndicat du Commerce RP de la CNT à lancé, dès samedi 8 décembre 2007, un appel à la grève des salariés des magasins GO SPORT pour le samedi 15 décembre.

Cet appel répond à une certaine exaspération du personnel GO SPORT dont le métier de vendeur spécialisé semble de moins en moins considéré et de plus en plus promis à la polyvalence. La prime tant espérée n’est qu’un bon prétexte pour demander toujours plus de rendement et de productivité. Les salaires stagnent et le pouvoir d’achat diminue…

Avant l’implantation de la CNT, peu d’actions syndicales ont été conduites. Le CE, contre pouvoir de la politique sociale de l’entreprise, n’émet aucune objection.

SAMEDI 15 DECEMBRE 2007 à 13h, réunissons-nous en nombre devant le magasin de la porte de CHATILLON : 21/23, avenue de la porte chatillon paris 14e.

A la suite de cette action, les salariés aurons la possibilité de reconduire ou non ce mouvement au premier samedi des soldes si leurs revendications ne sont pas prises en considération.

Les revendications :

- Une revalorisation urgente des salaires, soit 100 euros de plus pour chaque salarié

- Des primes exigés plus atteignables et intéressantes

- 1 euro de prime au mérite pour chaque salarié vendant une carte de fidélité

- L’acquisition d’un 13ème mois de salaire

- Des tickets restaurants d’une valeur de 5 euros ou une prime de panier en conséquence selon le choix des salariés.

- Des évolutions de poste plus rapides dès lors qu’elles ont promises. C'est-à-dire n’excédant pas un an.

- Une polyvalence exceptionnelle et non définitive

- Plus de personnel en fonction des réels besoins de chaque magasin

Pour tout renseignement supplémentaire vous pouvez laisser vos messages ou discuter sur MSN avec les syndiqués : cnt_go-sport@hotmail.fr

Vous trouverez le tract d’appel dans la rubrique tract de la section GO SPORT.