Cette fois encore, la situation est claire. Le pouvoir en place
poursuit ses offensives contre les travailleurs pour le compte du grand patronat
et des plus nantis :
Briser un système de
retraite socialisé et fonctionnant par répartition (qui a fait ses preuves sur
le plan social) pour le livrer, en passant par une tentative de culpabilisation
des travailleurs-ses, aux fonds de pensions privés.
Poursuivre la casse
des services publics, par une réduction drastique des moyens, par une attaque
sans précédent des statuts et par une précarisation toujours plus massive, afin
d’orchestrer plus certainement leur privatisation.
Ils ont les dents longues ! Les services publics et le système par
répartition offrent, dans la perspective capitaliste, des opportunités
formidables de privatisation et de marchandisation à hauteur de plusieurs
milliers de milliards d’euros à l’échelle mondiale.
Nous faire travailler plus longtemps et casser
les services publics ?
C’est certainement l’objectif du
gouvernement, mais il s’agit surtout de faire sauter le
système actuel de solidarité
intergénérationnelle et interprofessionnelle et
d’appliquer un système de décote qui contraigne les
travailleurs-ses, qui n’arriveraient pas au bout, à se
tourner vers des complémentaires privées, ou à
survivre de petits boulots ultraprécaires et de
misérables expédients. Le train d’attaque a
commencé par les régimes dits
« spéciaux » mais le reste du secteur
public et le secteur privé y passeront aussi. En terme de
stratégie, la donne est claire, il s’agit de diviser les
secteurs entre eux et de les faire imploser à terme, mais en
attaquant de toutes parts. Vieille recette « à la
Thatcher », héritée de ses maîtres
américains, qui a fait ses preuves en dégâts
sociaux au Royaume-Uni.
Quant aux services publics, c’est limpide. Le plan « Fonction
Publique 2012 », derrière ses allures prétentieuses de consultation devrait
mener, sur cinq ans, à la suppression de près de 200 000 postes. Ce sont déjà 15
000 suppressions pour 2007, puis plus de 22 000 en 2008. Les conditions de
travail des personnels et la qualité de service aux usagers vont se dégrader de
plus en plus.
De l’argent il y en a dans les caisses du
patronat !
Les cotisations non versées par le patronat se chiffrent à plus de
200 milliards d’euros depuis 1991. L’enrichissement des plus grandes fortunes
professionnelles de France a augmenté, rien qu’en un an, de 80 milliards
d’euros.
Les nouveaux coups portés contre les travailleurs-ses sont donc
une grande occasion de se mobiliser et de lutter ensemble, pour défendre des
conquêtes sociales fondamentales... et d’en obtenir de nouvelles. La grève du 18
octobre a été une réussite, dans les transports, mais aussi dans plusieurs
autres secteurs. Nous savons cependant que, contre ce gouvernement, une journée
de grève ne suffit pas pour gagner. Nous savons aussi que pour gagner il faut
que tous les secteurs se battent ensemble.
Alors mettons-nous toutes et tous en grève le
20 novembre 2007
Réunissons-nous et organisons-nous en Assemblées Générales et
mettons en débat nos revendications, la reconduction et la lutte
interprofessionnelle.
GRÈVE INTERPROFESSIONNELLE ! Dés le mardi 20
novembre 2007 !
(CNT) CONFEDERATION NATIONALE DU TRAVAIL
Bureau confédéral - BP
30423 - 35004 RENNES cedex
cnt@cnt-f.org
http://www.cnt-f.org
Fax : 02 99 63 12 58
Tel : 08 10 000 367 - N° Azur (prix appel local)