La solution miracle contre le chômage
du MEDEF et de sa valetaille - le PARE- est en faillite.


Et c'est encore une fois les chômeurs qu'ils mettent à contribution pour
éponger le gouffre financier qu'ils ont crée.
Les réductions qui touchent l'ARE et la casse du régime intermittent n'ont
pas fini de faire de ravages. D'ici fin 2005, au rythme actuel, c'est 600 à
800 000 demandeurs qui pourraient se voir privé d'indemnité. Il est vrai qu'
à force de faire des cadeaux au patronat (aides à l'embauche, baisses des
cotisations) sur le dos des cotisants, sans retour d'investissement (les
plans sociaux et délocalisations se multiplient) les grands ordonnateurs de
l'Unedic risquent de se prendre un retour de manivelle en pleine face. Et
bien qu'ils n'aient cesser de la vilipender, c'est vers l'ANPE qu'ils se
tournent pour tenter d'endiguer le légitime mécontentement de celles et ceux
qu'ils jettent à la rue sans vergogne.

Au garde à vous devant le MEDEF et consciente de la menace, notre D.G. a
émis un avis de tempête dans son Point Sur du 28 juillet 2003 pour nous
précisez que tout ce qui n'a pas fonctionné depuis l'avènement du PARE (PAP
semestriel, prestations, aide au recrutement.) ou pire qui n'a servi qu'à
engorger nos agences, à dégrader nos conditions de travail et notre qualité
de service, doit être amplifier ! L'établissement nous livre au passage
quelques savoureuses recettes qui viendront, au mieux, alourdir notre charge
de travail (le traitement prioritaire sur liste à repartir en portefeuille),
« vendre » de la prestation à tour de bras (alors que dans bien des agences
le budget est déjà épuisé) ou encore distribuer des brochures à toutes
celles et ceux qui viendraient trouver une solution pour pouvoir continuer
de nourrir et loger leur famille.cela les distraira un peu ; les occasions
de se réjouir sont si rares quand on est dans la misère. Nous pourrons
également nous appuyer sur l'Intérim dont la part de marché a baissée de
6,6% cette année (selon les chiffres Assedic), promouvoir l'attrayante Aide
Dégressive à l'Employeur accessible à tout demandeur au bout de 12 mois d'
inscription.pour les 3 à 11 mois d'indemnisation qu'il lui reste. Et
pourquoi pas proposer l'instauration de l'Aide à la Mobilité Géographique
« étendue » à la Chine, la Turquie et aux pays de l'Est afin que les
licenciés puissent suivre les massifs plans de délocalisation ?

Bref, des solutions bidons et hypocrites
dont les chômeurs et les agents de l'ANPE font les frais depuis trop
longtemps.

Depuis l'instauration du PARE et de sa mise en oeuvre chaotique avec son
lot d'incertitudes et de contre-ordres, nous avons vu fleurir aux détour des
agences divers bidouillages pour tenir les engagements imposés par ce
dispositif. Ainsi il en va du traitement à la chaîne, en individuel en box
ou collectif en ateliers (sous-traités ou non), de l'émission de
questionnaires, d'entretiens téléphoniques.pour satisfaire aux exigences d'
actualisation des PAP. Nous sommes bien loin des 30 à 45 minutes d'entretien
individuel dont il était question pour établir un diagnostic et un service
rendu digne de ce nom ! Par contre cela influence positivement les objectifs
chiffrés.

Et malgré tout, cela n'a pas toujours permis de faire baisser les délais d'
attente en dessous de 2h00 ni de satisfaire les besoins réels. Pendant ce
temps la charge de travail augmente, les conditions d'accueil se dégradent
et la Direction nous serine avec la « veille qualité », qui, n'en doutons
pas, remédiera à ces dysfonctionnements.

Concernant la formation, les Assedic impose tous les 6 mois de nouveaux
critères d'attribution de prise en charge des frais de formation et de
rémunération. Ces critères sont à chaque fois plus contraignants basés sur
un soit disant « besoin du marché » et validé par le MEDEF et ses acolytes
(la D.G. ANPE et les syndicats soumis au patronat). Ce soit disant marché,
même dans le cas ou il aurait une quelconque légitimité, qui le constitue ?
C'est bien les travailleurs, les chômeurs.alors si leurs désirs et leurs
aspirations se limitent aux secteurs d'activités définis dans les
conventions de l'UNEDIC nous avons sérieusement de quoi nous inquiéter.

De même, la politique de la D.G. concernant l'attribution des « SIFE
individuel » dans le cadre du cofinancement imposé par les ASSEDIC empêche
tout montage de dossier. La cerise, se sont les nouvelles mesures
applicables au 1er octobre 2003 qui imposent un cofinancement minimum de
33%. Aux vues des coûts actuels de formation et du budget de l'ANPE qui lui
est dédié, le SIFE n'a plus guère de raison d'exister.


Dès le 25 novembre 2000 la CNT est entrée en lutte contre le projet de
refondation social du MEDEF dont le PARE est issu. Maintenant que beaucoup d
'entre nous vont être directement confrontés aux mesures anti-sociales, que
ce soit dans leur entourage ou dans leur quotidien professionnel, il est
nécessaire de rappeler que seul un mouvement massif et unitaire des
associations de chômeurs et des organisations syndicales dignes de ce nom,
pourra contrecarrer les projets ultra-libéraux du gouvernement plus jamais l
'allié d'un patronat assoiffé de profit et d'exploitation. Nous appelons
donc tous les agents à rompre l'isolement et à se mobiliser pour la
construction d'un front unitaire. REPRENONS CE QU'ILS NOUS ONT VOLE !

Paris le 11 septembre 2003.

POUR INFORMATION AUX AGENTS
Section ANPE du syndicat CNT Santé-Social R.P.
33 rue des vignoles 75020
Paris /06 88 81 26 47/ sante-social.rp@cnt-f.org /
http://cnt-f.org/sante-social.rp

CEUX QUI SE BATTENT PEUVENT PERDRE,
CEUX QUI NE SE BATTENT PAS ONT DEJA PERDU !




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