S’en suit 12 pages de blabla économicofinancier totalement creux sans aucune
orientation politique claire en faveur du secteur. Pour exemple ; « Les
ressources financières publiques en matière de santé et plus globalement de
protection sociale ne sont pas sans limites, d’autant que la conjoncture
économique actuelle nous oblige à optimiser les moyens existants. » Nous
remarquons aussi que les mots salariés, conditions de travail, etc ne sont pas
prononcés une seule fois. Tout est dit, pour le patronat et l’État l’heure est à
« l’optimisation » !
Refusons la fatalité et dénonçons les pratiques capitalistes et
sécuritaires appliquées au Secteur.
Aujourd’hui, après la dénonciation de la CC51 ( à ce propos, rassurons nous,
Mme Berra vieille ! « ... je sais que vous ouvrez une étape très importante avec
la renégociation de la Convention Collective Nationale de 1951. Je veux vous
dire qu’avec Xavier Bertrand je serai particulièrement attentive aux points de
révision que la FEHAP portera1. »), les syndicats employeurs semblent s’apprêter
à dénoncer la CC66. En effet, le 7 décembre est la date limite pour le cadre de
la révision de la CC66 fixée par les syndicats patronaux (Fegapei et
Syneas).
Le Syneas revendique « l’exclusivité d’un projet structuré autour d’une
logique d’ensemble », une manière claire de dire que ne sont valables les seules
propositions patronales, fis des revendications des salariés ! La stratégie de
la Fegapei, quant à elle, est de signifier le 7 décembre l’échec des
négociations et donc de se diriger tout droit vers la dénonciation de la
convention. Position que le Syneas ne manquera pas d’approuver ! Voilà un bel
exemple de « solidarité patronale » et de « travail d’équipe » dans un seul
but : détruire les acquis sociaux durement obtenus depuis les années 60 des 570
000 salariés du sanitaire, du médico-social et du social.
Une riposte d’ampleur est nécessaire !
Devant l’ampleur des attaques patronales contre les conventions collectives,
la CNT invite tous les salariés de la BASS à se mobiliser dans l’unité.
Dans
le contexte actuel de crise, l’offensive gouvernementale et patronale prend de
l’envergure. Nous ne sommes pas là pour rassurer les marchés, nous ne sommes pas
des variables d’ajustement pour réduire un déficit qui s’est creusé sur notre
dos (pouvoir accru des banques, exonérations patronales en tout genre).
Nous savons que la richesse existe et nous irons la chercher pour la
partager !
Dans toute la branche (BASS) les conditions de travail se dégradent que l’on
soit dans le sanitaire, le médico-social ou le social, les charges de travail
augmentent, l’intensité aussi. Les personnes accueillies se transforment en
« clients ». La logique de moyens qui prévalait jusque-là cède la place à une
logique de résultats.
La CNT revendique :
10 propositions concrètes vers une lutte salariale
victorieuse !
1- Salaire minimum conventionnel de 1500 euros nets.
2- Revalorisation
des indices d’entrée et rattrapage du pouvoir d’achat.
3- Intégration de
l’IRTT (indemnité de la réduction du temps de travail) et intégration de toutes
les primes au salaire.
4- Progression de carrière égale à 20 points
d’ancienneté tous les 2 ans pendant 36 ans.
5- Les écarts entre les hauts et
les bas salaires doivent être ramenés de 5 à 3.
6- Pas de part variable qui
introduirait le salaire au mérite.
7- Grille unique de salaire applicable à
tous les salariés, y compris les cadres.
8- Age du départ à la retraite
volontaire à 60 ans avec le versement d’une indemnité de départ à hauteur des 6
derniers mois.
9- Réduction du temps de travail, sans perte de salaire
10- Refus de la précarisation de l’emploi, avec, l’embauche en CDI des
nombreux personnels en CDD en place dans tous les établissements.
11-
Ancienneté reprise quelque soit le secteur d’activité pour les salariés ayant
les diplômes ou les qualifications.
L’heure n’est pas à la négociation ! La lutte est engagée. Il nous faut
construire un rapport de force important, dans l’unité. En nous organisant, en
nous rassemblant alors nous pourrons imposer nos choix contre ceux des
employeurs et des politiques.
Toutes et tous en grève le 7 Décembre