Assez de baratin. Le chômage et la précarité ne sont pas tombés de nulle
part, de la faute à pas-de-chance. Ils sont des variables d’ajustement
économique évidents du système capitaliste.
Requalification de tous les contrats précaires en CDI :
Les contrats précaires,
quand t’es jeune et que t’arrives sur le marché du
travail, c’est vécu comme normal, c’est
intériorisé. Mais ne perdons pas de vue que c’est
pour nous diviser que se multiplient ces sous-contrats, la
flexibilité et les cadences infernales, dans des conditions
totalement inacceptables (25 suicidés à France
Telecom...). Bref, de la main-d’œuvre docilisée et
pas chère, pendant que ces messieurs dames se foutent de nous,
à trouver des arguments bidons pour pas qu’on voit
l’arnaque : « Les caisses sont
vides ». Pour l’armée et les banques, de
l’argent y’en a. Le paquet fiscal, les parachutes
dorés, les bénéfices pour les actionnaires,
ça pas de souci, mais pour nous RIEN !?
Travaillons toutes et tous moins et autrement :
Le chômage, ça fait peur, et ça pousse à tout accepter. Il est limite
présenté comme une punition dans ce système méritocratique à la con. Alors qu’il
est justement là pour te mettre la pression, qu’avec la concurrence accrue, tu
t’estimes heureux d’avoir un boulot, et que tu la fermes, sinon au coin !
Direction pôle emploi, qui va te proposer une « offre raisonnable » d’emploi et
va contrôler tes papiers à l’inscription ! Quelles sont les conditions de
travail, les salaires de ces boulots ??? Et aux médias de tous les jours de
faire le listing, comme un constat malheureux, de la montée du chômage. 100 000
demandeurs d’emploi en plus par mois, au bas mot !... Et aux politicien-ne-s de
nous insulter en nous disant qu’on est tous ensemble dans le même bateau, qu’on
va devoir se serrer la ceinture (tout en consommant le plus possible, faut bien
relancer l’économie !), et qu’on va devoir ramer ensemble.
Combien de dirigeant-e-s ont perdu leur job ? Combien de patron-ne-s ?
Quelles sont leurs conditions de travail ? Leurs salaires ? Produisent-ils plus
de richesses que les travailleurs ? Partageons les richesses, pas la
misère !
Des papiers pour toutes et tous :
La précarité, c’est aussi le quotidien des sans papiers. Travail au noir ou
déclaré, c’est sans protection sociale, le tout agrémenté de cache-cache avec
les flics et risques d’expulsion. Immigration choisie d’un côté et
disqualification des formations de l’autre, tout en reprenant des thèmes
idéologiques de l’extrême droite.
Chômeurs-ses, précaires, non-précaires, nous avons tous-tes les mêmes
ennemi-e-s. Travaillons tou-te-s, moins et autrement ! Partage du temps de
travail, partage égalitaire des richesses !
NE RESTE PAS SEUL, ORGANISE-TOI ET LUTTE !