LES RAISONS DE LA COLERE
SONT PARTOUT.

POURSUIVONS LA LUTTE !


La politique ultra libérale de Raffarin, dictée par l'OCDE, n'a pas fini ses ravages.
Nous devons poursuivre la lutte contre les attaques patronales et
gouvernementales
 visant l'ensemble des acquis sociaux. Bien sur il s'agit de
défendre nos retraites
afin quelles n'aillent pas grossir la tirelire des
financiers licencieurs. Naturellement
nous devons continuer d'exiger un même
droit à l'Education dans tous les quartiers
et toutes les régions et
combattre la régionalisation. Demain nous devrons défendre
la sécurité
sociale et le principe de répartition. L'accès aux soins pour tous est déjà
menacé par la baisse du taux de remboursement de 617 médicaments et par la
pénurie de moyens entretenue dans les hôpitaux publics. Toutefois les raisons de
poursuivre la mobilisation ne se limitent pas à ça.

Les plans sociaux se multiplient et la précarité s'étend malgré les artifices utilisés
 pour la dissimuler. Avec le PARE les droits des chômeurs en terme d'indemnisation
et d'accès à la formation ne cessent diminuer. Depuis le 1er janvier 2003, la durée
d'indemnisation est réduite de 7 mois et les conditions d'accès à l'indemnisation
durcies pendant que le régime intermittent est passé à la moulinette.

Sans pouvoir encore présumer de l'effet d'aubaine qu'aura le projet de loi sur le RMA
(Revenu Minimum d'Activité) pour les entreprises en offrant encore au patronat des
aides financières confortables, il est évident qu'il ne favorisera pas plus l'emploi que
les multiples mesures du même acabit déjà à l'ouvre. Par contre les potentats locaux
 y trouveront matière à se réjouir par la mise à disposition d'une main d'oeuvre
sur contrôlée, bon marché et corvéable à merci. Le chantage à la misère, qu'institue
le RMA, renforcera ainsi l'émergence d'une classe de travailleurs pauvres sans
perspective d'insertion durable. La baisse des salaires - voir l'éclatement du SMIC -
programmée par les recommandations de l'OCDE, bénéficiera alors d'un terrain
favorable à son application notamment par la mise en concurrence de celles et ceux
qui sont déjà victimes de la précarité orchestrée par le patronat.

A l'ANPE, de plus en plus sous la coupe des ASSEDIC, on veut casser le statut des
agents, donc les garanties collectives, pour se conformer toujours plus à la logique
patronale du traitement de l'emploi. De gré ou de force, les agents deviendront des
auxiliaires du MEDEF : leur avancement et leur salaire dépendant de leur docilité et
de leur soumission à la politique libérale. Le but est d'optimiser la main mise du
patronat sur les conditions d'embauche. Si cela ne suffit pas, la mise en concurrence
permettra à l'intérim et aux divers sous-traitants de l'ANPE de se partager le
« marché de l'emploi » en fonction d'une « employabilité » dont les critères seront
déterminer, vous devinez par qui.
Comme alternative proposons un service public de l'emploi utile et égalitaire
s'opposant à une gestion libérale croissante de la main d'oeuvre et des garanties
sociales.

Chacun doit être conscient que la perte de nos acquis sociaux est une étape majeure
du redéploiement de l'exploitation, au seul profit des possédants, qu'il nous faut
combattre radicalement. Sinon il y a fort à parier que la dégradation des conditions
d'emploi, de travail et d'accès aux soins mettra à mal la santé de la plupart d'entre
nous bien avant l'age de la retraite.

La section ANPE du syndicat CNT Santé-Social R.P. appelle à la poursuite du
mouvement sous toutes ses formes et notamment par un renfort de la mobilisation
inter syndicale et interprofessionnelle autour de toutes les luttes en cours, que ce soit
celle des cuisiniers de chez FROGS à Paris, des éboueurs d'OTUS à Sevran, des
intermittents et des précaires.pour ne citer qu'eux. Puisqu'il est chaque jour plus
évident qu'un coup contre l'un d'entre nous est un coup contre tous, amplifions et
enracinons le mouvement dans la solidarité active.

ripostons ensemble partout et pour tous.

Paris, le 18 juin 2003

Confédération Nationale du Travail
SECTION ANPE du Syndicat CNT santé-social rp
33 rue des vignoles 75020 PARIS 06.88.81.26.47 sante-social.rp@cnt-f.org

PUISQUE PERSONNE NE TRAVAILLE À TA PLACE,
QUE PERSONNE NE DECIDE POUR TOI !
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