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![]() >> Section CNT Ville Evrard
Travailleur Actionnaire : Mystification et Schizophrénie « Le mal est dans ce qu’il peut y
avoir une plus value » (Kropotkine) Mystification, on veut nous faire croire qu’il n’y a plus de lutte de classes entre les travailleurs d’un côté, et les patrons et actionnaires de l’autre. En tant que travailleur, on veut un haut salaire, et tant pis pour le profit et le prix cher. En tant que consommateur, on veut un prix bas, et tant pis pour le salaire et le profit. En tant qu’actionnaire, on veut du profit, et tant pis pour les bas salaires et les prix chers. Le travailleur – consommateur – actionnaire se dissocie en trois parties antagonistes. Il s’oppose à lui-même. Schizophrénie. Avec la participation au profit, les revenus ne dépendront plus de son travail, mais du marché. En tant qu’actionnaire, le travailleur acceptera l’augmentation de la productivité, la flexibilité, la baisse des salaires, la privatisation du public, pour baisser les prix et conquérir les marchés, sources de profit. Il participe à sa propre exploitation. Du fait de la concurrence, il s’oppose au travailleur d’une autre entreprise, alors que leurs intérêts sont les mêmes. Cela brise la solidarité. A travers cette participation, le travailleur s’aliène à son entreprise et inculque l’idéologie du capitalisme. La société ne serait qu’un marché, les seuls échanges seraient des rapports marchands, et la seule existence celle d’une marchandise avec son prix comme pseudo individuation, pseudo identité. Au passage, les capitalistes, et K. Marx, confondent valeur ajoutée et plus value, accumulation et capitalisation. La valeur ajoutée – salaire correspond à un travail qui améliore le produit ou le service. Il y a une réelle valeur ajoutée. C’est l’économie réelle. La plus value, ou le profit, sont prélevés en échange de rien. C’est un vol légalisé au nom de la propriété. L’accumulation, c’est économiser 10 euros par mois et avoir 120 euros à la fin de l’année. La capitalisation, c’est placer 10 euros par mois et obtenir 150 euros à la fin de l’année par un profit de 30 euros prélevés sur le travail de l’autre. On veut nous faire accepter le profit qui est un vol et qui suscite une mentalité d’égoïsme agressif. On oublie que la crise est liée au profit. Du fait du profit accaparé par le capital, le prix de vente est supérieur aux salaires versés. Toute la production ne peut pas être distribuée, d’où surproduction – chômage. C’est la crise. Effet pervers de la plus value, on organise la pénurie en phase de surproduction. Il faut supprimer la notion même de plus value, de profit, qui est un phénomène pervers. La lutte de classe existe. C’est la lutte du travail, économie réelle, contre le capital, phallus psychotique, fantasme de toute puissance, pure abstraction imaginaire coupée du réel, symbole schizophrénique. Cette lutte permet de sortir de ce système aberrant qu’est le capitalisme par l’autogestion par les travailleurs et les usagers des moyens de production et de distribution. Dernière minute : Rantanplan dévoile le plan de la direction de V-E qui voudrait que le personnel soit actionnaire pour accepter la baisse des moyens et des effectifs. ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
La coprolalie est un langage ordurier. C’est le cas du discours de Sarko qui prend les gens pour des cons. Sarko s’est offert à la télévision une auto - publicité de sa petite personne. Moi – je, Moi – je, Moi – je, le sauveur de la planète, et tout le reste ne peut être que petit. Derrière sa démagogie, il se fout du quotidien des gens. Selon lui, il n’y avait pas besoin de manifester le 29 janvier puisqu’il résout les problèmes. Par conséquent, il ne changera pas de politique. Il continue les cadeaux aux banquiers, aux actionnaires et aux patrons. Entre autres, il veut supprimer la taxe professionnelle des petites entreprises gênées financièrement, mais aussi des grandes entreprises qui ont les moyens, au détriment du budget des communes. D’où augmentation des impôts locaux. Il soutient le capitalisme financier qui fait du profit sans rien produire en échange. Pour le capitalisme productif, il lance des petits bouts de projets totalement insuffisants pour l’emploi, mais rien pour la consommation vu l’absence d’aide au pouvoir d’achat. Produire sans pouvoir consommer, c’est absurde. Il ne maîtrise rien de l’économie. Il ne fait que déplacer les problèmes et répondre à côté. Outre les propos d’autosatisfaction, il use du moyen de tenir des propos désobligeants sur ceux qui pensent autrement plutôt que répondre sur le contenu, sur le fond, du désaccord. Rien, bien sûr, pour défendre le service public qu’il critique et veut détruire. Il ressort la vieille ficelle de la participation gaulliste, l’actionnariat du salarié qui l’aliène à son entreprise et lui fait tout accepter, au nom de l’actionnariat, y compris ce qui va à l’encontre de ses intérêts en tant que travailleur. Il jette quelques miettes sur l’impôt des classes moyennes, clientélisme électoral oblige, mais rien pour les plus pauvres qui sont trop pauvres pour payer un impôt. Bref, du blablabla de merde pour rien. Il n’a pas entendu l’inquiétude des gens. De toute façon, dans sa psychorigidité, son attitude de prestance, il n’accepte pas d’autre point de vue que le sien. Au passage, il essaie de diviser les syndicats et de les disqualifier auprès de l’opinion publique s’ils refusent sa politique. La grève générale expropriatrice pour
changer la société est donc toujours d’actualité. Pour un autre futur Dernière minute : Rantanplan va poser un entonnoir sur la tête de Sarko. -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Aberration Financière à V-E Les services ont appris par une circulaire que Mr Lamoureux, de la direction de V-E, a décidé, sans concertation, de réduire le budget de l’hôpital en n’accordant qu’un seul repas par agent et par jour, pour des économies de bout de chandelle. Cette décision ne prend pas en compte le travail réel. Un infirmier du matin en 8 heures a besoin du petit déjeuner et du repas de midi. Un infirmier en 12 heures ou un médecin de garde 24 heures ont besoin de trois vrais repas par jour, et pas seulement une collation, sur le temps de travail et pris en charge par l’établissement. Etc… Mr Lamoureux, une fois de plus, affiche son mépris envers le travail et le personnel.
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