CONFEDERATION NATIONALE DU TRAVAIL

SERVICES ˜ PUBLICS

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GEL DES SALAIRES :

C'EST LE SAPIN QUI CACHE LA FORET DES RESTRICTIONS BUDGETAIRES

A l'heure de la refondation sociale conjointement menée par les partenaires syndicaux et patronaux (CFDT, MEDEF et Cie), le gouvernement de la gauche plurielle décide de s'en tenir à l'aumône initialement prévue. Sapin n'hésite pas à restreindre la ceinture des travailleurs de la fonction publique après avoir savamment concocté un plan de résorption de la précarité qui n'offre qu'une compétition de plus aux précaires (les concours internes, aussi "réservés " soient-ils, ne proposent que l'intégration pour une minorité et l'exclusion pour la plupart).

SAPIN RESORBE LES SALAIRES, PAS LA PRECARITE !

Les attaques sont multiples dans le secteur public :

- La multiplication des contrats précaires n'en finit plus de conforter les salariés dans la peur du lendemain et dans le chantage à l'emploi (emplois-jeunes dans les mairies, CDD et intérimaires à La Poste, vacataires à l'éducation nationale). La précarité se révèle aussi par la multiplication des contrats de droit privé. Les contrats emplois-jeunes ne sont que des CDD de 5 ans non renouvelables. Cette création gouvernementale démontre que les rêves de Seillières sont gentiment exaucés par le duo Jospin-Sapin. La "France qui stagne " (traduisez : les fonctionnaires en langage MEDEFien ) est la cible privilégiée du gouvernement et du patronat.

- L'attaque libérale contre les services publics se traduit par la recherche du maximum de rentabilité. L'intérêt n'est plus celui du "public" mais la restriction des coûts. Privatisation de France Télécom qui subit des restructurations permanentes et de GDF qui appartient désormais au groupe Total, suppressions massives d'emplois et menaces de privatisation sur La Poste Le Management devient la seule gestion "sociale" des salariés du service public : arnaque générale des 35 H, pouvoir croissant donné aux chefs d'établissements dans la gestion des personnels à La Poste, dans les hôpitaux, à l'ANPE comme dans l'Education Nationale.

- La rigueur salariale, d'abord enseignée dans les théories libérales anglo-saxonnes, est devenue l'apanage et le gage de crédibilité gestionnaire de la gauche plurielle. C'est aussi à terme le rapprochement envisagé des durées de cotisation pour bénéficier de la retraite à taux plein entre le public et le privé des 37 annuités et demi vers les 40 puis les 45 annuités.

Contre ces politiques parfaitement concertées au niveau de l'état et du patronat, ici ou là des luttes se déclenchent et empêchent la machine capitaliste de fonctionner normalement. A Lille, des précaires de l'éducation nationale se sont mobilisés pour leur titularisation. A l'AP-HP et dans de nombreux établissements scolaires, des mouvements exigent des embauches supplémentaires. A La Poste et à l'ANPE, employés se mobilisent pour refuser la restructuration imposée par la négociation des 35 heures, qui alourdit la charge de travail. Dans la Santé, les grèves se multiplient pour contrecarrer les effets d'une restructuration dont patients et salariés subissent les conséquences. Partout, la lutte s'amplifie.

Ensembles dans la grève exigeons :

MANIFESTATION 22 mars à REPUBLIQUE à 11HEURES

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